Véronique De Keyser

Députée européenne et conseillère communale à Liège

Vice-Présidente du Groupe Socialistes et Démocrates du Parlement européen

Conseil Communal des Enfants

29 janvier 2013

Ce lundi 28 janvier 2013, le conseil communal de Liège s’est réunit à l’hôtel de ville. Les deux principaux sujets à l’ordre du jour étaient: la mise en place d’un conseil communal des enfants à Liège; et le vote sur une motion de soutien qui apeplle à se mobiliser pour sauver la sidérurgie liégeoise.

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Le Conseil Communal des Enfants permet aux enfants de la Ville de :
s’exprimer et de donner leur avis
communiquer avec les responsables politiques
proposer des idées pour améliorer la ville
mieux connaître le fonctionnement des institutions communales

Sa composition ?
Le Conseil Communal des Enfants est composé de 48 enfants liégeois élus à l’âge de 9 et 10 ans provenant des différentes zones de la Ville. Ils sont Conseillers pendant 2 ans. Ils sont élus démocratiquement tous les deux ans.

Ça se passe où ?
Ces enfants se réunissent à l’Hôtel de Ville, ou dans un autre lieu central, lors de réunions générales (séances plénières) ou en petits groupes de travail sur un thème plus précis (commissions).

Ça se passe quand ?
Les Conseillers se réunissent en moyenne 1 fois par mois le mercredi après-midi.

Pour plus d’information:
http://www.liege.be/jeunesse/le-conseil-communal-des-enfants

Interpellation de Véronique De Keyser au conseil communal de Liège lundi 30 janvier 2012

2 février 2012

Mon interpellation, Monsieur le Bourgmestre sera aussi courte que simple.

Mon attention a été récemment attirée par un incendie qui s’est déclaré au 20ème étage de la Tour Kennedy. Un incendie fort heureusement sans conséquence grave.

Cependant, plusieurs personnes habitant cet immeuble dont une au même étage mais côté Croisiers et une autre à un étage supérieur, m’ont signalé n’avoir été averties de l’incendie que par des appels téléphoniques venant d’amis, habitant un autre immeuble et qui s’inquiétaient.

Le building, comme bien d’autres je suppose, ne dispose d’aucun système d’alarme général comme c’est le cas notamment dans les hôtels ou des immeubles de bureaux. Système qui permettrait d’avertir les habitants de l’immeuble d’un problème et dans notre cas d’un incendie. Les échelles de pompiers n’atteignent, je pense, qu’un huitième étage, voir un ou deux de plus. Nos services de secours peuvent en cas de nécessité évacuer les habitants par cette échelle. Mais dans le cas de la Tour Kennedy (building de plus de 20 étages) comme dans d’autres buildings de cette importance, cette évacuation est impossible. Même si ce bâtiment est équipé de nombreuses portes coupe- feu, il est anormal que ses habitants ne soient pas avertis qu’il y a un incendie dans leur immeuble. A la Tour Kennedy, les habitants des étages supérieurs à celui où il y a eu un incendie ignoraient ce qui se passait (heureusement cette fois sans gravité) sous leurs pieds.

Un système d’alarme générale doit être mis en place. Il en va de la sécurité des citoyens. Même si la sécurité « incendie » n’est pas, je pense de compétence communale, la sécurité générale l’est ainsi que les services de pompiers.

Je souhaiterais, Monsieur le Bourgmestre, que nous nous penchions sur ce problème afin de prévenir une éventuelle catastrophe.

Véronique De keyser
Conseillère communale à Liège
Députée européenne

Le Conseil Communal de Blegny participe à la souscription « Julien Lahaut » initiée par Véronique De Keyser

23 juin 2011

Il y a un an, le coeur de la ville de Liège explosait…

25 janvier 2011

27 janvier 2011, une journée de mémoire mais aussi de solidarité.

Mercredi 27 janvier 2010, il était presque 1h45 du matin et le Conseil communal, auquel je participais, touchait à sa fin quand une violente explosion secoua l’Hôtel de Ville et tout le quartier « Léopold ». Presque un tremblement de terre. Le 18 de la rue Léopold venait d’exploser. L’intérieur de l’immeuble s’effondra sur lui-même et un violent incendie se déclara.

