Véronique De Keyser

Députée européenne et conseillère communale à Liège

Vice-Présidente du Groupe Socialistes et Démocrates du Parlement européen

Le Parlement européen renforce la surveillance des politiques nationales

13 juin 2012

Le Parlement européen a adopté mercredi un nouveau paquet législatif sur la gouvernance économique de l’UE et de la zone euro, renforçant encore l’intégration et la surveillance des politiques nationales. Les eurodéputés ont voté en faveur de la mise en commun des dettes publiques dans un « fonds de rédemption », une mesure rejetée catégoriquement par plusieurs Etats membres.

Les députés étaient appelés à se prononcer mercredi sur un nouveau renforcement de la surveillance économique proposé par la Commission, qui y voit la seule manière de surmonter la crise de la dette souveraine. Baptisé « two-pack » dans le jargon, ces mesures complètent un autre paquet, dit « six-pack », prévoyant déjà des sanctions contre les Etats trop peu rigoureux dans la gestion des comptes publics. Le nouveau paquet mettra davantage encore les gouvernements sous pression, en particulier dans les pays en dérapage financier.

Une disposition très commentée prévoit d’établir une protection légale pour les pays au bord du défaut de paiement, similaire aux procédures de faillite des entreprises. Un pays bénéficiant de cette protection ne pourrait pas être déclaré en défaut. Les intérêts seraient gelés pendant un délai de deux mois, au cours duquel les créanciers devront se faire connaître auprès de la Commission européenne.

Les députés ont en outre remanié la proposition initiale pour ajouter une dimension de croissance et pour empêcher que les coupes budgétaires soient réalisées au détriment de services publics essentiels, tels que l’éducation et la santé.

Le Parlement européen s’est par ailleurs saisi du dossier pour introduire un certain nombre d’éléments sensibles, comme la mise en commun des dettes publiques. Plus précisément, il demande la mise en place d’un fonds de rédemption, qui refinancerait toutes les dettes publiques supérieures au seuil de 60% de leur PIB jusqu’à leur extinction progressive.

Le vote « ouvre la voie à de vraies alternatives aux politiques d’austérité biaisées, qui ont été la marque de fabrique des réponses à la crise jusqu’à présent, et qui ont clairement montré leurs limites », a commenté Philippe Lamberts (Ecolo).

« La discipline budgétaire ne peut pas être l’alpha et l’oméga de notre stratégie. Nous avons besoin de rééquilibrer nos objectifs à court terme pour relancer la croissance et lutter contre le cercle vicieux de la hausse des taux » sur le marché de la dette, a renchéri la rapporteuse socialiste Elisa Ferreira.

Si les propositions amendées ont recueilli une large majorité, elles ne font pas pour autant l’unanimité. Les députés du PS belge ont ainsi voté contre un texte qui « reste contraire à notre souhait d’une Europe de solidarité », selon un communiqué diffusé par Frédéric Daerden, Marc Tarabella et Véronique De Keyser. Ils demandaient notamment que les dépenses d’investissement ne soient pas prises en compte dans le calcul des déficits excessifs, mais cet amendement n’a pas été retenu.

Le vote du Parlement ne marque pas la fin du parcours des propositions, qui doivent encore être discutées par les Etats membres. Le sommet des 28 et 29 juin devrait permettre aux Vingt-sept de dégager quelques grandes orientations, même si certains enjeux, comme la mise en commun des dettes, restent très controversés.

Un gouvernement, mais pas à n’importe quel prix !

7 novembre 2011

BRUXELLES 07/11 (BELGA) = Dans une démarche peu commune, les 94 parlementaires du PS actifs dans les différentes assemblées législatives du pays ont co-signé une carte blanche diffusée lundi, par le quotidien Le Soir, pour expliquer leur choix de participer aux difficiles négociations visant la formation d’un gouvernement fédéral.

« Mais que diable irait faire le PS dans cette galère? « , demandent-ils notamment avant d’expliquer pourquoi les principaux ténors du parti consacrent tant de temps à négocier pour entrer dans un gouvernement qui serait « amené à prendre des mesures difficiles, parfois issues de compromis avec des partis de droite », mais pas à n’importe quel prix.

Le cœur des socialistes reste dans la rue aux côtés des victimes d’Arcelor et de tous les travailleurs qui se battent pour leur emploi, mais le sens des responsabilités et les 36% des voix confiées au parti lors des dernières élections, leur dictent de ne pas baisser les bras ni devant les ukases de la N-VA, ni devant les vieilles recettes (ndlr: économiques) à la Tatcher-Reagan, lit-on encore dans la carte blanche. JDD/

Carte blanche parue dans Le Soir

Un gouvernement, mais pas à n’importe quel prix !

Les socialistes le répètent : leur cœur est « dans la rue » mais continuer à négocier pour former un gouvernement est aujourd’hui un devoir moral.
« Pas question de sacrifier les citoyens ».

