Véronique De Keyser

Conseillère communale à Liège

Question et réponse écrite à la commission européenne

18 December 2013

Question avec demande de réponse écrite E-011113/2013 à la Commission

Article 117 du règlement

Véronique De Keyser (S&D)

Objet:          Moyens d’action dont dispose la Commission à l’égard d’Israël

En réponse à ma question P-002683/2013, la HR/VP déclarait: “L’UE n’encourage pas le recours aux sanctions commerciales dans ses relations bilatérales avec Israël. (…) Il convient de n’envisager d’adopter des sanctions commerciales que si tout autre instrument fait défaut, ce qui n’est pas le cas dans le cadre des relations bilatérales de l’UE avec Israël”.

Pouvez-vous décrire chacun des moyens d’action autres que des sanctions commerciales dont l’Union dispose et dont elle a fait usage au cours des vingt dernières années pour amener Israël à modifier sa politique en vue de la mettre en accord avec le droit international suite aux nombreuses demandes formelles, écrites ou orales, que lui a faites l’UE, et décrire les effets concrets que l’utilisation de ces moyens d’action a eus sur la politique d’Israël?

Pouvez-vous expliquer pourquoi, malgré l’utilisation par l’UE de chacun de ces instruments, Israël n’a en rien modifié sa politique en matière de droits de l’homme, de droit international humanitaire, et ne s’est pas conformé aux demandes de l’UE quant aux fait suivants: la poursuite de la construction de colonies; la poursuite de la construction du mur de séparation dans le territoire palestinien occupé ainsi que le refus d’indemniser les Palestiniens pour les dommages résultant de la construction du mur; la poursuite du blocus de Gaza et des restrictions imposées aux pêcheurs palestiniens; la poursuite de la démolition d’habitations palestiniennes et de la politique consistant à ne pas délivrer suffisamment de permis de bâtir aux Palestiniens, la destruction des citernes et puits palestiniens, l’accaparement des ressources aquifères de Cisjordanie au bénéfice de quelque 350 000 colons, l’expulsion de Palestiniens résidant légalement à Jérusalem-Est; la poursuite de la détention administrative d’un grand nombre de prisonniers palestiniens, parmi lesquels des mineurs d’âge, sans possibilité de contrôle judiciaire.

 

FR

E-011113/2013

Réponse donnée par Mme Ashton, haute représentante/vice-présidente au nom de la Commission

(17.12.2013)

L’UE a déclaré, de manière ferme et constante, que les colonies sont illégales au regard du droit international, constituent un obstacle à la paix et risquent de ne pas permettre d’aboutir à une solution fondée sur la coexistence de deux États. Cette ligne politique, qui fait l’unanimité parmi les États membres, est servie de façon optimale par un engagement constant auprès des autorités israéliennes à tous les niveaux, qui permet de répercuter systématiquement les inquiétudes de l’UE face à la question des colonies et au respect des droits de l’homme, tant en Israël que dans les territoires occupés. Ces discussions se tiennent, au niveau politique, au sein du conseil d’association UE-Israël et, au niveau des groupes de travail, au sein du sous-comité «Dialogue et coopération politiques» et du groupe de travail informel sur les droits de l’homme. Ce dialogue politique à tous les niveaux ainsi que les démarches diplomatiques et les décisions et déclarations officielles de l’UE ont suscité un vif intérêt en Israël, débouchant sur des débats politiques importants, comme ce fut le cas dernièrement au sujet des lignes directrices de l’UE visant à empêcher les entités établies dans les colonies et les activités qu’elles y déploient de bénéficier des programmes de l’UE. La réponse à la question écrite E-007961/2013[1] précédemment posée expose en détail les résultats tangibles obtenus grâce à ces instruments de politique étrangère, qu’il conviendrait de continuer à utiliser à l’avenir. L’UE a clairement fait savoir à Israël qu’un approfondissement des relations bilatérales sera fondé sur des valeurs communes et s’inscrira dans le contexte de la résolution du conflit israélo-palestinien par la mise en œuvre de la solution fondée sur la coexistence de deux États.


