9 mai 2012

« Europe Hebdo » c’est le rendez-vous dédié à l’Union européenne qui présente les événements marquants de la semaine européenne et leurs conséquence sur notre vie quotidienne. Au programme : portraits, reportages, interviews pour une Europe plus accessible et plus concrète. Une émission co-présentée par François Beaudonnet, Nora Hamadi (Public Sénat) et Katia Gilder.
Retrouvez EUROPE HEBDO le 11/05/2012 à 00h15
Rediffusion le :
vendredi 11/05/2012 à 12h15
vendredi 11/05/2012 à 17h15
samedi 12/05/2012 à 03h15
Durée : 29 minutes
Comme chaque semaine Europe Hebdo revient sur l’actualité européenne
Comment l’Europe voit elle l’élection de François Hollande à la tête de l’état français ?
L’accession au pouvoir du candidat socialiste va t’elle changer la donne au sein de l’union européenne ?
Faut-il mettre en oeuvre un « pacte de croissance » dans la zone euro ?
Peut-il faire plier Angela Merkel ?
Dans le même temps, la Grèce a renouvelé son parlement et s’enfonce encore et toujours dans la crise politique.
Faut-il s’inquiéter d’un défaut de paiement de la Grèce ?
Comment nos voisins européens analysent ces bouleversement politiques ?
Plusieurs députés européens donnent leur vision de cette actualité:
. Marietta Giannakou Groupe PPE (Grèce)
. Andréas Schwab Groupe PPE (Allemagne)
. Graham Watson Groupe ADLE (Grande-Bretagne)
. Véronique De Keyser Groupe PS (Belgique).
Europe Hebdo a souhaité recueillir l’analyse de Véronique De Keyser en tant qu’eurodéputée belge et vice-présidente du groupe Socialistes et Démocrates, très impliquée dans la scène politique étrangère, sur les conséquences du choix des français, sur la gouvernance européenne qui va suivre, sur la politique économique et de croissance.
Pour voir l’émission dès le 11 mai, c’est ici.
Mots-clefs: députée européenne, Europe, Europe Hebdo, François Hollande, gauche, Grèce, groupe Socialistes et Démocrates, Politique, Public Sénat, Véronique De Keyser
Publié par Véronique De Keyser dans Europe, Politique, Questions parlementaires |
9 mai 2012

Aujourd’hui 9 mai, c’est la journée de l’Europe. Pour célébrer cette 20e édition de la Fête de l’Europe, samedi 12 mai les institutions européennes vous ouvriront grand leurs portes, activités et festivités à l’appui. Une belle initiative visant à rapprocher les institutions européennes des citoyens, et les peuples de l’Europe entre eux. Je serai heureuse d’accueillir à cette occasion une importante délégation de citoyens liégeois, je participerai également au débat placé sous le signe de l’Année européenne du vieillissement actif et de la solidarité intergénérationnelle, qui commencera à 10h30 dans l’hémicycle.
Je ne pouvais évoquer cette fête de l’Europe, sans vous en dire ici quelques mots. Construite davantage comme un grand marché que comme un grand projet, l’Europe représente aujourd’hui le libéralisme aux yeux des citoyens qui subissent la crise et l’austérité de plein front. Je l’évoquais encore hier sur Matin Première, l’Europe peut et doit apporter une solution aux problèmes économiques et sociaux de la population européenne, cela pourrait entre autres limiter la montée des partis extrémistes. Avant que cette nouvelle marée brune nous submerge, l’Europe doit changer de cap, elle en a l’envergure ! Cette force supplémentaire à gauche que lui apporte la victoire de François Hollande, va sans doute y contribuer. L’Europe doit être une, indivisible, multiculturelle, mais aussi irréductiblement égalitaire et solidaire. Elle doit protéger le citoyen et lui permettre de s’épanouir, en veillant à ce que la démocratie ne soit plus soumise aux marchés, à ce que la politique reprenne le contrôle de la finance et maîtrise la mondialisation.
« Plus forts ensemble », tel est le slogan de cette journée de l’Europe. Nous avons besoin de ce rétablissement de la confiance entre les peuples et l’Europe pour aller de l’avant, pour ensemble construire sur le long terme un modèle européen qui soit source d’accomplissement pour l’humain. Le jour où nous y parviendrons, je l’espère dans un avenir proche, sera une vraie fête pour l’Europe !
Le programme de la journée portes ouvertes du samedi 12 mai (de 10h à 18h), dans le cadre de la Fête de l’Europe, c’est ici
Mots-clefs: députée européenne, Europe, fête de l'Europe, François Hollande, gauche, groupe Socialistes et Démocrates, populisme, Véronique De Keyser
Publié par Véronique De Keyser dans Europe |
8 mai 2012



