Véronique De Keyser

Conseillère communale à Liège

« Palestine au Féminin »: cérémonie de clôture concert de Rim Banna

10 mars 2012


Au micro, Leila Shahid déléguée générale de l’Autorité palestinienne auprès de l’Union européenne, Véronique De Keyser entourée des huit femmes palestiniennes venant de Gaza, de la Cisjordanie et des territoires occupés, qu’elle a parrainées et reçues au Parlement européen : Rania Elias, Directrice du Festival de Jérusalem, la journaliste Naela Khalil, Nadia Abu Nahla, Directrice de l’organisation de la coalition des femmes à Gaza Strip, Amal Elsana-Alh’jooj, Directrice du Arab Jewish Center for Equality Empowerment and Cooperation, Mona Taneeb, personnage de référence du mouvement des femmes paysannes, Amneh Jibril de la General Union of Palestine Women, Rana El Nashashibi, activiste dans le domaine social et politique à Jérusalem et Naila Ayesh, Directrice du Centre d’Affaires des Femmes à Gaza.


L’artiste Rim Banna

Samedi 10 mars, aux halles à Scaherbeek, concert de clotûre de Rim Banna en l’honneur des 8 femmes d’exception venues de Palestine que j’ai parrainées et que j’ai eu le bonheur de recevoir au Parlement européen !

Ces femmes incarnent par leur parcours et leur combat tant la Palestine et son destin exceptionnel, que le combat des femmes dans sa dimension universelle. Menée entre le 8 mars 2011 et le 8 mars 2012 et parrainée par 8 parlementaires européennes, la Palestine au Féminin a permis à ces 8 femmes de visiter la Belgique et de mettre en exergue le rôle et l’engagement de la femme palestinienne, dans tous les domaines en faveur de la liberté, de la dignité et de l’égalité.

Une organisation du Collectif des Femmes, Femmes Prévoyantes Socialistes, Vie Féminine, Centre D’Action Laïque de Namur, Génération Palestine, Solidarité Socialiste en partenariat avec les Halles.

Journée de la femme: l’engagement pour la pleine reconnaissance sociale et les droits des femmes doit se poursuivre au quotidian, car il est à la base de la construction d’une société meilleure et pleinement démocratique

7 mars 2012

Si chaque année, la journée internationale de la femme est l’occasion de faire un point sur la condition des femmes, l’égalité des sexes, la pauvreté, les écarts de rémunération, l’accès à l’emploi…elle doit aussi être une opportunité supplémentaire de regarder au-delà de nos frontières et d’approfondir notre réflexion concernant les avancées futures. Le combat en faveur des femmes de Véronique De Keyser, ici, partout dans le monde, qui vient d’être récompensé par le Prix Théroigne de Méricourt fin 2011, est pour elle une préoccupation non pas d’une journée, sinon de tous les jours.


De gauche à droite : Poul Ramussen Président du Parti Socialiste Européen et Véronique De Keyser Vice-présidente du groupe Socialistes et Démocrates Députée européenne et Présidente du jury des Silver Rose Awards, la représentante de l’association KAOS GL qui s’est vue décerné un prix, Iris Munguia qui défend au Honduras les ouvrières dans l’industrie bananière victimes d’harcèlements sexuels également récompensée par Véronique De Keyser

Ce 6 mars 2012, l’eurodéputée qui présidait les Silver Rose Awards, récompensait avec émotion des femmes qui se battent concrètement chaque jour, avec convictions et courage, pour un monde plus solidaire et équitable. L’un des prix récompensait l’association KAOS GL qui défend en Turquie les droits à la pleine liberté d’orientation sexuelle et notamment les droits des gays, des lesbiennes et des transsexuels même si, contrairement à certains pays, l’homosexualité n’a jamais été illégale dans ce pays laïque. Kaos lutte contre toute forme de discrimination directe ou indirecte. L’autre prix mettait à l’honneur le travail d’Iris Munguia, qui défend au Honduras les ouvrières dans l’industrie bananière qui sont souvent victimes d’harcèlements sexuels et de multiples discriminations au travail. Iris Munguia a milité durant des décennies pour leurs droits plus particulièrement au sein des plantations de Chiquita au Honduras.


