Véronique De Keyser

Conseillère communale à Liège

A Dieu Majesté

5 December 2014

Je vais en étonner certains mais la reine Fabiola est une des femmes qui m’a le plus impressionnée: incroyablement drôle, avec une intelligence aigüe, curieuse et un sens de l’empathie hors du commun. Je l’ai souvent rencontrée lorsque j’étais administrateur(e) de la Fondation Roi Baudouin. Je me souviens en particulier d’une scène dans un bureau de la Fondation. Nous étions une dizaine à l’entourer. Elle s’approche d’un dessin représentant le roi Baudouin:
– C’est bien dit-elle. Je le préfère avec des lunettes. D’ailleurs j’ai chez moi un buste où il est sans lunettes. Cela me gêne. Alors le matin, pour lui parler, je lui mets une paire de lunettes.
Et elle se tourne vers le conseiller du roi, Jacques Van Ypersele de Strihou et lui ôte sa paire de lunettes
– Regardez Monsieur van Ypersele sans ses lunettes. Il n’a l’air de rien n’est-ce pas? je les lui remets, et le revoilà.
Mis plus sérieusement, à une autre occasion, celle d’un congrès de Psychologie que j’organisais au Heyzel avec mon collègue de la KUL, Géry d’Ydewalle, la reine avait accepté de venir . Elle vient. Mais pas comme un politique qui quitte la salle sitôt son allocution faite: la reine reste! Toute la journée! Et elle prend des notes. Beaucoup de notes. En particulier sur la dépression.
Quand elle me quitte elle dit – C’est fascinant. Mais si vous avez plus d’informations sur la dépression, donnez m’en. C’est terrible de voir quelqu’un en souffrir dans son entourage et de se sentir démunie. Beaucoup de choses nous éloignaient: son statut, ses convictions religieuses, mais peu importe. C’était comme beaucoup l’ont dit, une grande dame.
Dommage qu’en fin de vie elle ait été aussi mal conseillée financièrement, et que ces aspects financiers aient rejailli sur son image. Mystique, amoureuse, et infiniment vivante – voilà en tout cas pour moi l’image que j’en garde. C’est à cette femme que nous souhaitons, à Dieu, comme à un improbable voyage mais auquel elle croyait tant!

Ramallah, Strasbourg, Limoges: pourquoi?

1 December 2014

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Le 1er décembre 2014
Après dix jours de voyage quasi ininterrompu – Ramallah pour la signature des accords avec la ville de Liège, puis Strasbourg pour la venue du Pape et le prix Sakharov et enfin Limoges, pour une conférence au Grand Orient de France sur Laïcité dans la Cité- je suis rentrée hier soir à Liège, un peu dans une course contre la montre pour arriver avant le débrayage de la grève de la SNCB. J’ai beau être contre les mesures gouvernementales antisociales, et suis même prête à le manifester haut et fort, la perspective d’être coincée sur un quai de gare, dans le brouillard givrant qui tombait hier soir sur Bruxelles, ne m’enchantait pas. D’autant qu’il y avait à Limoges une douceur limousine qui m’avait réchauffé les os. Que retenir de ces voyages ?
D’abord, à Ramallah, l’immense espoir que suscitent les nombreuses coopérations décentralisées (autre nom des jumelages) qui se sont nouées avec la ville. La plus importante et la plus diversifiée étant celle de Johannesburg, dans la droite ligne de la politique de Mandela vis à vis de la Palestine, lui qui disait- l’Afrique ne sera jamais libre aussi longtemps que la Palestine restera occupée. Qu’est-ce qui séduit les jeunes Palestiniens à Liège ? Les nouvelles technologies, que ce soit dans le domaine de la santé, de l’éducation, de l’environnement, de la culture et l’image. Tout ce qui peut les rendre indépendants et les désenclaver virtuellement. Car le miracle des technologies aujourd’hui est de libérer des contraintes territoriales, de connecter. Et Liège est bien placée pour tendre la main dans ces domaines. Mais que peut en retirer Liège ? D’abord la prise de conscience des atouts, des cartes incroyables qu’elle a en main. Malgré un chômage excessif et des mesures gouvernementales qui accentueraient, si on ne les combat pas, le déficit social, avec ses pôles technologiques, ses spin-off, son Université, son plan Marshall, sa démocratie, elle fait rêver les Palestiniens. Et Liège va s’en tirer. Pour autant que la volonté et l’espoir des jeunes soient au rendez-vous. C’est pour cela que les échanges de jeunes, dans le cadre de cet accord de coopération décentralisée, seront tellement importants pour les deux parties.

