Véronique De Keyser

Députée européenne et conseillère communale à Liège

Vice-Présidente du Groupe Socialistes et Démocrates du Parlement européen

Vieillir est un privilège !

12 mai 2012

Ce matin, dans le cadre de la journée portes ouvertes de la Fête de l’Europe, j’ai accueilli au Parlement européen une délégation d’environ soixante liégeois de Europe Direct Province de Liège, important relais d’information sur l’Union européenne. Dès 7h30 au départ de Liège, Frédéric Daerden est venu les remercier de l’intérêt qu’ils portent au projet européen. A leur arrivée, j’ai eu le plaisir de leur exposer le fonctionnement du Parlement européen et de leur présenter le colloque auquel ils allaient ensuite assister dans l’hémicycle sur « L’Année européenne du vieillissement actif et de la solidarité intergénérationnelle ». J’ai eu l’honneur d’ouvrir ce débat composé de députés de toutes couleurs politiques, et j’ai pu mettre l’accent tout au long de nos échanges sur la difficulté de vieillir. Je m’explique: bien sûr, nos aînés vivent de plus en plus longtemps et c’est là une bonne chose, mais vieillir sans avoir à affronter des problèmes d’ordre matériel est un privilège ! Après de longues et parfois pénibles années de travail, nos aînés n’ont pas à payer la crise et devraient pourvoir profiter pleinement des années qu’ils ont devant eux. Il est impératif que des pensions décentes, que l’accès aux soins de santé, leur soient garantis. Vieillir oui, mais dignement !

Si vieillir est un privilège, être jeune et avoir du travail en est un aussi. Partout les Indignés et Occupy Wall Street manifestent aujourd’hui dans le monde, ici à Bruxelles où je vais de ce pas les assurer de mon soutien. Inspiré par le titre du manifeste Indignez-vous ! écrit par mon ami Stéphane Hessel, ancien diplomate et résistant français, que j’ai eu tant de bonheur à recevoir plusieurs fois au Parlement européen, le nom des indignés fait écho à notre société bien malade qui, entre autres, exclue de plus en plus de personnes, de jeunes diplômés ou non, du monde du travail. Ces manifestations pacifiques revendiquent un changement, s’accompagnent d’une réflexion critique quant aux systèmes politiques, et sont un désaveu du système économique et financier. Inégalités sociales, existence des sans-papiers, mauvais traitement réservé à la planète, écart des richesses dans le monde…trop nombreuses sont les sources d’indignation. Comme tous ces citoyens du monde entier qui souhaitent que le monde prenne une direction plus juste, plus solidaire, plus humaine, je résiste, je m’engage, je m’indigne, et « je ne lâcherai rien » !

Hollande Président: souvenirs d’une journée marquée par la Victoire

8 mai 2012


Photos de gauche à droite: Véronique De Keyser et Anna Colombo, le Président Hollande et…la Victoire !

« Emportée par la foule », j’ai partagé, ce 6 mai, la liesse de toutes celles et ceux qui ont célébré la victoire de François Hollande à Paris ! Il y avait les camarades socialistes, de Belgique, de France – Guy Quaden, ancien Gouverneur de la Banque Nationale de Belgique, Jean Pol Barras Délégué générale Wallonie-Bruxelles, Anna Colombo Secrétarire générale du Groupe socialiste au Parlement européen, Jack Lang plusieurs fois ministre dans des gouvernements socialistes français et actuellement Député, Jean-François Kahn journaliste et créateur de l’hebdomadaire « Marianne », Jacques Weber grande figure du théâtre, Marie-Noëlle Lienemann Députée Européenne Socialiste et ancienne Ministre du logement, l’actrice Danièle Evenou… – mais aussi et surtout, tous les anonymes dont l’émotion était palpable ! Voici quelques moments pris sur le vif, en images. Pour consulter l’album complet, cliquer sur l’onglet « Photos ».


Photos de gauche à droite: Véronique De Keyser (VDK) et Marie-Noëlle Lienemann, VDK et Jacques Weber, VDK et Guy Quaden, VDK et Jack Lang, VDK et Jean-François Kahn, et toutes celles et ceux qui ont fait confiance à François Hollande et ont contribué à la victoire de la gauche !

Discours de Hollande à la Bastille : « Merci peuple de France ici rassemblé »

Rencontre avec le roi Albert II en visite au Parlement européen

25 avril 2012

Jeudi 26 avril, Véronique De Keyser Députée européenne, en présence du Président du Parlement européen Martin Schulz, des vice-présidents, des questeurs et des autres députés européens de nationalité belge, rencontrera le roi Albert II en visite au Parlement européen.

