Véronique De Keyser

Députée européenne et conseillère communale à Liège

Vice-Présidente du Groupe Socialistes et Démocrates du Parlement européen

Communiqué de Presse – Assez de Sang à Gaza

21 novembre 2012

Communiqué de presse de Véronique de Keyser, Vice-présidente du Groupe Socialistes & Démocrates

Assez ! Assez de sang, assez de victimes civiles, de femmes et d’enfants sacrifiés déclare l’eurodéputée Véronique De Keyser lors de la séance plénière du Parlement européen à Strasbourg. Nous devons maintenant soutenir la démarche pacifique et légitime de Mahmoud Abbas à l’Assemblée Générale de l’ONU. Le conflit entre Israël et le Hamas a fait 154 victimes du côté palestinien et 11 victimes israéliennes.

L’Egypte a joué les médiateurs avec Gaza, l’Europe doit maintenant aussi prendre ses responsabilités et soutenir Mahmoud Abbas. L’Europe considère qu’une solution à 2 Etats est la seule solution possible, et que le souci que nous avons de la sécurité d’Israël n’a d’égal que la responsabilité d’offrir aux Palestiniens, un Etat sûr lui aussi, sur ces mêmes frontières de 1967. Ces obligations sont à la fois morales, historiques et elles s’appuient sur le droit international.

Il n’est pas normal que depuis 1988, date de son indépendance, la Palestine piétine dans les couloirs de l’ONU. Nous donnons du grain à moudre à tous les extrémismes, à tous ceux qui raillent la faiblesse européenne, à tous ceux qui ne croient qu’à la force. C’est notre responsabilité, ce n’est pas celle des Etats-Unis, c’est celle de notre histoire européenne : nous ne pouvons pas demander aux Palestiniens d’en payer le prix.

Je me réjouis que la nouvelle Egypte, avec laquelle nous venons de négocier des accords ambitieux, nous aide aujourd’hui à surmonter cette crise. Mes condoléances vont aux familles de toutes les victimes. Elles n’avaient pas à payer de leur vie, notre histoire et nos responsabilités.

Alors la question à un euro, c’est : la démarche de Mahmoud Abbas à l’ONU, prévue pour le 29 novembre, fait-elle partie de la corbeille de la mariée ? Y a-t-il eu des pressions sur Mahmoud Abbas pour qu’il reporte, comme les Américains le souhaitaient, son projet à l’ONU ? Ou alors : est-ce vraiment la force coalisée des gouvernements arabes qui a réussi ce petit miracle ?

Pour l’instant, pas de réponse.

Resolution on the situation in Gaza

21 novembre 2012

Voici la version anglaise de la résolution S&D sur la situation à Gaza.

Here is the english version of the draft S&D resolution on the situation in Gaza.

S&D motion for a resolution on Gaza – click here/cliquer ici

« Palestine au Féminin »: cérémonie de clôture concert de Rim Banna

10 mars 2012


Au micro, Leila Shahid déléguée générale de l’Autorité palestinienne auprès de l’Union européenne, Véronique De Keyser entourée des huit femmes palestiniennes venant de Gaza, de la Cisjordanie et des territoires occupés, qu’elle a parrainées et reçues au Parlement européen : Rania Elias, Directrice du Festival de Jérusalem, la journaliste Naela Khalil, Nadia Abu Nahla, Directrice de l’organisation de la coalition des femmes à Gaza Strip, Amal Elsana-Alh’jooj, Directrice du Arab Jewish Center for Equality Empowerment and Cooperation, Mona Taneeb, personnage de référence du mouvement des femmes paysannes, Amneh Jibril de la General Union of Palestine Women, Rana El Nashashibi, activiste dans le domaine social et politique à Jérusalem et Naila Ayesh, Directrice du Centre d’Affaires des Femmes à Gaza.


L’artiste Rim Banna

Samedi 10 mars, aux halles à Scaherbeek, concert de clotûre de Rim Banna en l’honneur des 8 femmes d’exception venues de Palestine que j’ai parrainées et que j’ai eu le bonheur de recevoir au Parlement européen !

Ces femmes incarnent par leur parcours et leur combat tant la Palestine et son destin exceptionnel, que le combat des femmes dans sa dimension universelle. Menée entre le 8 mars 2011 et le 8 mars 2012 et parrainée par 8 parlementaires européennes, la Palestine au Féminin a permis à ces 8 femmes de visiter la Belgique et de mettre en exergue le rôle et l’engagement de la femme palestinienne, dans tous les domaines en faveur de la liberté, de la dignité et de l’égalité.

