<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
<rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Véronique de Keyser &#187; droits de l’homme</title>
	<atom:link href="http://www.vdekeyser.be/tag/droits-de-l%e2%80%99homme/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>http://www.vdekeyser.be</link>
	<description>Un blog utilisant WordPress</description>
	<lastBuildDate>Fri, 10 Sep 2010 01:17:53 +0000</lastBuildDate>
	<generator>http://wordpress.org/?v=2.9.2</generator>
	<language>en</language>
	<sy:updatePeriod>hourly</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>1</sy:updateFrequency>
			<item>
		<title>La Belgique est un allié européen sûr&#160;!</title>
		<link>http://www.vdekeyser.be/2010/07/12/la-belgique-est-un-allie-europeen-sur/</link>
		<comments>http://www.vdekeyser.be/2010/07/12/la-belgique-est-un-allie-europeen-sur/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 12 Jul 2010 03:57:28 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Véronique De Keyser</dc:creator>
				<category><![CDATA[Divers]]></category>
		<category><![CDATA[Bettencourt]]></category>
		<category><![CDATA[Cathy Ashton]]></category>
		<category><![CDATA[droits de l’homme]]></category>
		<category><![CDATA[Elio Di Rupo]]></category>
		<category><![CDATA[Espagne]]></category>
		<category><![CDATA[Europe]]></category>
		<category><![CDATA[Flamands]]></category>
		<category><![CDATA[football]]></category>
		<category><![CDATA[Olivier Chastel]]></category>
		<category><![CDATA[Paul Magnette]]></category>
		<category><![CDATA[Pays-Bas]]></category>
		<category><![CDATA[Présidence Belge]]></category>
		<category><![CDATA[Salam Fayyad]]></category>
		<category><![CDATA[Sch]]></category>
		<category><![CDATA[Soudan]]></category>
		<category><![CDATA[Véronique De Keyser]]></category>
		<category><![CDATA[Yves Leterme]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.vdekeyser.be/?p=3100</guid>
		<description><![CDATA[Blog du 11 juillet 2010 
L’été est là. Il fait torride. Ai à peine la force d’aligner quelques souvenirs de la dernière session de Strasbourg car il fait, à l’ombre, 34°. C’est moins qu’au Soudan mais c’est chaud tout de même! Cette semaine, arrivée en force de nos ministres au Parlement européen, Flamands en tête. [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.vdekeyser.be/wp-content/uploads/2010/07/IMG_9802-bis.jpg"><img src="http://www.vdekeyser.be/wp-content/uploads/2010/07/IMG_9802-bis.jpg" alt="" title="IMG_9802 bis" width="210" height="374" class="alignleft size-full wp-image-3102" /></a><strong>Blog du 11 juillet 2010 </strong></p>
<p>L’été est là. Il fait torride. Ai à peine la force d’aligner quelques souvenirs de la dernière session de Strasbourg car il fait, à l’ombre, 34°. C’est moins qu’au Soudan mais c’est chaud tout de même! Cette semaine, arrivée en force de nos ministres au Parlement européen, Flamands en tête. En effet, à part Paul Magnette qui a fait une rapide incursion à Strasbourg et Olivier Chastel qui s’efforçait de prendre ses marques, les débuts de la Présidence belge ont été flamands. Mais pas moins sérieux pour autant. Comme l’a dit sans rire Yves Leterme: «Etant en affaires courantes on peut se consacrer 100% à l’Europe». Donc nous aurons une présidence belge spéciale «tout à l’Europe» pendant que leurs successeurs s’affairent à négocier dans la plus grande discrétion. La Belgique est un allié européen sûr. On devait se mordre la langue pour ne pas dire «Nous, on n’est pas des Tchèques!» ce qui est politiquement très incorrect, mais convaincant. Cela signifie en clair «Ne vous en faites pas, on est des Européens convaincus, partisans de la méthode communautaire, prêts à la présidence depuis des mois, avec des gouvernements régionaux aussi forts que des lions, aussi vigoureux que des coqs, bref des forteresses imprenables et si tout le monde ne connaît pas la Brabançonne, on a des artistes: Leterme chante très bien la Marseillaise et Elio l’Internationale. N’ayez pas peur, l’Europe est en crise mais les Schtroumpfs sont arrivés!». Du coup, galvanisés, les députés ont voté le Service d’Action Extérieure qui dote enfin Cathy Ashton de moyens pour sa politique extérieure européenne &#8211; la bagatelle de 5000 diplomates. Et ils ont voté, pas tout mais une partie du «paquet financier» c&#8217;est-à-dire les moyens dont l’Europe va se doter pour contrôler le système financier. Ce n’est pas quand toutes les revues parlent de régime miracle, de sexe durable, ou de scandales croustillants comme l’affaire Bettencourt, que je vais disserter aujourd’hui par 34° à l’ombre du Service d’Action Extérieure ou de la régulation du système financier. À quelques heures de la finale Espagne/Pays-Bas je ne suis pas folle. Sachez tout de même que c’est important et qu’on en reparlera quand il fera moins chaud. Pour l’heure, encore une petite semaine de travail et puis vacances. Demain et mardi, je planche avec la présidence belge, la Commission et 150 ONG des Droits de l’Homme sur la cohérence des politiques européennes. Je défends ensuite à la Commission développement mon rapport sur les mutuelles en Afrique, je dine avec le premier ministre Salam Fayyad mercredi soir, puis encore quelques réunions et….mystère !</p>
<p>Je reprends ce blog avant de vous le poster, car la finale vient de s&#8217;achever sur la victoire de l&#8217;Espagne ! Bravo à tous les pays qui ont participé à cette coupe du monde de football. Et que mon équipe parlementaire, majoritairement composée d&#8217;espagnols – Laure, Sophie, Waldo&#8230; –  et tous les autres, reçoivent mes plus chaleureuses pensées !</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.vdekeyser.be/2010/07/12/la-belgique-est-un-allie-europeen-sur/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>&#8220;Balayer devant notre&#160;porte&#8221;</title>
		<link>http://www.vdekeyser.be/2010/06/23/balayer-devant-notre-porte/</link>
		<comments>http://www.vdekeyser.be/2010/06/23/balayer-devant-notre-porte/#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 23 Jun 2010 02:11:33 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Véronique De Keyser</dc:creator>
