Véronique De Keyser

Députée européenne et conseillère communale à Liège

Vice-Présidente du Groupe Socialistes et Démocrates du Parlement européen

Lors de la conférence de presse que j’ai donné ce 4 juillet sur la flottille de Gaza, le bateau de Josy Dubié a été intercepté

5 juillet 2011

Communiqué de presse de Véronique De Keyser
Députée européenne
Commissions Droits de l’Homme et Affaires étrangères
Vice-Président du Groupe de l’Alliance Progressiste des Socialistes et Démocrates

Lors de la conférence de presse donnée ce 4 juillet à 18h00 au Parlement européen à Strasbourg sur la flottille de Gaza, Josy Dubié m’a téléphoné pour m’informer que son bateau, qui avait forcé le blocus, s’est fait intercepté par la marine Grecque. Il risque avec ses co-équipiers d’être incarcéré. J’attends des nouvelles et reviendrai vers vous pour vous tenir informés.

Flash info suite au communiqué « flottille de Gaza »

2 juillet 2011


Flash info suite au communiqué « flottille de Gaza » de Véronique De Keyser
Députée européenne
Commission Droits de l’Homme
Délégation pour les relations avec le Conseil législatif palestinien

Le Minsitre des Affaires étrangères Grec, Monsieur Lambridinis, vient de m’appeler pour m’expliquer la position de son pays à l’égard de la flottille de Gaza. Il réfute toute pression Israélienne sur son pays mais insiste sur sa responsabilité dans la prévention d’une catastrophe humaine. Selon ses informations, la confrontation entre la flottille et les forces armées israéliennes risquait d’être explosive. Il se devait donc de l’éviter. Mais il poursuit les négociations avec les Nations-Unies pour trouver une issue à cette crise et rappelle l’opposition de son gouvernement au blocus de Gaza.

Je ferai un point presse à ce sujet, avec d’autres parlementaires européens, lundi 4 juillet à 18h00 au Parlement européen à Strasbourg. Nous gardons le contact avec le Ministre des affaires étrangères Grec, Monsieur Lambridinis, qui est un ancien parlementaire et collègue du Groupe Socialiste.

Ce qui est une provocation à la conscience du monde, c’est le blocus de Gaza, pas la flottille !

2 juillet 2011


Communiqué de presse de Véronique De Keyser
Députée européenne
Commission Droits de l’Homme
Délégation pour les relations avec le Conseil législatif palestinien

Je suis indignée par les obstacles mis à la flottille pour atteindre Gaza. Le gouvernement Israélien fait aujourd’hui un lobbyng effréné pour bloquer cette courageuse initiative citoyenne. Je refuse l’idée que cette flottille soit une provocation. Ce qui est une provocation à la conscience du monde, c’est le blocus de Gaza, pas la flottille !

Que cette initiative ne respecte pas l’agenda politique des acteurs de la scène internationale, qu’elle intervienne à un moment délicat des relations Israëlo-Palestiniennes, est exact. Mais c’est bien la preuve que ce mouvement citoyen n’est pas politique, ni instrumentalisé et doit être libre de son expression.

Je demande donc au gouvernement Grec, dont je connais l’engagement en faveur des Palestiniens, de ne pas céder à la pression et de laisser la flottille quitter son port.

600 personnes en Palestine en juillet

23 juin 2011

A l’heure où une nouvelle Flottille se prépare à mettre le cap sur Gaza, une autre initiative internationale se met en place pour rejoindre les palestiniens de Cisjordanie et de Jérusalem-Est. Alors que la flottille défiera par voie maritime l’abus illégal d’autorité dont fait preuve Israël, l’initiative du 8 juillet fera de même, mais par voie aérienne…(suite article en ligne).

…Rejoignez la mission !

Avec le boycott BDS contre la politique d’Israël et la Flotille qui prend le large pour Gaza, la mission du 8 juillet 2011 de centaines de personnes, rendant visite en Cisjordanie aux associations et mouvements palestiniens, illustre l’enjeu de la solidarité internationale des peuples envers la Palestine et notre devoir d’y être impliqué. C’est ce qu’on compris plus de 100 personnalités belges, dont les passagers sur la Flottille qui s’est rendu vers Gaza l’année passée et celle qui part maintenant. Professeurs d’universités, responsables d’associations, avocats, médecins, syndicalistes, artistes théoligiens, journalistes, femmes et hommes politiques se rangent derrière le même message : « Laissez passer les militants de la paix ». Parmi celles et ceux qui ont signé une motion de soutien, il y a Jacques Michiels, ancien secretaire de la Centrale Générale, Anne Morelli, professeur d’université, Dirk Tuypens, acteur, Eric David, juriste renommé, Eva Brems, députée Groen !, Pierre Galand, président de l’Association belgo-palestinienne, Véronique De Keyser, europarlementaire, Henri Goldman, Union des Juifs Progressistes, Serge Hustache, député provincial du Hainaut, Jan Renders, ancien président ACW, Muriel Gerkens, député fédéral ECOLO, Ludo De Brabander, porte-parole de « Vrede »…