Leila Shahid Déléguée générale de l’Autorité palestinienne auprès de l’Union européenne et Véronique De Keyser Députée européenne et marraine de « La Palestine au Féminin »

« La Palestine au Féminin ». Aujourd’hui 7 mars, en présence de Leila Shahid déléguée générale de l’Autorité palestinienne auprès de l’Union européenne, Véronique De Keyser recevait au Parlement européen un groupe de femmes palestiniennes venant de Gaza, de la Cisjordanie et des territoires occupés et cela dans le cadre de la Journée de la Femme. Ces huit femmes remarquables – Rania Elias, Directrice du Festival de Jérusalem, la journaliste Naela Khalil, Nadia Abu Nahla, Directrice de l’organisation de la coalition des femmes à Gaza Strip, Amal Elsana-Alh’jooj, Directrice du Arab Jewish Center for Equality Empowerment and Cooperation, Mona Taneeb, personnage de référence du mouvement des femmes paysannes, Amneh Jibril de la General Union of Palestine Women, Rana El Nashashibi, activiste dans le domaine social et politique à Jérusalem et Naila Ayesh, Directrice du Centre d’Affaires des Femmes à Gaza – étaient parrainées par huit femmes au Parlement européen, dont Véronique De Keyser.

Demain, 8 mars, Véronique De Keyser fêtera la journée internationale des femmes en compagnie de Jean-Pierre Hupkens, Échevin de la culture et Willy Demeyer, Bourgmestre à Liège, pour ne pas oublier qu’aujourd’hui dans le monde des femmes meurent encore sous le poids des inégalités, que ce soit par la violence, par le non accès aux soins de santé,… Victimes de leur statut de femmes – femmes monnaie d’échange, femmes tribu de guerre, femmes moins qu’un homme… Femme organe reproducteur sans plus.

Le 9 mars, toujours dans le cadre de la “Journée Internationale de la Femme” à la Maison de la Laïcité à Angleur, place au vernissage de l’exposition des artistes-peintres Djamila Gassoiand, Nathalie Gornescu et Berna Güzel en présence du Député à la province Paul-Émile Mottard. Début à 19h30. Trois artistes-peintres qui proposent un regard sur la société sous différentes facettes et différentes sensibilités.

Le 10 mars, les halles à Scaherbeek acceuilleront un concert de clotûre de Rim Banna en l’honneur des 8 femmes d’exception venues de Palestine reçues par Véronique De Keyser, et qui incarnent par leur parcours et leur combat tant la Palestine et son destin exceptionnel, que le combat des femmes dans sa dimension universelle. Menée entre le 8 mars 2011 et le 8 mars 2012 et parrainée par 8 parlementaires européennes, « la Palestine au Féminin » a permis à ces 8 femmes de visiter la Belgique et de mettre en exergue le rôle et l’engagement de la femme palestinienne dans tous les domaines en faveur de la liberté, de la dignité et de l’égalité.

Pour Véronique De Keyser, si la journée du 8 mars est un rappel indispensable du combat en faveur des femmes, l’engagement pour la pleine reconnaissance sociale et les droits des femmes doit se poursuivre au quotidian, car il est à la base de la construction d’une société meilleure et pleinement démocratique.

Véronique De Keyser
Députée européenne
Vice Présidente du Groupe Socialistes & Démocrates au Parlement européen
Commission Droits de l’Homme

La demande de la Palestine est légitime, estime à la quasi unanimité le Parlement européen ! Une victoire du bon sens et du droit international.

29 septembre 2011

« Karama ! Dignité pour les Palestiniens ! » Carte blanche de Véronique De Keyser parue dans Le Soir du 22 09 11

22 septembre 2011

Véronique De Keyser – Députée européenne
Chef de la mission d’observation électorale de l’Union européenne au Soudan en 2010 et 2011
Chef de la mission d’observation électorale de l’Union européenne en Palestine en 2006

