Véronique De Keyser

Députée européenne et conseillère communale à Liège

Vice-Présidente du Groupe Socialistes et Démocrates du Parlement européen

Lettre de Véronique De Keyser à Catherine Ashton, Haute représentante pour l’Union européenne pour les affaires étrangères et la politique de sécurité‎, à propos de la Libye

4 novembre 2011

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Du Moyen-Orient, du Soudan et de Julien Lahaut

16 mars 2010

Blog du 16 mars 2010

Moyen Orient

Alors que la communauté internationale essaie de remettre à la table des négociations Palestiniens et Israéliens, les initiatives se bousculent autour du Moyen Orient. A la mi-mars, Cathy Ashton, Haute Représentante en Affaires Etrangères fait une visite dans la région et reste ferme sur la question des colonies et de Jérusalem Est. Début mars, le Tribunal Russell pour la Palestine s’était réuni à Barcelone et avait rappelé à l’Union Européenne ses obligations face aux violations du droit international commises par l’Etat hébreu. J’y étais entendue comme témoin, par un jury dirigé par Stephan Hessel, Juif, résistant et ex Ambassadeur de France à l’ONU. Gisèle Halimi, la grande avocate française en faisait également partie. Quelques jours plus tard, le parlement européen votait une résolution sur le rapport Goldstone, pour appuyer les conclusions du Juge Sud-Africain et réclamer une enquête indépendante sur l’opération «Plomb durci» menée par Israel à Gaza. Mais ces injonctions sévères n’empêchent pas les rumeurs d’une revalorisation du statut d’Israël de se faire entendre. La réunion de l’accord d’association EU-Israël se tient le 23 mars. D’ici là, les spéculations vont bon train. C’est le temps des marchandages. Va-t-on pour toute justice internationale, troquer une revalorisation du statut d’Israël contre une reprise des négociations de paix, avec, pour les Palestiniens, un lot de consolation : une reconnaissance d’un Etat Palestinien sans définition des frontières ? Tout est possible.

Soudan (voir l’interview lors de la conférence de presse à Khartoum en cliquant sur l’onglet vidéos)

12 mars. Je rentre de ma première visite à Khartoum comme chef de la mission électorale de l’Union européenne. Je n’ai pas quitté la ville car il a fallu décrocher les autorisations nécessaires aux observateurs pour voyager dans le pays et prendre contact avec les autorités et la commission électorale. Le pays est superbe mais la situation politique est difficile. Théâtre d’un long conflit entre le Nord et le Sud, de violences réprimées dans le sang au Darfour, le pays, gardé par une mission des Nations Unies, vit aujourd’hui un calme relatif. Un accord de paix signé en 2005 prévoit la mise sur pied d’élections générales suivies éventuellement au printemps d’un référendum sur l’avenir du Sud. Qui ne signifie pas pour autant l’indépendance du Sud mais qui permettra aux Soudanais de conduire eux-mêmes leur destin. J’ai visité une université de jeunes filles, l’université de Ahfat où les étudiantes préparent les élections avec fougue, débattent des enjeux, discutent, critiquent. Certaines sont voilées d’autres pas : toutes ont l’esprit agile. On me dit qu’à l’Est, les rôles sont beaucoup plus clivés, que les femmes ne sortent pas seules, qu’elles ne viendront guère voter, mais à Khartoum, malgré la charia, les femmes sont partout. La loi électorale prévoit que 25% des sièges seront pour des femmes. Les élections ne sont qu’un premier pas vers la démocratie, il reste un long chemin à parcourir, mais ces jeunes femmes sont prêtes à le parcourir. Et les observateurs- ils seront 130 au moment des élections mais déjà une soixantaine aujourd’hui répartis dans tout le pays- sont là pour les y aider.

Soirée Julien Lahaut avec Denise à Seraing

Je suis rentrée le 12…car depuis des mois, Denise préparait une soirée «Julien Lahaut» pour la souscription publique que j’ai lancée il y a quelques mois. Merveilleuse soirée, avec des amis chers et projection d’un film sur Germaine, conseillère communiste pendant près de vingt ans à Seraing, résistante et qui a été très proche de Lahaut et de son épouse. Je suis fatiguée par le voyage, un peu barbouillée, l’odeur du flan au caramel me tourne le cœur, c’est sûrement le médicament que je prends pour la malaria, mais quelle chaleur humaine, bon sang et qu’il est gai de rentrer chez soi. Pour quelques jours seulement. Les élections au Soudan c’est pour bientôt.