 

Intervention plénière le jeudi 12 décembre: le commerce des organes

12 December 2013

Voici le texte de l’intervention de Véronique De Keyser ce jeudi 12 décembre en session plénière à Strasbourg,  au sujet du commerce d’organes.

Le commerce des organes est aujourd’hui un des moins réglementé au monde.  La demande d’organe est croissante et dépasse de très loin l’offre.  D’où des zones grises, sans réglementation où toutes les pratiques sont possibles sans être illégales, et d’autre part, de pratiques criminelles existent associant trafic d’être humains,  adoption, rapt etc.   De toute manière, tant dans un cas que dans un autre, il s’agit de systèmes très bien organisés, puisque la conservation d’organe est très éphémère et que les transplantations sont des soins très spécialisés.  Le prélèvement d’organes suscite toujours rumeurs, fantasmes mais  épouvantables réalités aussi.  Il nous appartient et c’est notre responsabilité en tant que députés prudemment de faire la part entre rumeurs et réalités.

Dans certains pays il est licite de vendre des organes et de les prélever sur des vivants, pour raisons religieuses par exemple.  C’est le cas en Inde par exemple où les plus pauvres vendent qui une cornée, qui un rein pour une bouchée de pain.  Mais on trouve aussi de telles pratiques très répandues en Amérique latine. Parfois, il est licite de les prélever des organes sur tout mort, quel que soit la cause du décès – pourvu qu’il n’y ait pas commerce c’est le cas en Autriche  et en Belgique. Quatre pays d’Afrique ont une législation sur le prélèvement d’organes et deux seulement en Asie. La Chine n’en fait pas partie et est donc dans une zone grise.  Le Conseil de l’Europe se penche aujourd’hui avec sérieux sur ces questions et de grandes organisations de transplantation aussi pour promouvoir une réglementation et des règles éthiques pour tous.  C’est un travail de longue haleine, délicat, qui ne peut rentrer dans e cadre des urgences humanitaires.  Mon groupe est prêt à y travailler avec les autres groupes en toute collégialité.

Pour cet après-midi, nous avons deux  certitudes :

-1.  La Chine utilise  en grande partie pour son besoin d’organes des prisonniers politiques ayant été exécutés., mais nous sommes incapables  de dire si leur exécution est liée à un besoin d’organe.

2.  Nous ne trouvons aucune évidence d’une persécution particulière de Falun Gong, comme l’atteste le rapport circonstancié de la AFET de Nouvelle Zélande.

C’est pourquoi, nous avons décidé de ne pas travailler ce sujet en urgence, acceptons d’y travailler en Sous comité Droits de l’Homme car il mérité, et la ligne de notre groupe est de nous abstenir sur cette résolution.

 

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CP: Soleil noir sur Strasbourg!

10 December 2013

Soleil noir sur Strasbourg.

L’obscurantisme l’emporte et rejette le rapport d’Édite Estrela sur la santé et droits sexuels et génésiques. Ce rapport visait à sensibiliser les États européens sur la crise intolérable des droits de la femme dans ces domaines et à assurer les droits sexuels et la santé reproductive pour toutes.

Bon nombre de députés PPE, soutenus par l’extrême-droite européenne, les eurosceptiques et les forces conservatrices et religieuses du Parlement ont aujourd’hui, par leurs votes de rejet, piétiné les Droits de la Femme.

C’est un jour sombre pour la Journée des Droits de l’Homme.

Il sera important pour les défenseurs des Droits de la femme et de l’Homme de connaître et de retenir  le nom des députés qui ont  permis ce retour en arrière en méprisant les droits élémentaires des femmes, et notamment le droit de choisir.

Les lobbies religieux, l’extrême-droite et les Conservateurs de tout type ont aujourd’hui affiché leur vrai visage: hypocrisie et obscurantisme. 