Photos de gauche à droite: Véronique De Keyser et Anna Colombo, le Président Hollande et…la Victoire !
« Emportée par la foule », j’ai partagé, ce 6 mai, la liesse de toutes celles et ceux qui ont célébré la victoire de François Hollande à Paris ! Il y avait les camarades socialistes, de Belgique, de France – Guy Quaden, ancien Gouverneur de la Banque Nationale de Belgique, Jean Pol Barras Délégué générale Wallonie-Bruxelles, Anna Colombo Secrétarire générale du Groupe socialiste au Parlement européen, Jack Lang plusieurs fois ministre dans des gouvernements socialistes français et actuellement Député, Jean-François Kahn journaliste et créateur de l’hebdomadaire « Marianne », Jacques Weber grande figure du théâtre, Marie-Noëlle Lienemann Députée Européenne Socialiste et ancienne Ministre du logement, l’actrice Danièle Evenou… – mais aussi et surtout, tous les anonymes dont l’émotion était palpable ! Voici quelques moments pris sur le vif, en images. Pour consulter l’album complet, cliquer sur l’onglet « Photos ».







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Photos de gauche à droite: Véronique De Keyser (VDK) et Marie-Noëlle Lienemann, VDK et Jacques Weber, VDK et Guy Quaden, VDK et Jack Lang, VDK et Jean-François Kahn, et toutes celles et ceux qui ont fait confiance à François Hollande et ont contribué à la victoire de la gauche !
Discours de Hollande à la Bastille : « Merci peuple de France ici rassemblé »
Mots-clefs: Anna Colombo, Bastille, Belgique, Danièle Evenou, députée européenne, élections présidentielles, France, François Hollande, gauche, groupe Socialistes et Démocrates, Guy Quaden, Jack Lang, Jacques Weber, Jean Pol Barras, Jean-François Kahn, Marianne, Marie-Noëlle Lienemann, parlement européen, PS, Véronique De Keyser, Wallonie Bruxelles
Publié par Véronique De Keyser dans Europe, Politique |
21 février 2012
Réponse : selon que vous serez dans le camp des nantis ou du côté de ceux qui risquent de perdre leur travail, la société de la course à l’argent vous a déjà classé en victimes et en coupables, en bons et en mauvais. Dans nos sociétés capitalistes, on prête d’abord et surtout aux riches. Certes, la façade démocratique est conservée, on vote, on fait mine de débattre des grandes options économiques dans des médias de plus en plus soumis aux impératifs du marché; on se divertit de football en reality shows, d’événements en événements. Mais, pendant ce temps, les agences de notation, les groupes de pression, les financiers font la loi. Jusque sur le terrain auprès des plus désarmés.
La question n’est pas ici de savoir si la direction d’Arcelor Mittal a commandité un vigile pour espionner les syndicalistes. L’action en justice de la FGTB nous en dira plus. En revanche, ce fait – pas si divers que cela – rappelle que notre société soupçonne avant tout le faible (l’immigré, le sans-papier, l’ouvrier, l’étranger …), qu’elle se méfie de ceux qui les soutiennent (les syndicats, les associations, les militants de gauche …) pendant qu’elle valorise le modèle du compétiteur, de celui qui gagne et qui se rachète une conscience avec une éthique d’entreprise et un projet social qui ne vaut souvent que dans des îlots isolés, fortement médiatisés. La charité pour les SDF en hiver, indispensable certes mais si ponctuelle, fait davantage d’audience que les raisons de leurs dérives, leur histoire de vie et le peu d’issues qu’ils ont eu pour en sortir. C’est pour cela que les sociétés de gardiennage privées « sécurisent » les supermarchés et les magasins de luxe. C’est dans cette logique qu’un sombre individu va imaginer contribuer à la défense d’une société de progrès en filmant une réunion de dangereux gauchistes. Qu’on le lui ait demandé ou qu’il s’en soit convaincu seul ne change rien.
A l’heure où il devient de bon ton de convoquer les juges pour condamner les grèves, la juste indignation des syndicalistes risque d’être décrédibilisée, considérée comme exagérée, au pire suspecte. Alors que ce fait divers est d’abord le bulletin de santé d’une société malade.
Mots-clefs: agences de notation, Arcelor Mittal, capitaliste, députée européenne, FGTB, gauche, grève, groupe Socialistes et Démocrates, immigré, l'étranger, l'ouvrier, le sans-papier, parlement européen, pauvres, SDF, syndicalistes, Véronique De Keyser
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28 novembre 2011
Le grand défenseur de la démocratie, Sergio Poblete, est décédé vendredi à l’âge de 93 ans. Ancien secrétaire d’Etat et Général de l’armée chilienne du Président Allende, il est un des rares militaires qui restent fidèles à Allende après le coup d’état du général Pinochet, le 11 septembre 1973. Il connait alors l’emprisonnement, la torture, et l’exil car il est finalement expulsé vers la Belgique à la demande du gouvernement belge. Il se réfugie à Liège au début des années 70. Actif au sein de la Fédération du PS, Sergio Poblete habitait Quai Saint-Léonard et était devenu pleinement liégeois et wallon. Depuis Liège, il avait poursuivi durant de nombreuses années le combat contre la dictature de Pinochet et continuait d’alerter l’opinion publique sur les exactions commises dans son pays. Il avait ainsi pu bénéficier du soutien d’un grand nombre de Liégeoises et de Liégeois qui ont su accueillir et aider les réfugiés chiliens en leur manifestant une solidarité concrète. C’est un homme viscéralement attaché aux valeurs de gauche et un ardent défenseur de la démocratie qui disparaît et que je salue respectueusement.
Mots-clefs: Allende, Belgique, Chili, députée européenne, dictature, gauche, groupe Socialistes et Démocrates, Liège, Pinochet, PS, Sergio Poblete, Véronique De Keyser, wallon
Publié par Véronique De Keyser dans Divers |
25 septembre 2010