Plus de 600 personnes ont déjà pris leur ticket d’avion. Faites de même. Rejoignez-nous pour cette importante mission de solidarité internationale. Plus d’info sur bienvenuepalestine.com ou au numéro 0473 28 63 75.

Pour l’intégralité de l’article cliquer ici.

Interview avec Véronique de Keyser: « Il faut obtenir la levée du blocus de Gaza »

21 octobre 2010

Jeudi 21 octobre, la députée européenne belge Véronique de Keyser tiendra une conférence au Luxembourg afin de parler des responsabilités de l’Union européenne (Parlement, Commission, Conseil) et des Etats membres dans le conflit israélo-palestinien. Au préalable, l’eurodéputée socialiste a accordé une interview au Tageblatt.

Interview: Michelle Cloos

Tageblatt: Madame De Keyser, quel regard portez-vous sur le rôle et parfois le non-rôle de l’Union européenne dans la résolution du conflit israélo-palestinien?

Véronique de Keyser: « Un regard certainement critique. Pas entièrement négatif, mais critique, car actuellement l’Union européenne est plus qu’effacée dans le conflit. Le point positif est que la position de l’Union européenne est assez claire. Elle demande le gel des colonies, elle ne reconnaît pas l’occupation israélienne de Jérusalem-Est et elle réclame la levée du blocus de Gaza. Il y a donc une série de prises de position qui sont sans aucune ambiguïté. Ce n’est pas suffisant, mais c’est important. Sur le plan économique, l’UE fait de son mieux. Chaque année elle dépense environ un demi milliard d’euros pour la Palestine. Ce n’est pas rien. Là où l’Union européenne est totalement défaillante, c’est quand il s’agit de faire en sorte – soit par des pressions, soit par des sanctions – que les éléments de droit que l’UE prône soient aussi respectés. Là, elle ne bouge pas et je crains hélas, qu’elle ne bougera pas dans le futur.

Quelques jours avant l’opération ‘plomb durci’ (nom de l’offensive israélienne à Gaza en décembre 2008), Tzipi Livni (la ministre des Affaires étrangères de l’époque) est venue au Parlement européen. Je lui ai demandé ce qu’elle comptait faire au sujet de la situation tragique à Gaza et elle m’a répondu du tac au tac: une opération militaire. Elle n’a certainement pas dit autre chose à la réunion du conseil des ministres des Affaires étrangères de l’Union européenne qu’au Parlement. Donc, on savait pour l’opération militaire. Mais le conseil des ministres, à ce moment-là, a accordé l’upgrading, c’est-à-dire la revalorisation du statut d’Israël sur le plan politique.

Donc les incitants positifs qu’on offre à Israël n’ont pas d’effet. On a la preuve que ce que l’Union européenne veut faire ne marche pas. Si cette stratégie d’incitants positifs ne marche pas, est-ce qu’il ne faut pas à un moment donné en venir à un système de pressions et de sanctions? Or, chaque fois qu’on pose la question à nos dirigeants – et c’est eux qui pilotent la politique étrangère européenne – ils répondent qu’il n’envisagent pas de le faire.“

„T“: De quels moyens de pression l’UE dispose-elle?
V.d.K.:
„Je partage l’idée qu’il faut d’abord des incitants positifs. Mais aujourd’hui cette stratégie, n’a seulement pas montré ses limites, mais sa faillite complète. Il y a eu l’opération ‘plomb durci’, puis l’incident de la flottille pour Gaza et maintenant il y a une série de projets de lois extrêmement préoccupants et discriminants. Et nous n’avons aucun moyen de blocage. A la base, les pays ont le droit de faire les lois qu’ils veulent.