Certains députés européens belges ont voté contre le rapport Estrela, tout comme l’extrême-droite et les eurosceptiques !

ALDE: Aylward, Crowley, Gallagher, Harkin, Rochefort, Takkula, Uggias

ECR: Andreasen, Ashworth, Atkins, Bielan, Bradbourn, Callanan, Campbell Bannerman, Czarnecki, De Martini, Deva, Elles,  Eppink, Ford, Foster, Fox, Girling, Grobarczyk, Hannan, Harbour, Kamall, Kamiński, Karim, Kirkhope, Kowal, Legutko,McClarkin, McIntyre, Migalski, Muscardini, Nicholson, Ouzky, Piotrowski, Poręba, Rosbach, Stevenson, Strejček,Swinburne, Szymański, Tannock, Tomaševski, Tomašić, Tošenovsky, Van Orden, Vlasak, Wojciechowski, Zahradil, Zīle,van Dalen

EFD: Allam, Belder, Bizzotto, Cymański, Fontana, Kurski, Messerschmidt, Morganti, Provera, Salavrakos, Scotta, Speroni,Terho, Vanhecke, Włosowicz, Ziobro, de Villiers

NI: Borghezio, Brons, Claeys, Dodds, Gollnisch, Griffin, Hartong, Kovacs, Le Pen Jean-Marie, Le Pen Marine, Molzer,Nattrass, Obermayr, Stadler, Stassen, Stoyanov, Zijlstra, van der Kammen

PPE: Andrikiene, Angelilli, Antonescu, Arias Echeverria, Audy, Ayuso, Bach, Bago, Baldassarre, Balz, Bartolozzi, Bastos,Bauer, Becker, Belet, Berlato, Berra, Bertot, Bodu, Bonsignore, Borissov, Borys, Boulland, Bratkowski, Buzek, Bušić,Banki, Boge, Băsescu, Březina, Cadec, Cancian, Carvalho, Casa, Casini, Caspary, Coelho, Collin-Langen, Comi,Correa Zamora, Danjean, Dati, Daul, David, De Mita, De Veyrac, Dehaene, Deutsch, Des, Dorfmann, Diaz de MeraGarcia Consuegra, Ehler, Engel, Essayah, Estaras Ferragut, Feio, Ferber, Fernandes, Fidanza, Fisas Ayxela, Florenz,Fraga Estevez, Franco, Gabriel, Gahler, Gallo, Gardini, Garriga Polledo, Gauzes, Giannakou, Glattfelder, Grosch, Grossetete, Grzyb, Grasle, Gutierrez-Cortines, Gal, Gall-Pelcz, Handzlik, Herranz Garcia, Hibner, Higgins, Hohlmeier,