La Fondation Jean-Jaurès participe au Forum de Lyon, organisé par le quotidien Libération les 24, 25 et 26 septembre 2010. Trois jours de débats, d’expression et d’échanges auxquels la Fondation s’associe et auxquels Véronique De Keyser est invitée à participer très largement.
. Samedi 25 septembre
11h30-13h : Construction européenne et idéal démocratique ?
Véronique De Keyser, députée européenne belge
Pierre Moscovici, député PS
Lapo Pistelli, responsable des relations internationales au Parti démocrate italien
Modération Gilles Finchelstein, directeur général de la Fondation Jean-Jaurès
14h30-16h : La gauche en Europe a-t-elle un avenir ?
Véronique De Keyser, députée européenne belge
Piero Fassino, secrétaire général des Démocrates de gauche italiens
Ernst Hillebrand, directeur du département Europe centrale et orientale de la Fondation Friedrich Ebert
Stavros Lambrinidis, député européen grec
Catherine Trautmann, députée européenne française
Modération : Gilles Finchelstein, directeur général de la Fondation Jean-Jaurès
. Contribution de Véronique De Keyser
La gauche européenne peine à se constituer, non faute d’institutions mais parce qu’elle manque de ce qu’on aurait appelé autrefois, une conscience de classe. En effet, elle est complètement hétérogène. La transformation de l’électorat des partis de gauche en Europe de l’Est comme à l’Ouest, le flirt de certains avec les idées néolibérales, les différences de développement socio-économique, le niveau de vie qui reste très dissemblable ont contribué à exacerber la compétition entre pays. Cette compétition fait le jeu des nationalistes et dresse les travailleurs les uns contre les autres. Ces conditions objectives, secrétées par les politiques européennes de droite, fragilisent l’émergence d’une gauche cohérente. On a cependant vu naître un souffle nouveau lors de quelques grands dossiers européens. La directive sur les logiciels a été abandonnée sous la pression des concepteurs de logiciels libres. Mais de tels succès sont rares et presque corporatistes : les citoyens qui livrent bataille sont directement visés par le projet. Les agriculteurs d’ailleurs ont eu moins de chance malgré une mobilisation exemplaire. La crise financière aurait pu servir de ciment idéologique à la gauche car tous ont été frappés de plein fouet. Mais la régulation promise tarde à se mettre en place, les banques recommencent cyniquement leur business as usual, et les mesures d’austérité prises par les gouvernements dressent les citoyens contre eux. On s’interroge beaucoup sur les alliances en politique. Faut-il que les socialistes s’allient au centre ou se radicalisent à gauche? Ce marketing politique est dépassé. La gauche doit s’appuyer sur la société civile, la faire bouger avec elle et non contre elle. C’est l’action commune qui crée la cohérence et fait émerger des valeurs partagées, pas l’inverse. L’Europe n’est pas une chance pour la gauche. Mais c’est un défi qu’elle doit relever.
Pour suivre les débats en différé sur le site de Libération, cliquer sur le texte.
Mots-clefs: Belgique, démocratie, Europe, Fondation Jean-Jaurès, forum, France, gauche, Libération, Lyon, Véronique De Keyser
Publié par Véronique De Keyser dans Divers |