Une organisation du Collectif des Femmes, Femmes Prévoyantes Socialistes, Vie Féminine, Centre D’Action Laïque de Namur, Génération Palestine, Solidarité Socialiste en partenariat avec les Halles.

Journée de la femme: l’engagement pour la pleine reconnaissance sociale et les droits des femmes doit se poursuivre au quotidian, car il est à la base de la construction d’une société meilleure et pleinement démocratique

7 mars 2012

Si chaque année, la journée internationale de la femme est l’occasion de faire un point sur la condition des femmes, l’égalité des sexes, la pauvreté, les écarts de rémunération, l’accès à l’emploi…elle doit aussi être une opportunité supplémentaire de regarder au-delà de nos frontières et d’approfondir notre réflexion concernant les avancées futures. Le combat en faveur des femmes de Véronique De Keyser, ici, partout dans le monde, qui vient d’être récompensé par le Prix Théroigne de Méricourt fin 2011, est pour elle une préoccupation non pas d’une journée, sinon de tous les jours.


De gauche à droite : Poul Ramussen Président du Parti Socialiste Européen et Véronique De Keyser Vice-présidente du groupe Socialistes et Démocrates Députée européenne et Présidente du jury des Silver Rose Awards, la représentante de l’association KAOS GL qui s’est vue décerné un prix, Iris Munguia qui défend au Honduras les ouvrières dans l’industrie bananière victimes d’harcèlements sexuels également récompensée par Véronique De Keyser

Ce 6 mars 2012, l’eurodéputée qui présidait les Silver Rose Awards, récompensait avec émotion des femmes qui se battent concrètement chaque jour, avec convictions et courage, pour un monde plus solidaire et équitable. L’un des prix récompensait l’association KAOS GL qui défend en Turquie les droits à la pleine liberté d’orientation sexuelle et notamment les droits des gays, des lesbiennes et des transsexuels même si, contrairement à certains pays, l’homosexualité n’a jamais été illégale dans ce pays laïque. Kaos lutte contre toute forme de discrimination directe ou indirecte. L’autre prix mettait à l’honneur le travail d’Iris Munguia, qui défend au Honduras les ouvrières dans l’industrie bananière qui sont souvent victimes d’harcèlements sexuels et de multiples discriminations au travail. Iris Munguia a milité durant des décennies pour leurs droits plus particulièrement au sein des plantations de Chiquita au Honduras.


Leila Shahid Déléguée générale de l’Autorité palestinienne auprès de l’Union européenne et Véronique De Keyser Députée européenne et marraine de « La Palestine au Féminin »

« La Palestine au Féminin ». Aujourd’hui 7 mars, en présence de Leila Shahid déléguée générale de l’Autorité palestinienne auprès de l’Union européenne, Véronique De Keyser recevait au Parlement européen un groupe de femmes palestiniennes venant de Gaza, de la Cisjordanie et des territoires occupés et cela dans le cadre de la Journée de la Femme. Ces huit femmes remarquables – Rania Elias, Directrice du Festival de Jérusalem, la journaliste Naela Khalil, Nadia Abu Nahla, Directrice de l’organisation de la coalition des femmes à Gaza Strip, Amal Elsana-Alh’jooj, Directrice du Arab Jewish Center for Equality Empowerment and Cooperation, Mona Taneeb, personnage de référence du mouvement des femmes paysannes, Amneh Jibril de la General Union of Palestine Women, Rana El Nashashibi, activiste dans le domaine social et politique à Jérusalem et Naila Ayesh, Directrice du Centre d’Affaires des Femmes à Gaza – étaient parrainées par huit femmes au Parlement européen, dont Véronique De Keyser.

Demain, 8 mars, Véronique De Keyser fêtera la journée internationale des femmes en compagnie de Jean-Pierre Hupkens, Échevin de la culture et Willy Demeyer, Bourgmestre à Liège, pour ne pas oublier qu’aujourd’hui dans le monde des femmes meurent encore sous le poids des inégalités, que ce soit par la violence, par le non accès aux soins de santé,… Victimes de leur statut de femmes – femmes monnaie d’échange, femmes tribu de guerre, femmes moins qu’un homme… Femme organe reproducteur sans plus.

Le 9 mars, toujours dans le cadre de la “Journée Internationale de la Femme” à la Maison de la Laïcité à Angleur, place au vernissage de l’exposition des artistes-peintres Djamila Gassoiand, Nathalie Gornescu et Berna Güzel en présence du Député à la province Paul-Émile Mottard. Début à 19h30. Trois artistes-peintres qui proposent un regard sur la société sous différentes facettes et différentes sensibilités.