				<category><![CDATA[Europe]]></category>
		<category><![CDATA[Amnesty International]]></category>
		<category><![CDATA[Belgique]]></category>
		<category><![CDATA[Catherine Ashton]]></category>
		<category><![CDATA[Charles Goerens]]></category>
		<category><![CDATA[droits de l’homme]]></category>
		<category><![CDATA[eurodéputés]]></category>
		<category><![CDATA[Gabriele Albertini]]></category>
		<category><![CDATA[Heidi Hautala]]></category>
		<category><![CDATA[Omega Research Foundation]]></category>
		<category><![CDATA[ONG]]></category>
		<category><![CDATA[parlement européen]]></category>
		<category><![CDATA[socialiste]]></category>
		<category><![CDATA[torture]]></category>
		<category><![CDATA[Traité de Lisbonne]]></category>
		<category><![CDATA[Union européenne]]></category>
		<category><![CDATA[Véronique De Keyser]]></category>
		<category><![CDATA[Vital Moreira]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.vdekeyser.be/?p=3031</guid>
		<description><![CDATA[ Par Véronique Leblanc, correspondante à Strasbourg
Union européenne
Mis en ligne sur LaLibre.be le 18/06/2010 
 La Belgique épinglée pour la présence sur son territoire d’entreprises vendant des instruments de torture
C’est un exercice imposé. Tous les ans, la Commission tire les conclusions de l’action de l’Europe en faveur des droits de l’homme dans le monde et [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p> <a href="http://www.vdekeyser.be/wp-content/uploads/2010/06/logoLaLibre.jpg"><img src="http://www.vdekeyser.be/wp-content/uploads/2010/06/logoLaLibre.jpg" alt="" title="logoLaLibre" width="97" height="60" class="alignleft size-full wp-image-3032" /></a><em>Par Véronique Leblanc, correspondante à Strasbourg</em><br />
<em>Union européenne</em><br />
<em>Mis en ligne sur LaLibre.be le 18/06/2010 </em></p>
<p> <strong>La Belgique épinglée pour la présence sur son territoire d’entreprises vendant des instruments de torture</strong></p>
<p>C’est un exercice imposé. Tous les ans, la Commission tire les conclusions de l’action de l’Europe en faveur des droits de l’homme dans le monde et pour 2009, un grand oral a eu lieu cette semaine en plénière à Strasbourg. Un débat a ainsi réuni mercredi les eurodéputés et la haute représentante de l’Union pour la politique étrangère, Catherine Ashton.</p>
<p>Des chiffres tout d’abord. De juillet 2008 à fin 2009, l’Union a alloué 238 millions d’euros à des ONG opérant dans une centaine de pays. Elle a envoyé des délégations dans une quarantaine de pays pour discuter des droits fondamentaux avec les autorités et des missions d’observation électorale dans 16 autres pays.</p>
<p>&#8220;C’est bien mais encore &#8220;, ont dit en substance certains eurodéputés qui aspirent à plus de résultats concrets. Ainsi, pour la socialiste belge Véronique De Keyser, partie prenante de plusieurs missions d’observation électorale, l’Union s’est dotée par ce biais d’un &#8220;instrument merveilleux&#8221; qui permet de constater &#8220;des élections défaillantes ou frauduleuses&#8221; mais n’entraîne pas &#8220;une réaction coordonnée et audible&#8221;. &#8220;Ça finit par passer, dit-elle, les gouvernements corrompus font le gros dos et l’Europe légitime par lassitude.&#8221; &#8220;Ne pourrait-on envisager une stratégie de réponse un peu plus audible ?&#8221;, a-t-elle demandé à Catherine Ashton. Pour le libéral luxembourgeois Charles Goerens, un autre paradoxe européen est le manque d’empressement à répondre aux arrêts de la Cour européenne des droits de l’homme manifesté par certains Etats membres.</p>
<p>Une remarque approuvée par la verte finlandaise Heidi Hautala. &#8220;Pour que nous puissions parler haut et fort dans le monde, il faut d’abord balayer devant notre porte&#8221;, a-t-elle souligné dans sa conclusion avant d’en revenir à un autre point évoqué durant le débat et qui n’est ni plus ni moins que l’interdiction du commerce d’instruments de torture sur le territoire de l’Union.</p>
<p>Difficile de penser que la question puisse encore se poser en terre européenne, mais c’est bien le cas. Et la Belgique -concernée- n’a rien d’exemplaire puisqu’un rapport d’Amnesty International et Omega Research Foundation atteste que des entreprises y proposent des articles concernés par le règlement. &#8220;Il faut prévoir des sanctions pour les pays contrevenants et actualiser la liste des produits concernés en y incluant des équipements tels que les bâtons à pointes et les poucettes murales servant à administrer des décharges électriques&#8221;, ont réclamé les eurodéputés Gabriele Albertini (conservateur-Italie) et Vital Moreira (socialiste-Portugal), auteurs de questions écrites sur ce sujet.</p>
<p>Autre point important du rapport, la protection des défenseurs des droits de l’homme dans le monde avec la possibilité d’un réseau de &#8220;villes refuges&#8221; déjà évoquée lors de la présidence tchèque de l’Union et la demande de création -par les ministères des Affaires étrangères- d’une procédure de visa accélérée. Catherine Ashton s’est dite prête à collaborer étroitement avec le Parlement. &#8220;Il faut profiter de la nouvelle architecture du traité de Lisbonne&#8221;, a-t-elle conclu.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.vdekeyser.be/2010/06/23/balayer-devant-notre-porte/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>De la crise financière européenne, de Gaza et des élections du 13 juin en&#160;Belgique</title>
		<link>http://www.vdekeyser.be/2010/06/09/de-la-crise-financiere-europeenne-de-gaza-et-des-elections-du-13-juin-en-belgique/</link>
		<comments>http://www.vdekeyser.be/2010/06/09/de-la-crise-financiere-europeenne-de-gaza-et-des-elections-du-13-juin-en-belgique/#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 09 Jun 2010 20:24:19 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Véronique De Keyser</dc:creator>
				<category><![CDATA[Europe]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Questions parlementaires]]></category>
		<category><![CDATA[Belgique]]></category>
		<category><![CDATA[BHV]]></category>
		<category><![CDATA[crise financière]]></category>
		<category><![CDATA[droits de l’homme]]></category>