Compréhension n’est pas raison mais que de différences entre le traitement que l’Europe réserve à la demande de reconnaissance de l’Etat palestinien et l’enthousiasme avec lequel toute la communauté internationale a salué le nouvel Etat du Sud Soudan cette année. Et pourtant là, ni le conflit politique avec le Nord, ni la question des frontières, ni celle, brûlante, de la répartition du pétrole, ni la citoyenneté, ni la monnaie, bref rien n’avait été résolu avant le 9 janvier 2011. On s’est bien gardé de dire au Président Salva Kirr – Attendez encore un peu, essayez d’accorder vos violons avec Al Bachir, l’Etat viendra après ! Fin décembre 2010, les préparatifs logistiques pour le référendum étaient au point mort. Mais la communauté internationale a volé au secours des Soudanais du Sud. Des observateurs européens, américains, de la Ligue Arabe, de l’Union Africaine se sont déployés dans tout le pays. Les bulletins de vote ont été imprimés en Grande- Bretagne, transportés au Soudan par avion, puis par hélicoptère de l’ONU dans le Sud Soudan qui manque cruellement de routes. La mission sur place des Nations Unies a soutenu les policiers et l’armée sud soudanaise pour garantir la sécurité du pays. On connaît la suite : le délire d’une population, qui, en pleurant de joie, a voté à 98%, l’indépendance, la fin de la colonisation et la dignité retrouvée. Dignité ! Ce mot résonnait dans les rues de Juba ce 9 janvier 2011 et j’ai compris que quelles que soient les circonstances, les Soudanais du Sud méritaient leur Etat. Il y a des moments où il faut forcer le destin. Puis revenir, en position de force, à la table des négociations.

On aimerait voir, autour des Palestiniens, la même union sacrée, la même ferveur internationale que celle qui a entouré la naissance de l’Etat Sud Soudanais. Or, c’est tout le contraire. Non seulement Obama a retourné sa veste depuis le discours du Caire et menace d’un véto la demande palestinienne au Conseil de Sécurité, mais voilà que les Européens embrayent eux aussi. Ils ne ménagent pas leurs pressions pour inciter Mahmoud Abbas à renoncer à son projet. Est-ce totalement inattendu? Pas réellement.

Le scénario qui se déroule actuellement dans les coulisses de l’Onu a un air de déjà-vu. En effet, à la fin de la période intérimaire des accords d’Oslo, en 1999, les Palestiniens avaient déjà voulu demander leur reconnaissance à l’ONU. Même affolement, même pression pour les faire renoncer. Bill Clinton, alors au pouvoir, annonce que « ce serait une catastrophe » et l’Europe de lui emboîter le pas, sans surprise. Arafat accepte de différer son projet et de retourner à la table des négociations. Il exige cependant l’engagement de l’Union à reconnaître l’Etat palestinien. La déclaration de Berlin en mars 1999 confirme que l’Union européenne est prête à reconnaître l’Etat palestinien « in due time ». C’est le retour aux négociations de paix, Camp David et son échec- souvent mis sur le dos des Palestiniens. Mais quand on creuse la proposition de Camp David, on mesure à quel point l’offre était inacceptable pour les Palestiniens. Elle sanctionnait les 20.000 hectares de territoire palestinien confisqués depuis le début du processus d’Oslo, les routes sécurisées, les bretelles de contournement, les nouvelles colonies dont les colons explosaient littéralement ; cette offre prévoyait aussi le contrôle de la vallée du Jourdain pour une période de 6 à 21 ans, le contrôle par Israël des ressources en eau et de l’espace aérien palestiniens, l’annexion des implantations urbaines illégales construites à Jérusalem Est après 1967 etc. En somme, une souveraineté au rabais. Limitée.

