Véronique De Keyser

Députée européenne et conseillère communale à Liège

Vice-Présidente du Groupe Socialistes et Démocrates du Parlement européen

Agenda de la session plénière Mai 2013

21 mai 2013

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Lundi:
- Discussion commune – Application de la Charte des droits fondamentaux de l’Union européenne à la République tchèque
- Présentation de Rapports – Droits des femmes dans les pays des Balkans candidats à l’adhésion; Charte de l’UE: ensemble de normes pour la liberté des médias à travers l’UE

Mardi:
- Votes de Rapports – Droits des femmes dans les pays des Balkans candidats à l’adhésion; Charte de l’UE: ensemble de normes pour la liberté des médias à travers l’UE; Lutte contre la fraude fiscale, l’évasion fiscale et les paradis fiscaux

Mercredi:
- Débats – Situation des réfugiés syriens dans les pays voisins; Recouvrement des avoirs par les pays du printemps arabe en transition; Reconnaissance mutuelle des mesures de protection en matière civile; Pilier social de l’Union économique et monétaire
- Votes

Jeudi:
- Débats – Conditions de travail, en particulier normes de santé et de sécurité (incendie dans une usine et effondrement d’un immmeuble) au Bangladesh;
- Votes – Situation des réfugiés syriens dans les pays voisins; Recouvrement des avoirs par les pays du printemps arabe en transition
- Débats sur des cas de violation des droits de l’homme, de la démocratie et de l’État de droit – Guantanamo: grève de la faim de prisonniers; Inde: exécution de Mohammad Afzal Guru et ses implications; Rwanda: procès de Victoire Ingabire

Portrait de Véronique De Keyser – Agir Par La Culture

17 mai 2013
    VÉRONIQUE DE KEYSER : CONSTRUIRE L’EUROPE AVEC LES GENS

Portrait

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Propos recueillis par Sabine Beaucamp et Aurélien Berthier

Véronique de Keyser a eu plusieurs vies. Universitaire, elle a étudié la psychologie du travail mais la politique l’a rencontrée tôt puisque fraichement embauchée jeune chercheuse à l’ULB, elle se jette dans le mouvement de Mai 68. Directrice d’un labo de la KUL, spécialiste des erreurs humaines, notamment dans le domaine des hautes technologies comme l’aérospatial, elle cherche tout au long de sa carrière des solutions à la dureté des conditions de travail, au stress ou à la flexibilité du travail. Elle reviendra plus directement en politique comme Eurodéputée sur les listes du PS en 2001. Au sein du Parlement, elle est une infatigable voyageuse, missionnée dans les endroits les plus chauds du globe comme la Palestine ou le Darfour.

[Initialement paru dans le magazine Agir par la culture N°32 (HIVER 2012-2013)]

Vous avez beaucoup travaillé sur l’erreur humaine dans vos travaux de psychologue du travail. Est-ce que cela existe des erreurs humaines en politique ?

Bien sûr que cela existe et à limite, on pourrait dire que l’on ne fait que des erreurs, en politique et dans la vie. Le véritable problème n’est pas de faire des erreurs, cela fait partie du fonctionnement humain et de tout système. Mais il y a un principe de récupération constante des erreurs. C’est-à-dire qu’on se contrôle soi-même, on diagnostique que l’on a fait une erreur et on la récupère, on la corrige. J’ai étudié et observé les pilotes d’avion. En une heure, ils font des dizaines d’erreurs, mais il n’y en a aucune qui prête à conséquence parce que le système permet que ce soit contrôlé, avec le copilote, avec des systèmes automatiques, ou même tout simplement par le pilote qui le remarque lui-même.

La question n’est pas celle de l’erreur mais celle de la récupération en fonction des infos que l’on a. Ce qui m’étonne dans le fonctionnement européen, c’est que dans bien des domaines on persiste et signe dans l’erreur !

