Véronique De Keyser

Députée européenne et conseillère communale à Liège

Vice-Présidente du Groupe Socialistes et Démocrates du Parlement européen

« Tous des enfants d’immigrés ! »

12 mai 2009

Pour lire la suite de l’article paru dans Le Soir cliquer sur le texte : Liège. Manifestation pour les dix ans du centre fermé de Vottem… On les a connus plus nombreux : mille personnes environ ont répondu ce dimanche à l’appel du Collectif de résistance aux centres fermés pour étrangers (Cracpe) pour marcher vers le centre fermé de Vottem et célébrer ses dix années d’existence…

Blog de campagne (8)

11 mai 2009

Vendredi 8 mai. Le soir à Liège, la fête de l’Europe a été un succès. Un succès un peu assourdissant, vu la sono qui freinait les échanges politiques, mais un vrai succès festif. Tous mes interlocuteurs un peu gênés me faisaient répéter : – Quoi, excusez-moi, j’ai une mauvaise oreille ? – Mais non, c’est la sono, c’est normal ! – Quoi ? Qu’est-ce que vous dites ? – Je dis que c’est normal ! Benoît Hamon, venu représenter le parti frère français me demande, assez ahuri : – c’est toujours comme ça chez vous ? Oui c’est toujours comme ça quand c’est la fête. Et on a besoin, au début d’une campagne, de recharger les accus. Moi, je les ai rechargés immédiatement lorsque j’ai été abordée par trois jolies jeunes filles : – Vous ne nous reconnaissez pas ? – Attendez…des étudiantes ? – Mais oui, vous nous avez donné cours cet après-midi ! Vous ne sous souvenez pas ?? Là, c’est vrai, je tombe des nues. Je les ai quittées il y a à peine deux heures mais l’enseignement et la politique sont des compartiments tellement étanches pour moi que j’ai peine à faire la connexion ! Je leur demande : – Ca va le cours, ça vous intéresse (la stratégie de l’emploi au niveau européen) ? Elles répondent : – Oui. Parce qu’on découvre. On ne connaissait vraiment rien, rien de tout cela. Et elles ont raison, avant d’être députée européenne, bien que dans des circuits de recherche européens depuis 69, je ne connaissais quasi rien du fonctionnement de l’Europe.

Après la fête, avec Hamida, Sophie, Jean-François et Marcel, on va manger un couscous chez Rabah. Depuis qu’ils ont hébergé et aidé le doctorant palestinien Khaled, venu passer sa thèse à l’ULg pendant l’intervention militaire à Gaza, les patrons du restaurant sont devenus de vrais amis.

Samedi 9 mai. Le matin, réunion de campagne et constat très sévère : on a les affiches, la pêche et les tee-shirts, mais l’organisation est encore un peu artisanale. On va améliorer, mais il faut plus de troupes et ici, on se compte sur les doigts de la main. Pas encore au point sur la question du transport et la décentralisation. Mais le moral est d’acier.

J’ai un coup de cœur dans l’après-midi en « défilant » au Sauvenière dans des vêtements de récupération. L’événement était organisé par les Femmes prévoyantes socialistes. Tous les politiques étaient invités à monter sur scène, dans une parodie de défilé. Mais les costumes étaient superbes et colorés. Jean-Claude M. ouvrait la marche, dans un pourpoint grandiose avec un chapeau citrouille sur la tête : on aurait dit le roi Ubu. Véronique C. écolo et mince comme un fil, aurait été irrésistible dans n’importe quoi. Mais elle avait en plus le plus joli vêtement : une salopette XXL rayée, avec des bretelles et un tout petit buste ajusté. Je reçois quelque chose d’assez digne mais sobre : pantalon large, blouse à pois et deux grands tabliers superposés. J’ai l’air d’une Bécassine ! Sur scène, je me paie le luxe d’un petit striptease en laissant tomber, un à un… les tabliers. Visiblement, le striptease n’est pas très pro, mais on rit de bon cœur !

