Véronique De Keyser

Députée européenne et conseillère communale à Liège

Vice-Présidente du Groupe Socialistes et Démocrates du Parlement européen

Agenda de la session plénière Mars 2013

11 mars 2013

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Lundi:
- Discussion commune – journée internationale de la Femme (Elimination des stéréotypes liés au sexe dans l’Union; Situation des femmes en Afrique du Nord; Les répercussions de la crise économique sur l’égalité entre les hommes et les femmes et les droits des femmes)
- Infrastructures énergétiques transeuropéennes
- Feuille de route pour l’énergie à l’horizon 2050
- Évaluations du risque et de la sûreté dans les centrales nucléaires de l’Union européenne (« tests de résistance »)
- Discussion Commune – Emissions de gaz à effet de serre (Règles comptables et plans d’action concernant les émissions et les absorptions de gaz à effet de serre liées à l’utilisation des terres; Mécanisme pour la surveillance et la déclaration des émissions de gaz à effet de serre et d’autres informations ayant trait au changement climatique)

Mardi:
- Débats: Problèmes dans la chaîne d’approvisionnement alimentaire dans le contexte de la récente affaire de la viande de cheval; Règlement des litiges de consommation; Intensifier la lutte contre le racisme, la xénophobie et les crimes inspirés par la haine
- Votes: Mécanisme pour la surveillance et la déclaration des émissions de gaz à effet de serre et d’autres informations ayant trait au changement climatique; Règlement des litiges de consommation; Substances radioactives dans les eaux destinées à la consommation humaine; Suivi et évaluation des projets de plans budgétaires et correction des déficits excessifs dans les États membres de la zone euro; Les répercussions de la crise économique sur l’égalité entre les hommes et les femmes et les droits des femmes; Situation des femmes en Afrique du Nord; Élimination des stéréotypes liés au sexe dans l’Union
- Allocution de Shimon Peres, Président de l’Etat d’Israël
- Débats: Réforme de la PAC; Orientations pour le budget 2014; Composition du Parlement européen en vue des élections de 2014; Protection de la santé publique contre les perturbateurs endocriniens; Intégration des migrants, ses effets sur le marché de l’emploi et la dimension extérieure de la coordination en matière de sécurité sociale; Conséquences des politiques d’austérité sur les conditions de vie des personnes handicapées.

Mercredi:
- Débat prioritaire avec le Conseil et la Commission européenne: Préparatifs en vue de la réunion du Conseil européen (14-15 mars 2013)
- Votes: Décision sur l’ouverture et le mandat de négociations interinstitutionnelles sur les paiements directs aux agriculteurs au titre des régimes de soutien relevant de la PAC; Décision sur l’ouverture et le mandat de négociations interinstitutionnelles sur l’organisation commune des marchés des produits agricoles (règlement OCM unique); Décision sur l’ouverture et le mandat de négociations interinstitutionnelles sur le soutien au développement rural par le Fonds européen agricole pour le développement rural (FEADER); Évaluations du risque et de la sûreté dans les centrales nucléaires de l’Union européenne; Intensifier la lutte contre le racisme, la xénophobie et les crimes inspirés par la haine; Intégration des migrants, ses effets sur le marché de l’emploi et la dimension extérieure de la coordination en matière de sécurité sociale.
- Débats: Situation en Egypte; Menace nucléaire et droits de l’homme en Corée du Nord; Syrie, en particulier sur la situation humanitaire; situation au Mali; Situation en Ukraine; Relations UE-Chine; Mécanisme de coopération et de vérification: méthodologie, application actuelle et évolution à venir

Jeudi:
- Débats sur des cas de violation des droits de l’homme, de la démocratie et de l’Etat de droit
- Propositions de résolution concernant les débats sur ces cas de violation des droits de l’homme, de la démocratie et de l’Etat de droit

Compte rendu de la visite au Caire du 18 au 20 janvier

21 janvier 2013

Visite rapide au Caire puisque je n’y suis restée que deux jours.

Mais conférence intéressante puisqu’elle a permis la création d’un front démocratique arabe, avec les dirigeants démocrates de la plupart des pays du printemps arabe. Beaucoup de questions à l’ordre du jour. D’abord la Palestine, au centre des débats. Et puis les Constitutions en cours – bonne discussion par exemple avec Mustapha Ben Jaafar, président de l’Assemblée constituante tunisienne et avec Hamdeen Sabbahy qui a mis sur pied une vaste coalition d’opposition en Egypte, le Front du Salut. Emprisonné 17 fois durant le régime Mubarak, Sabbahy est sorti troisième des élections présidentielles égyptiennes (avec 22% des voix) et s’efforce aujourd’hui d’unifier l’opposition.

