Véronique De Keyser

Députée européenne et conseillère communale à Liège

Vice-Présidente du Groupe Socialistes et Démocrates du Parlement européen

Brèves de la session Plénière de décembre du Parlement européen à Strasbourg

9 janvier 2013

Décision du gouvernement israélien d’étendre les colonies en Cisjordanie

Le groupe S&D se félicite de la résolution adoptée par le Parlement européen s’opposant à la décision du gouvernement israélien d’étendre la construction de colonies de peuplement en Cisjordanie et à Jérusalem-Est. Suite à la décision de l’Assemblée générale des Nations Unies d’accorder le statut d’Etat d’observateur non membre à la Palestine, le gouvernement israélien avait annoncé la construction de 3000 unités de logements, ce qui menace une solution à deux Etats défendue par l’UE. La résolution condamne aussi la décision israélienne de rétention des revenus des impôts palestiniens, ce qui empêche l’Autorité palestinienne d’administrer son territoire. Enfin, la résolution appelle à la réconciliation du peuple palestinien, à Gaza, en Cisjordanie et à Jérusalem-Est.

Nouveau budget général de l’UE pour 2013

Ce mercredi 12 Décembre à Strasbourg, le Parlement européen a adopté le nouveau Budget général de l’UE pour l’année 2013, avec un total de 132.8 milliards d’euros de crédit de paiement -ce qui équivaut à 0,99% du Revenu National Brut (RNB) des 27 Etats membres- ainsi que 150.9 milliards de crédits d’engagements (1.13% du RNB). Ce Budget est donc moindre que celui de 2012 qui comportait 1.05% de crédits de paiements et 1.15% de crédits d’engagements. Le Groupe S&D est inquiet qu’un tel Budget à la baisse négocié d’une poigne de fer par le Conseil ne puisse suffire à couvrir tous les paiements nécessaires pour l’année civile prochaine ou à mettre en œuvre le pacte « Emploi et croissance » décidé au sommet européen de Juin dernier. Il est temps de mettre fin aux impasses récurrentes des négociations du Budget en dotant l’UE un système de ressources propres a intégré dans le prochain cadre financier pluriannuel.

Résolution sur la situation des droits fondamentaux dans l’UE

Les pays de l’UE devront fournir davantage d’efforts pour protéger les droits fondamentaux, dont ceux des minorités nationales, des Migrants et des personnes LGBT, ont estimé le mercredi 12 décembre les députés européens dans une résolution. Ils ont aussi exprimé leurs préoccupations quant aux restrictions dans certains États membres en matière de services de santé reproductive, tels que l’avortement légal et sûr. Les députés ont également soutenu le mariage gay, amenant le groupe PPE à voter contre le rapport préparé par Monika Flasikova Benova (S&D, slovaque).

La résolution sur la situation des droits fondamentaux dans l’UE en 2010 et 2011 a finalement été adoptée par 308 voix pour, 229 contre et 48 abstentions. Mais avant d’adopter le texte de la commission des libertés civiles, les députés avaient rejeté une résolution alternative du groupe PPE.

Ratification de l’Accord de Libre échange EU Colombie Pérou : la vigilance est de rigueur.

En vertu de ses nouvelles prérogatives consacrées par le traité de Lisbonne, le Parlement européen obtenait le pouvoir de ratification des accords commerciaux de l’UE. Depuis plus d’un an (novembre 2011) se discutait donc au PE un accord de libre échange négocié par l’UE avec la Colombie et le Pérou, en parallèle d’un accord bi régional avec l’Amérique centrale. Le PE a finalement ratifié cet accord le 11 Décembre 2012 à Strasbourg lors de la Session plénière par une majorité confortable de 486 votes en faveurs, 147 contres et 41 absentions.

Au sein du Groupe S&D, le rapporteur Bernd Lange (S&D) a fait état des grandes avancées et des nombreux engagements des gouvernements colombiens (voir plan d’action 2010-2015) et péruviens vers une amélioration substantielle des droits de l’Homme, des droits syndicaux et des normes environnementales (de lutte contre l’impunité des militaires et services de l’ordre, la corruption, le trafic de drogue, la lutte contre la criminalité, etc.). Ces avancées importantes, couplées avec la possibilité de suspendre l’accord en cas de non-respect, ont pu convaincre le Groupe S&D de se positionner en faveur de la ratification de l’accord.

