Véronique De Keyser

Conseillère communale à Liège

Les fondamentaux sociaux de l’Union. Débat ce 22 mars à Bruxelles

19 March 2014

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Les fondamentaux sociaux de l’Union

européenne
sont-ils solubles dans les politiques économiques ?

 

Samedi 22 mars 2014 de 16h00 à 19h00

Rue Plétinckx, 19 – 1000 Bruxelles

 

A l’approche des élections européennes, dans une actualité marquée par la crise économique et financière, des questions surgissent. Le modèle social européen, qui différenciait l’Union des Etats-Unis ou des économies émergentes, est-il voué à la disparition? Quelle est la marge de manœuvre des Etats membres pour maintenir les piliers de l’Etat providence? L’avenir économique et social de l’Union européenne se joue-t-il encore dans le cadre institutionnel défini par les traités? Quel rôle peut jouer le Parlement européen? Comment les représentants des travailleurs peuvent-ils influencer les orientations politiques fondamentales?

Avec la participation de :

·        Véronique De KEYSER, Députée européenne.  Parti socialiste

·        Philippe LAMBERTS, Député européen. Parti écolo

·        Claude ROLIN, tête de liste CDH aux élections européennes

 

Le débat porte sur le devenir de l’articulation entre les politiques économiques et sociales dans l’Union européenne. La FOPES (LA Faculté ouverte de politique économique et sociale de l’UCL) précisément cherche à analyser comment s’articulent l’économique et le social en traitant aussi de la place  des acteurs et des enjeux.

 

2014, l’année de l’Europe! Blog 3

18 March 2014

Blog 3

J’écrivais, juste avant la crise en 2008 : Petits Crimes Sans Importance, la flexibilité au travail en Europe, Editions Luc Pire – A mon avis, je pourrais répéter le tout mot pour mot.  Comme quoi, la dérive ultralibérale de l’Europe n’a pas été une surprise !

C’est bien sur la relance de l’emploi au niveau européen que les divergences de vision politique éclatent au grand jour dans l’Europe élargie.  C’est à l’aune de la stratégie de Lisbonne qu’on peut évaluer la progression des idées ultra libérales qui font le lit du darwinisme social.  Les pays qui, comme la Belgique ou la France, ont développé une protection sociale puissante sans pour autant réussir le pari de la relance de l’emploi, sont aujourd’hui montrés du doigt par ceux qui voudraient une dérégulation plus grande du marché du travail.  Des patrons français travaillant en Grande-Bretagne ont stigmatisé dans un rapport, la rigidité du système français avec un objectif clair : de la souplesse, plus de souplesse encore. Ils n’hésitent pas à marteler qu’ « il faut dédramatiser le licenciement et faciliter ses procédures ».  Sur base du constat qu’à population équivalente le chômage resterait deux fois plus élevé en France (9,8%) qu’en Grande-Bretagne (4,7%), ils tirent bien hâtivement des conclusions.  Selon eux, parmi les nombreux facteurs qui devraient permettre à la France de « s’inspirer des bonnes pratiques du Royaume-Uni pour gagner la bataille de l’emploi et l’attractivité », il y aurait le fait qu’au Royaume-Uni, on cherche avant tout à améliorer l’offre de travail alors qu’en France, on chercherait à rendre le chômage moins pénible !  Dès 2005, le président de la Commission européenne José Manuel Barroso déclare vouloir revoir la stratégie de Lisbonne.  Pratiquement, il prône la libéralisation massive des services, y compris de certains services considérés comme publics par des Etats membres, comme voie de relance de l’emploi européen.  C’est une menace non voilée contre le secteur public !

Dans la même logique, la Commission tire pour les Etats membres une sonnette d’alarme persistante : tous les systèmes de sécurité sociale européens sont en péril car la population vieillit et les cotisations salariales des jeunes ne suffiront pas, à l’avenir, à financer les retraites.  Du coup, les allocations de chômage et les prépensions de certains pays comme la Belgique sont considérées par certains comme trop généreuses : elles n’inciteraient pas les travailleurs âgés à rester en activité.  Mais faut-il pour autant prendre des mesures coercitives, allonger sensiblement la vie de travail et privatiser en tout ou en partie le système des retraites ?  Alors que Kofi Annan, ex secrétaire général de l’ONU, incitait l’Europe à se montrer moins égoïste dans l’ouverture de ses frontières et à accueillir davantage de travailleurs étrangers, les pays frileux avancent des quotas migratoires, des portails de transit pour juguler les demandes d’asile.  La polémique aujourd’hui bat son plein.  On sent souffler sur l’Europe le vent de la dérégulation du marché du travail et le struggle for life de Spencer renaît de ses cendres.