Les thèmes de discussion qui seront abordés lors de l’échange de vues avec Sa Majesté le Roi Albert II sont les suivants:

. la crise financière et les mécanismes de stabilisation financière et budgétaire mis en place par l’UE,

. les relations de l’UE avec les pays candidats ou avoisinant l’UE, en particulier les questions de migration et d’asile.

Des sujets que Véronique De Keyser vous invite à suivre ici-même sur sont site et sur le site du Parlement européen

VERONIQUE DE KEYSER SE REND A PARIS POUR SOUTENIR FRANÇOIS HOLLANDE AU 1ER TOUR DES PRESIDENTIELLES !

19 avril 2012

A plusieurs reprises, la députée européenne Véronique De Keyser a rencontré François Hollande, invité à s’exprimer au Parlement européen par la délégation Socialistes et Démocrates dont elle est Vice-présidente. En mars 2012, elle déclarait: “Remarquable discours de François Hollande a Paris. Fait exceptionnel: l’Europe est au centre des débats mais une autre Europe. Quand je l’écoute pour la 1ère fois depuis longtemps, je reprends confiance dans notre avenir a tous. Car l’Europe peut être une solution si nos Politiques deviennent des militants.”

L’eurodéputée a toujours témoigné son soutien à François Hollande. Elle a prévu de longue date, et en collaboration avec plusieurs collègues français, d’aller le soutenir en personne à Paris ces 21 et 22 avril pour le 1er tour des présidentielles. Samedi, elle vivra l’effervescence avec tous les camarades socialistes, du dernier jour avant les votes. Et dimanche, elle sera présente sur tous les terrains en des lieux stratégiques, pour suivre les résultats du 1er tour des élections qui permettront, entre autres, de tirer un trait sur l’axe Merkel-Sarkozy, et à la France de retrouver une vraie politique sociale de gauche et de s’émanciper de la domination des marchés financiers ! “Avec François Hollande, oui au changement maintenant !” déclare enthousiaste et confiante, Véronique De Keyser.

Les socialistes et démocrates proposeront des alternatives à ACTA

19 avril 2012

Suite à la réunion du Groupe S&D où une majorité écrasante de Socialistes et Démocrates ont exprimé leur intention de rejeter l’Accord Commercial Anti-Contrefaçon, ACAC (Anti-Counterfeiting Trade Agreement, ACTA ou accord commercial anti-contrefaçon), le président du Groupe S&D, Hannes Swoboda, a annoncé au Parlement européen qu’il proposerait des alternatives à cet accord.

« La contre-façon est un véritable problème en Europe et nous devons nous y atteler » a déclaré M.Swoboda. « ACTA pose les vrais problèmes mais donne les mauvaises réponses. Ce ne serait pas un accord efficace et il mettrait en danger les droits fondamentaux.

C’est pourquoi, comme nous l’avons décidé hier, le Groupe S&D fera des propositions alternatives pour traiter à la fois de la contre-façon des marchandises et du droit d’auteur.

Nous commencerons déjà par présenter des propositions pour moderniser la protection du droit d’auteur dans l’environnement numérique lors d’une audition publique le 6 juin sur la gestion collective des droits d’auteur. Nous devons construire un cadre législatif qui encourage l’économie numérique florissante, la protection des données et la neutralité du net. C’est l’un des défis de notre temps.

Quand ACTA sera caduque, nous voulons que la Commission fasse deux propositions législatives différentes.

L’UE doit négocier des solutions à la contre-façon et à la protection des marques dans le cadre de l’Organisation mondiale du commerce.

L’autre proposition devrait traiter des infractions dans l’environnement numérique. Nous lutterons au Parlement pour une révision équilibrée de la directive sur l’application des droits de propriété intellectuelle et le paquet sur la protection des données qui renforcera la protection des usagers et garantira l’indépendance fournisseurs de service internet. »

Non à une taxation sur l’énergie sans garde-fous sociaux !

19 avril 2012

La délégation PS belge (Véronique De Keyser, Marc Tarabella et Frédéric Daerden) rejette le projet de révision de la fiscalité sur l’énergie. Le Parlement européen se prononce aujourd’hui sur la modification de la directive restructurant le cadre communautaire de taxation des produits énergétiques et de l’électricité. A l’origine, la directive fixe les règles communes concernant les produits soumis à taxation, le moment de leur taxation et les exonérations autorisées.