En fait, depuis toujours je suis amoureuse des tissus. Jeune et fauchée, j’ai habité dans un quartier d’Ixelles à côté des « Petits Riens ». Ou, pour être plus exacte, c’est en allant « Aux Petits Riens » que j’ai découvert un logement à louer. Presque tous les jours, j’attendais avec les femmes du quartier l’ouverture des battants des grandes portes à 13h30. A ce moment précis, sous la poussée de la foule, nous courrions dans la salle aux vêtements. Ceux-ci étaient jetés en vrac dans des cageots en bois, par catégorie : jupes, vestes, vêtements d’enfants, chaussures etc. Nous avions des paniers pour les enfourner. Les prix étaient dérisoires. Mes filles ont toujours été habillées comme des petites princesses. Quant à moi, je recoupais, recousais et assemblais des vêtements divers sur une vieille Singer à pédale que j’ai toujours gardée et dont je me sers encore aujourd’hui. Jusqu’à l’âge de 35 ans, j’ai fait mes vêtements moi-même. Après, plus le temps ! Je n’arrivais pas à la cheville des artistes des FPS mais j’avais sans doute plus d’originalité dans l’habillement qu’aujourd’hui. Je suis devenue un peu OGM : biodiversité en danger. Donc, gros coup de cœur pour les FPS et leur sensationnel défilé !

Le soir, je remonte à Bruxelles où je donne, avec deux candidates à la Région à Bruxelles, Sfia Bouarfa et Catherine Moureau, une fête. Beaucoup de femmes marocaines, une atmosphère très gaie. Là encore la sono va trop fort. Philippe M. le père de Catherine vient nous soutenir. Il rappelle qu’il a été mon professeur d’histoire, tout au début de sa carrière : c’est vrai, je lui dois beaucoup. Sfia est fabuleuse. Nous étions parties ensemble en Irak juste avant la guerre et Jean Cornil était de la partie. Mais la guerre était proche et aucun avion ne décollait de Bagdad : il fallait rentrer par jeep, en regagnant Aman à travers le désert. On avait trouve un véhicule mais le conducteur roulait comme un fou. Jean interloqué s’informe – Qui vous a appris à conduire ? L’autre – Mon père ! On continue en silence, en pleine nuit, terrorisés. Puis, petit choc, embardée, Sfia crie – C’est quoi ? Imperturbable, le chauffeur annonce – C’est un chat ! Sfia hurle, exige qu’on s’arrête, dit qu’elle est malade. Elle bondit hors de la voiture, vomit sur le bas côté de la piste et jusqu’à Aman, pour calmer son angoisse, explique à Jean des recettes de cuisine. De Bagdad à Aman, j’ai avalé mentalement toutes les recettes de Sfia qui meublait le silence en me soufflant de temps en temps – ce type est une vraie brute, il va nous tuer. Il ne nous a pas tués, mais roulés oui, puisqu’il nous a laissés au bord de la route, à l’entrée d’Aman, à quatre heures du matin, en refusant d’aller plus loin. C’était en 2002 j’en garde un souvenir impérissable et une amitié sans faille pour Sfia. Catherine, je la découvre. Médecin généraliste, généreuse, très chouette. Pendant la soirée, un camarade m’aborde : vous ne me reconnaissez pas ? Non, excusez-moi. – Caterpillar. La délégation syndicale de Caterpillar. Quand vous êtes venue chez nous faire une étude sur le stress !? Si je me rappelle ? Bien sûr que je me rappelle. Mais voilà deux fois en deux jours que mon passé professionnel rejoint soudainement le politique. Je me souviens tout à fait de lui et de sa délégation, mais le retrouver dans cette soirée, à Bruxelles, c’est une vraie surprise. Retour à Liège vers deux heures du matin.