Or, les accords signés entre Israël et l’UE demandent le respect des droits de l’Homme et du droit international. Pour le Sri Lanka par exemple, on a gelé les accords. Ils ne faut pas de double standards. Il ne faut pas traiter Israël différemment des autres pays. On sait que la situation au Proche-Orient est très sensible et que c’est une véritable poudrière, mais on ne peut pas pour autant se permettre de laisser Israël dériver sur le plan du droit international et des droits de l’Homme.“

„T“: Au Parlement européen, les majorités sont moins fixes et moins prévisibles que dans un parlement national. Sur la question du conflit israélo-palestinien, quels sont vos alliés?
V.d.K.:
Au Parlement européen, nous avons des majorités à géométrie très variable. Sur la question d’Israël très précisément, il y a des sensibilités à prendre en compte. Il est par exemple très difficile de demander de soutenir des sanctions contre Israël à un député allemand ou à des Polonais démocrates. Il faut donc répéter avec force que condamner Israël pour des dérapages en matière de droit international ne peut en aucun cas être assimilé à de l’antisémitisme, ni même à de l’anti-sionisme. Il s’agit tout simplement de ne pas traiter un pays différemment des autres. En tout cas pas sur le plan du droit international.

Il est peut-être difficile de persuader nos collègues allemands ou polonais ou certains autres, mais on réussit parfois. Le groupe de travail Moyen-Orient est dirigé par le député européen allemand Hans-Gert Pöttering. Il a lui-même pris des positions très courageuses par rapport à la flottille pour Gaza et il a été taxé d’antisémitisme, ce qui l’a profondément touché. Donc, il y a des combats courageux qui se font au Parlement.“

„T“: Quelle est la marge de manoeuvre du Parlement européen sur cette question du conflit israélo-palestinien?
V.d.K.:
„Le Parlement n’a pas tellement de pouvoir en matière de politique étrangère. Par contre, il a une compétence en matière d’accords commerciaux. Depuis l’adoption du traité de Lisbonne, tous ces accords doivent passer par le Parlement européen. C’est très important, parce que même si nous ne pouvons pas voter des sanctions, nous avons un pouvoir de blocage des accords commerciaux. Depuis décembre 2008, nous faisons la sourde oreille au Parlement, c’est à dire que nous n’acceptons pas de valider de nouveaux accords commerciaux. Nous faisons blocage grâce à une sorte de majorité passive. Néanmoins, il reste à voir si cette majorité passive se transformera en une majorité active. Le Parlement est en tout cas dans une voie qui n’est pas mauvaise. Au Parlement, outre qu’on interpelle le conseil des ministres, nous pouvons réclamer des sanctions. On l’a déjà fait plusieurs fois, mais le conseil ne les applique pas. Alors on bloque les accords commerciaux. C’est limité, mais ce n’est pas rien.”

„T“: Vous vous êtes déjà déplacée plusieurs fois dans la bande de Gaza. Que retenez-vous aujourd’hui des ces visites?
V.d.K.:
„D’abord j’étais chef de la mission d’observation électorale européenne en 2006 au moment de la victoire du Hamas. Nous avons surveillé ces élections et nous avons déclaré que c’étaient des élections très démocratiques. A cette époque j’ai discuté avec des représentants du Hamas, en tout cas ceux qui n’étaient pas connu pour avoir du sang sur les mains. Car il y avait aussi des gens très corrects sur ces listes. A l’époque le Hamas reconnaissait dans le ‘document des prisonniers’ le droit à l’existence d’Israël. C’était le plus loin que le Hamas ne soit jamais allé.

L’UE a commis, à mon sens, une grave erreur au printemps 2007, en ne saisissant pas l’opportunité du gouvernement d’unité nationale palestinien. On pensait que l’Union européenne – et d’ailleurs le Parlement l’avait souhaité – allait s’engouffrer dans cette voix-là. Mais l’Europe ne l’a pas fait et n’a reconnu du gouvernement d’union nationale que les membres qui n’étaient pas du Hamas. On a continué à faire la politique de la chaise vide autour du Hamas. Après il y a eu cette espèce de putsch et ces journées tragiques de guerre entre le Hamas et le Fatah. C’était une fracture.

J’étais également à Gaza durant l’opération ‘plomb durci’. C’était une boucherie. Je suis ressortie de Gaza avec un sentiment de culpabilité épouvantable. J’ai pu sortir parce que je suis Européenne. Après mon départ, les bombes tombaient à l’endroit même que je venais de quitter. On savait bien qu’à Gaza il y avait une population civile. On l’avait vue. Et puis la moitié des gens à Gaza avaient voté Fatah. Je ne dis pas qu’il fallait bombarder le Hamas, mais c’est invraisemblable qu’aujourd’hui on assimile tout Gaza au Hamas. Moi et mes collègues, nous sommes ressortis de Gaza avec la conviction que ce blocus est intenable.