Le 10 mars, les halles à Scaherbeek acceuilleront un concert de clotûre de Rim Banna en l’honneur des 8 femmes d’exception venues de Palestine reçues par Véronique De Keyser, et qui incarnent par leur parcours et leur combat tant la Palestine et son destin exceptionnel, que le combat des femmes dans sa dimension universelle. Menée entre le 8 mars 2011 et le 8 mars 2012 et parrainée par 8 parlementaires européennes, « la Palestine au Féminin » a permis à ces 8 femmes de visiter la Belgique et de mettre en exergue le rôle et l’engagement de la femme palestinienne dans tous les domaines en faveur de la liberté, de la dignité et de l’égalité.

Pour Véronique De Keyser, si la journée du 8 mars est un rappel indispensable du combat en faveur des femmes, l’engagement pour la pleine reconnaissance sociale et les droits des femmes doit se poursuivre au quotidian, car il est à la base de la construction d’une société meilleure et pleinement démocratique.

Véronique De Keyser
Députée européenne
Vice Présidente du Groupe Socialistes & Démocrates au Parlement européen
Commission Droits de l’Homme

2012, année du Théâtre de la Liberté !

29 décembre 2011

Une année se termine. J’ignore ce que sera 2012 sinon une année difficile où il faudra se resserrer, se durcir dans ses convictions, retrouver sa cohérence dans un monde qui excelle à nous éparpiller. J’ai donc voulu dédier cette année 2012 à quelqu’un, pour qu’il m’aide à garder cette cohérence : Juliano Mer-Khamis.

Peu d’entre nous le connaissent. Assassiné de 5 balles à la poitrine le 4 avril 2011 devant le théâtre qu’il avait fondé à Jenine, Juliano était né de père palestinien et de mère juive. Et il se définissait lui-même comme Juif à 100% et Palestinien à 100% ! Acteur connu en Israël, il aurait pu faire une carrière sans histoire s’il n’avait poursuivi le travail de sa mère Arna, auprès de camps de réfugiés de jeunes à la première intifada. Lui-même avait monté le Théâtre de la Liberté de Jenine. Le théâtre était un lieu ou garçons et filles, tous malades de l’occupation et de sa violence, pouvaient reprendre leur vie en main et sublimer l’insupportable. Ils pouvaient aussi rêver et construire un futur sans risque de démolition par les bulldozers israéliens. Car pour ces enfants, le seul moyen de rester en vie sans être blessés arrêtés ou tués, c’est d’adoucir leur colère, la sublimer et la dompter sans renoncer à la résistance. Le Théâtre de la Liberté ne pouvait que gêner les extrémistes de tout bord.

En 2009, après que le théâtre eut été l’objet de deux incendies criminels, Juliano écrivait : « Nous sommes ici pour responsabiliser nos enfants, les éduquer et pour construire un nouveau futur face à l’occupation israélienne. Des années de destruction et d’oppression ont laissé nos enfants sans aucune activité culturelle élémentaire et sans aucune possibilité artistique. Tout enfant au monde a le droit de visiter le théâtre, d’en apprendre la langue et a la possibilité d’en étudier les arts pour manifester son identité et sa personnalité. Le théâtre, le cinéma, les arts en général, sont essentiels au développement de l’enfant ainsi que de notre société, afin que notre nation devienne forte, libre indépendante. 1 » Sans concession, tant pour les aspects répressifs de la société palestinienne que pour l’oppression et l’occupation israéliennes, Juliano était un esprit libre. C’était donc un homme à abattre.

Alors que dans les coulisses de l’histoire, le ballet diplomatique s’agite aujourd’hui autour de la question de l’Etat palestinien, de la réconciliation Fatah/Hamas et des multiples appels à la reprise des négociations de paix, puisse la Liberté-la vraie- et le Futur-celui des enfants de Jenine, de Gaza et d’ailleurs- ne pas être oubliés en 2012. Puisse 2012 être ton année, Juliano.

1 Voir notamment l’article de Henri Wajnblum « Victime de l’intolérance assassine, Juliano Mer-Khamis est mort » dans Points Critiques, mai 2011, n°316,pp4-5.

rfi le débat: Palestine, l’embarras des Européens

6 octobre 2011

Carrefour de l’Europe
dimanche 02 octobre 2011
Par Daniel Desesquelle

La demande de reconnaissance d’un Etat palestinien à l’ONU divise les Européens. Catherine Ashton qui dirige la diplomatie européenne est muette paralysée par les divergences des Etats membres de l’Union. Si l’Espagne ou l’Irlande soutiennent la démarche palestinienne, l’Allemagne et les Pays-Bas s’y opposent tandis que la France par la voix de Nicolas Sarkozy prône une solution intermédiaire. Les Européens sont les premiers bailleurs de fonds de l’Autorité palestinienne, mais aujourd’hui les Palestiniens attendent davantage de l’Union Européenne qui risque de perdre un crédit fraîchement retrouvé auprès du monde arabe.