Dimanche 10 mai. Lever six heures trente. Je suis verte, gonflée, avec des poches sous les yeux : j’ai une tête de grenouille, mais heureusement il ne pleut pas ! Le soleil pointe même son nez ce matin où je suis invitée à faire une intervention pendant le petit déjeuner à l’USC d’Aywaille… à suivre.

Le téléphonne sonne : décrochez et… écoutez !

9 mai 2009

Cliquer sur le texte… et attendre un peu plus de 3minutes pour écouter « Le téléphone sonne » où j’étais invitée (jeudi 7 mai) sur France Inter à réagir sur le thème de l’Europe dans le monde, son identité, ses pouvoirs et son rôle après l’élection d’Obama…

Blog de campagne (7)

8 mai 2009

Vendredi 7 mai. Les élections sont dans un mois. Et j’émerge. Pas un blog depuis quelques jours : je n’ai pas pu ! À Strasbourg, on a toujours la tête sous l’eau. Il faut savoir garder son souffle, tenir. Et quand on refait surface, c’est avec les poumons prêts à éclater. Pourquoi ?

. D’abord parce que physiquement l’atmosphère est irrespirable. Je ne sais vraiment pas ce qu’ils mettent dans l’air conditionné, mais dans cette immense bulle de verre qui accueille des milliers de personnes, les trois quarts font des allergies. En moins d’une demi-heure j’ai les yeux qui me sortent de la tête, j’éternue par rafales et je me sens asphyxiée avec un début de crise d’asthme. Je ne suis pas la seule, tout le monde se plaint. C’est un moindre mal car Strasbourg, heureusement, c’est aussi autre chose.

. Parce que le volume de travail est considérable ! Quatre jours sans respiration, de huit heures à minuit. On court de réunion en réunion, on peaufine les compromis et quand on vote, c’est parfois des milliers d’amendements trois heures durant. Il m’est arrivé (chut !!!) de tomber endormie quelques minutes au milieu d’un vote -les antihistaminiques ont des effets ravageurs- et d’être réveillée brusquement par les coups de coude de mes deux voisins : à gauche, Alain Hutchinson, à droite, un Hongrois très paternel, Fasakas, qui tous deux veillent sur moi.

Cette session cependant était particulière. Sur le plan politique, elle était tendue. Plus question de compromis et la droite a marqué sa supériorité numérique :

- le rapport de la socialiste Edith Estrella, sur le congé parental (maternité/paternité) après accouchement a été renvoyé à la prochaine législature. C’est un échec pour nous,
- plusieurs rapports sur l’immigration ont été adoptés : ils ne sont pas franchement mauvais, mais les socialistes perdent presque tous leurs amendements, notamment sur les soins de santé aux clandestins,
- le rapport sur les droits de l’homme du socialiste espagnol Obiols passe haut la main,
- la condamnation des propos du pape sur le préservatif en Afrique est malheureusement balayée. Etc.

Pas de cadeau. Et on imagine un Parlement encore plus à droite à la prochaine législature ? Mes chers amis, de grâce, un sursaut !

Pour le reste, des petits miracles comme à chaque session. D’abord la longue visite d’un groupe de MJS de Verviers, mené par Malik. Ils ont vécu au même rythme que nous, c’est-à-dire au galop. Très gais tous et très intéressés. Autre petit miracle, le dernier «petit déjeuner de la Libre Pensée» de cette législature: on dresse ensemble les lignes de force d’une Europe laïque.