Naabel Shaath, le négociateur et ex-ministre des Affaires Etrangères de la Palestine était là lui aussi, et nous avons longuement discuté ensemble de la manifestation pour le 48è anniversaire du Fatah, autorisée pour la première fois par le Hamas depuis qu’il a pris le contrôle de Gaza en 2007 et qui a rassemblé le 4 janvier dernier, plus de 600.000 personnes. 1.200.000 selon les organisateurs. Cette fois, dit Naabel, l’unité palestinienne est en train de se ressouder. Naabel était sur place, à Gaza, lors de l’intervention militaire israélienne de novembre dernier. On le voit sur la photo ci-dessous que j’ai prise lors d’une réunion avec lui en marge de la conférence. J’ai beaucoup discuté aussi de la position de l’Europe à l’ONU avec Jean Asselborn, vice-Premier Ministre luxembourgeois, et Massimo d’Alema, ex-Premier Ministre italien. Pour mémoire, Jean a été, avec les dirigeants de Malte et d’Irlande, un des premiers à refuser l’abstention européenne proposée par Catherine Ashton à l’ONU et Massimo, de son côté, avait obtenu le fameux cessez-le-feu à l’ONU, avec l’aide de la France, lors de l’intervention militaire d’Israël au Liban en 2006.

Et enfin, quelle joie de revoir Majed Bamya et sa douzaine de jeunes palestiniens qui ont repris le flambeau de la résistance pacifique de Palestine. Ce rassemblement de démocrates au Caire a affermi, des deux côtés de la méditerranée, la conviction qu’on sera plus forts ensemble pour rétablir la paix et l’état de droit. J’ai rappelé la vigilance avec laquelle le Parlement européen veillera à ce que l’aide apporté soit bien conditionné au respect des droits de l’homme et à ceux de la femme en particulier.

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Déplacements à l’étranger

12 janvier 2013

A ce jour, 2 voyages à l’étrangers sont prévus prochainement pour Véronique De Keyser en dehors de sa session plénière à Strasbourg du 14 au 17 janvier 2013.

18-21 janvier 2013: Visite d’une délégation du Groupe Socialiste et Démocrates (S&D) du Parlement européen au Caire, en Egypte, pour une conférence intitulée « Une Vision Commune pour un Monde Arabe Progressif ». Les deux thèmes principaux de cette conférence sont:
* « Progressifs Ensemble pour une Justice Sociale et les Droits de l’Homme »
* « Forum Arab Social Démocratique ».

29 janvier au 1er février 2013: réunion du groupe S&D qui aura lieu à Trieste, en Italie, avec des rencontres notamment de Mario Monti, Premier Ministre italien depuis 2011, et Pier Luigi Bersani, secrétaire du Parti Démocrate italien, ainsi qu’un évènement de relance européenne à l’Université de Trieste.

Communiqué de Presse – Assez de Sang à Gaza

21 novembre 2012

Communiqué de presse de Véronique de Keyser, Vice-présidente du Groupe Socialistes & Démocrates

Assez ! Assez de sang, assez de victimes civiles, de femmes et d’enfants sacrifiés déclare l’eurodéputée Véronique De Keyser lors de la séance plénière du Parlement européen à Strasbourg. Nous devons maintenant soutenir la démarche pacifique et légitime de Mahmoud Abbas à l’Assemblée Générale de l’ONU. Le conflit entre Israël et le Hamas a fait 154 victimes du côté palestinien et 11 victimes israéliennes.

L’Egypte a joué les médiateurs avec Gaza, l’Europe doit maintenant aussi prendre ses responsabilités et soutenir Mahmoud Abbas. L’Europe considère qu’une solution à 2 Etats est la seule solution possible, et que le souci que nous avons de la sécurité d’Israël n’a d’égal que la responsabilité d’offrir aux Palestiniens, un Etat sûr lui aussi, sur ces mêmes frontières de 1967. Ces obligations sont à la fois morales, historiques et elles s’appuient sur le droit international.

Il n’est pas normal que depuis 1988, date de son indépendance, la Palestine piétine dans les couloirs de l’ONU. Nous donnons du grain à moudre à tous les extrémismes, à tous ceux qui raillent la faiblesse européenne, à tous ceux qui ne croient qu’à la force. C’est notre responsabilité, ce n’est pas celle des Etats-Unis, c’est celle de notre histoire européenne : nous ne pouvons pas demander aux Palestiniens d’en payer le prix.

Je me réjouis que la nouvelle Egypte, avec laquelle nous venons de négocier des accords ambitieux, nous aide aujourd’hui à surmonter cette crise. Mes condoléances vont aux familles de toutes les victimes. Elles n’avaient pas à payer de leur vie, notre histoire et nos responsabilités.

