Véronique De Keyser

Députée européenne et conseillère communale à Liège

Vice-Présidente du Groupe Socialistes et Démocrates du Parlement européen

Flottille Gaza : le bateau de Dubié stoppé

6 juillet 2011

Mardi 5 juillet 2011. Un bateau appartenant à la flottille pour Gaza a été stoppé une dizaine de minutes après son départ de Crète. A sa barre : Josy Dubié qui s’est dit « très fier ».

Un bateau canadien appartenant à la flottille pour Gaza, parti de Crète lundi après-midi, a été stoppé une dizaine de minutes après son départ par les garde-côtes grecs, a indiqué une militante organisatrice du groupe canadien à Athènes lors d’une conférence de presse.

« Le bateau a été investi par des garde-côtes armés une dizaine de minutes après son départ », a indiqué cette porte-parole. Le navire, baptisé le Tahrir, transportait une quarantaine de personnes, dont des Canadiens, des Français, des Italiens. Il a appareillé sans son capitaine qui risquait sinon de perdre sa licence. « Un passager, ancien sénateur belge, Josy Dubié, qui possédait une licence expirée, sert de capitaine et a dit qu’il assumait la responsabilité de cette action », a indiqué la militante. Quand les forces spéciales armées sont montées à bord, « une trentaine de passagers ont indiqué être le capitaine », selon Mme Arraf. L’arraisonnement s’est fait sans violence. Deux militants canadiens ont été interpellés lundi soir. Ils avaient mis à l’eau un kayak à l’approche du garde-côtes grec et s’étaient placés entre les deux bateaux, a expliqué Mme Arraf. Ils ont été arrêtés par les garde-côtes, sans toutefois faire encore l’objet de poursuites. Le maire du port d’Aghios Nikolaos s’efforce d’obtenir leur libération, a-t-elle ajouté.

« Je suis très fier »

Bien que la tentative ait avorté, Josy Dubié se disait hier toujours déterminé à atteindre son objectif : « Je suis très fier que nous ayons réussi à sortir le bateau du port sans entrave. Je répète que notre objectif est que l’aide arrive à Gaza par des moyens légaux ou illégaux, mais toujours non-violents », a-t-il expliqué, enthousiaste et inquiet. Cependant, selon un journaliste à bord du navire américain de la Flottille, « la Flottille ne partira pas cet été ».Toutes les solutions semblent avoir été épuisées.

Ces derniers jours, La Grèce a interdit depuis vendredi à tout bateau grec ou étranger de partir vers Gaza. Les autorités grecques ont motivé cette interdiction d’appareiller par la volonté de protéger les passagers de la Flottille. Le ministre des Affaires étrangères Stavros Lambrinidis a fait savoir qu’il ne voulait pas d’un nouveau bain de sang. Le 31 mai 2010, un affrontement entre des pro-Palestiniens embarqués à bord de la première Flottille pour Gaza et les troupes israéliennes avait fait neuf morts.

Comme en un lot de consolation, les Grecs comptent proposer à la Flottille d’acheminer à sa place l’aide humanitaire vers la Bande de Gaza. Cette démarche a reçu l’appui d’une poignée d’eurodéputées, hier à Strasbourg, parmi lesquelles la socialiste Véronique De Keyser et l’Ecolo Isabelle Durant. Elles demandent aux Grecs de négocier « avec les Nations unies un acheminement de l’aide humanitaire vers Gaza en toute sécurité et sans effusion de sang ».

