Un colloque à l’initiative de Véronique De Keyser: « L’accès à l’eau et à l’hygiène: un droit de l’homme fondamental ? »
5 juin 2012« L’accès à l’eau et à l’hygiène : un droit de l’homme fondamental ? » Un colloque à l’intiative de Véronique De Keyser, Députée européenne, Vice-présidente du Groupe Socialistes et Démocrates, Commission Affaires étrangères, Droits de l’Homme, Développement et Commerce international.
Véronique De Keyser présidera l’atelier N°2
Ce panel portera sur l’accès à l’eau et l’assainissement comme un problème humanitaire et comme cause de tensions géopolitiques dans le monde, sur base de quelques cas spécifiques.
- Intervenants:
. Janez Potocnik, Commissaire européen pour l’environnement
. Bernard Drobenko, professeur à l’Université du Littoral, Côte d’Opale, Boulogne-sur-Mer
- Etude de cas :
. Palestine / Israël / Jordanie. Les conférenciers invités: Gidon Bromberg d’Israël et de Palestine Nader KHATEB (ONG: amis de la Terre, au Moyen-Orient)
- Conclusions par Véronique De Keyser, députée européenne, vice-président du groupe Socialistes & Démocrates.
Les grandes lignes qui seront défendues par Véronique De Keyser
Véronique De Keyser attirera l’attention des participants sur la situation tout à fait particulière du Moyen Orient concernant la surexploitation des eaux du jourdain par Israël dans les colonies de Cisjordanie.
Elle rappellera qu’un accès à des ressources suffisantes en eau est essentiel à la viabilité d’un futur État palestinien et pour les populations, l’agriculture,etc., qu’il faut continuer à travailler dans un esprit de coopération et soutenir les initiatives d’Israël, de la Jordanie ainsi que l’Autorité palestinienne pour sauvegarder et regénéré le cours inférieur du fleuve Jourdain. (voir Résolution 9 septmre 2010 à Strasbourg « Situation du Jourdain et en particulier de la zone correspondant au cours inférieur du fleuve »).
Dans son intervention, elle reprendra également des paroles de Ricardo Petrella, paroles qu’elle partage pleinement, à savoir: « Le droit à l’eau est un droit inaliénable individuel et collectif ».
L’eau « source de vie » appartient aux habitants de la Terre en commun. En tant que « source de vie » fondamentale et non-substituable de l’éco-système Terre, l’eau est un bien vital qui appartient aux habitants de la Terre, en commun. Aucun d’entre eux, individuellement ou en groupe, ne devrait avoir le droit d’en faire son appropriation privée. L’eau est un bien patrimonial commun de l’humanité. La santé individuelle et collective en dépend. L’agriculture, l’industrie, la vie domestique y sont liées. Il n’y a pas d’accès à la production de la richesse sans accès à l’eau. L’eau, on le sait et tout le monde le dit, n’est pas une ressource comme les autres ; elle n’est pas une marchandise échangeable, monnayable. Son caractère irremplaçable fait que toute communauté humaine -et chacun de ses membres- a le droit d’avoir accès à l’eau, en particulier à l’eau potable, en quantité et qualité nécessaires et indispensables à la vie et à l’activité économique (…) »
Elle rappelera également que la « gestion des ressources hydriques » ne doit pas être soumise aux règles du marché intérieur. Elle invitera les institutions européennes et les États membres à déployer tous les efforts nécessaires pour s’assurer que tous les citoyens sans exception jouissent du droit fondamental à l’eau et à l’assainissement et demandera à la Commission de revoir la législation en la matière, notamment celle qui régit les marchés publics et les concessions, afin de s’assurer que la propriété et la gestion de l’eau et des compagnies de distribution d’eau demeurent publiques.
Pour assister au colloque, c’est ici.