A Strasbourg, j’ai eu l’immense plaisir de retrouver Denis Mukwege, qui nus a fait l’honneur d’une heure de discussion à la réunion de Groupe des Socialistes et Démocrates, et il a rendu un hommage appuyé au service de Psychologie de l’Université de Liège qui l’aide à reconstruire, non pas le corps des femmes, mais leur psychisme, détruit par le viol. Merci donc à mon ancien service universitaire d’avoir si bien pris la relève : il y a encore énormément à faire dans ce domaine et Denis Mukwege veut poursuivre la collaboration sur le plan psychologique.

Cette perspective de coopération a un peu atténué mon ressentiment contre les propos du Pape en plénière, fustigeant une fois de plus l’euthanasie et l’avortement, qui sont de l’ordre de la subsidiarité, et donc du choix libre des états. Ou bien le pape parle comme chef d’Etat, ce qui était le cas à Strasbourg, et auquel cas, il n’interfère pas avec les politiques des autres pays membres, ou bien il s’adresse comme chef religieux à ses propres fidèles, ce qui est parfaitement légitime. Mais postuler des racines chrétiennes de l’Union pour faire de tous les Européens les destinataires de son homélie est une malhonnêteté intellectuelle, contre laquelle il y a eu bien peu de réactions à ce jour. Ce ne sont pas les actes symboliques comme la prière devant le mur de séparation en Palestine, ou la visite à Lampedusa, qui feront oublier l’absence totale dans le passé papal d’une référence quelconque à la théologie de la révolution en Amérique latine, alors même qu’il vivait sous la dictature argentine, ni le fait qu’il épouse sans nuance les vues les plus conservatrice de l’église catholique sur les droits des femmes, le choix d’avoir un enfant à un moment choisi et la possibilité pour tous de mourir dans la dignité. Vivre et mourir dans la dignité me semble plus porteur d’espoir que de vivre et mourir dans la pauvreté.
Quant à Limoges, le 29 novembre, c’était une fête, ouverte à tous et extrêmement fraternelle sur la Laïcité dans La(i)Cité ( Lacan était passé par là). Après tant de sermons, c’était vivifiant. Le Grand Orient de France avait une fois de plus joué la carte de l’ouverture, mais avec des innovations ( en tout cas pour moi) : d’abord une grande fresque des enfants, pendant les conférences et les tables rondes. Pleine de couleurs et et de gaité( cf photo) Et puis, des thèmes nouveaux dans les tables rondes: sport et laïcité par exemple, avec des témoignages de sportifs qui apportaient un regard neuf sur le prosélytisme religieux dans le sport. Et enfin, à la fin de la journée, des orchestres folk et rock. Si vous ajoutez en plus, la chaleur de l’accueil et celle du banquet républicain, cela faisait une belle fête. Oufti comme on dit chez nous !!