Les parlementaires PS, à la Chambre, au Sénat, aux parlements wallon, bruxellois, de la Fédération Wallonie-Bruxelles, de la Communauté germanophone et du Parlement européen

On parle déjà d’un gouvernement fédéral qui n’annoncerait que des mesures difficiles, rigueur et assainissement des finances publiques. Mais que diable irait faire le PS dans cette galère ? Pourquoi Elio Di Rupo, Laurette Onkelinx, Paul Magnette et tous les parlementaires qui participent aux groupes de travail, consacrent-ils tant de temps et d’énergie à négocier pour entrer dans un futur gouvernement qui serait amené à prendre des mesures difficiles, parfois issues de compromis avec des partis de droite ?

La place du PS n’est-elle pas, au contraire, « parmi les siens », aux côtés des militants, des syndiqués, des manifestants, des « indignés », à crier sa colère contre les dérives du capitalisme débridé ? Oui, c’est là, dans la rue, avec les citoyens, que bat notre cœur de socialistes. C’est aux côtés des victimes d’Arcelor et de tous les travailleurs qui se battent pour leur emploi que nous nous sentons à notre place. Parce que nous partageons leurs idéaux et leur combat contre les inégalités. Mais opter aujourd’hui, en tant que responsables politiques, pour le bitume des manifestations plutôt que l’action au sein d’un gouvernement, cela reviendrait à nier nos responsabilités.

Environ 36 % des Wallons, des Bruxellois et des Germanophones nous ont confié leur voix lors des dernières élections. C’est une responsabilité énorme. Celle de se battre depuis des mois pour défendre les intérêts des citoyens ; celle de ne jamais baisser les bras, ni devant les ukases de la N-VA, ni devant les vieilles recettes à la Thatcher-Reagan ; celle de revendiquer un impôt spécial pour les plus fortunés, une taxation des spéculateurs et l’allègement de la fiscalité sur le travail. Ces centaines de milliers de voix nous imposent de rester debout. Après 500 jours de combat. Après un accord institutionnel historique qui permet de pacifier le pays (saluons à cet égard les 8 partis qui l’ont conclu). Continuer à négocier, discuter, travailler pour former, enfin, un nouveau gouvernement est un devoir moral. Pour rester les garants des droits des travailleurs, des pensionnés, des jeunes, des personnes souffrantes, de tous ceux qui ont du mal à mener une vie décente et digne. Nous le faisons parce que nous devons le faire. Mais aussi parce que nous le voulons. Le PS est le seul parti qui, après 125 ans de progrès sociaux, a la force de dire NON à l’austérité, mais aussi le courage de dire OUI à ses responsabilités.

Si vous devez rénover votre maison, vous le faites vous-même ou vous faites appel aux meilleurs ouvriers. Aujourd’hui, c’est notre modèle économique et social qui doit, de toute urgence, être réformé. C’est une question de survie, face à l’allongement de l’espérance de vie et c’est une question d’équité pour redistribuer la richesse. Le PS veut assumer cette réforme de manière juste, sérieuse et responsable.

La situation est exceptionnelle et les défis, gigantesques. Le chemin sera loin d’être facile. Il n’est pas question de sacrifier les citoyens pour rémunérer de façon indécente les dirigeants des banques mais bien d’éviter que notre dette tue les services publics et la sécurité sociale ; et sacrifie la génération suivante, nos enfants et petits-enfants. Dans un monde de plus en plus incertain, il est indispensable d’assumer la rigueur ensemble, aujourd’hui, si l’on veut éviter l’austérité demain. Nous devons agir parce qu’il faut aussi redonner l’espoir aux citoyens et en particulier aux plus jeunes.

Cette responsabilité énorme nous confère également la capacité de dire haut et fort : ce ne sera pas à n’importe quel prix ! Le PS se battra avec acharnement pour être le bouclier contre la crise. Au nom des centaines de milliers de femmes et d’hommes qui nous ont fait confiance, nous continuerons à nous battre pour que ce gouvernement prenne des mesures justes, qui tiennent compte de la capacité contributive de chacun ; pour qu’il soutienne les travailleurs et renforce le pouvoir d’achat, pour qu’il remette la finance sous contrôle, qu’il encourage les jeunes, qu’il défende la sécu, qu’il tire chacun vers le haut. Sans laisser personne au bord du chemin.

Flottille Gaza : le bateau de Dubié stoppé

6 juillet 2011

Mardi 5 juillet 2011. Un bateau appartenant à la flottille pour Gaza a été stoppé une dizaine de minutes après son départ de Crète. A sa barre : Josy Dubié qui s’est dit « très fier ».

Un bateau canadien appartenant à la flottille pour Gaza, parti de Crète lundi après-midi, a été stoppé une dizaine de minutes après son départ par les garde-côtes grecs, a indiqué une militante organisatrice du groupe canadien à Athènes lors d’une conférence de presse.