		<category><![CDATA[élections]]></category>
		<category><![CDATA[Gaza]]></category>
		<category><![CDATA[Israël]]></category>
		<category><![CDATA[Marce Tarabella]]></category>
		<category><![CDATA[Palestine]]></category>
		<category><![CDATA[parlement européen]]></category>
		<category><![CDATA[PS]]></category>
		<category><![CDATA[Sarkozy]]></category>
		<category><![CDATA[Véronique De Keyser]]></category>
		<category><![CDATA[zone euro]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.vdekeyser.be/?p=2953</guid>
		<description><![CDATA[Blog du 9 juin 2010. Les dernières semaines ont été marquées par trois grandes questions: la crise financière européenne, Gaza et les élections. La crise d’abord. Comment en sortir sans faire payer deux fois les citoyens qui ont déjà essuyé les plâtres d’un système financier dont le cynisme ne connaît pas de limite. Partout en [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.vdekeyser.be/wp-content/uploads/2010/06/tara.jpg"><img src="http://www.vdekeyser.be/wp-content/uploads/2010/06/tara-300x295.jpg" alt="" title="tara" width="300" height="295" class="alignleft size-medium wp-image-2954" /></a><strong>Blog du 9 juin 2010.</strong> Les dernières semaines ont été marquées par trois grandes questions: la crise financière européenne, Gaza et les élections. La crise d’abord. Comment en sortir sans faire payer deux fois les citoyens qui ont déjà essuyé les plâtres d’un système financier dont le cynisme ne connaît pas de limite. Partout en Europe les mesures d’austérité tombent comme des couperets et elles tranchent dans le vif: les salaires des fonctionnaires, les retraites, le social en général.<br />
Le gouvernement socialiste grec acculé par les erreurs de ses prédécesseurs fait face à une situation quasi désespérée. La Hongrie tremble. Le Portugal aussi. Il n’y aura pas de réponse nationale devant un problème qui dépasse les nations. C’est au niveau européen et au niveau mondial que le jeu se joue désormais. Mettre au pas le système financier, introduire une taxe sur les transactions financières, relancer l’économie de toute la zone euro, réviser le pacte de stabilité et de croissance: c’est sur le système qu’il faut agir.<br />
Et sur le plan national, ne pas jeter l’argent par les fenêtres certes, mais aller chercher l’argent là où il est, et pas dans la poche des retraités, des malades, des chômeurs et de tous ceux qui peinent à assurer les fins de mois. On a besoin d’un Etat qui assure et qui rassure- et chacun mesure à quel point Sarkozy faisait miroiter des illusions quand il disait: travailler plus pour gagner plus. On a besoin de partis politiques responsables, capable de négocier ensemble l’avenir et pas d’apprentis sorciers qui jouent avec le feu quand le navire est sur le point de couler.<br />
Qu’à la veille de la présidence belge, dans une crise de l’euro qui peut faire tâche d’huile, certains jouent encore la carte des égoïsmes politiciens stupéfient mes collègues au Parlement européen ! Heureusement, le bon sens prévaudra et je suis fière de la position qu’a prise le PS, refusant de s’inscrire dans un massacre social. Je comprends la lassitude et l’incompréhension des citoyens devant ces élections à venir, mais jamais sans doute &#8211; au-delà même de BHV et de la crise institutionnelle &#8211; il n’a été aussi important d’aller voter.</p>
<p>J’étais à Gaza avec une délégation parlementaire deux jours avant l’attaque de la flottille humanitaire. L’enfer. Marché noir, pauvreté extrême, chômage endémique, maladies de la pauvreté, montée des extrémismes: quel gâchis, quelle injustice, quelle impuissance politique de l’Europe ! Et puis, quelle leçon de courage donnée par des citoyens dont certains ont payé de leur vie leur engagement humanitaire. Lundi matin, juste après l’attaque, Asnam, la sœur de Fatima qui était sur un des navires et Julie qui avait renoncé au dernier moment à monter à bord, sont venues témoigner au Parlement européen. Leurs mots, si justes, ont bouleversé la presse et mes collègues. Depuis, ça bouge partout. Au Conseil, au Parlement, dans les ambassades, dans la rue. Un seul mot d’ordre: lever le blocus. Cette fois il faut réussir. Car derrière cette flottille il y en aura d’autres. Et d’autres citoyens pour rappeler aux politiques leurs engagements vis-à-vis des droits de l’homme.</p>
<p>Puisqu’on est à la veille des élections, je voudrais vous rappeler toutes les femmes extraordinaires qui sont sur les listes du PS &#8211; avec un petit clin d’œil à Marc Tarabella &#8211; puisqu’il a fait de la cause des femmes un combat personnel !</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.vdekeyser.be/2010/06/09/de-la-crise-financiere-europeenne-de-gaza-et-des-elections-du-13-juin-en-belgique/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>De la Colombie, des syndicalistes, et des aveux de Monseigneur&#160;Léonard</title>
		<link>http://www.vdekeyser.be/2010/01/27/de-la-colombie-des-syndicalistes-et-des-aveux-de-monseigneur-leonard/</link>
		<comments>http://www.vdekeyser.be/2010/01/27/de-la-colombie-des-syndicalistes-et-des-aveux-de-monseigneur-leonard/#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 27 Jan 2010 10:56:43 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Véronique De Keyser</dc:creator>
				<category><![CDATA[Europe]]></category>
		<category><![CDATA[Laïcité de l'Union Européenne]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[anorexie]]></category>
		<category><![CDATA[Colombie]]></category>
		<category><![CDATA[droits de l’homme]]></category>
		<category><![CDATA[homosexualité]]></category>
		<category><![CDATA[Jupiler]]></category>
		<category><![CDATA[Monseigneur Léonard]]></category>
		<category><![CDATA[Nations-Unies]]></category>
		<category><![CDATA[ONU]]></category>
		<category><![CDATA[syndicalistes]]></category>
		<category><![CDATA[Véronique De Keyser]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.vdekeyser.be/?p=2327</guid>