Prenez les problèmes aujourd’hui de gouvernance économique que l’Europe a introduits, c’est-à-dire ce contrôle budgétaire des États, de leur déficit, de leur compétitivité, etc. Sur le principe même, je crois que personne n’est contre. Ce n’est pas mal d’avoir un contrôle, c’est une véritable assistance. Mais dans les formes que cela a pris, c’est ingérable, on va droit dans le mur ! Quand on demande à la Grèce de couper dans toutes ses dépenses en termes de fonctionnement, de retraites, avec les systèmes de coupe, nous sommes incapables d’arriver à l’objectif. C’est-à-dire relancer la machine, regagner la croissance et finalement réduire la part de la dette. Plus aucun pays n’ignore aujourd’hui qu’en suivant cette logique-là, il va accroître son déficit, sa dette, qu’il va faire baisser le pouvoir d’achat.

Nous sommes dans une espèce d’impasse où l’on sait que les remèdes ne sont pas les bons remèdes, et pourtant on continue à les appliquer. L’Europe avec sa pesante machine ne change pas, et nous nous enlisons de plus en plus et consciemment. C’est pour cela que les Grecs, et quoi de plus normal, se révoltent en disant qu’il n’y a pas moyen d’en sortir avec ce que la Troïka leur impose.

Y a-t-il un homme ou une femme mort ou vivant qui inspire votre action politique aujourd’hui ?

Il y a des tas de gens qui m’impressionnent beaucoup comme Guy Spitaels que j’ai connu comme ami, et comme interlocuteur politique. Mais pour répondre tout à fait franchement, le moteur de mon action se trouve vraiment dans les gens. J’ai passionnément aimé la sidérurgie, j’ai commencé des études dans l’univers de la sidérurgie. Je pourrais vous décrire telle grande gueule syndicale de telle époque, tel ouvrier. Des ouvriers venaient me mettre des couvertures pendant que je faisais des postes de nuit, car ils savaient que je ne parvenais pas à veiller pendant la nuit. Je peux vous citer des Palestiniens et des femmes palestiniennes qui me faisaient monter les larmes aux yeux ou des Soudanais, des gens du Darfour, c’est vraiment eux qui m’arrachent le cœur et qui me portent en même temps. Et c’est même une espèce de cortège qui surgit dans mon esprit quand cela ne va plus, quand j’en arrive à penser que cela ne sert à rien, à me dire « à quoi bon hurler dans le désert. » Bien plus que les grandes figures politiques, c’est cela qui m’inspire. Alors que je suis une trouillarde, que j’ai peur de tout, que je ne sais pas répondre si on m’attaque, dès que je pense à cela, je deviens une petite machine de guerre, ça me transforme complètement et c’est vraiment ma force.

Au milieu de toutes vos missions, est-ce que vous avez le temps de lire ?

Je lis tout le temps n’importe quoi, je lis tout. Le dernier livre que j’ai lu c’est « Diderot ou le bonheur de penser », un essai de Jacques Attali. Je n’aime pas beaucoup Attali mais j’aime beaucoup Diderot. J’ai un dieu en littérature, c’est António Lobo Antunes qui est portugais, qui a beaucoup écrit sur la guerre d’Angola et qui est surtout un très grand écrivain bien meilleur que José Saramago. Je lis beaucoup de littérature étrangère, des essais, les magazines ¡Hola ! et Hello ! quand il le faut… Je lis tout, car je ne peux pas rester un instant sans lire. J’aime le papier, mais pas les liseuses. Mes valises sont remplies de bouquins. À part lire et travailler, j’aime beaucoup le théâtre, le cinéma, tout ce qui est visuel.

Y a-t-il un film qui vous a marqué ou que vous avez particulièrement aimé ?

Je n’ai pas tellement le temps d’aller au cinéma ces temps-ci alors qu’avant j’y allais deux trois fois par semaine. J’ai beaucoup aimé « Et maintenant on va où ? » de Nadine Labaki, celle qui avait fait « Caramel », le film qui se passe dans un institut de beauté libanais. Ce film montre les rapports entre la communauté chrétienne et la communauté musulmane. Le dernier que j’ai vu c’est « L’affaire Chebeya » de Thierry Michel, un documentaire sur l’assassinat d’un militant des droits de l’homme au Congo. Au cinéma, c’est un peu comme dans la littérature, je crois ce que j’aime ce sont les films étrangers en général. Par exemple, « Une séparation » de l’Iranien Asghar Farhadi.Chaque fois, cela me replonge dans la vie d’un pays, je suis heureuse.

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Quel est votre rapport à la musique ?