Le soir, dîner de célébration des parlementaires du groupe socialiste qui nous quittent. Beaucoup, et parmi les meilleurs, s’en vont. Parfois volontairement, mais ce n’est pas toujours le cas…

Au milieu du rush… mercredi en fin d’après-midi je suis revenue à Bruxelles pour le match Palestine-FC de Molenbeek, organisé pour le 60ème anniversaire de l’UNRWA. Course contre la montre pour arriver à temps : je rejoins les organisateurs sur la pelouse quelques minutes avant le coup d’envoi. Rencontre sportive émouvante. Oui, les Palestiniens ont perdu le match, mais ils ont gagné dans les cœurs. Comment s’entraîner ensemble, avoir une stratégie d’équipe, quand d’un village à l’autre des voisins peuvent à peine se parler ? Coup de chapeau à Philippe M. pour cette organisation. Je dors avec mon petit balluchon chez L. et réussis à me retrouver le lendemain à Strasbourg à 11h, bien avant les votes. Dure journée, à peine les votes terminés je reprends le train pour une émission sur France Inter «Le téléphone sonne». Gare du Nord, 22h00, plus de train pour Liège, seulement pour Bruxelles où M. m’attendra en voiture pour regagner la maison. Dodo à 1h30.

Debout ce matin à 6h30. Coiffeur. Oui. Crevée d’accord, moche non ! Avant la grande fête de l’Europe ce soir, trois heures de cours à l’ULG. Au programme : la directive service, la directive temps de travail, le cas Laval, la directive sur le détachement des travailleurs et la clause sociale horizontale.

Ça ne vous dit rien ? Attention, l’examen est… le 7 juin !!!

Je plaisante bien sûr. Pour les étudiants, l’examen a bien lieu, mais une semaine après les élections.

Véronique De Keyzer au « Téléphone sonne » jeudi 7 mai sur France Inter

6 mai 2009

En partenariat avec Le Monde et a un mois des élections… « Le téléphone sonne » de 19h20 à 20h00 pour s’interroger sur l’Europe dans le monde, son identité, ses pouvoirs et son rôle après l’élection d’Obama.

Invités :

. Alain Lamassoure, Député européen du PPE (Parti populaire européen),

. Véronique De Keyzer, Députée européenne belge Porte-parole du groupe socialiste pour les Affaires étrangères,

. Arnaud Leparmentier du Monde,
. Quentin Dickinson de France Inter

Une émission dirigée par Alain Bedouet.

Questions des auditeurs au 01 45 24 70 00 à partir de 17h00 ou toute la journée par Internet sur www.franceinter.com

Une Europe de plus en plus religieuse !

6 mai 2009

Au lendemain de la fin de la législature 2004-2009 et de la mise en congé des Députés, on apprend qu’une réunion serait organisée conjointement par la Commission et « le Parlement » avec les chefs religieux européens. Une procédure qui m’étonne car les Parlementaires n’y sont pas conviés et n’en n’ont pas été informés.

Monday 11 May : The Commission and the Parliament bring together the three monotheistic religions to discuss the economic and financial crisis. The meeting will be chaired by José Manuel Barroso, President of the European Commission and Hans-Gert Pöttering, President of the European Parliament.

Une fois de plus, Les Présidents de la Commission et du Parlement ont choisi de ne pas rencontrer les organisations non-confessionnelles et les représentants de la Laïcité.

S’agit-il d’un choix délibéré, d’un choix confessionnel de la Présidence de la Commission et de la Présidence du Parlement, ou ce choix résulte-t-il du fait que « discuter de la crise économique et financière » n’intéresserait pas les organisations non-confessionnelles ou que celles-ci n’auraient aucun avis intéressant sur ce sujet ?

En ce qui me concerne, j’envisage d’assister à cette rencontre. Ma qualité de Député, je pense, m’y autorise. Je ne peux en effet accepter ce nouveau choix de la Commission.

Pour information, voici la liste des invités et les commentaires officiels :

. The background : this is the fifth in a series of annual meetings launched by President Barroso in 2005. However, this year’s interfaith meeting has a particular significance, because as President Barroso said : « The turbulence that afflicted the financial system in recent months and the resulting economic crisis are having a serious impact on our society; they affect not only the markets and the investors, but indeed the daily life of all our fellow citizens. In fact, as this crisis progresses, it becomes increasingly clear that the moment has come to reconcile economic governance with our fundamental ethical values on which the European project has been based upon over the last 50 years ». Moreover, it has become clear that religions and faith communities, like civil society as a whole, play a key role in the search for sustainable solutions to the challenges faced by Europe and the wider world. This is why the conference has, on this occasion, been given the title « Economic and financial crisis : ethical contributions for European and global economic governance ».