L’échec de Camp David va être suivi de la relance de la colonisation israélienne et de la seconde intifada. C’est Mahmoud Abbas qui a le plus critiqué cette dernière. Car il a déjà en tête une autre stratégie: ne plus laisser aux Israéliens le moindre prétexte pour justifier leur immobilisme. Il veut aller de l’avant en s’appuyant sur 3 piliers : des institutions palestiniennes crédibles, des méthodes non violentes, des négociations de paix. Elu Président en 2005, il a poursuivi cette ligne. Avec l’aide de l’Europe. Aujourd’hui les institutions sont mises sur pied: le plan Fayyad est un succès. La violence est maîtrisée en Cisjordanie. Et les révélations dans les médias des concessions palestiniennes dans les négociations d’Annapolis montrent que le Président est allé très loin. Trop loin murmurent certains dans son camp. Trop loin en tout cas pour n’avoir rencontré aucun succès concret. L’occupation se poursuit, les colonies israéliennes explosent sous la poussée démographique, le territoire palestinien continue à s’effriter. Abbas ne peut plus s’enfermer dans le piège de 1999. D’autant que le contexte a changé. Le printemps arabe fait vibrer les jeunes Palestiniens qui ont, eux aussi, soif de dignité. « Nous reconnaîtrons l’Etat palestinien en temps utile » disait la déclaration de Berlin. Cette formule diplomatique prend tout son sens aujourd’hui: jamais le moment n’aura été aussi opportun. A quoi bon pour l’Europe renforcer sa politique étrangère, si c’est, une fois de plus, pour s’aligner sur la politique américaine ? Et comment surtout faire comprendre aux Palestiniens que l’Etat, c’est pour les Sud Soudanais ? Que la dignité retrouvée, la « karama » scandée par les jeunes dans la rue, c’est pour les Tunisiens, les Libyens, les Egyptiens -mais que pour eux, Palestiniens, la dignité ce sera « in due time » ? Pourtant, les peuples ne diffèrent pas devant la guerre et la colonisation. Ce sont les mêmes drames, les mêmes sacrifices, les mêmes espoirs fous. L’Europe, qui a tant salué le printemps arabe devrait s’en souvenir aujourd’hui. La demande de reconnaissance à l’ONU, c’est le printemps arabe des Palestiniens.

L’ONU, c’est le printemps arabe des palestiniens !

14 septembre 2011

Communiqué de presse de Véronique De Keyser
Députée européenne
Vice Présidente du Groupe Socialistes & Démocrates, en Affaires Etrangères, Développement et Droits de l’homme

Depuis plus de dix ans, l’analyse politique du monde arabe et le processus de paix au Moyen-Orient ont toujours été une des priorités de l’eurodéputée Véronique De Keyser, qui a multiplié les missions sur le terrain – déjà en 2006 elle dirige la mission européenne d’observation des élections législatives en Palestine, elle se rend sur place pendant la terrible opération « Plomb durci », elle soutient activement la flottille de Gaza – et s’est également rendue à de très nombreuses reprises en Israël, en Turquie, en Egypte, au Liban, en Syrie. Le 6 juin dernier, avec d’autres députés, elle dépose une nouvelle déclaration écrite sur la reconnaissance par l’Union européenne de l’Etat palestinien, qui bénéficie du soutient de députés de tous les groupes politiques. « Cette déclaration est extrêmement importante quant à la promotion du Parlement européen de la paix et la sécurité concernant le conflit Israélo Palestinien qui affecte la vie de tellement de personnes. A l’heure où plus de 130 pays ont déjà reconnu le principe d’un Etat palestinien, y compris plusieurs Etats européens, le parlement européen doit oeuvrer activement en ce sens » déclare la députée européenne. Hier, au titre de Vice Présidente du Groupe Socialistes & Démocrates, elle appelait les députés socialistes à signer la lettre de l’ancien ministre des Affaires Etrangères français Hubert Védrine et d’une vingtaine d’hommes et femmes politiques de premier plan, visant à soutenir l’initiative palestinienne.

Aujourd’hui, 14 septembre 2011, elle est intervenue en séance plénière à Strasbourg, sans détour:

« Dans 8 jours le président Abbas demandera à l’ONU la reconnaissance de l’Etat palestinien. C’est un moment historique qui nous place nous Européens, au pied du Mur- et dans le cas de la Palestine, ceci n’est pas une figure de style. Assumant la responsabilité prise en 1948 de reconnaître l’Etat israélien, l’Europe n’a cessé depuis de soutenir une solution à 2 Etats, sur les frontières de 1967, avec Jérusalem pour capitale. Elle n’a pas fait que le dire- comme dans les conclusions du Conseil de 2009, elle a aussi aidé à construire cet Etat, en finançant le plan Fayyad, qui avait pour objectif d’établir des institutions crédibles pour le futur état palestinien. Deux ans après, mission accomplie, le plan Fayyad est un succès. Le moment est donc venu pour l’Europe de faire un pas supplémentaire, le pas diplomatique qui consiste à soutenir la démarche palestinienne à l’ONU. Les Palestiniens le méritent. Les Palestiniens y ont droit. Les Palestiniens y croient.

Certains diront- mais les Etats-Unis n’en veulent pas. Mais l’Europe n’est-elle que l’écho timide des Etats-Unis ? Laissons Obama à ses contradictions- que de reculades depuis le fameux discours du Caire !- et à sa campagne électorale.