Aucun à part l’opéra… Je crois que j’ai des « oreilles en chou-fleur ». Je ne suis pas du tout réceptive à la musique. J’ai de vrais problèmes de sensibilité auditive par rapport à tout ce qui fait trop de bruit. À part de la variété ou de la chanson à texte, je n’accroche pas du tout à la musique. Ou alors à des musiques un peu spécifiques comme Monteverdi.

J’ai vécu dans une famille un peu compliquée où mon beau-père était prof de morale et voulait faire du belcanto. Et jusqu’à l’âge de 80 ans, il a pris des cours de chant avec des profs particuliers, dans des académies. Il chantait très mal mais il obligeait ses huit enfants, à des moments déterminés, quand il était dans le garage avec le piano, de dire si sa voix passait bien ou pas. Cela m’a donné à la fois une horreur de l’opéra et une grande connaissance de l’opéra et de la voix.

C’est en allant au Festival d’Avignon et d’Orange que j’ai, entre autres, repris goût à l’opéra. J’y trouve aujourd’hui un plaisir fou.

Par contre en matière de théâtre, je dirige une association « Théâtre & Publics » qui a été fondée par Max Parfondry. Je suis très proche des gens du conservatoire, du Théâtre de la Place. Je les suis attentivement.

Quel est le pays d’Europe que vous appréciez le plus ?

Je pense réellement que c’est la Belgique. Je ne suis pas française et je n’ai pas envie de l’être. J’ai un mari espagnol mais je n’ai jamais pris la nationalité espagnole. Ma fille a épousé un Britannique, il y a des Congolais et des Marocains dans ma famille. Ma petite-fille, sa grand-mère était russe, c’est très bigarré. Et moi, je suis extrêmement heureuse d’être Belge et Wallonne de surcroît. Chaque fois que je rentre de voyage, j’ai une grosse émotion quand je traverse la Meuse parce je me dis : « Nous avons de l’eau ! (en général, je reviens de pays secs), il pleut, il y a de la verdure, il y a des oiseaux, c’est extraordinaire ! ». Je trouve qu’en matière de démocratie, de protection des gens, de services publics, ceux qu’il nous reste même si l’Europe en a détricotés pas mal, que la Belgique reste une quasi-exception dans le paysage européen. La Wallonie en particulier comparativement à l’évolution de la Flandre.

Selon vous, quelle est la plus belle avancée que l’Europe a faite ?

Certainement ce dont on s’est tellement gaussé, dont on a tellement ri, c’est la question de la paix. Quand on a vu ce qui s’est passé aux frontières de l’Europe avec la guerre de Yougoslavie, ce n’est pas rien. Nous avons eu la paix et une période de prospérité qui a été importante : depuis la Seconde Guerre mondiale, cette construction européenne reste la première puissance économique mondiale, encore aujourd’hui.

Et ce qu’elle a raté ?

Là où nous avons échoué, c’est dans cette espèce de « justice sociale économique ». On avait l’idée que les différents pays allaient converger dans une prospérité, on avait une immense politique de cohésion où l’on redistribuait de l’argent des pays riches aux pays pauvres ou aux régions les plus pauvres de l’Europe. On en a largement bénéficié, tant mieux, et il y avait tous ces mécanismes pour arriver à une prospérité mieux partagée au niveau européen. Graduellement, et en particulier durant la dernière décennie, ce rêve de redistribution des richesses au niveau européen et d’entrainement économique avec une richesse pour tous s’est révélé être un échec. Il y a eu tout le détricotage des services publics et le fait que l’on a raté le tournant de l’Europe sociale.

On en porte aujourd’hui le poids terrible parce que les écarts de richesse se sont creusés considérablement entre les individus, les régions, les pays. Les problèmes de délocalisation n’ont pas du tout été intégrés dans une espèce de dynamique commune. On a considéré que ce n’était pas grave si, par exemple, les voitures ne se montaient plus ici mais en Roumanie. Si c’est grave ! Parce que les pays se sont dressés les uns contre les autres. On est arrivé à une espèce de rivalité économique entre pays et entre régions qui n’était pas du tout prévue dans le rêve européen de départ.