Hortefeux, Hubner, Iacolino, Iturgaiz Angulo, Jahr, Jazłowiecka, Jeggle, Jimenez-Becerril Barrio, Jordan, Juvin, Jaroka,Jędrzejewska, Kaczmarek, Kalinowski, Kalniete, Karas, KariĦš, Kastler, Kelam, Kelly, Klas, Koch, Korhola,Koumoutsakos, Kozłowski, Kratsa-Tsagaropoulou, Kuhn, Kukan, Kosa, Kostinger, La Via, Lamassoure, Landsbergis,Langen, Le Brun, Le Grip, Lehne, Liese, Lisek, Lope Fontagne, Luhan, Lulling, Lopez-Isturiz White, Macovei, Maletić,Malinov, Mann, Marcinkiewicz, Marinescu, Mathieu Houillon, Mato Adrover, Matula, Mayer, Mayor Oreja, Mazej Kukovič,Mazzoni, McGuinness, Melo, Metsola, Mikolašik, Millan Mon, Mitchell, Morin-Chartier, Morkūnait÷-Mikul÷nien÷, Motti,Meszaros, Naranjo Escobar, Neynsky, Niculescu, Niebler, Nitras, Olbrycht, Oomen-Ruijten, Pack, Pallone, Panayotova,Papanikolaou, Patriciello, Patrao Neves, Peterle, Pieper, Pirker, Plenković, Ponga, Posselt, Poupakis, Preda,Protasiewicz, Proust, Pottering, Quisthoudt-Rowohl, Rangel, Reul, Riquet, Roatta, Roithova, Ronzulli, Rossi, Rubig,Salafranca Sanchez-Neyra, Salatto, Sanchez-Schmid, Sarvamaa, Saryusz-Wolski, Saudargas, Saifi, chnellhardt,Schnieber-Jastram, Schwab, Schopflin, Scurria, Sedo i Alabart, Seeber, Siekierski, Silvestris, Skrzydlewska, Sommer,Sonik, Stauner, Stier, Stolojan, Surjan, Svensson, Szajer, Sogor, Tatarella, Teixeira, Thun und Hohenstein, Thyssen,Trematerra, Tıkes, Ulmer, Ungureanu, Urutchev, Vaidere, Verheyen, Vlasto, Voss, Wałęsa, Weber Manfred, Wieland,Winkler Iuliu, Winkler Hermann, Zalba Bidegain, Zanicchi, Zasada, Zeller, Zver, Zwiefka, Zaborska, de Grandes Pascual, del Castillo Vera, van Nistelrooij, van de Camp, Łukacijewska, İry, Šuica, Šťastny

S&DAbela Baldacchino( Malte), Cuschieri(Malte)  

Les autres Députés européens belges ont soutenu le rapport Estrela.

Rapport Estrela en plénière, un vote décisif!

10 December 2013

Le rapport Estrela, un rapport crucial pour assurer les droits sexuels et reproductifs des femmes

Ce mardi 10 décembre sera voté en session plénière à Strasbourg le rapport d’Édite Estrela, sur la santé et droits sexuels et génésiques.  Ce rapport vise à sensibiliser les États européens sur la crise intolérable des droits de la femme en ce domaine.  Le vote de ce texte gênant pour beaucoup était déjà à l’agenda de la session plénière du mois d’octobre, mais était alors renvoyé sans explication pour être voté à cette session. 

Depuis quelques jours, la tension est donc à son comble au sein du Parlement européen à ce sujet, tant au niveau des discussions entre eurodéputés qu’au niveau des centaines de courriels, lettres et appels reçus par des organisations et individus. D’un côté, la tendance des associations et individus conservateurs et religieux qui clament haut et fort au droit à la vie et à la dignité de tout être humain.  De l’autre, ceux qui, comme Véronique De Keyser, affirment que nous parlons ici de la santé et du droit des femmes, qui devraient être une évidence sans même faire débat.  Si le rapport Estrela est adopté, il renforcerait l’engagement de l’Union européenne aux droits de l’homme et à l’égalité des genres, un message fort et progressif en cette journée internationale des droits de l’homme.

Nous devons réagir maintenant et s’assurer qu’un des droits basiques auquel toutes les femmes du monde devraient avoir droit ne soit pas bafoué et ne disparaisse pas au fil du temps en lassant rejeter des rapports tels que celui-ci.

Véronique De Keyser

Véronique De Keyser au secours des pompiers

23 February 2012

Véronique De Keyser, qui mène un combat sans relâche aux côtés des pompiers afin que ceux-ci obtiennent un statut de « métiers à risques », se réjouis des dernières propositions du gouvernement qui témoignent d’une avancée en matière de pensions. La pension anticipée serait toujours possible à 60 ans et les conditions pour y accéder resteraient plus favorables que dans certaines autres professions. Le congé préalable à la fin de carrière, que les hommes du feu peuvent prendre avant leur pension, laisse entrevoir que l’âge pour y accéder serait relevé de 56 ans aujourd’hui à 58 ans en 2016. La ministre Joëlle Milquet s’est également engagée à lancer la réforme du statut des pompiers d’ici Pâques 2013.

