Véronique De Keyser

Députée européenne et conseillère communale à Liège

Vice-Présidente du Groupe Socialistes et Démocrates du Parlement européen

Le 6 mai, je serai au rendez-vous de ce 2ème tour historique des élections présidentielles françaises !

4 mai 2012

Le 22 avril, je me suis rendue à Paris pour soutenir François Hollande. Beaucoup de camarades socialistes de Liège et de Belgique avaient répondu présents, parmi eux Philippe Busquin, Pierre Galand, Jean Pol Baras le délégué Wallonie Bruxelles à Paris et Christine Ockrent journaliste politique…belge, ne l’oublions pas ! Ce 6 mai, je serai aussi au rendez-vous de ce 2ème tour historique des élections présidentielles. Au programme : le siège de la Maison Wallonie-Bruxelles Boulevard Saint Germain, puis la rue de Solférino pour célébrer la victoire de Hollande et de la gauche, qui doit gagner en France, où l’actuel président-candidat fait trembler la démocratie. Dans son ignoble et odieux « appel de Toulon » de ce 3 mai, Sarkozy a fait un grand discours fasciste, avec le charisme qu’on lui connaît, mais qui donne froid dans le dos. C’est grave. Aux armes, citoyens ! Alarme, citoyens ! Si l’Europe ne change pas de cap, la peste extrémiste continuera à gagner du terrain. On est tous un peu au second tour de cette « lutte finale ».

Retour en images sur quelques temps forts du débat Hollande-Sarkozy

. L’emploi: « Cette TVA que vous allez imposer va prélever du pouvoir d’achat. J’ai fait le calcul : 300 euros pour un couple de smicards, voilà ce que va être le prélèvement annuel que vous allez infliger », a affirmé François Hollande.

. L’Europe: François Hollande a refusé de voir l’austérité comme seule issue possible de la crise de l’euro, et a rappelé son projet de renégocier le nouveau traité européen, pour plus de croissance, tout en reprochant à son rival de n’avoir rien obtenu de l’Allemagne dans la gestion de la crise.

. L’immigration: sur la question du droit de vote des étrangers, François Hollande demande à Sarkozy « Pourquoi vous laissez supposer que les étrangers non communautaires, non européens, sont des musulmans ? Pourquoi vous dites ça ? Qu’est-ce qui vous permet de dire que ceux qui ne sont pas européens sont musulmans ? »

. La présidentialité: l’anaphore de François Hollande a marqué, sans citer Nicolas Sarkozy, une rupture avec le quinquennat de ce dernier. Cela restera l’un des moments les plus forts du débat. Pendant trois minutes vingt, 15 phrases commençant par « Moi président… » ont chaque fois attaqué des points de la présidence Sarkozy. « Moi président de la République, je ne serai pas le chef de la majorité, je ne recevrai pas les parlementaires de la majorité à l’Elysée. Moi président de la République, je ne traiterai pas mon premier ministre de ‘collaborateur’… » Et Sarkozy a laissé Hollande les prononcer sans l’interrompre une seule fois…