Certains diront- mais cela ne changera rien sur le terrain. C’est vrai, il faut retourner au plus vite à la table de négociation. Mais une reconnaissance à l’ONU donnerait aux Palestiniens des droits et des responsabilités nouvelles, un rapport de force plus équilibré avec les Israéliens et un cadre multilatéral de négociation- non pas, une fois de plus, un face-à-face stérile et déséquilibré avec Israël.

D’autres diront- mais tous les pays européens ne suivront pas et nous risquons la désunion. Mais c’est à nous Parlement européen, qui sommes la voix des peuples, à aider nos gouvernements à parler d’une seule voix, avec une position politique courageuse et éthique. Mais au-delà c’est la crédibilité politique de l’Europe qui est en jeu. Nous n’avons cessé de célébrer la démocratie retrouvée en Tunisie, en Egypte, en Lybie, et les efforts du peuple syrien, qui reste un peuple martyr. Un drapeau européen flotte sur Ben Ghazi. Mais L’ONU, c’est le printemps arabe des Palestiniens ! C’est la voix pacifique, négociatrice, qui nous a fait confiance à nous Européens, qui a refusé la violence qui veut se faire entendre. Oserons-nous – cette voix-là- l’ignorer, faire semblant de ne pas l’entendre ? Je ne veux pas, je n’ose pas le croire ! »

Vice Présidente du Groupe S&D, Véronique De Keyser, en charge de la politique extérieure, appelle les députés socialistes à signer la lettre de l’ancien ministre des Affaires Etrangères français Hubert Védrine en faveur de la reconnaissance de l’Etat palestinien

13 septembre 2011

« Le 23 septembre prochain à l’ONU le président Abbas demandera la reconnaissance de l’Etat palestinien. L’Europe a clairement exprimé à de nombreuses reprises son soutien pour une solution à 2 Etats, sur les frontières de 1967, avec Jérusalem comme capitale des 2 Etats. Elle a de plus félicité le premier ministre Salam Fayyad d’avoir mis sur pied des institutions palestiniennes qui fonctionnent de façon excellente.

La reconnaissance de l’Etat palestinien qui devrait s’accompagner au plus tôt de la reprise des négociations de paix, viendrait renforcer ceux qui ont choisi le camp du dialogue politique, de la diplomatie, de la paix, et non celui de la violence. De nombreuses voix s’élèvent aujourd’hui en Europe pour soutenir l’initiative palestinienne. Parmi elles, celle de l’ancien ministre des Affaires Etrangères français Hubert Védrine et d’une vingtaine d’hommes et femmes politiques de premier plan. Ils nous invitent à co-signer la lettre qu’ils ont rédigée (cf. ci-dessous). Martin Schulz, notre Président a été le premier à le faire. Je l’ai co-signée également, en ma qualité de Vice-Présidente et en total accord avec les valeurs de ce message qui font écho aux nombreuses actions que je mène en faveur de la Palestine – où j’ai dirigé la mission européenne d’observation des élections législatives de janvier 2006 – depuis de nombreuses années maintenant. Le 6 juin dernier, avec d’autres députés, je déposais une déclaration écrite sur la reconnaissance par l’Union européenne de l’Etat palestinien. Elle bénéficie déjà du soutient de députés de tous les groupes et, je l’espère, recueillera le nombre suffisant de signatures avant l’échéance du 6 octobre prochain. Cette déclaration est extrêmement importante quant à la promotion du Parlement européen de la paix et la sécurité concernant le conflit Israélo Palestinien qui affecte la vie de tellement de personnes. Plus de 130 pays ont déjà reconnu le principe d’un Etat palestinien, y compris plusieurs Etats européens. Faisons en sorte que le parlement européen prenne une part active dans le processus de paix au Moyen Orient. »

Véronique De Keyser
Députée européenne
Vice Présidente du Groupe Socialistes & Démocrates, en Affaires Etrangères, Développement et Droits de l’homme

Lettre de Monsieur Hubert Védrine pour soutenir l’initiative palestinienne

Déclaration écrite sur la reconnaissance par l’Union européenne de l’Etat palestinien déposée par Véronique De Keyser et les députés européens Patrick Le Hyaric, Robert Atkins, Margrete Auken et Niccolo Rinaldi

« Jérusalem, capitale de deux Etats », la victoire du Droit international, du bon sens et de la Présidence suédoise » déclare Véronique De keyser !