Si la Fédération royale des sapeurs-pompiers s’est dit satisfaite, les syndicats des pompiers ont décidé de suspendre jusqu’au 15 mars leurs actions contre la réforme des pensions mais ont demandé à obtenir avant cette date, des éclaircissements sur les fins de carrière et le congé préalable à la retraite qu’ils souhaitent voir inclus dans le statut des pompiers. Ils demandent aussi que ce congé devienne un droit pour tout pompier quel que soit son lieu de travail. Véronique De Keyser, comme elle l’a encore fait récemment, appelle à nouveau les pompiers à interpeller les députés européens, et les assure d’ores et déjà de son soutien actif pour obtenir la reconnaissance européenne du statut de “métier à risques”.

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Les eurodéputés demandent aux 27 de geler les contacts avec Damas

17 February 2012

Le Parlement européen accroît la pression sur le régime du président syrien Bachar el-Assad. Les eurodéputés, réunis à Strasbourg ce jeudi 16 février, demandent aux 27 membres de l’Union européenne de rappeler leurs ambassadeurs en poste en Syrie et à geler les contacts avec les ambassadeurs de Damas présents en Europe. Les eurodéputés ont par ailleurs rappelé dans une résolution que Bachar el-Assad a perdu toute légitimité aux yeux du peuple syrien. Une décision qui intervient à quelques heures d’un vote à l’Assemblée générale des Nations unies.

Avec notre envoyée spéciale à Strasbourg

Les eurodéputés demandent au gouvernement de Damas d’autoriser les organisations internationales d’aide humanitaire à entrer dans le pays. Il faut, ajoutent-t-ils, que le principal fournisseur d’armes étranger du gouvernement syrien, la Russie, arrête immédiatement ses livraisons.

Certains eurodéputés auraient aimé aller plus loin. C’est le cas de Véronique de Keyser, députée socialiste belge, qui regrette que l’on ne puisse pas pour le moment armer l’opposition : « nous connaissons les tortures. Nous connaissons les assassinats. Nous voyons les vidéos et nous entendons les gens. Nous discutons avec eux. Ce que nous ne connaissons pas, c’est le fait que certaines mesures que nous prendrions soient opérationnalisables ou non. Est-ce que nous avons vraiment des canaux pour acheminer des armes ? Comment cela est interprété ? Tout cela, nous ne le savons pas ».

C’était pourtant l’une des revendications des deux militants syriens reçus à Strasbourg au Parlement. Ils demandaient également l’instauration d’une zone d’interdiction aérienne. Mais pour Arnaud Danjean, eurodéputé français et membre de la commission Défense, cette « no-fly zone » n’a pas lieu d’être. « J’ai l’impression qu’une no-fly zone, dans l’esprit de beaucoup, c’est un peu la formule magique pour implorer une intervention militaire occidentale comme nous l’avons vue en Libye, explique Arnaud Danjean. Nous assistons notamment à Homs à des tirs d’artillerie lourde, des tirs de chars, des chars qui prennent position autour de quartiers de la ville. Contre ça, une no-fly zone ne peut rien faire ».

Le Parlement européen sauve le programme alimentaire pour les citoyens les plus démunis de l’UE

17 February 2012

Session plénière du 13 au 16 février 2012

Le programme d’aide alimentaire pour les nécessiteux continuera de fournir des denrées alimentaires aux citoyens européens les plus démunis pendant deux années supplémentaires, grâce à un plan de sauvetage conclu avec le Conseil et approuvé en session plénière mercredi. Le programme, sur lequel comptent 18 millions de citoyens européens dans 20 États membres, sera appliqué jusque fin 2013, avec un budget annuel pouvant aller jusqu’à 500 millions d’euros.