. Around twenty senior figures from the Christian, Jewish and Muslim religions from twelve Members States (France, United Kingdom, Germany, Belgium, Italy, Spain, Finland, Sweden, Denmark, Netherlands, Czech Republic, Romania) and from Russia, will meet in the Berlaymont in Brussels to talk about the economic and financial crisis and the ethical contributions for European and global economic governance.

. Among the religious dignitaries present : the Right Reverend Stephen Lowe, Bishop of Hulme, Church of England; Prof. Wolfgang Huber, Bishop of Berlin-Brandenburg and Chairman of the German Evangelical church; Dr Jean-Arnold de Clermont, President of the Conference of European Churches; Chakib Benmakhlouf, President of the Federation of Islamic Organisations in Europe; Gilles Bernheim, Chief Rabbi of France; His Eminence Nifon, Patriarchal Exarch for relations with the European Institutions; His Excellency Archbishop Diarmuid Martin, Archbishop of Dublin.

Réponse du Président Pöttering à mes interrogations sur une Europe de plus en plus religieuse :

Subject: RE: Reunion du 11 mai
Date: Thu, 7 May 2009 11:07:31 +0200
From: President@europarl.europa.eu
To: veronique.dekeyser@europarl.europa.eu

Chère Madame la Députée,

J’ai bien reçu vos courriers des 29 avril et 5 mai relatifs à la réunion du 11 mai, organisée par la Commission européenne et rassemblant des chefs religieux, et je vous en remercie.

Cet événement, qui a vu le jour il y a cinq ans dans la perspective de créer un dialogue entre des représentants religieux et les présidents des trois institutions de l’Union européenne, a lieu chaque année sur invitation du Président Barroso. Le Parlement, représenté par son Président, y participe depuis deux ans.

Je vous remercie de l’intérêt que vous portez à cet événement. Cependant, je suis au regret de vous informer que seul le Président du Parlement européen, en tant que représentant de l’institution, participera à cette réunion, qui n’a pas vocation à être ouverte à d’autres députés.

Par ailleurs, il n’existe pas de programme spécifique pour cette réunion; celle-ci sera en effet centrée autour d’un seul thème de discussion: « la réaction des églises face à la crise économique. » La liste des participants sera publiée lundi matin par la Commission.

En vous remerciant par avance pour votre compréhension, je vous prie de recevoir, Chère Madame la Députée, mes salutations les plus respectueuses.

Hans-Gert Pöttering
Président
Parlement européen

M. Le Pen ne présidera pas la séance inaugurale du parlement européen

6 mai 2009

À l’initiative de Martin Schulz, le chef de file des socialistes, le Parlement européen a modifié aujourd’hui son règlement intérieur pour éviter que le leader du Front national Jean-Marie Le Pen ne préside l’assemblée constitutive à l’issue des élections européennes de juin. « Vu la règle du doyen d‘âge qui attribue au député élu le plus âgé le rôle de présider la séance inaugurale, il y avait un risque réel que cette tâche revienne à M. Le Pen dans l’hypothèse de sa réélection. Pour moi, c’est tout à fait inacceptable. Un homme politique qui continue de clamer que « les chambres à gaz sont un détail de l’histoire » ne peut pas avoir l’honneur de présider cette assemblée, symbole de la réconciliation des peuples européens » a-t-il déclaré à l’issue du vote.

Avec les nouvelles dispositions, la séance inaugurale de l’Assemblée prévue le 14 juillet sera présidée soit par le président sortant du Parlement s’il est réélu soit par l’un des 14 vice-présidents par ordre de préséance en cas de réélection.