9 décembre 2009

« Jérusalem, capitale de deux Etats », la victoire de l’ONU, du bon sens et de la Présidence suédoise »

Communiqué de Véronique De Keyser, Députée européenne

A l’annonce de la déclaration de Carl Bild, chef de la diplomatie suédoise qui assure pour quelques jours encore la Présidence de l’Union européenne, Véronique De Keyser, Députée socialiste européenne, se dit soulagée mais pas surprise car l’annonce de « Jérusalem, capitale des Etats israélien et palestinien » s’inscrit bien dans la droite ligne de la politique européenne. L’Union européenne n’a en effet jamais reconnu l’annexion de Jérusalem-Est par Israël.

Véronique De Keyser, Vice-Présidente du groupe « Socialistes et Démocrates » qui a été en 2006 Chef de la mission d’observation des élections palestiniennes pour l’Union européenne, se dit très satisfaite de la déclaration enjoignant le gouvernement israélien à « mettre fin immédiatement à l’établissement de colonies à Jérusalem-Est et dans le reste de la Cisjordanie » et « à cesser tout acte discriminatoire à l’encontre des Palestiniens de Jérusalem-Est ».

Elle se dit heureuse de la déclaration européenne rappelant qu’aucune modification de frontières, outre celles négociées et acceptées en 1967, n’était légale sur le plan du droit international; comme de la déclaration européenne affirmant que Jérusalem doit être la capitale des deux Etats, ce qui confirme officiellement, si besoin en était encore, que la Palestine est (ou sera) bien un Etat. Un Etat aux frontières contigües, un Etat viable. Un Etat morcelé, divisé en trois parties – Cisjordanie- Gaza- Jérusalem Est – n’est donc pas acceptable pour l’Union européenne.

Véronique De Keyser se félicite aussi de l’appel lancé par l’Union à la fin du siège de Gaza. Un siège qu’elle dénonce depuis toujours, elle qui, lors de l’offensive israélienne sur Gaza, avait pénétré dans la ville sous les bombes.

La diplomatie suédoise a combattu avec ténacité les nombreux lobbies israéliens et a résisté avec courage aux différentes pressions. Elle a su faire parler l’Europe d’une seule et même voix. La Présidence suédoise fait ainsi sienne l’exigence du seul droit possible qu’est le « Droit international et le respect de toutes les résolutions de l’ONU ».

« La Suède sort la tête haute de sa Présidence de l’Union », conclut Véronique De Keyser.

Véronique De Keyser
Députée européenne
Vice-Présidente du groupe « Socialistes et Démocrates »
Vice-Présidente du groupe de travail « Moyen-Orient »
Tel: 0475.690.461

La résolution sur la liberté de la presse en Italie qui dénonçait la main mise de Berlusconi sur les médias, n’est pas passée…

25 octobre 2009

Il y a des non événements qui sont plus importants que des événements. C’est quoi un non événement ? A peu près l’équivalent du célèbre «Il ne s’est rien passé à Hiroshima». En fait c’est un événement qui n’a pas reçu l’aval politique pour devenir une vérité. Le document que des diplomates britanniques avaient sorti sur Jérusalem Est et sa colonisation en 2005, document qui n’avait pas reçu l’aval du Conseil est un non papier. J’ai travaillé autrefois en tant qu’expert à une enquête sur les causes d’un crash aérien et après beaucoup de remous, l’analyse du taux d’alcoolémie retrouvé dans le sang du copilote a été classifiée comme non événement. C’est ainsi que je me suis familiarisée avec cette évidence surréaliste, l’existence de non événements, de non papiers, qui gravitent dans l’espace, à peu près comme des trous noirs. Ils n’ont pas d’existence officielle même s’ils peuvent expliquer l’origine de bien des drames.

