Véronique De Keyser

Députée européenne et conseillère communale à Liège

Vice-Présidente du Groupe Socialistes et Démocrates du Parlement européen

L’UE peut faire cesser les viols en RDC ! Véronique De Keyser et Marc Tarabella proposent une loi ce 22/09/10 à 15 h en plénière

22 septembre 2010

En République Démocratique du Congo, 13 000 cas de viols ont été recensés l’année dernière. La violence sexuelle est utilisée comme une véritable arme de guerre par les groupes rebelles. Véronique de Keyser et Marc Tarabella, Eurodéputés socialistes belges, proposent cet après-midi, en session plénière une mesure simple mais efficace : interdire l’importation de biens faits à partir de minerais de contrebande !

« Qu’attendons-nous pour adopter une loi visant à interdire l’importation de biens faits à partir de minerais de contrebande, et par conséquent à arrêter de financer les groupes rebelles » s’indigne Marc Tarabella, Eurodéputé en charge de l’égalité homme-femme. « Nous interdisons le commerce d’ivoire pour sauver la vie des éléphants mais nous ne prenons pas les décisions qui pourraient sauver la vie de dizaines de milliers de femmes tous les ans » rajoute-t-il.

Véronique de Keyser, Vice présidente du groupe socialiste en charge des droits humains précise : « Les besoins d’aide aux victimes sont énormes, le viol est devenu un véritable fléau social. La guerre a induit une dépravation des mœurs de l’ensemble de la société. Les hommes violent parce que l’impunité est totale. Les femmes n’osent pas porter plainte par crainte de représailles. Nous nous devons de tout faire pour stopper ce génocide sexuel. »

C’est précisément dans ce but que cet après-midi, Marc Tarabella et Véronique de Keyser interviendront en session plénière au Parlement européen. Ils proposeront donc une loi visant à interdire l’importation en Europe des biens faits à partir des minerais. « Désarmer les rebelles est encore le meilleur moyen de sauver ces femmes qui ne sont, ni plus ni moins, que des victimes de guerre, victimes de la barbarie des hommes ! » concluent-ils.