L’immeuble voisin fut immédiatement touché et l’incendie s’étendit.
L’immeuble s’effondra à 7 h00 du matin enlevant tout espoir de retrouver des survivants.
L’explosion et l’incendie qui s’ensuivit firent 14 morts et une vingtaine de blessés. Une catastrophe sans précédent.
Un quartier sinistré. Des centaines d’habitants déplacés. Des dizaines de maisons inhabitables.
Une catastrophe due, peut-être, à une fuite de gaz. Mais, rien à ce jour n’est confirmé.

Cette catastrophe humaine mettra pourtant en évidence le courage d’Alexis Robert et de Vicky Storms qui permirent de sauver la vie de la petite Elena ; le courage, le dévouement et la compétence de nos pompiers, des services de secours, de la protection civile, des policiers liégeois, des services communaux et provinciaux liégeois qui, tous, travaillèrent sans relâche, nuit et jour, dans des conditions plus que difficiles et dramatiques.

Cette catastrophe permit aussi à la population de la région liégeoise d’exprimer sa légendaire solidarité.

Un an après, je me souviens de ces jours noirs pour notre Cité. Je présente à toutes les familles des victimes mes pensées les plus émues et réitère tous mes remerciements à tous les services qui sont intervenus dans le cadre de ce drame.

Respect, monsieur le Bourgmestre. Respect à toute votre équipe.

1 février 2010

Blog du 31 janvier 2010. Semaine interminable. Une des plus tristes de ma vie. Et parce que les fouilles ne sont pas finies, parce que tous les corps peut-être n’ont pas été retrouvés, le deuil n’est pas encore possible. Nous devions reprendre le Conseil communal ce lundi, à l’endroit même où il s’était arrêté, puis rendre hommage aux victimes et ainsi repartir vers la vie, mais les fouilles reprennent, le Conseil est annulé, l’hommage postposé. Et pourtant, dans cette détresse, que de messages d’espoir en l’humanité. Message des morts d’abord, dont certains ont sacrifié leur vie pour qu’une autre soit sauvée. Car dire aux sauveteurs de sauver d’abord une enfant, quand un immeuble est sur le point de s’écrouler, c’est s’exposer à mourir soi-même. Et c’est ce qui est arrivé hélas puisqu’un jeune couple, encore en vie après l’explosion, n’a pas résisté à l’effondrement de la maison. Message de courage et d’abnégation des pompiers, une fois de plus, alors que leur métier n’est pas encore reconnu comme métier à risque. Message de solidarité des Liégeois et des Liégeoises et du pays entier qui veulent aider, donner, atténuer la détresse. Dès les premières heures de l’annonce du désastre, mes amis et mes collègues du Parlement me téléphonaient : « que peut-on faire, où peut-on donner, faut-il prendre des enfants à la maison ? » Tous veulent partager et alléger le poids de la catastrophe. Et puis, message de toute une ville. Car la façon dont la catastrophe a été prise et gérée de la première minute jusqu’à ce jour, me remplit d’admiration et me réconforte. Me rassure. Car s’il est vrai que dans le malheur, il y a eu quelques coups de chance - le bourgmestre, le chef de la police étaient sur place, les pompiers sont arrivés très vite, et le démarrage des secours est intervenu dans les premières minutes – le reste du plan catastrophe tel qu’on l’a vu se dérouler cette semaine ne doit plus rien au hasard.

C’est une immense machine organisationnelle qui a été mise en place. Elle a rencontré une palette incroyable de problèmes, qui va des aspects psychologiques de la catastrophe – aide aux victimes, récupération des animaux domestiques, des cours d’étudiants, etc. – aux aspects techniques et de sécurité les plus poussés – étançonnement des immeubles touchés, vérification de l’état du réseau électrique et de gaz dans le quartier, réquisition de logements. La dernière décision prise, c’est-à-dire ne pas démolir les immeubles touchés mais renforcer leurs structures pour reprendre les fouilles, témoigne du réajustement constant de la stratégie en fonction de la situation. Et ça, ça ne s’improvise pas. Quand je rencontrais à l’Eglise Saint André, certains de mes anciens étudiants en psychologie, engagés par la Ville il y a quelques années dans les contrats de sécurité et qui se retrouvaient en première ligne pour l’aide psychologique aux victimes, je me disais – heureusement que la Ville avait ce potentiel qui pouvait immédiatement se mettre à l’œuvre. Idem pour les pompiers, dont le statut doit impérativement être revu, mais qui ont eu, grâce à l’intercommunale, un équipement décent. Idem pour les forces de police. La catastrophe a au moins révélé ce visage rassurant d’une Ville dans des circonstances dramatiques. Respect, monsieur le Bourgmestre. Respect à toute votre équipe.

