Véronique De Keyser

Députée européenne et conseillère communale à Liège

Vice-Présidente du Groupe Socialistes et Démocrates du Parlement européen

Call To Europe, avec la participation de Véronique De Keyser au panel sur le Moyen Orient le 22 juin

14 juin 2012

L’intervention de la députée européenne et Vice-présidente du groupe Socialistes et Démocrates Véronique De Keyser, dans le panel « Des pas en avant pour le Moyen-Orient et l’Afrique du nord », c’est ci-dessous. Le détail de l’événement, c’est ici.

Vers la fin des mutilations génitales dans le monde? – Towards the End of Genital Mutilation in the World?

14 juin 2012

Le Parlement européen, en sa session de Strasbourg, vient d’adopter à l’unanimité une résolution qui vise à mettre fin aux mutilations génitales dans le monde. Le Parlement, en effet, demande à l’Assemblée Générale des Nations Unies d’adopter au cours de sa 67ème session une résolution visant à harmoniser les mesures déjà prises par certains Etats membres et à développer des instruments juridiques, régionaux et internationaux à cet effet. Bref, de lancer une véritable stratégie mondiale. Il était grand temps. En effet, même si certains pays africains ont, sous l’impulsion de réseaux de femmes remarquables, déjà pris des mesures, le phénomène est loin de disparaître y compris dans les pays européens à travers une immigration fragilisée et refermée sur des coutumes ancestrales, bien éloignées des préceptes de l’Islam et autres croyances.

« C’est un sujet encore tabou, et nous manquons de chiffres mais pas de témoignages. Et je salue d’abord le courage des femmes et des jeunes filles qui victimes de ces sévices acceptent de témoigner de leur calvaire » déclare l’eurodéputée Véronique De Keyser, co-auteur de la résolution. Et avec les mots les plus crus, l’eurodéputée décrit, non seulement l’excision mais l’infibulation- qui consiste à coudre les lèvres du sexe féminin, en ne laissant qu’un minuscule orifice, pour faire passer l’urine et le sang des menstrues. « Le simple fait d’uriner prend des heures et cause des souffrances intenses et des infections à répétition. Et lors de la nuit de noces, l’époux doit parfois découper l’infibulation au couteau ou avec des ciseaux. Ces cas, qui ont parfois des conséquences tragiques et entrainent le décès de la femme, existent encore dans nos pays aujourd’hui. »

« Rien dans l’Islam n’impose ces pratiques, déclare Marc Tarabella, membre de la Commission des Droits de la Femme. Ce sont des pratiques ancestrales, culturelles plutôt que religieuses. » Au-delà des sanctions, indispensables pour une tolérance zéro à ces barbaries, il faut donc développer au niveau local des stratégies proactives d’éducation et de formation, y compris à l’égard des mères qui perpétuent les sévices qu’elles ont connus chez leur filles.

« On a beaucoup parlé d’intégration ces jours-ci en Belgique, déclare Véronique De Keyser. La lutte contre les mutilations génitales doit faire partie du bagage des droits que nous souhaitons partager avec les femmes immigrées. Le temps n’est pas si loin en Europe ou les Croisés, partant délivrer Jérusalem aux mains des infidèles, enfermaient le sexe de leurs femmes dans des ceintures de chasteté. Nous n’avons de leçons à donner à personne, mais bien des conquêtes de droits à partager ».

———————————————————————-

The European Parliament, in its Strasbourg session, has just unanimously adopted a resolution which aims to put an end to genital mutilation in the world. The Parliament has indeed asked the UN General Assembly to adopt, during its 67th session, a resolution aiming to align the measures already taken by certain Member States and to develop judicial, regional and international instruments in order to achieve this. In short, to launch a real worldwide strategy. It was high time. Indeed, even though some African countries have, under the impulse of remarkable women networks, already taken some measures, the issue is far from disappearing including in European countries through a weakened immigration closed to ancestral customs and far from the precepts of Islam and other beliefs.