(PASCAL MARTIN, M-Ph GAGNON HAMELIN (st), avec afp, belga)

Flash info suite au communiqué « flottille de Gaza »

2 juillet 2011


Flash info suite au communiqué « flottille de Gaza » de Véronique De Keyser
Députée européenne
Commission Droits de l’Homme
Délégation pour les relations avec le Conseil législatif palestinien

Le Minsitre des Affaires étrangères Grec, Monsieur Lambridinis, vient de m’appeler pour m’expliquer la position de son pays à l’égard de la flottille de Gaza. Il réfute toute pression Israélienne sur son pays mais insiste sur sa responsabilité dans la prévention d’une catastrophe humaine. Selon ses informations, la confrontation entre la flottille et les forces armées israéliennes risquait d’être explosive. Il se devait donc de l’éviter. Mais il poursuit les négociations avec les Nations-Unies pour trouver une issue à cette crise et rappelle l’opposition de son gouvernement au blocus de Gaza.

Je ferai un point presse à ce sujet, avec d’autres parlementaires européens, lundi 4 juillet à 18h00 au Parlement européen à Strasbourg. Nous gardons le contact avec le Ministre des affaires étrangères Grec, Monsieur Lambridinis, qui est un ancien parlementaire et collègue du Groupe Socialiste.

Ce qui est une provocation à la conscience du monde, c’est le blocus de Gaza, pas la flottille !

2 juillet 2011


Communiqué de presse de Véronique De Keyser
Députée européenne
Commission Droits de l’Homme
Délégation pour les relations avec le Conseil législatif palestinien

Je suis indignée par les obstacles mis à la flottille pour atteindre Gaza. Le gouvernement Israélien fait aujourd’hui un lobbyng effréné pour bloquer cette courageuse initiative citoyenne. Je refuse l’idée que cette flottille soit une provocation. Ce qui est une provocation à la conscience du monde, c’est le blocus de Gaza, pas la flottille !

Que cette initiative ne respecte pas l’agenda politique des acteurs de la scène internationale, qu’elle intervienne à un moment délicat des relations Israëlo-Palestiniennes, est exact. Mais c’est bien la preuve que ce mouvement citoyen n’est pas politique, ni instrumentalisé et doit être libre de son expression.

Je demande donc au gouvernement Grec, dont je connais l’engagement en faveur des Palestiniens, de ne pas céder à la pression et de laisser la flottille quitter son port.

On va tenir tête à cette crise, le PS est sérieux et ce n’est pas aux citoyens à payer !

13 mai 2010

Blog du 13 mai. J’ai été peu loquace ces derniers temps. A part quelques petites phrases ça et là. Motif : le Soudan était dur. Il fallait digérer. Et j’ai repris immédiatement le boulot sans avoir le temps de souffler. Avec, cerise sur le gâteau, une grosse infection dont je ne parvenais pas à sortir. Ca va mieux aujourd’hui donc je retrouve un peu de voix.

D’abord, le 1er mai était chouette. Le matin au kiosque et à la Place St Paul, le soir à Amman en Jordanie, pour lancer un cri d’alerte sur la baisse alarmante du niveau de la rivière Jourdain. Elle sera complètement à sec en 2011 si des mesures drastiques ne sont pas prises. L’initiative d’alerter le monde a été prise par les maires des communes qui bordent la vallée du Jourdain. Ce sont des Jordaniens, des Israéliens et des Palestiniens. A Amman, ils ont dépassé leurs différences pour unir leurs efforts. C’était une rencontre pleine de symboles et d’espoir dans un environnement régional pourtant désespérant. Je suis revenue avec un magnifique certificat de « Championne  des eaux du Jourdain » que j’ai affiché dans mon bureau. Mais au-delà des certificats il va falloir travailler ferme pour sauver la vallée, son éco-système unique et la Mer Morte qui en dépend. J’organise une conférence au Parlement européen en juin sur ce thème.