Mercredi 27 janvier 3h25 du matin : Véronique De Keyser au cœur de Liège qui explose

27 janvier 2010

Blog du 27 janvier 2010. Le cœur de Liège explose. Je viens de rentrer à la maison. Gigantesque explosion dans la rue Léopold à Liège alors que nous étions en plein Conseil Communal, c’est-à-dire à cinquante mètres de l’explosion. Toutes les vitres de l’hôtel de ville sont soufflées sur la façade arrière. Nous avons d’abord cru à un attentat, une bombe – d’autant que des maisons entières s’étaient effondrées et commençaient à flamber. C’était le Conseil où on votait le budget annuel. Tous étaient là, y compris le chef de la police, le bourgmestre etc. La coordination des secours et des autorités a donc été immédiate : la police était sur les lieux et les pompiers sont arrivés en quelques minutes. Les voitures des membres du Conseil étaient garées à quelques mètres de l’explosion. Beaucoup sont détruites. Mais j’ignore encore, à l’heure où j’écris ces lignes s’il y a des victimes sous les décombres. Personne n’a crié, au moment ou tout a vacillé mais on a d’abord pensé aux lustres, gigantesques qui risquaient de se décrocher au plafond, au fait que l’instant d’avant on mangeait tous ensemble dans la salle arrière la plus exposée et ce n’est qu’après quelques instants en regardant aux fenêtres, qu’on a mesuré l’étendue du désastre : les maisons effondrées, le feu qui avait déjà pris aux étages et les pompiers sortaient des gens qui s’étaient réfugiés aux étages. On a réalisé alors que les victimes n’étaient pas nous, mais d’autres, si près de nous. Une fine poussière grise recouvrait la cour arrière de l’hôtel de ville. Ma voiture, bousillée à l’avant et à l’arrière, roulait cependant encore. Je suis rentrée à la maison, complètement sonnée pendant que les secours se poursuivent. Il est trois heures vingt cinq du matin. Bravo pour les secours.

Mise au point de Véronique De Keyser sur « L’Eros Center » de Liège

6 octobre 2009

« Je suis étonnée des gros titres de la presse parlant d’un futur Eros Center » à Liège, déclare l’eurodéputée belge Véronique De Keyser, qui est aussi conseillère communale à Liège et membre fondateur d’Isatis « Initiative sociale d’aide aux travailleurs indépendants du sexe », l’ASBL qui vient de se créer mardi 29 septembre.

 » J’ai toujours exprimé mon refus devant ce titre racoleur, qui peut créer un appel d’air à des clients venant de l’étranger puisque nous sommes dans une région transfrontalière. J’ai exprimé ce refus au conseil communal et en présentant ma candidature à Isatis. L’objectif n’est pas de créer un commerce du sexe à Liège, mais d’éviter que les prostitué(e)s des 51 salons qui ont été fermés à Liège ne disparaissent dans la nature, sans protection aucune, ruinant ainsi tous les efforts des associations qui s’en occupaient. Si Isatis veut gérer un lieu où des prostitué(e)s travaillent c’est pour leur garantir une protection à tous les niveaux, notamment sur le plan de la santé et empêcher que des loyers exorbitants soient pratiqués dans une logique purement commerciale. Isatis se veut aussi un instrument de réinsertion sociale aidant ceux ou celles qui souhaitent quitter la prostitution. »

Véronique De Keyser ajoute qu’à l’Europe elle a toujours lutté contre le trafic d’êtres humains, mais que même quand la prostitution n’est pas forcée, les prostitué(e)s constituent une population fragile, victime de bien des abus.