Il persistait néanmoins de sérieuses réserves –au sein du Groupe- quant à l’ampleur des avancées, notamment du gouvernement colombien et l’écart toujours important entre la réalisation concrète et les mesures promises par le Président Santos. C’est cet écart toujours béant actuellement qui impose à notre délégation belge PS francophone de se positionner en faveur d’une abstention.

En effet, de nombreux rapports d’ONG de défense des Droits de l’Homme, d’organisations syndicales belges et étrangères faisaient état d’une situation très critique vis-à-vis du plan d’action colombien. La subsistance d’assassinats de trop nombreux dirigeants syndicaux, l’impunité persistante dans l’armée, les failles dans les nouvelles lois colombiennes de restitutions des terres, la situation des populations autochtones colombiennes et péruviennes, sont toujours très préoccupantes et les réformes ne sont pas encore arrivées à maturité. Elles doivent donc faire l’objet d’un suivi attentif.

La délégation du PS francophone, tout en reconnaissant les avancées démocratiques de la Colombie, s’est montrée plus prudente que le Groupe S&D et a décidé de s’abstenir au vote pour marquer sa réserve à l’accord de libre échange. Le dossier n’est pas clos: le Parlement européen reste vigilant sur la feuille de route démocratique et son implémentation réelle.

Véronique De Keyser co-auteur de 8 résolutions pour la session plénière de juin

13 juin 2012

La députée européenne Véronique De Keyser a présenté pas mois de 231 résolutions à ce jour, pour cette 7ème législature et son troisième mandat parlementaire. Pour cette nouvelle session plénière qui a lieu du 11 au 14 juin, l’eurodéputée est co-auteur de 8 résolutions:
- Droits de l’homme et sécurité dans la région du Sahel
- Minorités ethniques en Iran
- Impunité aux Philippines
- Guinée Bissao
- Suivi des élections en République démocratique du Congo
- Sud Soudan et Soudan
- Résolution Colombie-Pérou
- Mutilations génitales.

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Résolution « Droits de l’homme et sécurité dans la région du Sahel » co-auteur Véronique De Keyser

Résolution « Minorités ethniques en Iran » co-auteur Véronique De Keyser

Résolution « Impunité aux Philippines » co-auteur Véronique De Keyser

Résolution « Guinée Bissao » co-auteur Véronique De Keyser

Résolution « Suivi des élections en République démocratique du Congo » co-auteur Véronique De Keyser

Résolution « Sud Soudan et Soudan » co-auteur Véronique De Keyser

Résolution « Colombie-Pérou » co-auteur Véronique De Keyser

Résolution « Mutilations génitales » co-auteur Véronique De Keyser

Des parlementaires européens socialistes et démocrates, dont Véronique De Keyser, soulignent des changements en matière de droits de l’homme en Colombie

26 juillet 2011


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Des eurodéputés en mission en Colombie

26 juillet 2011


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Si tous les commissaires ont réussi leur audition, l’écrasante majorité penche à droite : la faute à qui ?

9 février 2010

Blog du 9 février 2010. Accrochez-vous, je suis à Strasbourg. Sans conviction, mais aussi sans surprise, nous avons voté ce matin la mise en place de la nouvelle Commission européenne. Vingt sept nouveaux commissaires sous la houlette de José Manuel Barroso déjà bien connu dans la maison. Pourquoi sans conviction ? Parce que si tous les commissaires ont réussi leur audition (avec une belle courbe de Gauss, certains de justesse, d’autres avec brio, au milieu beaucoup avec des résultats honnêtes), l’écrasante majorité penche à droite. La faute à qui ? La faute aux élections nationales qui dans les 27 pays de l’Union ont porté la droite au pouvoir. D’où seulement 7 commissaires socialistes, aucun vert, et le reste, centre ou droite. Donc, un rejet de la Commission actuelle n’aurait en rien changé la donne politique : les pays concernés nous auraient produit une copie conforme en cas de rejet de leur poulain; les noms auraient changé, pas le pays ni l’appartenance politique. Mais il faut savoir parfois changer de poulain : la Bulgare Jeleva en a été l’éclatante démonstration. Son audition avait été navrante et la candidate avait fait preuve d’une ignorance sidérale. Elle fut vite remplacée par une autre commissaire désignée, bulgare elle aussi, de droite elle aussi, mais époustouflante et ce qui ne gâte rien, pleine d’humour. Accessoirement vice-présidente de la Banque mondiale, ce qui pour une future commissaire à l’aide humanitaire, était un bon tremplin. Avec ce léger toilettage, la commission était prête.

