Véronique De Keyser

Députée européenne et conseillère communale à Liège

Vice-Présidente du Groupe Socialistes et Démocrates du Parlement européen

Déclaration commune sur le Sommet européen

10 février 2013

C’est maintenant que les véritables négociations vont commencer, avec le Parlement européen

Déclaration commune de Joseph Daul, au nom du Groupe PPE, Hannes Swoboda, au nom du Groupe S&D, Guy Verhofstadt, au nom du Groupe ADLE et Rebecca Harms et Daniel Cohn-Bendit au nom du Groupe des Verts/ALE

Commentant les résultats du Conseil européen, les présidents des quatre principaux groupes politiques du Parlement européen ont publié la déclaration commune suivante:

« La priorité qui sous-tend les choix du Parlement européen est l’ambition de promouvoir la croissance et l’investissement dans l’UE, et donc de contribuer à ce que l’Europe sorte de la crise, de manière soutenable.

Cet accord ne renforcera pas la compétitivité de l’économie européenne. Ce n’est pas dans l’intérêt des citoyens européens.

Le Parlement européen ne peut accepter en l’état l’accord trouvé aujourd’hui au Conseil européen. Nous regrettons que Monsieur Van Rompuy n’ait pas parlé, ni négocié avec nous au cours des derniers mois.

C’est maintenant que les véritables négociations vont commencer, avec le Parlement européen. Nous maintiendrons les priorités que nous avons clairement indiquées à plusieurs reprises.

Nous constatons avec étonnement que les chefs d’Etat et de gouvernement de l’UE se sont accordés sur un budget qui mènerait à un déficit structurel. Des écarts importants entre les paiements et les engagements ne feraient que reporter les problèmes à plus tard et ne résoudraient en rien les problèmes existants. Nous restons fermes sur le respect de l’article 310 du Traité qui requiert un équilibre budgétaire.

S’ajoutent à cela quatre points importants que nous n’abandonnerons pas:

Premièrement, nous appelons à la flexibilité: entre les années et entre les catégories de dépenses. C’est une approche sensée qui permettra d’utiliser au mieux nos ressources financières.

Deuxièmement, nous resterons fermes également sur la clause de révision obligatoire, avec vote à la majorité qualifiée au sein du Conseil, qui nous permettrait de réviser le cadre financier dans deux ou trois ans. Nous n’acceptons pas un budget d’austérité pour sept ans.

Troisièmement, avec le même sens des responsabilités, nous appelons à la mise en place de véritables nouvelles ressources propres pour le budget européen qui remplaceraient progressivement le système actuel fondé sur les contributions nationales.

Enfin, nous ne pouvons accepter un budget uniquement fondé sur les priorités du passé. Nous devons maintenir le soutien aux politiques orientées vers l’avenir, qui renforcent la compétitivité et la recherche européennes. Le résultat du budget final déterminera si la deuxième décennie du XXIe siècle restera dans les mémoires comme un moment d’approfondissement de l’intégration, au bénéfice de l’ensemble des Européens, ou comme une impasse pour l’Europe, ou même un recul pour l’Europe dans un monde globalisé.

sommet européen

« Pas d’Europe fédérale sans une protection des droits sociaux ! »

2 octobre 2012

2 Octobre 2012

Communiqué de presse de
Véronique de Keyser, députée européenne

« Pas d’Europe fédérale sans une protection des droits sociaux ! »
déclare Véronique De Keyser à la lecture du livre de Guy Verhofstadt et de Cohn-Bendit

« Je ne suis pas d’accord avec Guy Verhofstadt et Daniel Cohn-Bendit. Pour moi il ne peut y avoir d’Europe fédérale sans accord préalable sur la place du social. C’est-à-dire sur le fait que le social doit primer sur les libertés économiques, être au cœur de celles-ci. Sinon, comme dans le cas Laval, le droit d’établissement des entreprises et celui de la libre circulation des travailleurs permettent de ruiner une région, de tuer son tissu industriel sans riposte possible.

Allez expliquer aux travailleurs de Mittal, à Florange ou à Liège, que la solution à leurs problèmes c’est le fédéralisme européen! C’est comme apprendre à faire le saut de l’ange à un plongeur quand il n’y pas plus d’eau dans la piscine! Pas de transfert de compétences supplémentaires à l’Europe sans garantie sur les droits sociaux qu’elle doit protéger. Sinon on peut dire immédiatement adieu à l’indexation des salaires en Belgique. »

Véronique De Keyser
Députée européenne

La cérémonie du Prix du Livre Européen le 7/12 à Bruxelles

5 décembre 2011

Le chef de file des Socialistes et Démocrates au Parlement européen, Martin Schulz présidera, ce mercredi 7 décembre à Bruxelles, la cérémonie de remise du 5ième prix du livre européen, aux côtés de Guy Verhofstadt et du président de la Commission européenne, José Manuel Barroso.

A l’occasion de la présidence polonaise, un hommage sera rendu, en sa présence, au Président Tadeusz Mazowiecki pour son action en faveur de l’Union européenne.

Le prix du livre européen récompense un roman et un essai exprimant une vision d’Europe. Pour la cinquième année consécutive, le groupe de l’Alliance des Socialistes et des Démocrates au Parlement européen parraine l’événement. La cérémonie sera retransmise en direct sur le site internet du groupe S&D à l’adresse suivante: www.socialistsanddemocrats.eu. Elle est ouverte à la presse. Présidé cette année par l’écrivain britannique Julian Barnes, le jury est composé de journalistes couvrant les questions européennes et issus des pays de l’UE.

Parmi la sélection de cette année, 3 romans et 2 essais figurent encore en lice.
. Les romans: Histoire d’un Allemand de l’Est, Maxim Leo (Allemagne); El dia de manana, Ignacio Martinez de Pison (Espagne); Je ne suis pas d’ici, Hugo Hamilton (Irlande).
. Dans la catégorie essais: Aux frontières de l’Europe, Paolo Rumiz (Italie) et Le crime et le silence, Anna Bikont (Pologne).

Le prix du Livre européen entend promouvoir les valeurs de l’Europe et contribuer à mieux incarner l’Europe auprès de ses citoyens.

Le programme complet de la cérémonie est disponible ici