Véronique De Keyser

Députée européenne et conseillère communale à Liège

Vice-Présidente du Groupe Socialistes et Démocrates du Parlement européen

Aux côtés des manifestants contre la directive « temps de travail », Véronique De Keyser dit NON à la régression sociale !

16 décembre 2008


Le 17 décembre 2008, le Parlement européen doit examiner le rapport relatif à la révision de la directive « temps de travail », qui cède aux sirènes libérales, fait la part belle à la flexibilité et constitue un recul sans précédent dans l’histoire sociale de l’Union européenne !

Banalisation de la semaine de 65 heures, nouvelle définition du temps de travail défavorable pour le salarié, modulation annuelle du temps de travail qui rendrait possible des semaines de 78 heures… repos compensateur reculé dans le temps : ces propositions ne respectent pas les droits et les intérêts des travailleurs et de leurs familles.

Les organisations syndicales appellent les députés à voter les amendements visant à :

- mettre un terme à « l’opt-out » (abus d’horaires de travail trop longs), dont les effets négatifs sur la santé doivent être proscrits,

- affirmer que le temps de garde est du temps de travail,

- garantir la prise du repos compensateur après le service et non dans un délai raisonnable,

- ne pas permettre « l’annualisation » du temps de travail sans un accord entre les employeurs et les représentants des travailleurs.

A un moment où la crise économique et financière frappe durement les salariés, il y a urgence à ce que la construction européenne démontre qu’elle les protège contre des horaires de travail menaçant leur santé et leur sécurité. Si la proposition de directive est adoptée en l’état, ce sera la première fois que la révision d’une directive se traduit par une régression de la législation européenne dans le domaine social. Ce à quoi s’oppose fermement la députée européenne Véronique De Keyser.

« Une décision hâtive et une erreur politique de la Présidence française » déclare la députée européenne Véronique de Keyser

9 décembre 2008

«La décision prise ce lundi par la Présidence française, de brusquer le réhaussement du statut d’Israël, est une erreur lourde commise par le Président Sarkozy. Des centaines de mails nous sont parvenus ces derniers jours manifestant l’incompréhension des citoyens européens devant cette décision. Le Parlement européen n’a pas de droit de regard sur la revalorisation politique d’un pays, il ne peut se prononcer que sur la participation de ce pays aux programmes communautaires. Et sagement, dans le respect de ce que les citoyens européens expriment, le Parlement avait décidé d’ajourner son vote jusqu’à ce que les choses changent sur le terrain» déclare Véronique De Keyser.

Le Conseil, divisé sur la question, mais pressé par l’équipe du Président Sarkozy, a foncé et pris le mors aux dents.Le Secrétaire d’Etat, Pierre Jouyet, avait déclaré en séance plénière du Parlement : «Nous aurons ainsi plus d’influence sur Israël pour apporter des améliorations sur le terrain».

Si l’histoire ne lui donne pas raison -et l’impasse dans laquelle se trouve le processus d’Annapolis ne plaide pas en sa faveur- on aura signé un chèque en blanc à Israël, et pas nécessairement à ceux qui, dans ce pays, veulent la paix. En attendant, le blocus de Gaza continue !

1er café citoyen 2008-09 : projection du film « Le sel de la mer » d’Annemarie Jacir et débat sur « l’identité palestinienne à travers sa culture » animé par Véronique De Keyser et Leila Chahid

9 décembre 2008

Le film : ce road-movie entre les territoires occupés et Israël, tourné sur place avec des comédiens magnifiques, est autant le premier long métrage d’Annemarie Jacir que le cri de colère intime d’une Palestinienne. La sincérité du message, la complexité de l’identité palestinienne aujourd’hui, la réalité quotidienne de l’occupation militaire en Palestine, l’urgence que semble éprouver la cinéaste à livrer cette histoire… sont contenues dans chaque image. C’est un voyage quasi initiatique pour Soraya, cette jeune new yorkaise qui décide de rentrer s’installer en Palestine, en des lieux qu’elle ne connaît qu’à travers les récits de son grand père chassé de là-bas en 1948. Elle rencontre Emad, un jeune Palestinien qui, au contraire, souhaite partir pour toujours. Pour échapper aux contraintes liées à la situation du pays, mais aussi pour gagner leur liberté, Soraya et Emad prennent leur destin en main au risque de transgresser les lois. Mais où sont les comédiens dans le film ? Les frontière sont si arbitraires… Et les postes de contrôles ne séparent pas tant les Israéliens des Palestiniens que les Palestiniens eux-mêmes. Une fois en Israël, il n’y a plus de « check points », plus de murs, ils sont libres… à condition de rester invisibles.