Donc le vote favorable a rencontré une écrasante majorité. Cohn Bendit, éternel opposant, s’est opposé. Rien d’inattendu. Mais il s’est lancé dans une casuistique subtile. Avec de splendides effets de manche, il a voté non à la Commission, tout en se déclarant prêt à la soutenir si elle œuvrait dans la bonne direction : en déployant une politique fiscale, en renforçant les efforts de lutte contre le changement climatique (à propos, un petit réchauffement ces jours-ci ne me déplairait pas !), en créant de l’emploi etc. Nous, les socialistes, avons dit oui mais en exigeant, en contre partie, du social, de l’emploi et l’étude a priori, avant toute décision législative, de l’impact social qu’elle risque d’avoir. La crise a plané sur toutes les interventions des groupes politiques. Il n’y a pas que Reynders qui joue au caméléon : Daul, le président du grand groupe du parti populaire européen y est allé de son couplet social et Verhofstadt, président du groupe libéral au Parlement européen, n’était pas mal du tout. C’est assez drôle d’ailleurs de se retrouver entre Belges au Parlement européen, avec Jean-Luc Dehaene (très distant), Guy Verhofstadt (drôle et bourré d’intelligence), Louis Michel (avec un potentiel d’indignation intact), Marianne Thyssen (effacée mais gentille), l’extrême droite flamande (bien propres sur eux, BCBG, ignobles), Frida Brepoels du NVA (chaleureuse et « humanitaire »), et puis beaucoup d’autres, Kathleen, Saïd, Isabelle, Marc, Fred etc.. Nous vivons ensemble dans un microcosme où les jeux politiques ne sont pas la transposition des jeux nationaux. Ce sont donc surtout les individualités et les caractères qui priment.

On vote aussi durant cette session sur l’accord SWIFT. C’est-à-dire un accord intérimaire de transmission des données bancaires aux Etats-Unis, dans le cadre de la lutte contre le terrorisme. Initialement le réseau SWIFT est une coopérative d’origine belge qui sert de messagerie bancaire reliant près de 8.000 établissements financiers dans le monde. Les Etats-Unis ont utilisé ces données bancaires en réquisitionnant la copie des messages stockée aux Etats-Unis comme back-up de l’original stocké en Europe. L’affaire avait suscité un certain émoi, à cause de son manque de transparence (des messages étaient utilisés sans que leurs auteurs en aient connaissance et sans leur consentement) mais un accord intérimaire avait été consenti aux Etats-Unis les autorisant à continuer la consultation des données durant 9 mois, le temps de boucler un accord final plus soucieux du respect des libertés individuelles. Mais ne soyons pas naïfs, SWIFT ne fait pas que miner les libertés individuelles; il peut aussi être une arme d’espionnage économique. Etonnamment durant ces 9 mois, les inquiétudes du Parlement européen n’ont pas été prises en compte. Il a compté pour du beurre. Or aujourd’hui avec le Traité de Lisbonne le Parlement a un pouvoir de co-décision sur la négociation. Il faut son approbation sur un accord final. Les socialistes, les verts, la gauche unie, et les libéraux risquent de s’opposer. Les Etats-Unis sont furieux, Hillary Clinton téléphone à tous les numéros qu’elle a, dont celui de lady Ashton, nous sommes mis sous pression par les ambassadeurs américains dans différents pays. C’était le gros thème de discussion au Groupe ce soir : c’est clair, les socialistes continueront à dire non. C’est un peu de notre rêve américain qui se brise. La lune de miel avec Obama est terminée.