Prenez le problème du chemin de fer par exemple. Au début, on imaginait le projet d’un grand chemin de fer européen. En fait, on a balisé des chemins de fer opérateur contre opérateur. On dit maintenant qu’il y a les règles de l’OMC, les donnes ont changé, je veux bien mais c’est vécu par les gens comme quelque chose qui ne faisait pas du tout partie du voyage au départ. Cette donne et la crise économique entrainent un euroscepticisme que l’on va payer très cher.

Comme je l’ai déjà dit, ce n’est pas grave de faire des erreurs mais c’est grave de ne pas les corriger. Je pense qu’aujourd’hui quand on parle partout de croissance, d’emploi, on essaye de corriger ces erreurs mais dans une période de crise épouvantable, ce n’est plus maintenant qu’on pourra les corriger. On a raté cette question de justice sociale redistributive.

Je continue à croire que la seule solution, c’est l’Europe. Mais je continue à croire que tant qu’il n’y a pas cette idée de justice redistributive et sociale, de grâce que l’on conserve notre système social et que l’on ne dise surtout pas que c’est l’Europe qui doit s’en occuper ! Je ne veux pas de fédéralisme européen tant que les bases mêmes, la logique même européenne, ne changent pas.

Quel message auriez-vous envie de dire aux jeunes qui démarrent dans la vie avec toutes les difficultés que cela suppose ? Qu’est-ce que vous leur diriez pour leur donner un peu d’espoir ou de volonté ?

D’abord, je suis persuadée qu’il y dans la vie et dans l’Histoire des pays et des régions des moments où il y a des redémarrages possibles. Nous sommes aujourd’hui en Europe à un moment très crucial. On le verra aux élections de 2014 : ou bien tout s’écroule, ou bien on redémarre sur de nouvelles bases. Quel type d’Europe faudra-t-il faire ensemble ? Je n’en sais rien. Je sais que c’est une construction ensemble et pas contre les autres pays, contre telle ou telle catégorie de population, et que jusqu’à présent, les citoyens n’ont pas du tout participé à la construction européenne. Et c’est les jeunes d’aujourd’hui qui veulent cela parce que ne nous trompons pas, l’Europe ne s’est pas construite avec les gens. Ce sont les pères fondateurs qui ont rêvé de cela, qui l’ont conçu comme un marché unique, qui en ont bâti des institutions. Les gens se retrouvent dans une espèce de rêve d’Europe qu’ils n’ont pas construit eux-mêmes. Et donc, c’est cette participation des gens à la construction européenne qui est le grand défi à venir, un défi énorme.

Quand je vois la puissance des lobbies en Europe, quand je vois comment les grandes entreprises ont trouvé le chemin de tous les bureaux européens et sont occupées à influencer les législations. Comment elles ont contribué et contribuent encore à des dérives importantes. Quand je vois que cette Europe du dessus est investie de tas de gens qui manœuvrent des pions. Quand je vois qu’elle n’est pas construite par le bas alors que tous nos acquis sociaux existants ont été conquis sur le terrain. Tant que les gens ne se battent pas pour obtenir des acquis au niveau européen -les syndicats le font, mais difficilement avec autant de diversité nationale syndicale existante. Tant que cela ne passe pas au niveau du citoyen, qu’il ne se bat pas pour cela, l’Europe va continuer à dévier dans le sens du vent, c’est-à-dire du côté des plus forts. C’est cela qui manque, qui n’a pas été construit tout simplement. L’Europe n’est pas une construction humaine, mais une construction intellectuelle et politique. À un moment donné, cela commence à poser de sérieux problèmes.

Quel trait de caractère particulier faut-il avoir en tant que femme au niveau européen, pour travailler à l’Europe ?

Je crois qu’il faut être quelque part amoureux du monde. Pas seulement de l’Europe. Nous sommes ici dans un balcon ouvert au monde entier. Il n’y a pas moyen de raisonner uniquement en termes allemands, italiens, ou portugais. On est constamment confronté à d’autres réalités que la sienne. Et donc, il faut être amoureux de cela. Et puis il faut apprendre aussi, et c’est très dur, à faire des compromis. Mais pas de compromis sur l’essentiel, des compromis dans les intérêts, c’est indispensable. Se dire que la réalité des travailleurs d’Arcelor Mittal à Liège est très proche vraisemblablement de celle des travailleurs allemands de la sidérurgie et des Espagnols, etc.