« La crise économique actuelle conjuguée à des conditions climatiques difficiles, entraîne de lourdes répercussions pour les pauvres. Près de 18 millions de sans-abri, de chômeurs, de personnes âgées ou handicapées, mais également de familles nombreuses et de parents célibataires, bénéficient aujourd’hui du programme [d’aide alimentaire de l’UE]. Il ne faut pas que l’Union les oublie. Mais le plus important est d’assurer que le programme continuera de distribuer des denrées alimentaires aux pauvres et aux démunis au sein de l’UE également après 2014 », a déclaré le Polonais Czesław Adam Siekierski (Parti populaire), à la tête de l’équipe de négociation de la commission de l’agriculture et rapporteur au Parlement sur le règlement.

Garder le programme sur la bonne voie avec un financement propre jusqu’à la fin de 2013 est une « réussite importante », a déclaré le président de la commission de l’agriculture, l’Italien Paolo de Castro (Socialistes et démocrates), « mais cela ne s’arrête pas là. Nous poursuivrons notre pression politique afin d’assurer que l’Union continue de faire preuve de solidarité envers les plus faibles de la société, et ce au-delà de 2013, en particulier en période de crise économique profonde », a-t-il souligné.

Les nouvelles règles, approuvées par le Parlement, sans vote, s’appliqueront rétroactivement à partir du 1er janvier 2012, et permettront au programme d’être en vigueur jusqu’à la fin de 2013, avec un budget maximal de 500 millions d’euros par an.

Contexte

Le régime de distribution de denrées alimentaires gratuites au profit des citoyens les plus démunis de l’Union, institué en 1987 dans le cadre de la Politique agricole commune (PAC), fournit actuellement une aide alimentaire à 18 millions de personnes qui souffrent de la pauvreté dans 20 États membres de l’Union. Ces denrées alimentaires gratuites provenaient à l’origine des stocks d’intervention de la PAC. Ceux-ci ayant été réduits, le système est devenu de plus en plus dépendant des achats sur le marché, alors que la crise économique mondiale a entraîné une hausse du nombre de citoyens dans le besoin.

Toutefois, en avril 2011, la Cour de justice de l’Union européenne a jugé que le système pouvait uniquement avoir recours à des denrées alimentaires provenant des stocks d’intervention. En l’absence de mesures, le programme devrait passer d’un financement de 500 millions d’euros, en 2011, à 133 millions en 2012. Afin d’éviter une réduction brutale de l’aide alimentaire à un moment où le nombre de citoyens européens dans le besoin est à la hausse, le Parlement a appelé, dans une résolution de juillet 2011, à une solution transitoire pour sauver le programme.

Une proposition de mise à jour du règlement, qui permettrait au programme d’acheter des denrées alimentaires sur le marché, est restée bloquée au Conseil jusqu’en novembre 2011, moment où l’Allemagne a donné son accord en faveur de la poursuite du programme, avec un financement propre, jusqu’à la fin de 2013.

Relations Union européenne – Maroc

16 February 2012

Le Parlement européen s’est exprimé aujourd’hui en faveur d’un accord entre l’Union européenne et le Royaume du Maroc.

Suite au processus de Barcelone, lancé en 1995, l’Union européenne a conclu des accords d’association avec de nombreux pays de la rive sud de la méditerranée. L’objectif était de renforcer le dialogue et la coopération entre les deux rives et d’établir une zone de paix, de sécurité et de prospérité. L’accord avec le Maroc est entré en vigueur en 2000.

Pour Catherine Trautmann, « il y a mieux et plus important à faire, et nous sommes insatisfaits de cet accord. Les répercussions sociales pour les populations concernées et la préoccupation environnementale n’étant pas suffisamment intégrées par la Commission européenne, les socialistes français se sont adressés directement à celle-ci pour qu’elle s’engage à mesurer l’impact en termes d’emploi et à évaluer les mesures d’accompagnement à mettre en place. Nous attendons en outre d’elle qu’elle intègre les normes sociales et environnementales dans tous les accords avec des pays tiers. Elle doit répondre aux critiques qui ont émergé pendant ce débat, et modifier sa politique commerciale internationale en la fondant sur une réciprocité effective ».