		<description><![CDATA[Blog du 25 janvier 2010. «La Colombie travaille main dans la  main avec les Nations Unies pour la Protection des Droits de l’Homme». «La Colombie s’est portée volontaire pour une revue périodique sur les droits de l’homme. Le haut Commissaire aux Droits de l’Homme de l’ONU est représenté en Colombie. Le Haut Commissaire aux [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Blog du 25 janvier 2010.</strong> «La Colombie travaille main dans la  main avec les Nations Unies pour la Protection des Droits de l’Homme». «La Colombie s’est portée volontaire pour une revue périodique sur les droits de l’homme. Le haut Commissaire aux Droits de l’Homme de l’ONU est représenté en Colombie. Le Haut Commissaire aux Réfugiés des Nations unies est présent en Colombie depuis plus d’une décade». Je lis attentivement la brochure qu’un huissier a déposée sur mon pupitre et je crois rêver. Ah, j’allais oublier : «la Colombie et l’Union européenne mettent en place un mécanisme de dialogue sur les droits de l’homme». Et dans le même temps, j’entends bourdonner dans mes écouteurs l’intervention d’un syndicaliste colombien : il parle de génocide syndical. Nous sommes le 25 janvier 2010 dans l’après-midi à la Commission Développement du Parlement européen : une audition, une de plus sur la Colombie. Qu’en est-il finalement de ces tirs croisés ? J’ai toujours plus tendance à croire les morts que les vivants : les premiers ne mentent pas. Les assassinats des syndicalistes ont-ils diminué en Colombie de manière substantielle au cours de ces dernières années ? Il semble que oui. Selon les autorités colombiennes, présentes cet après midi, il y avait en 2001, 27.800 citoyens assassinés, dont 205 syndicalistes. Hier, en 2009, on relevait 15.817 assassinats dont en moyenne (moyenne entre les chiffres officiels et ceux des syndicats) une trentaine de syndicalistes. Les chiffres restent atterrants &#8211; les autorités colombiennes l’avouent et déclarent leur honte, mais elles se positionnent aussi en victimes. Ce n’est pas nous, ce sont eux. Eux, les Farcs, les terroristes qui prennent le peuple colombien en otage.</p>
<p>L’Organisation Internationale du Travail, saisie du problème et dont une représentante assistait à l’audition, a pris deux initiatives : la première qui date de quelques années déjà, a été la mise en place d’un accord tripartite pour le droit d’association et la démocratie. Cet accord fut  signé  par le gouvernement colombien et par les acteurs sociaux, patronat et syndicats en 2006 ; il convient encore de le renforcer. La seconde initiative est une commission d’experts, qui a rendu des avis en 2008, sans maquiller aucune de ses conclusions. Elle a investigué «les actes de violence contre des dirigeants syndicaux et des syndicalistes entrainant assassinats, séquestration, attentats contre la vie» et surtout l’impunité légendaire autour de cette criminalité. La Commission constate que le gouvernement colombien a fait certains efforts : protection accrue des syndicalistes (avec un budget important), crimes plus souvent qu’autrefois traduits en justice, mais hélas, le pourcentage de cas où l’action en justice a conduit a une condamnation des responsables est infime. Et le droit de grève est très loin d’être garanti. Le pays manque encore cruellement d’un plan national d’action sur les DH, comme d’une loi sur l’indemnisation des victimes. Donc accord commercial ou pas, le débat continue à faire rage.</p>
<p>Les droits sociaux et politiques ne sont pas négociables. Sans garanties réelles que tout sera mis en œuvre pour que ces droits soient respectés, il ne peut y avoir d’espace pour un accord. Il ne suffit pas de dire : les assassinats sont moins nombreux. Il faut encore que dans ce pays d’une extrême violence, l’exerce des droits sociaux et politiques des travailleurs ne soient pas en permanence brimés, menacés, court-circuités par des législations liberticides. Si l’U.E signe  un accord commercial avec un système de préférence généralisé pour la Colombie, il ne faut pas que ce soit un bon point sur le bulletin du Président Uribe, valable  pour un 3ème mandat, ou un sérieux coup de pouce aux multinationales colombiennes, non il faut que vraiment les droits des travailleurs y trouvent leur compte. La messe n’est pas encore dite. Et au passage un coup de chapeau aux syndicalistes d’Inbev. Là non plus la messe n’est pas dite, mais ils n’ont pas hésité à prendre le peuple belge en otage, à l’assoiffer car la Jupiler se faisait rare dans les rayons des supermarchés…et ça c’est un argument massue. Ca a marché ! Mais restons vigilants. Et tant qu’on parle de messe, que dire de la comparaison faite par Monseigneur Leonard entre l’anorexie et l’homosexualité ? De quel désir refoulé Monseigneur Léonard est-il porteur ? Je ne veux pas savoir ! Vite, marions les prêtres : il paraît que la majorité des catholiques y est favorable !</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.vdekeyser.be/2010/01/27/de-la-colombie-des-syndicalistes-et-des-aveux-de-monseigneur-leonard/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Faut-il ou non lier des accords commerciaux avec les pays qui bafouent les droits de l’homme&#160;?</title>
		<link>http://www.vdekeyser.be/2010/01/24/faut-il-ou-non-lier-des-accords-commerciaux-avec-les-pays-qui-bafouent-les-droits-de-l%e2%80%99homme/</link>
		<comments>http://www.vdekeyser.be/2010/01/24/faut-il-ou-non-lier-des-accords-commerciaux-avec-les-pays-qui-bafouent-les-droits-de-l%e2%80%99homme/#comments</comments>
		<pubDate>Sun, 24 Jan 2010 11:02:32 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Véronique De Keyser</dc:creator>
				<category><![CDATA[Europe]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Questions parlementaires]]></category>
		<category><![CDATA[Chine]]></category>
		<category><![CDATA[Colombie]]></category>
		<category><![CDATA[démocratie]]></category>
		<category><![CDATA[députés]]></category>
		<category><![CDATA[droits de l’homme]]></category>
		<category><![CDATA[Etats-Unis]]></category>
		<category><![CDATA[G8]]></category>
		<category><![CDATA[Israël]]></category>
		<category><![CDATA[Japon]]></category>
		<category><![CDATA[Karel De Gucht]]></category>
		<category><![CDATA[peine de mort]]></category>
		<category><![CDATA[Pierre Mauroy]]></category>