Pourquoi « Le sel de la mer » ? Intitulé en anglais « The Salt of this Sea », le film parle de la relation que les Palestiniens ont avec la mer : certains ne la connaissent pas, quant aux exilés, elle a été la dernière chose qu’ils ont vue de la Palestine. Pas la mer en général : cette mer…

Après la projection devant une salle remplie, la parole a été donnée aux spectateurs qui au-delà du thème du débat – « l’identité palestinienne à travers sa culture » – n’ont pu s’empêcher d’évoquer le conflit Israëlo-palestinien. Joseph Rouschop de Tarentula (coproducteur belge) a mis l’accent sur les motivations de la réalisatrice à faire ce long métrage pour qui le problème des réfugiés est d’abord un problème humain avant d’être un problème politique. Il a aussi souligné tous les obstacles que le film a dû franchir avant de voir le jour (peu de volontaires pour le financer… entre autres). Leila Chahid, Déléguée générale de l’Autorité palestinienne auprès de l’Union européenne, a clairement exposé le contexte historique du conflit et rappelé que dans les années 1990 on avait été proche de la reconnaissance d’un Etat palestinien. Aujourd’hui, ces espérances ont largement régressé et la Palestine incarne plus que jamais l’exemple d’un colonialisme et d’une négation du droit à l’existence qu’une grande partie de la communauté internationale feint d’ignorer… La députée européenne Véronique De Keyser s’est exprimée sur le report du vote qu’elle a récemment obtenu en session au parlement à Bruxelles, avec le soutien du Groupe socialiste, sur le statut de réhaussement d’Israël dans les programmes européens. C’est un message fort envoyé à l’Etat d’Israël et à son gouvernement pour qu’ils lèvent enfin le blocus de la bande de Gaza et s’engagent à nouveau sur la voie du dialogue.

Après le débat, Leila Chahid et Véronique De Keyser ont poursuivi leur discussion chez « Rabah » en Outre-Meuse.

« L’honneur du Parlement est sauvé ! » déclare Véronique De Keyser

3 décembre 2008

Participation d’Israël aux programmes communautaires : report du vote !

Par ce vote, Véronique De Keyser, Députée européenne PSE et le Groupe socialiste envoient un message fort à l’Etat d’Israël et à son gouvernement pour qu’ils lèvent le blocus de la bande de Gaza.

Le Parlement européen, réuni en session plénière, a voté le report pour janvier du vote sur la participation d’Israël aux programmes communautaires.

« Le blocus de Gaza, loin d’affaiblir le Hamas le radicalise; et il fait peser des souffrances intolérables sur des innocents qui pour moitié d’ailleurs ont voté Fatah aux élections de 2006″ a soutenu Véronique De Keyser.

La Député socialiste Belge a indiqué que le Groupe, par réaction à l’actuelle situation humanitaire à Gaza qui est devenue insoutenable, a demandé (et obtenu) le report du vote pour avis conforme du Parlement européen.

« En tant que Commission des Affaires étrangères, nous avons donné notre avis conforme positif sur la participation d’Israël aux programmes communautaires et cette décision demeure toujours opportune » a souligné Véronique De Keyser.

« C’était un signe positif vers Israël, mais l’opportunité politique actuelle, vue l’aggravation de la situation à Gaza, nous a obligé à reporter le vote » a-t-elle indiqué, en rappelant que la politique de voisinage, qui a succédé au processus de Barcelone, vise à assurer la paix et la prospérité dans la région et que les accords d’association sont conditionnés au respect des droits de l’homme.