Alors la question à un euro, c’est : la démarche de Mahmoud Abbas à l’ONU, prévue pour le 29 novembre, fait-elle partie de la corbeille de la mariée ? Y a-t-il eu des pressions sur Mahmoud Abbas pour qu’il reporte, comme les Américains le souhaitaient, son projet à l’ONU ? Ou alors : est-ce vraiment la force coalisée des gouvernements arabes qui a réussi ce petit miracle ?

Pour l’instant, pas de réponse.

Agenda de la semaine en bref

16 novembre 2012

Brèves de la semaine:

- Voyage en Égypte du 11 au 15 novembre avec la Haute Représentante Cathy Ashton, son équipe, et deux cents entrepreneurs européens prêts à travailler et investir en Égypte. Objectif du voyage: soutenir la transition démocratique et permettre à une Égypte ravagée par le chômage, de se redresser économiquement. Les engagements signés par l’Union au Caire sont de taille: pas moins de 5 milliards d’aides et de prêts divers. Mais cette aide sera conditionnée à des avancées concrètes en matière de droits de l’homme, de droits des femmes, de bonne gouvernance, d’état de droit. Et la, il reste encore beaucoup a faire, comme j’ai pu le constater avec un dialogue avec la société civile que les autorités égyptiennes ont tenté, en vain, de contrôler. Les rencontres, notamment avec le président Morsi et son ministre des Affaires Etrangères ont été marquées par la situation tendue à Gaza. Le Président a appelé les Européens à soutenir la démarche du Président Abbas à l’ONU. L’ambassadeur égyptien en Israël était rappelé au Caire ce jour-la. Voici quelques photos du voyage

Réunion à la Shura au Caire

Première réunion avec la société civile dans une salle quasi vide. Deuxième réunion « privée » dans un restaurant avec notamment Stavros Lambridinis,le nouveau Représentant aux Droits de l’Homme européen

Signature des Accords de Soutien avec Cathy Ashton

La rue, si differente des reunions officielles, avec ses milliers de chomeurs qui manifestent pour trouver du travail

- Conférence du groupe socialiste et démocrate au Parlement européen le 15 novembre après-midi. J’ai atterri à Bruxelles à 14 heures et me suis précipitée (en jeans et pull à capuche) pour présider la seconde partie de la conférence. Des orateurs passionnants venus de Tunisie pour parler de la future Constitution, des droits de l’homme, de l’indépendance de la justice et de celle des medias.

- La semaine prochaine: session à Strasbourg.

Agenda – Voyage de Task Force en Egypte

12 novembre 2012

Cette semaine, du 12 au 15 novembre, Véronique De Keyser se rendra au Caire en Egypte pour participer à la Task Force UE-Egypte. Elle y sera accompagnée de Catherine Ashton, haute représentante de l’Union européenne pour les affaires étrangères et la politique de sécurité, Stefan Füle, Commissaire européen pour l’Elargissement et les Politiques Européennes de Voisinage, et Antonio Tajani, Vice-président de la Commission européenne et Commissaire européen de l’Industrie et de l’Entrepreneuriat.

Cette mission sera effectuée dans un premier temps pour rencontrer des membres de la société civile dans le cadre d’un sommet économique organisé au Caire, ainsi que pour rencontrer Mohamed Morsi, le président de la République arabe d’Égypte depuis le 30 juin 2012, et d’autres personalités politiques du pays.

La conférence sur la société civile se tient quasi a huis clos. De nombreuses organisations n’ont pas été admises pas plus que les journalistes et les deputes europeens presents ne peuvent pas prendre la parole!

L’écrivaine qui osa défier le régime de Damas

5 février 2012


Samar Yasbek écrivaine et journaliste Syrienne, Véronique De Keyser députée européenne et vice-présidente du groupe S&D

Guy Duplat – Entretien Envoyé spécial à Paris
Mis en ligne le 03/02/2012

L’écrivaine Samar Yazbek a participé au soulèvement syrien depuis le début. Malgré les menaces, elle a témoigné et, exilée à Paris, elle va publier son “journal”.

Une femme de courage. Une écrivaine qui nous explique que c’était une « évidence » pour une écrivaine, de lutter et de témoigner sur ce qu’elle a vu et vécu en Syrie pendant les quatre premiers mois de la révolution. Un témoignage très dur, qu’elle a commencé à raconter à son arrivée en exil à Paris, en juillet dernier et qui sortira sous le titre « Feux croisés » (chez Buchet Chastel) en mars sous forme de son journal de bord du 25 mars au 9 juillet 2011, un livre qui éclaire d’une lumière crue la situation en Syrie. Elle sera ce mardi aux Halles de Schaerbeek, dans le cadre du cycle des littératures arabes. Nous l’avons rencontrée à Paris chez sa traductrice, Rania Samara.

Samar Yazbek, 41 ans, mère d’une fille de 17 ans en exil avec elle, est l’auteur de quatre romans (« Parfum de cannelle » sera le premier traduit en français, en 2013), de recueils de nouvelles et de plusieurs scénarios.