Et puis, de nombreuses réunions ont préparé le départ de la semaine prochaine en Colombie. Je n’ai déjà que trop parlé du problème colombien mais cette fois, c’est fait : on part. En groupe de «haut niveau» (et oui, c’est ainsi qu’on s’appelle quand le chef du Groupe part avec nous). Vous aurez au retour le détail de cette aventure. D’ici là, beaucoup d’eau coulera encore sous le pont.

Véronique De Keyser préside les « Silver Rose Awards » 2010

2 février 2010

Des syndicalistes colombiens récompensés par Véronique De Keyser qui salue leur courage face aux attaques dont ils sont victimes et le risque dans lequel ils travaillent

SOLIDAR est un réseau européen regroupant 53 organisations qui oeuvrent partout pour la justice sociale. SOLIDAR a créé les «Silver Rose Awards» en 2000 dans le but de valoriser et de faire connaitre au public le travail d’associations, organisations ou personnes individuelles qui promeuvent l’égalité en Europe et dans le monde. Les Récompenses attribuées aux gagnants aident à augmenter la visibilité de leurs actions qui peuvent être à l’origine d’autres initiatives.

Les gagnants de l’édition 2010, présidée par Véronique De Keyser – Députée européenne, membre de la Commission des Droits de l’Homme – sont :
- les syndicats Colombiens CUT-CTC-CGT représentés par M. Alfonso Morantes Président de la Confédération des Travailleurs (CT) et Mme Percy Oyola Paloma deuxième secrétaire Général Adjoint de la CGT,

- Le Centre Européen des Droits des Roms (ERRC) qui vise à protéger ceux-ci de la réticence et de la méfiance opposée à leur «intégration», du fait de leur culture de vie nomade,

- Deux personnalités politiques de tout premier plan : l’ancien premier ministre Gyula Horn (Hongrie) l’un des protagonistes de la chute du « Rideau de Fer », et Pierre Mauroy (France) ancien premier ministre du gouvernement François Mitterrand de 1981 à 1984, Maire de Lille de 1973 à 2001, dont le cabinet a présenté de nombreuses réformes sociales : réduction du temps de travail à 39 heures, retraite à 60 ans, hausse d’allocations.

« Les candidats au « Silver Rose Awards » de cette année ont tous fait un remarquable travail pour défendre la démocratie et donner une voix aux plus démunis. Pourquoi le prix « international » a-t-il été décerné aux syndicats colombiens ? Chaque année en Colombie des centaines de syndicalistes sont assassinés. La Commission européenne a constaté que le gouvernement colombien a fait certains efforts : protection accrue des syndicalistes, crimes plus souvent qu’autrefois traduits en justice mais le pourcentage de cas où l’action a conduit a une condamnation des responsables est infime. Le pays manque encore cruellement d’un plan national d’action sur les Droits de l’Homme. L’exercice des droits sociaux et politiques des travailleurs ne doit pas avoir pour conséquence de les voir brimés en permanence, menacés, court-circuités par des législations liberticides. Si l’U.E signe un accord commercial avec un système de préférence généralisé pour la Colombie, il ne faut pas que ce soit un bon point sur le bulletin du Président Uribe, valable pour un 3ème mandat, ou un sérieux coup de pouce aux multinationales colombiennes : les droits des travailleurs doivent y trouver réellement leur compte. Dans ce contexte, il est plus important que jamais que nous montrions notre solidarité avec nos frères et soeurs en Colombie. Je vous attends nombreux ce 3 février au Parlement européen. » déclare Véronique De Keyser.