« Toutefois, nous ne pouvions pas adresser un signal négatif aux Marocains. L’accord de partenariat avec le Maroc pour les produits de l’agriculture et de la pêche – que l’ensemble du Parlement européen soutient – est un acte important concernant un pays qui entretient une histoire commune avec l’Europe depuis des siècles », explique l’élue.

« Bien sûr, nous avons également entendu les inquiétudes exprimées en Europe et en France, et c’est pour cette raison que nous avons vivement défendu l’amendement de Véronique De Keyser, stipulant que l’Europe doit compenser toute incidence négative sur les producteurs de l’Union européenne. Nous regrettons son rejet car nous pensons que cet accord doit vivre avec des garanties que la Commission doit rendre effectives. Nous continuerons de la rappeler à ses devoirs, et nous serons vigilants au respect par le Maroc des avancées auxquelles le pays s’est engagé en matière de droits de l’Homme.», ajoute l’eurodéputée.

« L’expansion économique du Maroc est un levier essentiel pour consolider un processus démocratique dont nous souhaitons la réussite. Alors que les élections législatives du 25 novembre ont été un exemple, nous devons encourager ces progrès », conclut Catherine Trautmann.

UE/Maroc: plein soutien des socialistes et démocrates au statut avancé

26 January 2012

Avec le vote positif du groupe S&D, la commission des Affaires étrangères au Parlement Européen a approuvé ce matin la conclusion d’un protocole à l’accord euro-méditerranéen établissant une association entre les Communautés européennes et leurs États membres, d’une part, et le Royaume de Maroc, d’autre part, concernant un accord-cadre relatif aux principes généraux de la participation du Maroc aux programmes de l’UE.

Les socialistes et démocrates ont marqué, une fois encore, leur soutien au Royaume de Maroc, à son développement économique et aux changements importants qui se déroulent dans le pays.

Le président du groupe S&D, Hannes Swoboda, a déclaré: “Le Maroc est pour nous un partenaire politique et économique essentiel et nous suivons attentivement et encourageons les réformes qu’il a initiées. Il faut accompagner le Maroc dans son parcours vers une pleine démocratie.”

La vice-présidente du groupe S&D Véronique de Keyser a ajouté: “Nous nous réjouissons de ce statut avancé tout en n’hésitant pas à demander au Maroc de continuer, en échange, la voie initiée avec les réformes démocratiques.”

Le Groupe S&D obtient des postes dirigeants au Parlement européen et désigne son nouveau bureau

24 January 2012

Après l’élection de l’ex-président du Groupe S&D Martin Schulz à la présidence du Parlement européen, les eurodéputés ont également élu les S&D Gianni Pittella, Miguel Angel Martínez Martínez et Anni Podimata aux postes respectifs de 1er, 2e et 3e vice-présidents du Parlement européen.

De plus, les eurodéputés S&D Bogusław Liberadzki et Lidia Geringer de Oedenberg ont été nommés à la questure du PE, responsable de la gestion administrative et financière de celui-ci.

« Je félicite mes collègues pour ce résultat exceptionnel », a acclamé le chef de file du Groupe S&D Hannes Swoboda ces résultats sans précédent. « Il constitue une reconnaissance largement méritée tant de leurs engagement et expertise personnels que du rôle clé joué par le Groupe S&D dans ce parlement. Je suis fier d’avoir été choisi pour diriger un groupe parlementaire qui s’enorgueillit d’un tel nombre de membres respectés et faisant autorité. »

Le Groupe des socialistes et démocrates a également élu mercredi neuf nouveaux vice-présidents, qui constitueront avec le nouveau président Hannes Swoboda le bureau S&D, comité de pilotage du Groupe. Il s’agit de :

. Véronique De Keyser (Belgique)
. Enrique Guerrero (Espagne)
. Sylvie Guillaume (France)
. Stephen Hughes (Royaume Uni)
. Rovana Plumb (Roumanie)
. Bernhard Rapkay (Allemagne)
. Libor Rouček (Tchéquie)
. Patrizia Toia (Italie)
. Marita Ulvskog (Suède)