Conclusion : et si la Commission avait tout faux ?

De voix cependant osent briser le discours dominant et tirent des constats différents de la morosité économique européenne.  Et si la Commission avait tout faux ?  Et s’il fallait au contraire approfondir un modèle social qui, jusqu’ici, n’a été qu’esquissé sans être encore réellement appliqué ?   L’échec partiel de la stratégie de Lisbonne n’est-elle pas due à des problèmes structurels du fonctionnement de l’Europe plutôt qu’à l’absence d’effort des Etats et à la mentalité d’assistés de leurs citoyens ?  A la rigidité du pacte de stabilité ?  A la totale indépendance de la Banque centrale européenne qui reste sourde à toute relance de l’emploi ?  A l’absence d’harmonisation discale qui favorise une compétition malsaine entre les Etats membres et un dumping social au sein même de l’Union ?  A l’absence d’un véritable droit du travail européen ?  Analysant les médiocres résultats de l’Union à 25, Jean-Paul Fitoussi et Jacques Le Cacheux, coordinateurs du cinquième rapport sur « L’état de l’Union européenne 2005 » le déclarent sans ambages : la zone euro perd pied, elle est la lanterne rouge de l’économie mondiale.  Et ce pour deux motifs : ses politiques d’inspiration doctrinale et son absence de démocratie.  Certes, l’environnement économique mondial appelle des ajustements mais « le remède tout désigné, la mise en œuvre de politiques structurelles profondes, notamment de la flexibilisation du marché du travail et d’amaigrissement de l’Etat providence » n’est pas opératoire selon ces auteurs.  Ils dénoncent la tolérance toujours plus grande de chacun aux inégalités sociales, comme si elles étaient le prix à payer pour maximiser l’efficience économique.  Ils distinguent aussi la concurrence positive, privée, qui oppose entre elles les entreprises, de la concurrence négative, publique, qui s’installe entre les Etats membres.  Cette dernière conduit à dégrader la qualité des biens offerts aux citoyens en s’appuyant sur un dumping social.  Ils critiquent la rigidité des institutions européennes, celle de la Commission et de la Banque centrale européenne qui se privent de tout moyen d’amortir des chocs externes du marché international et de relancer l’emploi.  Ils plaident pour une révision du pacte de stabilité, dont seraient ôtées du calcul du déficit budgétaire les dépenses d’investissement.  Et ce, afin que ces dernières ne soient pas perçues par les gouvernements comme un cout négatif.  Enfin ils en appellent à une véritable gouvernance économique de l’Europe et à davantage de souveraineté démocratique.  A relancer la stratégie de Lisbonne sur ses trois piliers : l’économique, le social et l’environnement, sans privilégier l’un au dépend des autres.  Moins d’effets d’annonce et plus de résultats. 

petits crimes

 

 

 

 

 

 

 

 

Conférence sur l’Accord de Partenariat Transatlantique

17 March 2014

Une conférence sur l’Accord de Partenariat Transatlantique (TTIP) organisée par le Groupe S&D aura lieu demain au Parlement européen. Cette conférence permettra un débat public sur des enjeux de grande importance qui doivent encore faire l’objet de négociations par la Commission. On nous dit que ce partenariat serait essentiel pour relancer la croissance en Europe, mais le droit du travail et les droits syndicaux sont menacés, ils devront être protégés! Tout comme les matières culturelles qui doivent être exclues du traité, ou encore la compétition en matière d’énergie puisque aux États-Unis le coût de l’énergie est de moitié moins cher qu’en Europe.

On dit aussi trop souvent que les négociations sur le TTIP se passent dans l’ombre, c’est faux! Le groupe S&D organise un débat public sur les thèmes les plus controversés!

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2014, l’année de l’Europe! Blog 2

3 March 2014

PSE Oui  c’est possible !  C’est à portée de poing !

 