« It is still a taboo subject, and we are lacking in figures but not in witnesses. I first would like to acknowledge the courage of the girls and women qui have been victims of such abuse and who have accepted to testify their plight » declares MEP Véronique de Keyser, co-author of the resolution. And with the crudest of words, the MEP describes not only the excision but also infibulations, which consists in sewing the lips of the female genital organ, leaving only a tiny hole which allows for the urine and menstrual blood to pass. « The simple act of urinating takes hours and causes intense suffering as well as repeated infections. During the first honeymoon night, the husband must sometimes cut the infibulations with a knife or with scissors. These cases, which sometimes have tragic consequences and lead to the death of women, still exist in our countries today. »

« There is no aspect of Islam which imposes these practices, declares Marc Tarabella, Member of the Women’s Rights Committee. These are ancestral practices, cultural rather than religious. » Beyond sanctions, indispensable for a zero-tolerance policy of these barbaric acts, it is necessary to develop at the local level some proactive educational strategies, including in respect to the mothers who perpetuate these atrocities they themselves have lived through.

« We have often spoken of integration in Belgium these days, says Véronique De Keyser. The fight against genital mutilation must be a part of the package of rights we wish to share with immigrated women. The time is not so far away when the Crusaders, going to deliver Jerusalem from the hands of the infidels, locked up their wives’ genitals in chastity belts. We have no lessons to give to anyone, but we do have rights conquests to share. »

Véronique De Keyser, Marc Tarabella, Frédéric Daerden.

Soirée de soutien au Tribunal Russell sur la Palestine avec Véronique De Keyser samedi 23 juin

14 juin 2012

Conférence/Débat à l’espace MAGH (dédié aux cultures du Maghreb, de la Méditerranée et du Sud) sur le thème: « Palestine: Etats-Unis et Nations Unies, complices ? »

Intervenants: Pierre Galand, Leila Shahid, Afif Safieh, Véronique De Keyser.

Représentations musicales de:
Alice SAÜL
Le quatuor de guitares de Bruxelles
Le GAM…

Pour découvrir le programme complet de l’événement, c’est ici.

Les eurodéputés PS disent non au two pack !

14 juin 2012

Mis en ligne le 14/06/2012

Déjà opposés au six pack, les eurodéputés PS Frédéric Daerden, Marc Tarabella et Véronique De Keyser ont voté contre les rapports, pourtant soutenus par le groupe S&D. « Il y a incontestablement des avancées intéressantes mais la philosophie reste la même que celle du six pack. Ce two pack ne fera que renforcer l’austérité, les coupes dans les dépenses sociales et pour la croissance. Tout cela conduit à la récession, à la détresse et à la méfiance envers le projet européen », justifie M. Daerden, qui a suivi ce dossier pour la commission Emploi du PE.

Le Parlement européen renforce la surveillance des politiques nationales

13 juin 2012

Le Parlement européen a adopté mercredi un nouveau paquet législatif sur la gouvernance économique de l’UE et de la zone euro, renforçant encore l’intégration et la surveillance des politiques nationales. Les eurodéputés ont voté en faveur de la mise en commun des dettes publiques dans un « fonds de rédemption », une mesure rejetée catégoriquement par plusieurs Etats membres.

Les députés étaient appelés à se prononcer mercredi sur un nouveau renforcement de la surveillance économique proposé par la Commission, qui y voit la seule manière de surmonter la crise de la dette souveraine. Baptisé « two-pack » dans le jargon, ces mesures complètent un autre paquet, dit « six-pack », prévoyant déjà des sanctions contre les Etats trop peu rigoureux dans la gestion des comptes publics. Le nouveau paquet mettra davantage encore les gouvernements sous pression, en particulier dans les pays en dérapage financier.

Une disposition très commentée prévoit d’établir une protection légale pour les pays au bord du défaut de paiement, similaire aux procédures de faillite des entreprises. Un pays bénéficiant de cette protection ne pourrait pas être déclaré en défaut. Les intérêts seraient gelés pendant un délai de deux mois, au cours duquel les créanciers devront se faire connaître auprès de la Commission européenne.

Les députés ont en outre remanié la proposition initiale pour ajouter une dimension de croissance et pour empêcher que les coupes budgétaires soient réalisées au détriment de services publics essentiels, tels que l’éducation et la santé.

Le Parlement européen s’est par ailleurs saisi du dossier pour introduire un certain nombre d’éléments sensibles, comme la mise en commun des dettes publiques. Plus précisément, il demande la mise en place d’un fonds de rédemption, qui refinancerait toutes les dettes publiques supérieures au seuil de 60% de leur PIB jusqu’à leur extinction progressive.

Le vote « ouvre la voie à de vraies alternatives aux politiques d’austérité biaisées, qui ont été la marque de fabrique des réponses à la crise jusqu’à présent, et qui ont clairement montré leurs limites », a commenté Philippe Lamberts (Ecolo).