De retour à Bruxelles, le travail parlementaire a été dominé par la colère des Grecs qui paient, très injustement, le prix d’une crise financière dont ils ne sont pas responsables. Crise sur fond de mensonges et de mauvaise gouvernance de la droite grecque et de la panne de la solidarité européenne. Après 3 morts à Athènes et la crainte d’une déferlante sur d’autres Etats européens (la Belgique est-elle vraiment à l’abri d’un tsunami ?) Angela Merkel et les autres dirigeants européens ont fini par cracher, du bout des dents, un plan de solidarité. Ce matin, Zapatero annonçait des mesures d’austérité avec une réduction des salaires des fonctionnaires. Aujourd’hui, même son de cloche du côté roumain où les retraites sont aussi touchées. C’est dans ces moments graves, sérieux, qu’on s’accroche à des valeurs sûres. Je veux parler du congrès du PS à Flagey mardi soir. J’ai beaucoup aimé. Ou plutôt : je me suis sentie mieux après les discours de Laurette, de Paul et d’Elio. Même thème, mais décliné sur trois modes différents. On va tenir tête à cette crise, le PS est sérieux et ce n’est pas aux citoyens à payer. Il y a d’autres endroits où on ira chercher l’argent. Pas question de le jeter par les fenêtres mais il doit aller là ou ça fait mal. J’ai eu droit- merci Elio pour cette inflexion !!- à moins de « gens » mais plus de « citoyens », de « concitoyens » ou de « camarades ». C’est ce que j’attendais. Juste après le congrès, petit diner chez Leila avec quelques amis dont Danny Cohn Bendit pour célébrer la venue de Nabil Shaat et la signature d’un accord, sur lequel j’ai beaucoup travaillé, entre le Fatah et le groupe socialiste (S&D) au Parlement européen.

J’ai aussi terminé ce lundi mon cours à l’ULg sur la Stratégie de l’emploi au niveau européen. On a fini par une critique –Constructive ? Mais oui mais oui ! – de la stratégie 2020 qui est la suite de la stratégie de Lisbonne. Mais le cours à peine fini, j’écoute la télé et décidément Barroso me rend folle. Quand je parle aux étudiants d’une gouvernance économique de la zone euro, cela n’a RIEN A VOIR avec le contrôle préalable par la Commission du budget des Etats ! Je me suis étranglée de colère en buvant mon café !

Enfin mieux vaut terminer sur une note très belle. Hier soir j’organisais au Parlement européen avec Rita Brosellino (une députée italienne, sœur d’un célèbre juge italien assassiné par la mafia) la projection d’un film d’avant-garde : La Paura, de Pipo Delbono. Le film est spécial, tourné uniquement avec un GSM et c’est une critique violente contre le système Berlusconi et le monde « spectacle », « people ». Et là, quelques émerveillements. D’abord Rita. Une femme de mon âge. Discrète au Parlement. Je ne l’avais jamais entendue parler. Et bien quand elle parle, tout le monde se tait. Ce qu’elle dit va au plus profond. C’est simple, c’est transparent, c’est juste. Ensuite, la salle. Hier soir, mercredi avant l’ascension, de 6 h à 9h du soir la salle A3G3 était pleine. Du jamais vu. Et enfin, le réalisateur Pippo Delbono : révolté, différent, admirant la tolérance de la Belgique qui ne connait pas le poids de l’Eglise comme en Italie. Vous êtes de Liège me dit-il ? J’adore le théâtre de la Place. Et je connais bien Rangoni. Décidemment le monde est petit et il peut être beau. A côté de ces éclats d’humanité, le refus de l’ambassadeur d’Israël de laisser notre délégation parlementaire aller à Gaza dans une dizaine de jours me semble bien misérable.

Belgique, Grèce : l’Europe bancale… Véronique De Keyser intervient dans « C dans l’air » du 26 avril

27 avril 2010

« Alors que la Belgique tente de sortir d’une crise institutionnelle majeure, les négociations sur l’octroi d’un prêt d’urgence à la Grèce sèment la zizanie entre les partenaires européens, sur fond de pressions des marchés financiers. C’est une semaine à haut risque qui s’ouvre, ce lundi 26 avril 2010, pour l’Union européenne confrontée à la situation chaotique de deux de ses Etats membres… » Pour revivre le débat de l’émission « C dans l’air » sur France 5, cliquer sur le texte.