Le docteur Mukwege reçoit le prix Sakharov au Parlement européen

27 November 2014

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Le pape est venu à Strasbourg le 25 novembre 2014. Mais il n’a pas été le seul à déplacer les foules. Le lendemain, Denis Mukwege, ce médecin congolais qui répare les corps des femmes mutilées et violées à l’Est de la RDC venait recevoir le prix Sakharov du Parlement européen, un prix qui est en quelque sorte, le Nobel européen. Il y a plusieurs années déjà que j’avais déposé, au nom de mon groupe politique, sa candidature au prix. Sans succès jusqu’à hier. En octobre 2014, il avait reçu le prix Solidarité de l’hôpital St Pierre, et lors du gala de charité pour financer ce prix, j’avais avec Laurence Bibot, Isabelle Durant et d’autres femmes politiques, joué un extrait des Monologues du vagin. Entretemps, mon service à l’Université de Liège avait, sous la responsabilité du professeur Adélaïde Blavier qui m’a succédé, envoyé deux psychologues en RDC. Ce, afin d’aider Denis Mukwege à reconstruire les âmes des victimes, au moins autant que leurs corps. Car en plus de la destruction des corps, le viol, utilisé en tant qu’arme de guerre, veut anéantir la volonté et l’identité des femmes. Ce projet d’aide psychologique va se poursuivre. C’est dire si en allant rejoindre Denis Mukwege à Strasbourg j’étais de voir qu’une solidarité internationale se mettait enfin en place pour soutenir un homme exceptionnel.

Photo : Denis Mukwege accueilli au sein du groupe socialiste et démocrate au Parlement européen le 25 novembre 2014.

Pour une Europe laïque

18 November 2014

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A propos de la venue du pape à Strasbourg le 25 novembre 

 

 

La manière dont le pape François a affronté, dès le début de son pontificat, la sclérose de l’institution religieuse qui l’avait porté à sa tête, a forcé l’admiration du monde.  Un monde qui a besoin de rêver, qui veut croire aux miracles, et pour qui, un pape qui tweete et qui s’incline devant le mur érigé entre la Palestine et Israël, apporte l’espoir.  Et tous les catholiques épris d’ouverture se prennent à rêver. Enfin la pédophilie, ce chancre de l’église catholique, va être éradiquée.  Peut-être va-t-on aussi questionner le mariage des prêtres, cette arlésienne depuis le concile de Vatican II ?  Et si la contraception était enfin autorisée ? Si c’était la fin de l’excommunication des divorcés ?  Si l’église catholique ouvrait les bras aux homosexuels et leur reconnaissait des droits ?  Toutes ces questions sont débattues aujourd’hui mais  rien ne dit que le pape François réussira à faire tomber les conservatismes profonds de son église.  On le lui souhaite.  Mais ce n’est pas notre problème : c’est celui de ses fidèles.

 

Ma conception de la construction européenne n’est pas celle d’une construction religieuse. Certes, il faut bâtir une maison où chacun trouve sa place, mais une place définie par le droit.  Pas par la foi. Et l’occasion de la visite du pape François au Parlement européen est l’occasion de rappeler avec force ce principe.  L’Europe n’est pas un temple, si œcuménique soit-il.  C’est un espace de liberté, de valeurs, protégées par des droits et des responsabilités. Et sur ce plan là, l’église catholique nous donne bien du fil à retordre.

Son influence est énorme.  Elle s’exerce à travers des lobbies, des pressions, parfois des campagnes de mails.  Elle porte sur tous les dossiers européens qui concernent la santé reproductive, le droit à l’avortement, la recherche sur les cellules souches, l‘homosexualité, la bioéthique, l’euthanasie, etc.  Toutes les interventions  de ces lobbies vont dans le même sens : maintenir ces dossiers sensibles dans le giron  de la subsidiarité, pour que les pays dans lesquels l’église chrétienne est puissante- Irlande, Malte, Chypre, Pologne par exemple- puissent conserver des législations conformes aux principes religieux.  L’objectif est d’empêcher que l’Europe ne légifère sur ces sujets en étendant à l’ensemble des citoyens européens, des droits que l’église catholique rejette. Lorsqu’on sait que cela concerne le divorce, l’avortement, la procréation assistée etc. on s’étonne.  Car enfin l’idée n’est pas d’obliger tout le monde à divorcer ou à avorter mais de permettre à ceux ou celles qui le désirent, de le faire.  Et donc par exemple, aux Chypriotes, aux Irlandais(es) aux Maltais(es), aux Polonais(es) qui ne se sentiraient pas liés par la foi catholique, d’y avoir recours.  Non, l’Eéglise refuse cette liberté, y compris aux non-croyant(e)s.