Déjà avant le déclenchement de la révolution, vos romans contestaient le régime.

Dans « Glaise », je mettais en cause l’institution militaire en parlant d’un conflit entre deux officiers dont l’un était un alaouite, du clan du président, et l’autre, un pauvre obligé de corrompre pour avancer. Etant moi-même une alaouite, je connais le système syrien de l’intérieur.

Vous êtes de la même confession, du même clan que l’équipe au pouvoir à Damas. C’est étonnant ?

Mon rôle dans la révolution m’a valu d’être rejetée par toute ma famille et tous mes proches. Mais je connais bien les rouages internes et suis bien placée pour les dénoncer. Le fait d’être alaouite m’a sans doute évité d’être emprisonnée. Le régime ne voulait pas montrer qu’il y avait des alaouites contre lui car cela aurait cassé leur thèse d’une révolution qui serait un conflit religieux entre sunnites et chiites alaouites. Mais pour moi, ces considérations sont sans intérêt. Ma présence en Syrie dans les groupes qui ont mené la révolution était un témoignage que ce conflit n’a rien de sectaire ou de communautaire, c’est la lutte d’un peuple contre les exactions d’un régime.

Réfugiée politique à Paris depuis juillet, que pouvez-vous encore faire ?

Ma première tâche fut de témoigner, y compris devant le Parlement européen, sur ce qui se passe là-bas, sur les exactions commises et sur les tortures en prison dont j’ai été le témoin. J’ai transmis tout ce que je savais de ces quatre premiers mois de lutte sur lesquels, en Europe, on ne savait rien. Je me considère comme un « passeur ». J’ai continué aussi à écrire ce journal commencé sur place et qui sera publié en mars en français et simultanément en arabe. J’essaie aussi, via des ONG humanitaires, d’aider les gens sur place, mais je suis très frustrée de ne plus avoir les contacts que j’avais sur place.

Comme écrivaine et comme femme, vous sentiez que vous deviez réagir ?

Je suis une rebelle depuis que j’ai 16 ans. Je me suis battue contre les traditions qui oppriment les femmes, j’ai fugué à 16 ans, je me suis mariée, j’ai divorcé, j’éduque seule ma fille. On voit beaucoup de femmes dans la lutte en Syrie car, effectivement, elles ont dû déjà se battre contre les discriminations qui les frappent.

Mais ce qu’on voit en Egypte, en Libye, en Tunisie, est inquiétant en ce qui concerne le droit des femmes ?

Je suis très inquiète de ce qui pourrait se passer comme régression islamique. La période de transition sera sans doute longue avec des épisodes de chaos, des tragédies peut-être, mais cela débouchera ensuite sur une société plus juste et les femmes devront continuer à se mobiliser pour faire évoluer ces sociétés.

Après avoir vécu ça, peut-on encore écrire des romans avec des rêves et de l’amour ?

Bien sûr, et j’en écrirai encore, mais actuellement toute mon attention, mon devoir, mon cœur, sont tournés vers la révolution. Je suis dans un état de douleur perpétuelle dont je ne peux pas me détacher. Grande lectrice, je ne peux plus rien lire d’autre que des documents sur la Syrie (je lis maintenant une histoire des alaouites). Pour ma fille aussi ce fut un arrachement douloureux.

Que pensez-vous de l’appui international à cette révolution ? Beaucoup plus faible que pour les autres révolutions ? Et peu d’intellectuels syriens sur place font comme vous ?

Il est vrai que sur place, peu d’écrivains osent bouger car ils ont peur. Surtout les écrivains plus traditionnels alors que les jeunes sont plus actifs, y compris par leurs vidéos. Sur un plan plus large, il est clair que les pays occidentaux ont été lents à réagir à cause de la proximité d’Israël et du Liban. Les Américains ne voyaient pas quel gouvernement de remplacement pourrait sauvegarder leurs intérêts dans la région et quel bénéfice sur place (pétrole) ils auraient en échange comme ils l’ont trouvé en Libye. Et pendant des mois, le régime a pu faire preuve d’une violence inouïe à l’égard de sa population qui était pourtant désarmée contrairement à ce qui s’était passé en Libye. Le régime syrien a été habile depuis des années à garder en main de nombreuses cartes stratégiques.

Le 7 décembre 2011, Véronique De Keyser et le groupe Socialistes & Démocrates recevaient l’écrivaine et journaliste Samara Yazbek au Parlement européen, dans le cadre de la conférence “La Syrie à la croisée des chemins” et pour saluer, entre autres, son courageux combat – malgré les menaces de mort pour ses positions contre le régime de Bachar Al Assad – comme militante pour les droits des femmes et aux côtés des manifestants et des comités de coordination de la révolution syrienne.