		<category><![CDATA[Roms]]></category>
		<category><![CDATA[Traité de Lisbonne]]></category>
		<category><![CDATA[Union européenne]]></category>
		<category><![CDATA[Véronique De Keyser]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.vdekeyser.be/?p=2306</guid>
		<description><![CDATA[Blog du 24 janvier 2010. Un accord commercial avec la Colombie ? Faut-il ou non lier des accords commerciaux avec les pays qui bafouent les droits de l’homme ? Difficile de dire non alors que rares sont les pays dans le monde peuvent prétendre être des états démocratiques : si la Chine pratique encore la [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Blog du 24 janvier 2010.</strong> Un accord commercial avec la Colombie ? Faut-il ou non lier des accords commerciaux avec les pays qui bafouent les droits de l’homme ? Difficile de dire non alors que rares sont les pays dans le monde peuvent prétendre être des états démocratiques : si la Chine pratique encore la peine de mort on oublie souvent que deux membres du G8, les Etats-Unis et le Japon, sont dans le même cas. Donc, l’affaire n’est pas aussi simple. Mais faut-il offrir à des pays où les violations sont graves et subsistent, un statut privilégie dans ces accords ? Rien n’est moins sûr. Là encore l’Union européenne n’est pas claire, alors qu’elle a contractualisé le respect des droits de l’homme dans ses accords de partenariat. Mais Israël continue, malgré l’occupation, le Mur hors des frontières de 67, les colonies illégales, à bénéficier d’un statut préférentiel sans réaction de l’Union, quand d’autres pays comme la Guinée Conakry se voient justement sanctionnés pour les crimes qu’ils commettent. Difficile de ne pas parler de deux poids et deux mesures.</p>
<p>Les déclarations de Karel De Gucht lors de son audition laissent présager une plus grande fermeté dans le modèle européen -c&#8217;est-à-dire, un commerce plus «équitable»- et le test sera probablement l’accord de libre échange avec la Colombie qui est en gestation. Cet accord soulève déjà les passions. En effet, chaque années en Colombie des centaines de syndicalistes sont assassinés, des étudiants sont poursuivis, arrêtés, disparaissent. Le sale boulot est fait par des milices paramilitaires qu’on dit proches du pouvoir. Des rapports accablants des ONG, du Bureau International du Travail confirme la dangerosité du pays. Et pourtant la popularité du Président est telle qu’il songe à briguer un troisième mandat ! A ce jour, ni le Canada, ni les Etats-Unis n’ont voulu signer un tel accord, pour les motifs évoqués. Mais la présidence espagnole, qui vient de commencer, l’a mise à son agenda. D’où un certain émoi chez les députés européens. Karel De Gucht, le nouveau commissaire désigné au commerce a été interrogé sur ce point. Il a décrit la stratégie qu’il comptait observer : travailler rapidement la partie technique de l’accord mais ne pas le parapher ou le signer avant d’obtenir des garanties d’amélioration des droits de l’homme, notamment le respect des droits sociaux et politiques. On se rappellera qu’un accord avec la Serbie a ainsi été paraphé mais non signé par l’Union, en attendant que les criminels recherchés par le Tribunal pénal international soient livrés à ce dernier et que la Serbie collabore avec le TPI. On voit donc se dessiner une doctrine nouvelle de l’Union: la combinaison de sanctions, avec des incitants positifs de type«si vous faites des efforts, je vous lâche ça». La Colombie clame haut et fort qu’elle est sur la bonne voie, qu’elle fait des efforts…et que le nombre des syndicalistes tués diminuent! C’est un peu vrai mais c’est à peine vrai. Les morts continuent à succéder aux morts. Il n’est pas sûr que cette très légère amélioration convainque les députés du bien fondé d’une signature de l’accord. Et si Karel De Gucht a plu aux députés et remporté haut la main son audition, c’est qu’en dépit d’une idéologie libérale qu’il revendique clairement, il a des valeurs humanistes et une franchise qui confine à la brutalité. Dans un cénacle européen qui a l’habitude de lisser son discours au risque d’endormir le citoyen -mais un citoyen qui dort est moins dangereux qu’un éveillé!- «le ton» de Gucht tranche agréablement. J’imagine qu’il aura en tête toutes les données de ce casse-tête diplomatique quand il traitera le dossier colombien. Rappelons tout de même que depuis le Traité de Lisbonne les députés ont la co-décision en la matière : pas de signature sans leur accord. Pour ma part je me rendrai en mission en Colombie pour faire le point durant le mois de février. En attendant, j’étais toute heureuse que le jury Solidar que je présidais la semaine dernière à Strasbourg, octroie son prix international aux syndicalistes colombiens. Le prix européen est allé à une association de protection des Roms en Europe (un autre problème de discriminationbrûlant !). Les deux personnalités qui se voient récompensées pour leur parcours de vie sont l’ex-premier ministre hongrois, père de l’effondrement du rideau de fer dans son pays et Pierre Mauroy, socialiste français bien connu. Tous ces prix seront remis le 3 février à Bruxelles au Parlement européen.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.vdekeyser.be/2010/01/24/faut-il-ou-non-lier-des-accords-commerciaux-avec-les-pays-qui-bafouent-les-droits-de-l%e2%80%99homme/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Rapport de mission délégation S-D à Washington du 27 au 31 octobre 2009. Notes personnelles de Véronique De&#160;Keyser.</title>
		<link>http://www.vdekeyser.be/2009/11/25/rapport-de-mission-delegation-s-d-a-washington-du-27-au-31-octobre-2009-notes-personnelles-de-veronique-de-keyser/</link>
		<comments>http://www.vdekeyser.be/2009/11/25/rapport-de-mission-delegation-s-d-a-washington-du-27-au-31-octobre-2009-notes-personnelles-de-veronique-de-keyser/#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 25 Nov 2009 11:25:38 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Véronique De Keyser</dc:creator>
				<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Afghanistan]]></category>
		<category><![CDATA[Al Qaid]]></category>
