Véronique De Keyser

Députée européenne et conseillère communale à Liège

Vice-Présidente du Groupe Socialistes et Démocrates du Parlement européen

Blog de campagne (5)

3 mai 2009

Dans toutes les campagnes, il y a des tuiles. La tuile d’hier c’est à Namur qu’elle m’est tombée sur la tête, à la manifestation organisée par les Jeunes PSE et les Femmes Prévoyantes Socialistes. Hamida, de mon équipe, ne connaît pas encore la candidate namuroise Valérie Déom 6ème effective sur la liste européenne. Elle cherche donc son nom sur la liste de nos cartes postales. Et ne le découvre pas! Le nom de Valérie a tout simplement été escamoté à l’impression. Sueurs froides. L’ordinateur est dans la voiture au parking. On se précipite pour voir sur les mails envoyés à l’imprimeur quelle est la liste que j’ai transmise… ouf, c’est celle qui apparait bien sur le site du PS, avec le nom de Valérie. C’est déjà une bonne nouvelle. Et heureusement, seul un jeu de quelques cartes postales a été distribué, uniquement à Liège, et uniquement dans la journée du 1er mai. Pour le reste, il va falloir corriger le tir. En attendant, pour le barbecue de la FGTB à Namur demain, ce sera une correction manuelle : pas moyen de faire autre chose. Et j’irai présenter mes excuses à Valérie. Donc j’insiste : Valerie Dom est 6ème effective sur la liste européenne et on peut voter pour tous les candidat(e)s !!!

Heureusement, il n’y a pas que des tuiles. La rencontre de Rocourt était une grande réussite. Rocourt est toujours très chaleureux. Roland a présenté les candidats avec sa gentillesse habituelle, mais j’étais contente de retrouver enfin Monique H. Après un an et demi de maladie et une opération très délicate aux cervicales, elle revenait enfin à la vie politique et avait repris le travail. Sa fille M est devenue une superbe jeune fille. C’est là que l’on voit le temps filer! J’ai dans mes archives, une photo de M. devant une de mes affiches qu’elle avait collée à Rocourt. Je commençais en politique, je n’avais aucune aide, aucun «système» derrière moi et M. était ma première fan: elle ne collait disait-elle à six ans, que pour les femmes! En terme de «système» je n’ai pas fait de bond spectaculaire, mon cercle s’est un peu agrandi, je ne suis plus toute seule. Ce qui n’est pas le cas de tous les candidats. Ce qui n’est pas le cas d’Irène Hody, 8ème suppléante à la région. Irène me racontait qu’elle était rentrée épuisée de sa journée du 1er mai, les pieds terriblement enflés (tiens, tiens! Elle aussi!) et que personne ne l’attendait à la maison: elle est veuve. Elle était passée au GB pour s’acheter de la colle et une brosse et coller elle-même ses affiches. «Je ne suis que 8ème suppléante, mais je suis socialiste depuis toujours et je tiens à faire un score honorable». Elle est pleine de courage, une vraie militante, mais c’est très dur. «Quand ce sera fini, je te ferai un coq au vin» me dit-elle. Mes chers amis, vous ne pourrez sans doute pas tous goûter le coq d’Irène, mais elle m’en a donné hier la recette :

Le coq au vin d’Irène :
- d’abord choisir un bon, un vrai coq
- rissoler les lardons (fumés de préférence) avec des oignons, réserver
- rissoler le coq découpé en morceaux avec moitié beurre, moitié margarine et flamber au cognac
- dans une grande marmite, remettre lardons, oignons et coq découpé, poivrer, saler
- ajouter un bouquet garni et «inonder» d’un bon vin rouge. Rouge surtout !
- laisser mijoter au moins deux heures (feu très doux)
- en fin de cuisson, sortir coq et assortiments et tenir au chaud
- lier la sauce avec un beurre mariné
- ajouter des champignons préalablement cuits
- rectifier assaisonnement
Le vin idéal= vin du Beaujolais, Morgon ou Fleurie.

Voilà ce qui se griffonnait sur un bout de table hier à Rocourt, et en la voyant écrire sans hésiter, j’ai eu l’impression qu’Irène savait très bien cuisiner : à vous de tester !

 

Partager   |
FacebookTwitterGoogle+LinkedInDeliciousEmailPrint


«

»