De la Colombie, des syndicalistes, et des aveux de Monseigneur Léonard

27 janvier 2010

Blog du 25 janvier 2010. «La Colombie travaille main dans la main avec les Nations Unies pour la Protection des Droits de l’Homme». «La Colombie s’est portée volontaire pour une revue périodique sur les droits de l’homme. Le haut Commissaire aux Droits de l’Homme de l’ONU est représenté en Colombie. Le Haut Commissaire aux Réfugiés des Nations unies est présent en Colombie depuis plus d’une décade». Je lis attentivement la brochure qu’un huissier a déposée sur mon pupitre et je crois rêver. Ah, j’allais oublier : «la Colombie et l’Union européenne mettent en place un mécanisme de dialogue sur les droits de l’homme». Et dans le même temps, j’entends bourdonner dans mes écouteurs l’intervention d’un syndicaliste colombien : il parle de génocide syndical. Nous sommes le 25 janvier 2010 dans l’après-midi à la Commission Développement du Parlement européen : une audition, une de plus sur la Colombie. Qu’en est-il finalement de ces tirs croisés ? J’ai toujours plus tendance à croire les morts que les vivants : les premiers ne mentent pas. Les assassinats des syndicalistes ont-ils diminué en Colombie de manière substantielle au cours de ces dernières années ? Il semble que oui. Selon les autorités colombiennes, présentes cet après midi, il y avait en 2001, 27.800 citoyens assassinés, dont 205 syndicalistes. Hier, en 2009, on relevait 15.817 assassinats dont en moyenne (moyenne entre les chiffres officiels et ceux des syndicats) une trentaine de syndicalistes. Les chiffres restent atterrants – les autorités colombiennes l’avouent et déclarent leur honte, mais elles se positionnent aussi en victimes. Ce n’est pas nous, ce sont eux. Eux, les Farcs, les terroristes qui prennent le peuple colombien en otage.

L’Organisation Internationale du Travail, saisie du problème et dont une représentante assistait à l’audition, a pris deux initiatives : la première qui date de quelques années déjà, a été la mise en place d’un accord tripartite pour le droit d’association et la démocratie. Cet accord fut signé par le gouvernement colombien et par les acteurs sociaux, patronat et syndicats en 2006 ; il convient encore de le renforcer. La seconde initiative est une commission d’experts, qui a rendu des avis en 2008, sans maquiller aucune de ses conclusions. Elle a investigué «les actes de violence contre des dirigeants syndicaux et des syndicalistes entrainant assassinats, séquestration, attentats contre la vie» et surtout l’impunité légendaire autour de cette criminalité. La Commission constate que le gouvernement colombien a fait certains efforts : protection accrue des syndicalistes (avec un budget important), crimes plus souvent qu’autrefois traduits en justice, mais hélas, le pourcentage de cas où l’action en justice a conduit a une condamnation des responsables est infime. Et le droit de grève est très loin d’être garanti. Le pays manque encore cruellement d’un plan national d’action sur les DH, comme d’une loi sur l’indemnisation des victimes. Donc accord commercial ou pas, le débat continue à faire rage.

Les droits sociaux et politiques ne sont pas négociables. Sans garanties réelles que tout sera mis en œuvre pour que ces droits soient respectés, il ne peut y avoir d’espace pour un accord. Il ne suffit pas de dire : les assassinats sont moins nombreux. Il faut encore que dans ce pays d’une extrême violence, l’exerce des droits sociaux et politiques des travailleurs ne soient pas en permanence brimés, menacés, court-circuités par des législations liberticides. Si l’U.E signe un accord commercial avec un système de préférence généralisé pour la Colombie, il ne faut pas que ce soit un bon point sur le bulletin du Président Uribe, valable pour un 3ème mandat, ou un sérieux coup de pouce aux multinationales colombiennes, non il faut que vraiment les droits des travailleurs y trouvent leur compte. La messe n’est pas encore dite. Et au passage un coup de chapeau aux syndicalistes d’Inbev. Là non plus la messe n’est pas dite, mais ils n’ont pas hésité à prendre le peuple belge en otage, à l’assoiffer car la Jupiler se faisait rare dans les rayons des supermarchés…et ça c’est un argument massue. Ca a marché ! Mais restons vigilants. Et tant qu’on parle de messe, que dire de la comparaison faite par Monseigneur Leonard entre l’anorexie et l’homosexualité ? De quel désir refoulé Monseigneur Léonard est-il porteur ? Je ne veux pas savoir ! Vite, marions les prêtres : il paraît que la majorité des catholiques y est favorable !