		<category><![CDATA[Billie Sanders]]></category>
		<category><![CDATA[changement climatique]]></category>
		<category><![CDATA[CO2]]></category>
		<category><![CDATA[Copenhague]]></category>
		<category><![CDATA[crise financière]]></category>
		<category><![CDATA[démocrates]]></category>
		<category><![CDATA[droits de l’homme]]></category>
		<category><![CDATA[EPA]]></category>
		<category><![CDATA[Etats-Unis]]></category>
		<category><![CDATA[Europe]]></category>
		<category><![CDATA[Health Care Bill]]></category>
		<category><![CDATA[Hillary Clinton]]></category>
		<category><![CDATA[Joseph Lieberman]]></category>
		<category><![CDATA[Nabucco]]></category>
		<category><![CDATA[Obama]]></category>
		<category><![CDATA[ONU]]></category>
		<category><![CDATA[Otan]]></category>
		<category><![CDATA[Républicains]]></category>
		<category><![CDATA[Russie]]></category>
		<category><![CDATA[sécurité énergétique]]></category>
		<category><![CDATA[Sénat]]></category>
		<category><![CDATA[socialistes]]></category>
		<category><![CDATA[Véronique De Keyser]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.vdekeyser.be/?p=1970</guid>
		<description><![CDATA[OBJECTIF DE LA MISSION
Composée exclusivement de membres du Groupe S-D, la délégation était de haut-niveau et comprenait, outre le staff, plusieurs Vice-présidents du Groupe, un président de commission et des coordonnateurs. L’objectif: établir des relations transatlantiques plus suivies avec des membres démocrates du Congrès américain et différents think tanks. La première partie du voyage s’est [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>OBJECTIF DE LA MISSION</strong></p>
<p>Composée exclusivement de membres du Groupe S-D, la délégation était de haut-niveau et comprenait, outre le staff, plusieurs Vice-présidents du Groupe, un président de commission et des coordonnateurs. L’objectif: établir des relations transatlantiques plus suivies avec des membres démocrates du Congrès américain et différents think tanks. La première partie du voyage s’est déroulée à New-York, à l’ONU, la seconde partie à Washington. Je n’ai pu, à cause d’engagements politiques pris antérieurement, participer aux rencontres de New-York : j’ai rejoint directement la mission à Washington. Ces notes personnelles se borneront donc aux rencontres de Washington.</p>
<p>Trois thèmes ont été abordés de façon récurrente :<br /> <br />
- le changement climatique et le futur sommet de Copenhague,<br /> <br />
- les questions de sécurité et défense, l’Afghanistan, les relations avec la Russie et la sécurité énergétique,<br /> <br />
- la crise financière.</p>
<p>Ces thèmes ont été abordés avec en toile de fond l’analyse des marges de liberté dont dispose à l’heure actuellement le Président Obama.</p>
<p><strong>COPENHAGUE ET LES MARGES DE LIBERTE DONT DISPOSE BARAK OBAMA</strong></p>
<p>a) <em>Les marges de liberté.</em> Elles sont faibles. Si plus de la moitié de la population soutient son Président, ce dernier est conspué en permanence par une droite et une extrême très dure qui contestent sa légitimité élective. Les rumeurs de falsification de son acte de naissance -il ne serait pas né aux Etats-Unis mais aurait falsifié le document- loin de se dissiper continuent à être agitées par des extrémistes et troublent de nombreux citoyens. L’opposition qu’il affronte est prête à tous les coups bas et la bataille est rude. A côté de cela, la Health Care Bill actuellement en discussion au Congrès menace directement les intérêts des assurances privées(1). Ces dernières font un lobby agressif pour empêcher son adoption et prédisent un désastre si les soins de santé tombent dans le secteur public. Dans le même temps, face à la crise financière, Barak Obama tente d’assainir le système sans oser réellement s’attaquer à Wall Street : il sait que s’il va trop loin, la riposte du système financier pourrait lui être fatale.</p>
<p>C’est dans ce climat tendu que se discute aujourd’hui la Bill sur le changement climatique. Cette Bill n’est pas prioritaire par rapport à d’autres thèmes chauds (Health Care, crise financière, Afghanistan). Elle a de l’importance aux yeux des Congressistes, certes, mais sans urgence réelle. Pour être adoptée, elle doit encore franchir le cap du Sénat. Le 26 juin dernier, non sans compromis et affaiblissements de son contenu initial, elle a réussi à passer à la Chambre où les Démocrates ont une très courte avance sur les Républicains (219/212) mais au Sénat les deux grands partis sont à égalité (49/49). Deux indépendants feront la balance : les sénateurs Billie Sanders et Joseph Lieberman. Ils votent en principe avec les démocrates et leur assurent ainsi une très courte majorité simple mais il faut 60 votes pour la Bill sur le changement climatique et nul ne sait donc comment le Sénat se comportera. De plus, les contraintes institutionnelles  rendent peu probables un vote au Sénat avant le printemps prochain.</p>
<p>Obama risque donc bien de se rendre à Copenhague les mains vides -s’il y va ! Il ne pourra pas non plus signer un nouveau Traité, car là, il lui faudrait une majorité qualifiée de 67 sénateurs au Sénat, ce qui semble hors d’atteinte pour l’instant. Le joker qu’il a dans la manche est d’obtenir des avancées substantielles sur le climat avec la Chine et l’Inde : il y travaille ferme. Pour le reste, il faudra sans doute se contenter à Copenhague d’un agrément commun sur des objectifs généraux. Cet agrément ne serait pas un discours creux vu que  le débat législatif est bien lancé aux Etats-Unis, mais ce n’est pas encore un nouveau Kyoto. Si l’Europe place la barre trop haut, elle risque bien d’être déçue et un déchaînement médiatique parlant d’échec affaiblirait encore la position d&#8217;Obama. Si au printemps la Bill ne passe pas au Sénat, il reste au Président la possibilité d’atteindre des objectifs de réduction des émissions de CO2 en utilisant la EPA, l’Agence pour la Protection de l’Environnement. C’est une option nettement moins ambitieuse mais sûre.</p>
<p>b) <em>Le contenu de ce qui a été adopté à la Chambre.</em> Le contenu de la Bill, l’American Clean Energy and Security Act (H.R. 2454) passé le 26 juin dernier à la Chambre, peut se résumer comme suit :<br /> <br />