Avec :
- Nabli Béligh, enseignant à Sciences-Po Paris et chercheur associé à l’IRIS.
Plus d’infos ici.
- Hassan Balawi, conseiller et médiateur de l’unité médiatique du ministère des Affaires étrangères. Votre dernier livre : Gaza, dans les coulisses du mouvement national palestinien. Plus d’infos ici.
En ligne de Ramallah.
- Véronique de Keyser, eurodéputée belge socialiste, membre suppléante de la Délégation pour les Relations avec le Conseil législatif palestinien. En duplex du Parlement européen.

Pour écouter l’émission cliquer ci-dessous:

Un Etat palestinien à terme

30 septembre 2011

Mise en ligne sur La Libre.be le 29/09/2011.

Une résolution prônant la reconnaissance d’un Etat palestinien sera votée. Mais sans se prononcer sur la demande déposée à l’Onu.

Difficile pour le Parlement européen de répondre par un silence radio à la demande de reconnaissance d’un Etat palestinien déposée par Mahmoud Abbas, le 23 septembre dernier à l’Organisation des Nations unies. Les eurodéputés ne pouvaient pas ne pas réagir, ils vont le faire par une « résolution sur la situation en Palestine » qui sera votée ce jeudi. Fruit de négociations entre les groupes politiques, ce texte ne se prononcera pas sur l’opportunité d’accéder à la requête du président de l’Autorité palestinienne mais reconnaîtra comme un objectif ultime le droit du peuple palestinien à disposer d’un Etat à part entière. « Je comprends la démarche d’Abbas, commentait le Français Alain Lamassoure (PPE, conservateurs). Coincé par l’impasse totale des négociations de paix, la poursuite de la politique de colonisation par Israël et l’impossibilité d’organiser des élections puisque le Hamas s’y oppose en ce qui concerne Gaza, Abbas a choisi d’aller à l’Onu pour obliger tout le monde à bouger. »

Reste qu’un aval franc et massif n’est pas envisageable pour cet élu UMP qui met en avant la solution préconisée par la diplomatie française, à savoir le statut d’Etat observateur (comme celui du Vatican) donnant à la Palestine tous les droits à l’Onu sauf celui de voter.

Dans l’hémicycle, la libérale belge Frédérique Ries a eu une position assez proche lors d’un débat avec Catherine Ashton, haute représentante de l’Union pour les affaires étrangères. L’eurodéputée a soutenu « le droit du peuple palestinien à avoir enfin un Etat en bonne et due forme ». « Nous sommes à peu près tous d’accord dans l’hémicycle », souligna-t-elle avant d’affirmer « comprendre le jusqu’au-boutisme de Mahmoud Abbas dans sa demande maximaliste mais inéluctable face à l’enlisement des négociations et à la frilosité du gouvernement israélien actuel. » Elle reste cependant convaincue « qu’il n’y a pas de raccourci à la paix » et que celle-ci « doit être négociée » avant toute reconnaissance officielle.

C’est là que le bât blesse entre la droite et la gauche du Parlement, comme le confirme une autre Belge, la socialiste Véronique De Keyser. « Sur la question des négociations de paix en se basant sur les frontières de 1967 et l’arrêt des colonies, il n’y a pas de clivages entre les groupes, déclare-t-elle, mais c’est la demande d’Abbas à l’Onu qui pose des difficultés. Pour mon groupe, il faut la soutenir même si on sait qu’un veto américain est très probable. Abbas s’est engagé sur la voie des négociations de paix et sur la non-violence tout en créant des institutions politiques dont tout le monde se réjouit, l’Europe la première. Soutenir sa demande serait une manière de le conforter par rapport aux extrémistes de son camp dans un contexte de printemps arabe où le risque de déflagration est réel dans un contexte géopolitique complexe. Mon groupe et celui des Verts ont en tout cas pris une position claire pour soutenir le statut de membre à part entière de la Palestine à l’Onu. Elle y a droit depuis 1999, date de la fin de la période transitoire suivant les accords d’Oslo. Clinton avait à l’époque convaincu Arafat de revenir d’abord à la table des négociations et la communauté internationale avait promis de reconnaître l’Etat palestinien « au moment opportun ». Le moment est venu, il est minuit moins cinq ! »

Pas encore tout à fait, sous-entend la résolution commune, même s’il est temps de se réveiller.