« Le bateau a été investi par des garde-côtes armés une dizaine de minutes après son départ », a indiqué cette porte-parole. Le navire, baptisé le Tahrir, transportait une quarantaine de personnes, dont des Canadiens, des Français, des Italiens. Il a appareillé sans son capitaine qui risquait sinon de perdre sa licence. « Un passager, ancien sénateur belge, Josy Dubié, qui possédait une licence expirée, sert de capitaine et a dit qu’il assumait la responsabilité de cette action », a indiqué la militante. Quand les forces spéciales armées sont montées à bord, « une trentaine de passagers ont indiqué être le capitaine », selon Mme Arraf. L’arraisonnement s’est fait sans violence. Deux militants canadiens ont été interpellés lundi soir. Ils avaient mis à l’eau un kayak à l’approche du garde-côtes grec et s’étaient placés entre les deux bateaux, a expliqué Mme Arraf. Ils ont été arrêtés par les garde-côtes, sans toutefois faire encore l’objet de poursuites. Le maire du port d’Aghios Nikolaos s’efforce d’obtenir leur libération, a-t-elle ajouté.

« Je suis très fier »

Bien que la tentative ait avorté, Josy Dubié se disait hier toujours déterminé à atteindre son objectif : « Je suis très fier que nous ayons réussi à sortir le bateau du port sans entrave. Je répète que notre objectif est que l’aide arrive à Gaza par des moyens légaux ou illégaux, mais toujours non-violents », a-t-il expliqué, enthousiaste et inquiet. Cependant, selon un journaliste à bord du navire américain de la Flottille, « la Flottille ne partira pas cet été ».Toutes les solutions semblent avoir été épuisées.

Ces derniers jours, La Grèce a interdit depuis vendredi à tout bateau grec ou étranger de partir vers Gaza. Les autorités grecques ont motivé cette interdiction d’appareiller par la volonté de protéger les passagers de la Flottille. Le ministre des Affaires étrangères Stavros Lambrinidis a fait savoir qu’il ne voulait pas d’un nouveau bain de sang. Le 31 mai 2010, un affrontement entre des pro-Palestiniens embarqués à bord de la première Flottille pour Gaza et les troupes israéliennes avait fait neuf morts.

Comme en un lot de consolation, les Grecs comptent proposer à la Flottille d’acheminer à sa place l’aide humanitaire vers la Bande de Gaza. Cette démarche a reçu l’appui d’une poignée d’eurodéputées, hier à Strasbourg, parmi lesquelles la socialiste Véronique De Keyser et l’Ecolo Isabelle Durant. Elles demandent aux Grecs de négocier « avec les Nations unies un acheminement de l’aide humanitaire vers Gaza en toute sécurité et sans effusion de sang ».

(PASCAL MARTIN, M-Ph GAGNON HAMELIN (st), avec afp, belga)

Jeunes PS: des piments en faveur d’une taxe sur les transactions financières spéculatives

23 juin 2011

(Belga) A l’initiative des Jeunes Socialistes Bruxellois, plusieurs parlementaires socialistes ont distribué mercredi matin des piments rouges pour appeler à une « Red Hot Chili tax ». « Comme le piment, cette taxe de 0,05% sur les transactions financières spéculatives est petite mais produirait des résultats gigantesques pour notre économie », disent les auteurs de cette action.

Les Jeunes socialistes bruxellois rappellent que, selon certaines estimations, une taxe de 0,05% sur les transactions financières spéculatives rapporterait plus de 200 milliards au niveau européen, dont 2,7 milliards d’euros rien qu’en Belgique. Ils avaient organisé cette action à la veille d’un sommet européen où les grandes orientations de politique économique de l’UE seront à nouveau discutées. Plusieurs parlementaires socialistes participaient à cette opération comme Ahmed Laaouej, Marie Arena, Marc Tarabella, Véronique De Keyser, Christiane Vienne, Karine Lalieux, Caroline Désir ainsi que le Secrétaire général du Parti socialiste européen, Philippe Cordery. (GFR)

Julien LAHAUT : la recherche aura bien lieu !!!

23 février 2011


Lancement officiel de la souscription pour l’enquête “Julien Lahaut”, par Véronique De Keyser, le 13/11/09 à la Maison de la presse de Liège

Un communiqué de Belga tombé hier (22/02/11) nous fait voir la fin du tunnel ! Le Ministre Nollet viendrait de débloquer 150 000 € pour compléter la somme de 40 000 € de notre souscription. Cela permettrait de réaliser la première phase de la recherche. Merci à toutes celles et à tous ceux qui ont, par leurs dons, exigé que toute la vérité sur l’assassinat de Julien Lahaut soit faite, soixante ans après. C’est une extraordinaire victoire de votre ténacité !

Le partenariat public-privé est bien connu en recherche. Il n’y a qu’à regarder Télévie ou le Téléthon. Mais il n’y a pas d’exemple – je n’en connais pas – où une recherche sans cesse éludée, différée, escamotée, aboutisse finalement grâce à la volonté des citoyens. Encore une fois, merci à tous les donateurs, au Ministre Nollet, ministre à la région Wallonne !

Véronique De Keyser
Responsable de la souscription publique Julien Lahaut
Conseillère communale à Liège
Députée européenne

http://www.vdekeyser.be/2011/02/21/souscription-julien-lahaut-liste-des-donateurs-arretee-au-21-fevrier-2011/ http://www.vdekeyser.be/2009/11/14/comment-souscrire-pour-realiser-lenquete-julien-lahaut/