« La discipline budgétaire ne peut pas être l’alpha et l’oméga de notre stratégie. Nous avons besoin de rééquilibrer nos objectifs à court terme pour relancer la croissance et lutter contre le cercle vicieux de la hausse des taux » sur le marché de la dette, a renchéri la rapporteuse socialiste Elisa Ferreira.

Si les propositions amendées ont recueilli une large majorité, elles ne font pas pour autant l’unanimité. Les députés du PS belge ont ainsi voté contre un texte qui « reste contraire à notre souhait d’une Europe de solidarité », selon un communiqué diffusé par Frédéric Daerden, Marc Tarabella et Véronique De Keyser. Ils demandaient notamment que les dépenses d’investissement ne soient pas prises en compte dans le calcul des déficits excessifs, mais cet amendement n’a pas été retenu.

Le vote du Parlement ne marque pas la fin du parcours des propositions, qui doivent encore être discutées par les Etats membres. Le sommet des 28 et 29 juin devrait permettre aux Vingt-sept de dégager quelques grandes orientations, même si certains enjeux, comme la mise en commun des dettes, restent très controversés.

Véronique De Keyser co-auteur de 8 résolutions pour la session plénière de juin

13 juin 2012

La députée européenne Véronique De Keyser a présenté pas mois de 231 résolutions à ce jour, pour cette 7ème législature et son troisième mandat parlementaire. Pour cette nouvelle session plénière qui a lieu du 11 au 14 juin, l’eurodéputée est co-auteur de 8 résolutions:
- Droits de l’homme et sécurité dans la région du Sahel
- Minorités ethniques en Iran
- Impunité aux Philippines
- Guinée Bissao
- Suivi des élections en République démocratique du Congo
- Sud Soudan et Soudan
- Résolution Colombie-Pérou
- Mutilations génitales.

Cliquer sur les images pour les agrandir

Résolution « Droits de l’homme et sécurité dans la région du Sahel » co-auteur Véronique De Keyser

Résolution « Minorités ethniques en Iran » co-auteur Véronique De Keyser

Résolution « Impunité aux Philippines » co-auteur Véronique De Keyser

Résolution « Guinée Bissao » co-auteur Véronique De Keyser

Résolution « Suivi des élections en République démocratique du Congo » co-auteur Véronique De Keyser

Résolution « Sud Soudan et Soudan » co-auteur Véronique De Keyser

Résolution « Colombie-Pérou » co-auteur Véronique De Keyser

Résolution « Mutilations génitales » co-auteur Véronique De Keyser

Les socialistes belges au Parlement européen disent non au renforcement de l’austérité !

13 juin 2012

Ce midi en séance plénière du Parlement Européen, la Délégation Socialiste belge francophone s’est opposée au vote des deux nouveaux textes sur la gouvernance économique.

Après avoir combattu le « 6 pack » en son temps, les députés socialistes Véronique De Keyser, Marc Tarabella et Frédéric Daerden ont exprimé leur opposition au « 2 pack », qui ne fera, selon eux, que renforcer l’austérité européenne, avec les conséquences que l’on connaît : récession, détresse et perte totale de confiance dans le projet européen.

Malgré les avancées significatives obtenues par les socialistes suite au travail parlementaire en commissions de l’Emploi et des Affaires économiques (une place plus importante à la réalisation des objectifs de la stratégie UE 2020, une feuille de route pour la mise en œuvre des eurobounds, ou encore le nécessaire respect du dialogue social et des conventions collectives), « ce texte reste contraire à notre souhait d’une Europe de solidarité », ont souligné les députés européens socialistes, qui voulaient envoyer un signal fort au Conseil européen en refusant de voter le « 2 Pack ».

Le député PS Frédéric Daerden, rapporteur sur le thème en commission de l’Emploi, regrette de ne pas avoir été soutenu par les autres formations : « Un vote de rejet du 2 pack aurait mis le Conseil devant ses responsabilités. L’Europe a besoin d’un changement de cap ».

Ce changement de cap, c’est notamment :

une rigueur budgétaire intégrant les situations macro économiques de chaque Etat membre
une véritable règle d’or qui soutient les dépenses pour la croissance et l’emploi
une solidarité renforcée entre Etats, par une mutualisation des dettes souveraines et la concrétisation des euro bounds
un budget européen d’investissement ambitieux dopé par de nouvelles ressources propres
une Banque Centrale Européenne disposant d’un champ d’intervention étendu au service des Etats membres
une Union bancaire qui régule et assainit le secteur de la finance.