 

C’est cette implication constante du religieux dans le politique, de la foi dans le droit, que j’ai combattue, avec certains de mes collègues parlementaires, pendant plus de dix ans au Parlement européen.  Pour autant, tous les cris d’alarmes que nous avons poussés, toutes les dénonciations des sectes, omniprésentes dans les institutions européennes ou des lobbies religieux, ou l’utilisation du budget européen pour financer les Journées mondiales de la Jeunesse, ne sont que des escarmouches qui attirent l’attention des médias.  Comme il est médiatique de dénoncer la visite du Pape François en tant que chef de l’état du Vatican, une théocratie au fonctionnement opaque, qui discrimine les femmes au sein de son église.  Mais le fond du problème reste intact et peu évoqué: avons-nous pour projet de faire de l’Europe un temple multiconfessionnel, où les associations philosophiques se trouvent assises à côté des croyants, parées d’une sorte de religion par défaut- ou voulons nous une Europe, sociale et politique, dont le droit s’érige de façon libre et non faussée,  c’est-à-dire par la seule volonté de ses citoyens ?  Et non croulant sous l’influence de lobbies contradictoires, bien financés : drôle de démocratie européenne !  Le fait religieux aujourd’hui embrase le monde.  Voulons nous, dans un avenir proche, embraser l’Europe ?  Faire de l’Europe le contrepoids chrétien a un Islam politique qui n’a de l’Islam que le nom, comme n’ont de chrétiens que le nom certains des lobbyistes que j’ai eu l’occasion de croiser dans les couloirs du Parlement européen ?  Nous avons tous intérêt à refuser de nous fourvoyer dans cette impasse.

 

Si le pape François quitte ce 25 novembre à Strasbourg le lutrin réservé aux chefs d’état pour dialoguer avec les parlementaires de manière structurée comme le prévoit l’article 17 du Traité de Lisbonne, c’est à ce projet que je l’invite à réfléchir : à bâtir une Europe laïque, une Europe des citoyens, de tous les citoyens.  Je crois aux miracles ?

Forcer l’espoir

16 November 2014

Le maire de Ramallah et Véronique De Keyser 2013

FORCER L’ESPOIR

 

On me dit : on ne sait plus ce que tu deviens ! Le temps de m’initier à la gestion autonome de mon site[1] et me voilà de retour.  Une nouvelle vie commence.  Finalement, elle n’est pas très éloignée de la précédente.  Ces six premiers mois ont passé à la lumière de l’éclair. Ecriture, conférences, voyages de travail : décidément se poser à du bon !

Mais en cette période chargée sur le plan politique en Belgique- et le plus dur est à venir- une toute petite lueur, qui peut paraître insignifiante : le jumelage de Liège avec Ramallah se concrétise enfin.  Je pars ce mercredi 19 novembre en Palestine ou je remplace le bourgmestre de Liège, Willy Demeyer, pour la signature des accords.  Cette signature aura lieu en marge d’une grande conférence de toutes les villes jumelées avec des villes palestiniennes.  L’occasion de montrer que si les politiques, à l’échelle internationale, sont impuissants à faire taire les armes, les citoyens européens peuvent encore agir à l’échelle locale.  La coopération entre Liège et Ramallah se placera dans les champs de l’éducation, de la santé et de la culture.  Dans les périodes difficiles, comme celle que nous traversons aujourd’hui, les gestes de solidarité vis-à-vis de ceux qui sont dans une précarité encore plus grande, sont des échanges précieux. Ils forcent l’espoir.



[1] Dont je n’ai pas encore réussi à modifier le titre périmé de Députée européenne: sorry!

 

Une petite pause…

7 August 2014

Mesdames, Messieurs,
Chers internautes,

Ce site n’a plus été mis à jour depuis plusieurs jours. Pas de panique, cela ne durera plus très longtemps, juste le temps d’un petite pause durant cet été.

Je vous souhaite à toutes et à tous de passer un excellent été auprès des vôtres. Prenez soin de vous et de ceux que vous aimez.