- d’ici 2020, 20% de la demande en électricité doit pouvoir être assurée par un mélange d’énergie renouvelable et d’augmentation de l’efficacité énergétique,<br /> <br />
- l’investissement dans les énergies propres et l’efficacité énergétique sera de 90 billions dans de nouveaux investissements d’ici 2025; l’investissement dans la capture du carbone sera de 60 billions; dans la voiture électrique ou d’autres formes de techniques avancées pour véhicule de 20 billions; plus 20 billions encore en recherche et développement,<br /> <br />
- de nouveaux standards pour préserver l’énergie seront appliqués aux nouveaux buildings,<br />
les réductions de carbone des sources principales d’émission aux Etats-Unis seront de 17% d’ici 2020 et de 80% en 2050, par rapport à l’indice de 2005,<br /> <br />
- des mesures de protection des consommateurs contre l’accroissement du prix de l’énergie seront prises. Des estimations tant de l’Agence de Protection de l’Environnement que de l’Office du Budget du Congrès considèrent que la nouvelle législation ne coûterait pas plus aux ménages qu’un timbre par jour- ou cinquante cents. Néanmoins, il y aura une protection pour les industries les plus vulnérables.</p>
<p>On le voit cette législation est prudente et peu visionnaire. Elle mise sur l’accroissement de l’efficacité énergétique, plutôt que sur la baisse des émissions. De plus, le marché des «permis de polluer» explose littéralement en bourse et pourrait bien, selon certains de nos interlocuteurs, devenir une bulle spéculative à haut risque. Ce sont en effet les banques qui achètent les permis d’émissions plus que les industries ; elles font grimper les prix, se saisissent de ce nouveau marché financier très rentable et la spéculation sur le changement climatique bat déjà son plein.</p>
<p><strong>L’AFGHANISTAN, LA RUSSIE, LA SECURITE ENERGETIQUE</strong></p>
<p>a) <em>L’Afghanistan.</em> Continuellement attaqué sur ce front, Obama tarde à prendre position. Le renfort de 45.000 hommes que lui demandent ses chefs militaires est particulièrement impopulaire et a peu de chances de passer au Congrès. Le livre qui se vend le mieux à Washington pour l’instant est un livre de Goldstein qui retrace l’engrenage fatal qui a conduit à l’échec du Vietnam. Il est déjà épuisé en librairie. En fait deux stratégies s’offrent au Président, l’une entièrement tournée vers la guerre à Al Qaida, l’autre vers la population afghane. La première reviendrait à masser les troupes à certains endroits stratégiques du pays pour déclencher des raids de grande envergure sur les Talibans supposés abriter Al Qaida, la seconde consisterait à déployer les troupes dans le pays en travaillant sur des objectifs à la fois civils et militaires, tournés vers la population. Le paradoxe, révélé par des députés démocrates au cours de notre visite, c’est que cette dernière option, traditionnellement celle des Démocrates, est devenue celle des Républicains. Ce sont les Républicains qui aujourd’hui accusent Obama de ne pas faire assez pour les droits de l’homme, la pauvreté etc. en Afghanistan et les Démocrates qui tentent tant bien que mal de défendre l’option militaire. Tous nos interlocuteurs ont décrit leur impuissance à trouver une solution à cet imbroglio. Beaucoup, mais pas tous, accusent l’Europe de laisser toute la charge de cette guerre aux Etats-Unis sans prendre leur juste part.</p>
<p>b) <em>La Russie.</em> Sur la question de la Russie, manifestement les relations diplomatiques US sont plus satisfaisantes aujourd’hui qu’elles ne l’étaient sous G.W. Bush : le RESET d’Hillary Clinton a l’air de fonctionner. La question de désarmement et de la non prolifération du nucléaire sont grandement facilitées par le fait que l’armement des Russes -et notamment les missiles- arrive en fin de vie et que le renouvellement total serait prohibitif. Mais nos interlocuteurs lient une sorte de confiance retrouvée avec la Russie à une plus grande latitude pour faire entrer de nouveaux partenaires dans l’Otan, ou dans l’Union Européenne, comme par exemple l’Ukraine, voire même la Géorgie sans que cela ne suscite l’ire russe. Ce qui n’est certainement pas l’opinion de la majorité des Européens. De nombreuses discussions ont porté sur l’Ukraine, ses problèmes internes et le transit énergétique qu’elle assure dans la plus grande opacité. La question de Nabucco, versus les gazoducs de North Stream et South Stream a également fait l’objet de discussions contradictoires. Nos interlocuteurs poussaient très fort pour l’option Nabucco pour éviter toute dépendance par rapport à la Russie, la délégation socialiste et démocrate étant beaucoup plus circonspecte et ne voyant dans Nabucco qu’une option parmi d’autres, la première interrogation portant d’ailleurs sur les sources d’approvisionnement de Nabucco.</p>
<p>Pour rappel, quelques explications techniques sur le projet Nabucco. Après la crise russo-ukrainienne de 2006, l’Union européenne a placé Nabucco sur la liste de ses projets prioritaires. Avec une longueur de 3 300 km et un coût estimé autour de 7,9 billions, la construction du pipeline devrait commencer en 2010 et finir en 2014 avec une capacité de 30bcm. Ce gazoduc a pour objectif de fournir l’Europe de l’Ouest en gaz venant d’Asie centrale, de la Caspienne et du Moyen Orient, en évitant complètement le territoire russe. Le gazoduc irait de Erzurum en Turquie, à travers la Bulgarie, la Roumanie et la Hongrie  jusqu’à Baumgarten en Autriche. Près de Erzerum, il devrait être connecté avec le gazoduc Tabriz -Erzerum et avec le gazoduc du Sud Caucase, connectant Nabucco avec le gazoduc Trans-Caspienne. La principale source d’approvisionnement de Nabucco serait  la nappe de gaz de Shah Deniz en Azerbaïdjan. L’accord devrait porter sur 8 bcm de gaz naturel par an.  Un projet d’accord non concrétisé existe également avec le Turkménistan : il serait de 10bcm par an. A long terme, le Kazakhstan pourrait également participer à l’approvisionnement. L’ambition de Nabucco est de devenir la quatrième source d’approvisionnement en importance au niveau européen, avec une capacité de 30 bcm. C’est le dessin d’un projet emmené par le groupe autrichien OMW, projet qui inclut à part égale les Hongrois (MOL) les Roumains (Transgaz) les Bulgares (Bulgargaz) les Turcs (Botas) ainsi que les Allemands (RWE). La France avait tenté d’y entrer avec Gaz de France, mais fut rejetée par la Turquie en 2007. C’est un Néerlandais, l’ex-ministre des Affaires Etrangères Jozias van Aartsen, qui coordonne le projet pour la Commission.</p>