Au Parlement, la confrontation que nous avons en permanence avec l’emprise religieuse, qui est extrêmement pesante sur la majorité du Parlement, pas seulement sur le PPE, va faire que les prises de position à l’égard des femmes, à l’égard des quotas des femmes, à l’égard de l’avortement, de la contraception, de la recherche sur les cellules-souches, des homosexuels, les questions des libertés sexuelles ou de genre vont constituer un débat houleux et permanent.

À part cela, l’Union européenne a toujours soutenu l’égalité hommes-femmes, donc on ne va pas avoir, au sein des institutions, ici de machisme évident.

Pour autant, les plus hauts postes sont presque tous accordés aux hommes ?

Oui, on a aussi le plafond de verre que l’on peut voir ailleurs mais le Parlement a tout de même dans une majorité voté contre la nomination d’Yves Mersch à la Banque centrale européenne dans une majorité, y compris avec le PPE. Parce que cela se trouve dans les textes européens, c’est l’égalité. Et que beaucoup sont convaincus qu’il faut une égalité. Le Parlement n’est pas l’endroit où j’ai trouvé le plus difficile d’être une femme. Il faut dire que j’étais plus vieille, c’était plus facile. L’âge a beaucoup d’avantages à cet égard. J’ai un plaisir fou à vieillir, j’ai toujours dit que cela simplifiait les problèmes.

http://agirparlaculture.be/index.php/portrait/141-veronique-de-keyser-construire-l-europe-avec-les-gens

Visite officielle de l’Ambassadeur de Palestine à Liège

16 mai 2013

« Il faut encourager le développement des projets entre Liège et Ramallah »

Ce mardi 14 mai, Mme Laila Shahid, l’Ambassadeur de Palestine auprès de la Belgique, du Luxembourg et de l’Union européenne, a été reçue officiellement par les autorités liégeoises. Cette visite inédite est l’aboutissement d’un projet ambitieux dans les relations qui lient Liège à la ville de Ramallah en Palestine.

La visite de l’Ambassadeur à Liège, accompagnée de Véronique De Keyser, a commencé au Théâtre de la Place à l’Émulation, qui est en plein travaux, où Mme Shahid a parcouru le site qui est actuellement en cours de restauration et d’extension.

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Michel Foret, gouverneur de la Province de liège, a ensuite accueilli Mme Shahid dans le Palais Provincial de Liège, où ils ont pu parler des relations entre la Belgique et la Palestine, de l’espoir nouveau à la suite du vote à l’ONU en faveur de la Palestine, de la situation générale en Palestine, et des possibilités de collaboration entre les villes de Liège et Ramallah.

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Le Bourgmestre de Liège, Willy Demeyer a ensuite ouvert les portes de Liège à Mme Shahid et à la Palestine. Alors que le drapeau palestinien flottait au dessus des portes de hôtel de ville, le Bourgmestre et l’Ambassadeur se sont entretenus au sujet de ce que chaque ville pourrait apporter à l’autre, concrètement, lors du jumelage prévu. Ensuite une réception a eu lieu dans l’hôtel de ville avec les Sénateurs et différentes personnalités politiques et de Liège, ainsi que des membres de l’association Belgo-Palestinienne, pour célébrer le jumelage de Liège et Ramallah.

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Enfants de l’école Communale de la Rue Basse Wez à Liège, qui accueilleront un groupe d’enfants de Gaza à Liège le 25 juin.

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Dernière étape incontournable de la visite à Liège: l’Université de Liège. Une visite accompagnée du Professeur Jean Marchal, Vice-Recteur aux Relations internationales, dont un passage par Fonds Simenon, à la Bibliothèque de l’Université de Liège.

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Le jumelage entre les deux villes a été approuvé par le Conseil communal de Liège du 29 avril dernier. Une motion avait été introduite en ce sens par Véronique De Keyser (PS), Hassan Boussetta (PS) et Fatima Shaban (PS). Les conseillers s’étaient prononcés favorablement à ce partenariat, avec abstention du MR. Pour Véronique De Keyser, cosignataire de ce projet, « le jumelage avec Ramallah est l’aboutissement d’un travail acharné de plusieurs années avec les associations locales et belges. Il était primordial de donner un signe de paix et de légitimité au peuple palestinien. J’espère que cette coopération avec Ramallah favorisera le développement de projets avec Liège, j’y veillerai ».