Changer l’Europe est-ce vraiment possible ou est-ce un slogan de campagne, répété à chaque campagne européenne depuis dix ans ?? Depuis hier, depuis le congrès de Rome, je suis convaincue que c’est possible. Que c’est à portée de main. La morosité ambiante, le raz-le bol des citoyens , l’extrême droite décomplexée et l’euroscepticisme tonitruant, nous ont masqué un mouvement de fond. Aujourd’hui, les socialistes et les socio-démocrates ont douze premiers ministres en Europe. Petits et grands pays. Et ils étaient à Rome hier pour soutenir à la tribune la candidature de Martin Schulz à la tête de la Commission européenne. Martin Schulz est un homme solide et obstiné dans ses valeurs. Il l’a dit et répété, l’Europe doit changer de cap. S’il est élu à la tête de la Commission, c’est que la majorité parlementaire sera à gauche. C’est ce que donnent aujourd’hui les prévisions électorales, avec une avance très courte des socialistes sur les démocrates chrétiens. Donc cela changera. Avec un Conseil où les socialistes pèseront enfin, avec un Parlement européen où ils pourraient être le premier groupe politique et avec un Président de la Commission européenne, élu par le Parlement, qui sera Martin Schulz. On n’est pas dans les hypothèses fantaisistes mais dans du dur. Et Elio Di Rupo, hier au Congrès ne s’est pas payé de mots non plus. Si les socialistes sont au pouvoir en Europe, ils ne prôneront pas les folles dépenses qui menaceraient l’avenir : la rigueur et les mécanismes de la gouvernance économique ne seront pas jetés au panier. Mais les coupes dans le social, quasi imposées par la Commission, Non, ça c’est du passé. Et le retour à des investissements publics dans le domaine de la santé, de l’éducation est indispensables si on veut que l’Europe protège les citoyens et ne sacrifie pas une génération, celle de nos enfants justement.
Le changement de cap, on l’a au bout des doigts, il suffit de serrer et puis de refermer le poing. C’est à portée de poing, qu’on se le dise !

Et toi ? Et toi ? me demandent mes amis tous les jours, Ils vont de te mettre sur la liste ? « Ils » ce n’est pas « eux », camarades, c’est « nous ». C’est notre liste. Et moi, je suis comme les convoyeurs, j’attends votre décision. Mais attrapez et tenez ferme l’occasion unique de changer l’Europe qui se présente aujourd’hui. C’est la première fois en dix ans que je sens cette volonté et ce frémissement. Schulz, Elio, Renzi, et tant d’autres ont mis en place une machine à gagner la bataille : à nous de la gagner, à nous de la remplir de nos choix et de nos aspirations. Ne laissons pas, encore une fois, l’Europe se faire sans les citoyens : on sait ce que cela donne !

Le 4eme paquet ferroviaire voté ce mardi en plénière, manifestation attendue ce même jour !

24 February 2014

Le Parlement européen votera ce mardi sur le 4e paquet ferroviaire de l’Union européenne, dans le cadre d’une première lecture. La commission “transports” avait approuvé en décembre dernier un paquet de mesures qui vise un triple objectif : 1) améliorer le marché intérieur du transport ferroviaire en ouvrant les contrats de services publics à davantage de concurrence, en donnant aux opérateurs un accès plus équitable aux infrastructures ; 2) renforcer l’interopérabilité en harmonisant la certification en matière de sécurité; 3) pouvoir disposer d’un matériel roulant innovant plus rapidement. Il s’agira donc d’ouvrir le secteur aux entreprises privées et de libéraliser ainsi le secteur des services nationaux des chemins de fer qui devra fonctionner selon les règles de la concurrence et des appels d’offres ! Ce à quoi Véronique De Keyser s’est toujours fermement opposée depuis plus de dix ans, comme d’ailleurs l’ensemble des socialistes francophones belges du PS.

Un des rapporteurs du paquet, Saïd El Khadraoui (sp.a/S&D), estimait cependant que ce plan permet d’éviter une “libéralisation sauvage” initialement proposé par la Commission.  Mais une grosse manifestation des syndicats du secteur ferroviaire est prévue ce mardi à Strasbourg (entre 5000 et 10000 personnes sont attendues) pour faire entendre leur rejet du paquet et de la séparation totale entre la gestion des infrastructures et les activités de transport, ou à tout le moins le rejet de l’amendement 16 du rapport Grosch qui demande qu’un service minimum soit assuré durant les grèves du secteur public, ce qui va à l’encontre de la règle de subsidiarité et du droit fondamental de grève.

Lundi 17 février 2014 – Débat “Ta voix Compte!”

10 February 2014

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Mercredi 19 février 2014 – Table ronde sur la Coopération européenne pour le développement

10 February 2014

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Des enfants syriens abusés sexuellement, torturés et exécutés !