« Il y a une logique à arriver à terme à une fiscalité équivalente pour le diesel et l’essence car nous devons tous lutter pour une planète plus propre et viser une économie à faible intensité de carbone » rappelle Véronique De Keyser, Vice Présidente du groupe socialiste au Parlement européen. « Mais nous ne pouvons pas voter pour ce que qui nous est proposé. Dans les faits, ce projet modifie le mécanisme déterminant le montant minimum en dessous duquel les prélèvements perçus par les Etats membres et reversées à l’Union européenne, ne peuvent pas descendre. Cela veut dire que soit l’Etat membre décide de garder ses recettes propres et les consommateurs paient la différence, soit l’Etat membre diminue ses recettes pour amortir le choc. En cette période de crise, la Belgique qui a favorisé des mécanismes de protection contre les hausses de produits énergétiques serait victime de sa politique tout comme les milliers de ménages, déjà affaiblis par la crise. C’est inacceptable. Je voterai contre les nouvelles dispositions proposées par la rapporteure » ajoute Véronique De Keyser.

« Il est important que les gens changent de comportement pour mieux protéger l’environnement, mais cela ne peut pas se faire sans balises sociales. Les citoyens ont été encouragés pendant des années à utiliser le diesel. On ne peut pas taxer fortement, sans leur laisser le temps de réellement s’adapter. Avec ces nouvelles propositions, les montants minimum de 330 euros/1000 litres pour le diesel et de 359 euros pour l’essence passeraient à 390 euros pour le diesel et 360 euros pour l’essence » s’inquiète Marc Tarabella. « Il est injuste de frapper le citoyen qui n’a d’autre choix que de prendre sa voiture chaque matin pour aller travailler ou l’agriculteur que la crise financière a déjà pénalisé. Oui, nous sommes pour lutter contre le changement climatique mais nous sommes pour une écologie socialement réfléchie. Je ne peux pas soutenir cette approche bobo qui pénalise, d’abord les plus fragiles  » a tenu à préciser Marc Tarabella.

Cette refonte de la fiscalité sur l’énergie est inquiétante en ce qui concerne les combustibles de chauffage. La taxation du gaz naturel et du mazout augmentera significativement même si des exonérations pourraient être appliquées. Les factures liées à l’énergie déjà très élevées risquent d’exploser. Mon rapport sur la pauvreté a rappelé que ce sont les plus faibles qui sont les premières victimes de la crise. L’Europe doit prévoir des mesures de soutien au changement, tant en termes financiers que de conseil et d’accompagnement. Croire que tous les ménages sont capables d’entamer des travaux d’isolation coûteux est irréaliste. Ce projet est donc non seulement injuste, sanctionne les ménages obligés de supporter des coûts de déplacements et de chauffage, encore augmentés et risque de précariser encore plus des familles dans leurs besoins essentiels. Je ne peux soutenir cela. Il faut un vrai projet qui soit à la fois environnemental et qui lutte contre la pauvreté énergétique. Dans le cas contraire, les citoyens risquent de conserver les mêmes habitudes, mais payeront davantage » s’est indigné Frédéric Daerden.

Une alternative socialiste européenne

28 mars 2012


Véronique De Keyser, Députée européenne, Vice-Présidente du groupe Socialistes & Démocrates au Parlement européen et Jacques Delors, ancien Président de la Commission européenne, Président fondateur du think tank Notre Europe

Hannes Swoboda, Président du Groupe S&D du Parlement européen, Harlem Désir et les signataires de l’Appel « Pour une Alternative Socialiste Européenne », dont Véronique De Keyser – qui fut l’une des premières à signer cet Appel – ont participé à la conférence « Les réponses à la crise européenne, les propositions de l’Appel pour une Alternative Socialiste Européenne », ce mercredi 28 mars au Parlement européen à Bruxelles.

Jacques Delors, ancien Président de la Commission européenne, Président fondateur du think tank Notre Europe, était l’invité d’honneur de ce débat, ainsi que Paul Magnette, Ministre belge des entreprises publiques, de la politique scientifique et de la coopération au développement. Jacques Delors et Paul Magnette sont venus défendre cet Appel « Pour une Alternative Socialiste Européenne » dont voici le contenu :

Une alternative socialiste européenne

Les citoyens européens peuvent aujourd’hui juger par eux-mêmes les conséquences de la domination de la droite au pouvoir dans pratiquement tous les Etats membres de l’Union européenne en même temps qu’elle fait la loi à Bruxelles. La gestion de la crise des dettes souveraines par les conservateurs, n’a été qu’une désolante saga de gabegie politique et d’incompétence économique. Les citoyens vont maintenant payer le prix des illusoires remèdes miracles du pouvoir comme dans les années 20 avec un taux de chômage similaires à ceux des années 30. Le modèle mis en avant est celui d’une Union Européenne de l’austérité qui réduira le niveau de vie de presque tous, aggravera les inégalités, sapera les fondations de l’Etat social – qui est une contribution spécifique de l’Europe au développement de l’humanité – et cédera progressivement le pouvoir d’arbitrage politique à des autorités non élues, dans l’espoir, vain, d’apaiser le marché.