Lors de son allocution à l’Hôtel de Ville, devant des invités venus très nombreux, Laila Shahid a remercié le conseil communal pour cette reconnaissance. « Nous avons vu l’Europe se construire malgré les guerres qui ont opposé son peuple, vous êtes un exemple pour nous », et d’ajouter « nous espérons nouer des relations durables et fiables avec des partenaires israéliens pour construire nos pays et leur donner une chance de vivre en paix. Nous prendrons alors une direction historique pour assurer la liberté à nos deux états ».

Laila Shahid espère également que les projets culturels et éducatifs, déjà entamés entre Liège et Ramallah, seront amenés à être développés dans les prochains mois.

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Compte rendu: Conférence-débat « Stress au Travail » – Ath

8 mai 2013

Le monde du travail tue aujourd’hui de façon plus insidieuse qu’au XIXe ou au début du XXe siècle. Si les accidents mortels et les maladies professionnelles sont en répression, la souffrance psychique s’intensifie: stress, harcèlement, suicides au travail, dépressions nerveuses, prises d’alcool ou de drogues « pour tenir le coup », font partie aujourd’hui du quotidien des travailleurs. Les causes directes sont variées: menace du chômage, mise en concurrence perpétuelle, techniques de management désastreuses, pression temporelle insupportable, changements technologiques si rapides que la mise à niveau perpétuelle est épuisante. À la fin, cela tue.

Mais au-delà de ces causes immédiates, c’est tout un système qui devient capitaliste et c’est le sens même du travail qui est menacé.

A Ath, les mots que l’on entendait le plus souvent dans la foule, c’est « Avec cet ultralibéralisme, nous allons droit dans le mur! » Droit dans le mur… sauf si….

Et des réponses ont été évoquées au niveau local, au niveau belge, au niveau européen, pour reconstruire du sens au travail, se trouver une identité, ou parvenir à trouver l’action collective, alléger le stress, et faire dévier de quelques millimètres l’astéroïde qui s’apprêtait à entrer en collision avec notre terre, nos acquis sociaux, notre socialisme.

A la tribune, Jean-Pierre Genbauffe, Jean Peeters, Serge Hustache, Rudy Demotte et moi-même. Dans la salle, non pas des spectateurs, mais des témoins, désireux à tout prix d’apporter leur vécu.

Véronique De Keyser

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Interventions du pannel

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A droite: Rudy Demotte

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A gauche: Jean Peeters (Secrétaire Régional de la FGTB Wallonie Picardie)
A droite: Véronique De Keyser (députée européenne et Docteur en psychologie du travail de l’ULB)

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A gauche: Questions du public
A droite: Le pannel complet, de gauche à droite: Jean Pierre Genbauffe (Secrétaire général de Solidaris Mons-Wallonie picardie), Véronique De Keyser (députée européenne et Docteur en psychologie du travail de l’ULB), Serge Hustache (député de la province de Hainaut et Président de PAC Wapi), Rudy Demotte (Ministre-Président de la Wallonie et de la Fédération Wallonie-Bruxelles), Jean Peeters (Secrétaire Régional de la FGTB Wallonie Picardie).

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Questions du public

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CP: Syrie, l’OTAN ne savait rien !

8 mai 2013

Le Secrétaire général de l’OTAN, Rasmussen l’affirme : l’OTAN ne savait rien !!!

L’OTAN ne savait rien des intentions d’Israël de bombarder Damas, répond laconiquement le Secrétaire général de l’OTAN,, à une question de l’eurodéputée Véronique De Keyser, en Commission Affaires Etrangères au parlement européen ce lundi 6 mai après-midi.