À très bientôt
Véronique De Keyser

Une Commission « Ponce Pilate »

28 May 2014

 Tenir des propos contraires à la Charte européenne des Droits fondamentaux et porter une «initiative citoyenne» européenne dans le cadre du Traité de Lisbonne ne pose aucun problème à la Commission!

C’est du moins ce qu’il ressort de la réponse donnée par Monsieur Barroso à la dernière question posée par Véronique De Keyser dans le cadre de la   législature. Etonnant de part de celui qui est censé faire respecter les Traités et les Textes fondamentaux de l’Union.

Véronique De Keyser s’était en effet étonnée des propos homophobes qui étaient repris (avant de disparaître) dans des sites des promoteurs de l’initiative citoyenne «  One of us », initiative  qui avait récolté le nombre de voix nécessaires pour être examinée par l’Union.

Elle avait de ce fait posé une question parlementaire à la Commission : 

 « Des organisations dont les propos et messages médiatiques sont en violation de la Charte des droits fondamentaux sont-elles éligibles comme organisatrices et sponsors d’une initiative citoyenne? Les propos homophobes et/ou résolument hostiles aux droits de la femme que l’on trouve sur le site des associations qui ont soutenu l’initiative “One of us” ne posent-ils pas, à cet égard, une vraie question? Qu’en pense très précisément la Commission?” Question E-004666/2014 

Comme à son habitude la Commission, par la voix de son Président Barroso, vient de répondre à côté de la question par des banalités affligeantes.

« Conformément au règlement (UE) No 211/2011 relatif à l’initiative citoyenne, seuls des comités de citoyens composés d’au moins sept citoyens européens résidant dans sept Etats membres différents peuvent organiser une initiative citoyenne européenne.

En ce qui concerne les organisations soutenant les initiatives des citoyens, le règlement prévoit que les organisateurs doivent déclarer à la Commission toutes leurs sources de soutien et de financement supérieures à 500 EUR par an et par sponsor. Ces sources sont publiées dans le registre des initiatives citoyennes. Le règlement ne prévoit pas d’autres dispositions quant à l’origine ou à la nature de ces sources.

Conformément à l’Article 4(3) du règlement, la Commission se doit de refuser l’enregistrement de propositions d’initiative citoyenne manifestement contraires aux valeurs de l’Union. A ce jour, aucune proposition d’initiative n’a été refusée pour cette raison.

Lors de l’enregistrement d’une initiative citoyenne, c’est uniquement le texte même de l’initiative, tel que soumis formellement via le Registre, qui fait l’objet de l’analyse de la Commission, et non pas des déclarations éventuellement faites par les organisateurs dans le contexte de leur campagne.

La Commission ne peut être tenue responsable de propos ou de déclarations émis par les organisateurs d’initiatives citoyennes ou a fortiori par leurs sponsors. Les avis exprimés n’engagent que leurs auteurs et en aucun cas la Commission européenne. » 

Ainsi donc, n’importe quelles associations, tant qu’elles répondent aux critères généraux définis par la Commission dans la première partie de sa « réponse » et tant qu’elles posent une question politiquement correcte, peuvent dans leurs écrits, dans leurs sites, tenir des propos contraires à la Charte des Droits fondamentaux. C’est plus qu’inquiétant !

Je pense que les associations laïques doivent prendre acte de ce fait et définir une politique réactive. Les Députés européens devront en tirer des conclusions et dénoncer une telle interprétation de la Commission. Ce sont nos droits fondamentaux qui sont foulés aux pieds par ceux qui sont pourtant chargés de les défendre. 

Véronique De Keyser

 

L’édito de la “Tribune des Services publics”…à lire !

27 May 2014

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À très bientôt !

27 May 2014

Mon équipe et moi souhaitons vous remercier pour votre soutien durant ces années au Parlement européen.

À très bientôt

Véronique, Marcel, Lara, Tanya et Waldo

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Des images du scrutin au Malawi

22 May 2014

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