Nous, signataires, députés européens belges mais aussi membres de partis socialistes , sociaux-démocrates et travaillistes européens, sommes convaincus que les citoyens européens méritent mieux que les perspectives inquiétantes promises par les conservateurs au pouvoir et les résultats catastrophiques qu’ils ont obtenus. A cette fin nous proposons quelques idées fondamentales pour une réforme socialiste qui pourrait constituer la base d’un nouvel appel aux citoyens européens.

L’histoire s’est accélérée ces dernières années, et les socialistes européens sont restés en retrait. Souvent incapables de fédérer la colère publique contre la haute finance, réticents à coopérer avec les autres socialistes au pouvoir dans les Etats membres de l’UE, souvent trop timides dans les forums internationaux.

Pire, le mécontentement engendré par les politiques actuelles de l’UE et de ses gouvernements a été exploité politiquement non par la gauche, mais par des populistes xénophobes, des nationalistes et l’extrême droite.

Cette période de crise sonne comme un bilan pour une droite européenne incapable de faire face à tous ces tourments ni d’offrir à l’Europe la moindre direction. La gauche doit être en mesure d’offrir un ensemble cohérent de propositions alternatives pour répondre à la crise.

La gauche devrait maintenant développer une plateforme commune pour l’avenir. Celle ci devrait comprendre les dix composants suivants :

1 – Une politique économique pour l’Union qui place les objectifs économiques et sociaux inscrits dans le Traité (croissance, plein emploi, inclusion sociale) au coeur du processus de décision politique; en complément, une actualisation des objectifs sociaux de l’Union est urgente pour intensifier la lutte contre la pauvreté et renforcer le dialogue social ; à cette fin, un ensemble de droits et d’objectifs sociaux fondamentaux devraient être inclus dans le Traité avec les mêmes instruments de surveillance et de mise en oeuvre que ceux qui existent pour garantir les libertés économiques;

2 – La viabilité de la monnaie unique: le mandat de la BCE doit évoluer en reconnaissant son droit à acheter des obligations d’Etat quand la monnaie est attaquée, avec une responsabilité effectivement partagée pour la gouvernance économique; si la BCE n’est pas autorisée à agir pour sauver la monnaie qu’elle est censée gérer, à quoi sert-elle ?

3 – Une réforme budgétaire: les augmentations du budget européen doivent être consacrées en priorité à promouvoir les technologies innovantes, à financer des investissements utiles aux citoyens, d’infrastructure et de développement durable ; le budget doit être géré en lien, et en utilisant les capacités de la Banque Européenne d’Investissement ;

4 – Une réforme des recettes: les ressources propres de l’UE doivent être renforcées par des taxes sur l’énergie; les Etats-membres devraient se voir accorder plus de marge de manoeuvre pour réduire la TVA pour stimuler la consommation intérieure et supprimer les fiscalités régressives ;

5 – Une taxe sur les transactions financières qui soutienne les incitations à l’emploi pour les PME dans l’industrie et les services, qui encourage la recherche et le développement et qui finance des biens communs mondiaux, tels la lutte contre le changement climatique et l’aide au développement ;

6 – Des investissements européens soutenus par des Project Bonds émis par l’Union, et garantis par la BCE, se concentrant sur la réalisation de l’immense potentiel de la nouvelle économie verte (…);

7 – Une base plus juste pour le commerce international: les négociateurs de l’UE doivent obtenir un nouveau mandat pour lutter contre le dumping social et environnemental ; des taxes doivent être prélevées sur les importations de pays tiers qui ne respectent pas les normes environnementales européennes ;

8 – Un soutien plus fort à nos pays voisins, pour s’attaquer à l’inégalité inacceptable et insoutenable entre l’UE et ses voisins de l’Est et du Sud ;

9 – Une présence plus ferme et unie sur la scène internationale, mettant à profit notre pouvoir collectif politique et économique pour promouvoir nos valeurs et nos intérêts au-delà de nos frontières, et en prenant notre part à la résolution du conflit du Moyen-Orient ;

10 – Le renforcement de la démocratie européenne; les Etats-membres doivent pleinement respecter le Traité de l’Union en nommant le Président de la Commission selon les résultats des élections européennes; les Commissaires doivent être responsables devant le Parlement, qui non seulement devrait les confirmer à leur poste, mais aurait aussi le pouvoir de les révoquer.

Cette croissance doit être créatrice d’emplois et de richesses aux bénéfices de tous les citoyens européens. Elle doit être source de progrès social et au service de la lutte contre l’exclusion sociale dans toute l’Europe.

C’est l’avenir de l’Europe qui est en train de se jouer. Une Europe qui perdrait ses valeurs essentielles – la solidarité, l’efficacité économique et la vitalité démocratique – ne serait plus l’Europe des citoyens.