Cela a-t-il un sens d’aller à Gaza ?
10 janvier 2009Un journaliste m’a demandé ce matin si cela avait un sens de me rendre à Gaza avec une délégation d’eurodéputés. Peut-être serait-il plus pertinent de se demander quel sens recouvrent les événements terribles qui s’y déroulent. C’est parce qu’ils débordent de la raison, qu’ils dépassent le sens commun que nous nous y rendons. Je ne pense pas, hélas, revenir avec une quelconque vérité, une vérité suffisamment politiquement correcte et confortable pour les consciences nord-occidentales. Ma qualité de Coordinatrice à la Commission des Affaires Etrangères du Parlement européen et de Vice-présidente du Groupe de travail Moyen Orient, me fait ambitionner plus modestement, avec mes collègues, de pouvoir observer, de témoigner et de rapporter des éléments utiles à la compréhension de ce qui s’y passe afin d’aider à poser les gestes politiques adéquats.
Ces gestes adéquats, ce n’est certainement pas dans l’attitude passive manifestée par l’Union Européenne au cours de ces derniers mois qu’on les trouvera, pas plus d’ailleurs que dans les attitudes extrémistes, aussi ridicules que dangereuses, qui se font jour dans les forums de médias comme dans certaines manifestations récentes.
Je dis et redis avec la plus grande fermeté que toux ceux – quels qu’ils soient – qui motivent leurs discours ou leurs actions par la haine des Juifs ou la haine des Arabes sont à renvoyer également dans l’ignominie. La violence, l’exclusion, l’arbitraire n’ont jamais été et sont encore moins que jamais l’apanage d’une culture, d’une civilisation, d’une nationalité, d’une religion. Ils appartiennent à la face sombre de l’humain et, malheureusement, c’est cette face sombre qui risque aujourd’hui de prendre le pas sur la raison et de la soumettre. Au bénéfice de quoi ? De qui ? Il est intolérable de faire des manifestations contre la violence à Gaza des tribunes pour la haine, pour le rejet de l’autre et pour le racisme. Récupérer ces événements et l’actualité qui les motive, instrumentaliser le refus de la guerre, de la mort des enfants, des innocents et à travers eux de la justice et du droit, au profit d’intérêts partisans est également intolérable. Le respect dû à la mémoire des victimes de toutes les barbaries, de tous les pogroms, de tous les génocides, de toutes les déportations, de toutes les exterminations au nom de la supériorité de l’un sur l’autre, ne peut souffrir de tels amalgames. L’histoire ne sert-elle donc à rien, sinon qu’à être niée et revisitée par ceux qui ne s’en sentiraient pas les maîtres ? Pas plus que nous ne pouvons accepter que des factions extrémistes manipulent des populations civiles, leur détresse et leur foi religieuse pour les prendre en otage de leurs ambitions, nous ne pouvons accepter que pour justifier la disproportion d’une guerre, certains abritent leur indignité derrière le bouclier de la Shoah.



12 janvier 2009 à 18:11
Je suis scandalisé par ce qui se passe à gaza, autant dire les choses comme ils sont.
1- une guerre avec les instruments de la guerre(avions F16, Hélicoptéres,chars, bombes, bombardement de navires de guerres, bombes de phosphores et j’en passe.
2-Israel est un état colonisateur qui a usurpé les droits fondamentaux du peuple Palestinien( colonisation avec toute sa splendeur).
3- il s’agit d’un génocide pure et simple, je trouve scandaleux que 13 pays Européens s’abstiennent à comdamner Israel aujourd’hui même dans l’assemblée générale des droits de l’homme à Geneve( une complicité mondiale dans ce génocide est clair).
4- Le monde Libre comme conception me paraît trompeur, l’impunité d’Israel. C’est un état au dessus des lois,Israel est devenu en quelque sorte une forme de divinité, d’entité intouchable sur la terre, et surtout aucun pays dit démocratique, moderne et libre ne l’est vraiment.
5-Pour ce qui est des Palestiniens, je ne vois pas pourquoi tout le monde veulent leur ôter le droit à la résistance.
Mme De keyser, heureusement qu’il y’a des hommes et des femmes libres et honorables encore pour dire les choses comme elles sont.
Je reste persuadé que nous vivons un holaucauste ,peut être encore plus grave que le précedent, et il est temps de le dénoncer, car l’histoire ne nous le pardonnera pas.