<p>Mais il reste un large débat sur les sources d’approvisionnement de Nabucco. A ce jour, il pourrait n’y avoir en 2015 que seulement 3bcm venant d’Azerbaïdjan, mais aucun accord n’est encore signé avec Baku. Le gaz du Turkménistan comme celui du Kazakhstan requièrent la construction d’une infrastructure -la Trans-Caspienne- sous la  mer Caspienne, ce qui pour l’instant n’est pas réaliste. Il y a des doutes sur la capacité du Turkménistan à remplir son engagement de 10 bcm, vu les engagements pris par ce pays envers la Russie et la Chine. L’Irak et l’Iran sont également pressentis, mais les incertitudes politiques restent grandes dans ces pays. Il pourrait y avoir de nouvelles découvertes en Egypte mais c’est aléatoire. Et finalement on en arrive à une conclusion paradoxale : les sources d’approvisionnement les plus sûres du pays que Nabucco veut très expressément contourner à savoir la Russie !! C’est pourquoi, sans s’attarder sur l’analyse technique ci-dessus, nous avons plaidé avec nos interlocuteurs pour un réseau inter-connecté de gazoducs en Europe, qui inclurait aussi Nabucco mais n’en ferait pas un instrument privilégié symbolisant la défiance vis-à-vis de la Russie.</p>
<p><strong>LA CRISE FINANCIERE</strong></p>
<p>Les titres des journaux américains sont plutôt optimistes : la crise financière prendrait fin. Avec 18 mois de récession (de décembre 2007 à juin 2009) ce serait la plus longue connue par les Etats-Unis depuis les années trente. Mais si l’activité financière se relève, le chômage persiste et des dommages structuraux affectent durablement l’économie. Le secteur du logement et de la construction commence très, très lentement à se redresser. Les ventes automobiles ont repris en 2009 grâce aux incitants gouvernementaux, mais attention, beaucoup de mesures temporaires prises pour relancer l’économie viennent à expiration. Ces timides progressions pourraient donc bien faire long feu. Les pertes d’emplois -licenciements, fermetures d’entreprises, faillites etc.- diminuent, mais le taux de chômage grimpe toujours d’où une très grande anxiété chez les Américains. On parle d’un taux officiel de chômage de près de 10% (9,8) ce qui compte tenu de la segmentation du marché du travail (beaucoup de temps partiels, d’emplois précaires de quelques heures par semaine) pourrait cacher un taux réel de 17%. Le pouvoir d’achat est donc globalement faible, ce qui entraîne, en un cercle vicieux, le ralentissement de la reprise économique. Les banques reprennent du «poil de la bête», mais n’entendent pas financer facilement le crédit à la consommation pas plus qu’elles ne semblent prête à investir dans l’économie réelle : la reprise de l’économie ne peut donc pas se faire, ni par des investissements, ni par une relance de la consommation. Les profits purement spéculatifs engendrés par les transactions financières sont bien plus attractifs pour les banques et les bonus indécents accordés aux agents de change (traders) sont là pour en témoigner. Le risque, vu l’urgence de l’emploi à court terme et la pression d’une population aux abois, serait de faire l’impasse sur une profonde réforme financière et de retourner au business as usual. Nous avons demandé à nos interlocuteurs, et notamment au sénateur Sanders (un des deux Indépendants au Sénat qui n’hésite pas à se dire socialiste, ce qui dans la bouche d’un citoyen américain est généralement péjoratif), pourquoi Barak Obama ne se montrait pas plus ferme sur ce chapitre ? Sa réponse était sans ambiguïté. Obama a pu compter largement sur Wall Street pour sa campagne électorale et le secteur financier est un de ses alliés naturels. Ce secteur n’hésite d’ailleurs pas à rappeler au Président qu’en cas de contrainte trop grande sur son fonctionnement, il n’hésitera pas à délocaliser dans le Sud Est asiatique. Une taxe sur les transactions financière est possible; cette option a spontanément été avancée par différents interlocuteurs mais dans un contexte particulier : comme source de financement à l’adresse des pays en développement, touchés à la fois par la crise financière et par le changement climatique.</p>
<p>Trois jours après notre départ se tenait à Washington le Sommet EU-US (15352/09-Press 316) voir http://consilium.europa.eu/Newsroom. La plupart des thèmes évoqués durant nos entretiens a été reprise. La disponibilité de nos interlocuteurs durant ce séjour a été étonnante, de même que leur sincère intérêt pour le Traité de Lisbonne, alors même que tous étaient sous pression. Faut-il rappeler que la Chambre discutait âprement le système de santé et que le Sénat traitait du changement climatique ? L’accueil réservé au socialistes et démocrates européens était chaleureux mais avec un message qui sonnait comme un avertissement : Barak Obama se tourne vers l’Europe parce qu’il espère qu’après le Traité de Lisbonne elle parlera davantage d’une seule voix et saura prendre les décisions qui s’imposent (Afghanistan ??). Si tel n’est pas le cas, il se passera de l’Europe !</p>
<p>(1) La Health care Bill a passé avec succès le cap de la Chambre des Représentants  samedi 7 novembre 2009, après notre voyage. C’est un second succès non négligeable de Barak Obama, le premier étant incontestablement celui de la législation sur le changement climatique fin juin 2009.</p>
<p><em>Liège, le 8 novembre 2009. Notes personnelles de VDK. Le rapport officiel et complet de la mission interviendra ultérieurement.</em></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.vdekeyser.be/2009/11/25/rapport-de-mission-delegation-s-d-a-washington-du-27-au-31-octobre-2009-notes-personnelles-de-veronique-de-keyser/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
	</channel>
</rss>