6 February 2014

La plénière de Strasbourg consacre une fois de plus, un débat et une résolution à la question syrienne.  Bouleversée par la lecture d’un rapport sorti cette semaine à l’Onu sur la torture des enfants syriens, Véronique De Keyser déclare en plénière :

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« La guerre de Syrie va durer.  Tous les analystes augurent d’une catastrophe humanitaire sans précédent, et d’un bouleversement complet du paysage du Moyen-Orient.  La guerre de proximité que se livrent, par combattants interposés, les puissances extérieures,  vise à modifier les rapports de force politiques et confessionnels dans la région.  Dès lors, le risque d’une déflagration plus large est énorme et Genève II a marqué un sursaut responsable de la part de la communauté internationale. Que les États-Unis et la Russie aient réussi à persuader les belligérants d’y participer est un pas important, mais insuffisant.  Je  regrette seulement que l’Iran n’y ait finalement pas été admis et mon groupe soutient les efforts de Lakhdar Brahimi de transformer le semi-échec de Genève II, en un processus de négociation plus long, mettant en avant des aspects humanitaires et capable de recréer de la confiance. Plus de trois millions d’enfants en Syrie  n’ont plus fréquenté l’école depuis trois ans.  Un rapport de l’UN sorti cette semaine dénonce que des enfants ont été abusés sexuellement, torturés, et exécutés sommairement par les forces de Bachar Al Assad, comme par des groupes rebelles.  Dans les enclaves assiégées, les gens meurent de faim.  A Yarmouk, les Palestiniens sont dans une situation désespérée.  Et aux photos des 5000 Syriens torturés livrées aux médias, il faut ajouter les égorgés, les assassinés, les torturés, les kidnappés tant par les milices du régime que par les groupes terroristes qui ont infiltrés l’opposition.  Pour atténuer cette immense souffrance, il faut de l’argent, du courage politique et de l’obstination. Mais il faut aussi tarir les sources de financement qui alimentent le terrorisme.  L’Europe n’est pas tout, mais elle n’est pas rien sur la scène internationale, comme elle a eu l’occasion de le montrer dans les négociations sur le nucléaire iranien.  La Syrie est une région où elle peut faire la différence. »

Mon livre présenté sur Canal C

5 February 2014

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Session plénière Strasbourg février 2014 – Brèves

4 February 2014

RESOLUTION SUR LA SITUATION EN EGYPTE SUITE À L’ADOPTION DE LA NOUVELLE CONSTITUTION :

Ce 25 Janvier, l’Egypte fêtait le 3ème anniversaire de sa révolution populaire et adoptait dans la foulée une nouvelle Constitution à la quasi-unanimité des 38,6% de la population votante. Cette participation relativement peu représentative, due au boycott du référendum par les frères musulmans, était renforcée par un contexte préréférendaire peu propice à la pluralité démocratique, puisqu’on recensait de nombreuses persécutions, harcèlements et une violence croissante envers les opposants politiques, activistes de la société civile, et médias, à l’approche du vote, en plus du bannissement par les autorités provisoires de la confrérie des frères musulmans et la criminalisation de l’appartenance à l’organisation.

Même si, sur certains aspects, l’on peut se réjouir de l’adoption de cette nouvelle Constitution, par exemple en matière de droits fondamentaux, de protections des minorités et des droits des femmes en particuliers, certains articles sont inquiétants. Il est surtout question du poids de l’armée dans l’appareil d’État, notamment les articles 202 et 204, qui déclarent par exemple que le ministre de la défense sera désigné parmi les officiers sur approbation du Conseil suprême des forces armées, laquelle disposition se maintiendra en vigueur durant deux mandats présidentiels, ou encore la possibilité pour les cours militaires de poursuivre des personnes civils.

C’est suite à ces récentes évolutions que le Parlement européen votera ce jeudi 6 février une résolution (co-signée par Véronique De Keyser), prenant acte de l’adoption de la nouvelle Constitution, mais dénonçant fermement certaines de ses dispositions martiales et dénonçant des dérives autoritaires du gouvernement provisoire comme la loi 107 sur la liberté de réunion qui restreint le droit au rassemblement public et pacifique. La résolution condamne aussi sans appel l’usage souvent disproportionné de la force contre des manifestants par les forces de sécurités égyptiennes et rappel qu’une réconciliation civile et un processus politique regroupant l’ensemble des acteurs démocratiques sont les éléments cruciaux pour une transition vers la démocratie, cela à quelques mois des élections présidentielles et législatives.

La dégradation économique du pays et la polarisation toujours croissante de la société égyptienne laissent à craindre le pire pour l’avenir de l’Egypte si le gouvernement provisoire en place ne prend pas les mesures qui permettent la représentation de toute la diversité politique égyptienne. La résolution exhorte à cet effet la Haute Représentante Mme Catherine Ashton à considérer les principes de conditionnalité (plus pour plus) et le soutien financier que l’Union européenne apporte à l’Egypte dans la relation bilatérale qui lie les deux parties afin que des critères clairs et conjointement acceptés soient définis en ce sens.