Et bien, il y a eu un non événement, c’est-à-dire le vote d’une non résolution à la session de la semaine dernière à Strasbourg. Les députés l’ont renvoyée du trou noir dont, semble-t-il, elle n’aurait jamais dû sortir. Je veux parler de la résolution sur la liberté de la presse en Italie qui dénonçait la main mise de Berlusconi sur les médias, ces puissants «appareils idéologiques d’Etat» selon l’expression de Gramsci. La résolution n’est pas passée, elle n’existe pas et Berlusconi a reçu des mains des députés, et de Mauro en tête (député italien de droite qu’on dit proche du Vatican), l’absolution de tous ses abus de pouvoirs passés, présents et à venir. Comme non événement, on fait difficilement mieux.

Mais ce qui est plus intéressant, c’est la dynamique du vote. Un peu de technique pour comprendre. Lorsqu’une résolution est proposée au vote, chaque Groupe politique prépare la sienne. Puis, si c’est possible, les Groupes tentent, à partir de nombreux compromis, d’élaborer ensemble une résolution conjointe qui a toutes les chances alors de rencontrer les suffrages. Dans le cas présent, le Parti Populaire Européen, c’est-à-dire la droite européenne qui soutient largement Berlusconi, avait une résolution de départ si éloignée des autres Groupes qu’il était impossible de faire alliance avec lui. La résolution commune était donc celle des socialistes et démocrates (S-D), des Verts, du parti libéral (ALDE), de la Gauche unie (GUE). Soit tous les progressistes. Cette résolution conjointe a été perdue à 3 voix près. Vient alors, puisque la résolution conjointe avait échoué, le vote successif de chaque résolution des Groupes. La droite PPE ne parvient pas à faire passer la sienne. Les socialistes et démocrates non plus. Les Verts non plus. Dans un dernier sursaut, tous les démocrates se mobilisent sur la résolution des libéraux (ALDE) pour tenter de gagner au moins celle-là. L’atmosphère est électrique. Le score : égalité absolue. Pas une seule voix de différence entre la coalition de tous les partis progressistes et celle de la droite alliée ici à l’extrême droite et aux partis euro-sceptiques. Car c’est bien dans ces partis peu recommandables que la droite n’a pas hésité à aller chercher un soutien. Bloc contre bloc. Au moins les jeux sont clairs. Mais l’égalité ne signifie pas bien sûr, la majorité, et donc même la résolution ALDE a fini sa course. Dans les hurlements de joie de la droite italienne. Les démocrates chrétiens belges ont voté contre la résolution, en suivant, le doigt sur la couture du pantalon, la ligne du PPE; parmi eux, seule Anne Delvaux s’est abstenue.

Un goût amer dans la bouche certes, mais des leçons à retenir. Et quelques frissons. Un amendement contre l’avortement «forcé» présenté dans le budget par la très conservatrice députée slovaque Anna Zraboska a fait un score inquiétant : il ne lui manquait que 20 voix pour avoir une majorité simple. Ce qui sur plus de 700 élus présents n’est rien. Dans la précédente législature sur de tels sujets, les progressistes avaient très largement les deux tiers. Nous sommes donc dans les cordes et il va falloir travailler dur pour reconquérir, notamment chez les démocrates chrétiens les plus ouverts, des majorités qui vont sans doute toujours être à géométrie variable, au cas par cas. Pas impossible, mais difficile.

Allons, une bonne nouvelle tout de même. Denise, mon amie militante qui est de toutes les batailles depuis près de cinquante ans, va bien ! Elle est partie avec les Amis de la Nature en Allemagne, a visité des vignobles, s’est complètement ressourcée avec son groupe et m’a envoyé un long message ce matin.

Si Denise va bien, la droite n’a qu’à bien se tenir !
Avec elle, No pasaran !

Révoltant report du rapport Goldstone !

7 octobre 2009

« Le report du rapport Goldstone : Révoltant ! » dit Véronique De Keyser.

« La décision du Conseil des Droits de l’homme des Nations-Unies de reporter le vote sur le rapport Goldstone jusqu’en mars 2010 est une véritable gifle à tous les défenseurs des droits de l’homme » déclare Véronique De Keyser.

C’est pourtant le Conseil des Droits de l’Homme lui-même qui avait donné mandat le 3 avril 2009 à une mission dirigée par le juge Richard Goldstone de relever tous les faits survenus pendant l’intervention militaire de Gaza du 27 décembre 2008 au 18 janvier 2009.