Après, je suis retournée à Gaza au moment de l’incident de la flottille. Ce qui m’a sidérée, c’est qu’entre ces deux visites la situation avait totalement changé. Le Hamas avait reconstruit ses bâtiments et seulement ses bâtiments. Le reste était dans un état de désolation absolue. L’industrie des tunnels était devenue impressionnante. Il y a une caste, une élite qui profite de cette fausse économie des tunnels. Les autres crèvent littéralement de faim.

Le blocus ne profite qu’au Hamas. C’est désastreux. Il n’y a absolument pas d’égalité à Gaza. L’objectif qu’il faut donc assigner à l’UE est d’obtenir la levée du blocus, pas seulement de la réclamer, mais de l’obtenir. Et on revient à ce moment-là au jeu des pressions qui peuvent être exercées sur Israël.”

Israël relance sa campagne à l’UE et déclenche le courroux de Véronique De Keyser

15 septembre 2010

Pour agrandir l’article paru dans Le Soir du 14/09/2010, cliquer sur l’image.

Grâce au courage de Kenza, de Fatima et de tant d’autres, les politiques se réveillent enfin…

26 juin 2010

Grâce au courage de Kenza, de Fatima et de tant d’autres, les politiques se réveillent enfin. Jamais auparavant on n’aurait pu voter, à une très large majorité au Parlement européen, une résolution condamnant l’attaque de la flottille mais surtout exigeant enfin une levée total du blocus de Gaza. C’est une victoire politique mais elle doit se traduire dans les faits. Une levée totale du blocus, une enquête internationale et pas de demi-mesures. Mais la semaine politique a été marquée par des événements heureusement moins dramatiques: les premiers pas de la présidence belge. Que n’ai-je entendu d’absurdité à ce propos. La Belgique se tire une balle dans le pied ! Cette Présidence va être catastrophique ! La scission c’est pour quand ? C’est pour cela que le Roi part au Congo ??? (pour rappel dans le fameux faux journal TV de la RTBF qui annonçait la fin de la Belgique, le Roi….fuyait au Congo !). Mais non, mais non, ça n’a rien à voir: il va aux célébrations de l’indépendance du Congo, si, si, je vous assure cela ne cache rien ! Et les premières rencontres des ministres avec le Parement européen au Palais d’Egmont ont été plus que rassurantes: Yves, Laurette, Paul, Didier, Joëlle et tous les autres – ah, mais il vous en reste beaucoup de ministres ? Vous en avez encore d’autres ??? Tous ont été excellents. Devant une telle richesse politique, mes collègues étaient évidemment étonnés. Aucun ne m’a demandé – ce que je craignais ! – vous êtes sûre qu’il n’y en a pas trop ??? Non, cette présidence sera très bien, j’en suis convaincue. La seule gaffe vient de Bart, mais il n’est pas encore ministre. Il a rencontré immédiatement les autorités européennes. À savoir, José manuel Barroso, Herman Van Rompuy… et puis c’est tout. Dites Monsieur De Wever, n’auriez-vous pas oublié une institution européenne ?? Et un brave Président polonais ? Jerzyk Buzek s’est senti exclu de la cour des grands, ce qui est d’autant moins mérité que depuis le traité de Lisbonne le Parlement européen s’est senti pousser des ailes.

Mais les couloirs du Parlement ont entendu des hurlements pour bien d’autres raisons que les oublis de Bart De Wever: Ô rage, Ô désespoir, que dire de la France à la coupe du monde ! Et si les joueurs ont du se faire savonner les oreilles par Sarkozy au retour, quel scandale que le refus de Domenech de serrer la main de l’entraineur de l’équipe d’Afrique du Sud ! Je me fous complètement de leurs rapports passés: à ce moment-là, c’était indécent. Mais quel délire que ce match Slovaquie Italie ! Quel antidote par rapport au précédent. L’activité du service hier en fin d’après-midi a été un peu réduite. Les mails ont crépités «congratulations» pour nos collègues slovaques et des «condoléances» pour les collègues italiens dont les joueurs nous ont tout de même donné un beau spectacle. À part cela, on épingle Jeannie Longo, inusable, et Justine qui tient bon sur le gazon. Quant à moi, aujourd’hui je m’envole vers le Soudan pour remettre aux autorités le rapport de la mission d’observation électorale.
Vous croisez les doigts ?