Véronique De Keyser interpelle en effet le Secrétaire général de manière très directe : « Le 7 mars, Shimon Peres a signé un accord bilatéral de partenariat avec l’OTAN, pour lui permettre de planifier et de mieux coordonner entre les Etats-Unis, l’OTAN et Israël toute intervention au Moyen Orient. La presse d’ailleurs titrait à l’époque, c’est-à-dire il y a deux mois : Israël, membre de facto de l’OTAN ! Le 12 mars, au Parlement européen Shimon Peres venait dresser son nouvel axe du Mal : Hezbollah, Iran, Syrie. Alors, une question : Israël s’est-il coordonné avec vous pour les bombardements du week-end dernier ? »

Dire que Rasmussen a été rapide dans la réponse, c’est peu dire. Mais de toute façon, c’est Non. L’OTAN ne savait rien et ne veut rien savoir. Alors, à quoi sert-il ?? Quand nous glissons irrésistiblement vers un embrasement du Moyen Orient, se poser la question n’est pas impertinent.

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CP: Soutien pour Ahmed Betatache

8 mai 2013
    Le Groupe S&D soutien Ahmed Betatache ainsi que la démarche citoyenne en Algérie pour plus de Démocratie

Les Socialistes & Démocrates au Parlement européen expriment leur soutien à Ahmed Betatache président du groupe parlementaire du Front des Forces Socialistes (FFS) en Algérie, et aux manifestants qui ont été réprimés durement lors d’une marche pacifique menée devant l’Assemblée pour la Nation hier (5mai) à Alger, pour demander des solutions à la précarité des « pré emploi » et des jeunes dans le pays.

A l’occasion d’une conférence co-organisée avec les parlementaires du FFS le 11 avril dernier à Alger, le président du Groupe S&D Hannes Swoboda a rappelé:

« Toute discussion sur les négociations en cours sur un Plan d’action UE- Algérie se feront dans le cadre de la politique de voisinage révisée du « Plus pour Plus », car les populations demandent un nouveau cadre pour la relation entre les deux rives de la méditerranée, pour faire avancer les valeurs de justice sociale et de dignité humaine ».

De son côté, la vice-présidente du groupe S&D Véronique De Keyser a souligné:

 » Nous rappelons notre attachement aux droits et libertés fondamentales, tel que le droit citoyen à manifester et exprimer librement ses opinions. Nous exprimons aussi notre inquiétude par rapport à la récente loi sur les associations et continuerons à soutenir le développement d’une société civile robuste. »

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CP: Conférence – Comprendre l’Islam Politique

8 mai 2013

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    Comprendre l’islam politique: vues de l’intérieur

A l’issue de la conférence « Comprendre l’islam politique: vues de l’intérieur » qui se déroule aujourd’hui (07/05/2013) au Parlement européen, le Groupe des Socialistes et Démocrates se félicite de l’annonce faite par le gouvernement tunisien de la mise en place de la Haute Autorité Indépendante de la Communication Audiovisuelle (HAICA).

Véronique De Keyser, vice-présidente S&D, a commenté cette décision comme suit:

 » La composition de l’HAICA, annoncée le 3 mai dernier, journée mondiale de la liberté de la presse, et qui sera présidée par Nouri Lajmi, spécialiste de la déontologie des média, est une excellente nouvelle attendue depuis deux ans « .

Le Groupe S&D se réjouit de cette annonce et espère que l’HACA sera très rapidement dotée de capacités financières à la mesure des défis qui l’attend, notamment la régulation du cadre de travail des média dans la période électorale à venir.

A moyen terme, l’HAICA devra préparer la réforme des statuts des média publics actuels pour en faire de véritables média de service publics, conformes aux standards internationaux et disposant de garanties en matière d’autonomie de gestion, financière en particulier, et d’indépendance éditoriale.

« Nous demandons à la Commission européenne de jouer pleinement son rôle pour soutenir, tant au plan technique que de coordination et d’expertise, cette nouvelle structure » a souligné Véronique De Keyser.

Le Groupe S&D rappelle toutefois que l’’application du Décret-loi 115 de 2011 relative au code de la presse n’est, à ce jour, pas totale, alors qu’il faudrait un cadre homogène favorable à la sérénité du travail des journalistes en Tunisie. D’autre part, le projet de constitution tel qu’il existe aujourd’hui n’est pas assez précis en matière de garanties constitutionnelles pour la liberté d’expression.

« Nous espérons que l’indépendance de la justice sera de même consacrée très prochainement, » a conclu Véronique De Keyser.