Le rapport – une brique de près de 600 pages – sorti le 15 septembre 2009 mettait en cause tant Israël que le Hamas. Il vient d’être mis au frigo. Comme l’avait été en son temps le rapport de diplomates britanniques sur Jérusalem-est en 2004, rapport jamais entériné par le Conseil de l’UE. Comme l’avait été le rapport De Soto Représentant le Secrétaire général de l’ONU qui mettait en cause en 2005 le fonctionnement du Quartet.

La liste des papiers, documents, textes compromettants qu’on enterre allégrement au gré des humeurs politiques s’allonge. »On entend souvent dire que la justice est aveugle mais dans ce cas un tel aveuglement est tout bonnement révoltant ».

Véronique De Keyser
Députée européenne
Vice-Présidente du Groupe Socialistes et Démocrates

Congrès du Fatah, Bethleem le 4 août 2009. Intervention de Véronique De Keyser, membre du Parlement européen, au nom de l’alliance des socialistes et démocrates et au nom du parti socialiste belge.

13 août 2009

Au nom de l’Alliance des socialistes et démocrates européens, au nom du Parti socialiste belge, je souhaite à ce congrès un plein succès. Nous l’attendions depuis longtemps. Lorsqu’en 2005 je servais comme observateur mandaté par l’UE aux élections présidentielles à Gaza, on en parlait déjà. En 2006, lorsque j’ai mené, comme chef de la mission de l’UE, l’observation de vos élections législatives, on annonçait le congrès comme imminent. Aujourd’hui, en 2009, il se tient enfin. Il est porteur à mes yeux d’un triple message.

Le premier, c’est celui de ce temps, si lent à s’écouler. Ce qui est pour demain l’est parfois pour beaucoup plus tard. Mais il adviendra. Nos sociétés modernes sont pressées. L’histoire est toujours plus lente mais elle adviendra. Et nous aurons, en cette terre palestinienne, ce que tant de Palestiniens, ce que tant d’hommes et de femmes épris de liberté et de justice attendent : un état Palestinien, une paix juste et durable, avec Jérusalem Est pour capitale. C’est pour cela que vous êtes ici. C’est pour cela que je le suis. Ce sera peut-être pour aujourd’hui, peut-être pour demain, peu importe mais cela adviendra.

Le second message est celui de la relève. Je n’ai pas dit renouveau, je n’ai pas dit jeune garde contre vieille garde, j’ai dit relève. La jeunesse c’est l’avenir. Il est temps que sur cette terre occupée, des jeunes prennent la relève pour porter les mêmes combats que ceux de leurs aînés et défendre les mêmes valeurs, mais avec la force et l’intrépidité de leur jeunesse. Ils sont là je le sais, mais il faut qu’ils sachent que nous Européens nous serons avec eux, avec notre jeunesse et avec son intrépidité.

Le troisième message est celui de l’unité. Rien n’est plus fort, pour un Palestinien, que le mot d’unité. Aussi fort que celui d’identité. Aussi fort que celui de fraternité. Unité du dedans et du dehors. Plus de la moitié des Palestiniens vit en dehors de la Palestine, c’est pourquoi le droit des réfugiés est sacré et qu’aucun accord de paix ne peut l’oublier. Unité des jeunes et des anciens, certes. Unité des territoires, morcelés aujourd’hui par une occupation qui vise le cloisonnement, la séparation, l’endiguement. Mais unité aussi de tous les Palestiniens.

Ce dernier point, le plus sensible est votre blessure. Il est notre souci. Je forme le vœu que ce congrès soit aussi celui de l’unité, aujourd’hui ou demain, en cette terre où le temps prend une autre dimension. Et où ce qu’on appelle aujourd’hui de ses vœux adviendra un jour, dès que possible, aussi proche que possible mais en son temps.

Le poète Mahmoud Darwich (Discours de l’homme rouge, VII. Poèmes traduit de l’arabe par Elias Sanbar, 1992) avertissait : « Il y a des morts qui sommeillent dans des chambres que vous bâtirez. Des morts qui visitent leur passé dans des lieux que vous démolissez. Des morts qui passent sur les points que vous construirez. Et il y a des morts qui éclairent la nuit des papillons, qui arrivent à l’aube pour prendre le thé avec vous, calmes tels que vos fusils les abandonnèrent. Laissez donc, ô invités du lieu, quelques sièges libres pour les hôtes, qu’ils vous donnent lecture des conditions de la paix avec les défunts ».

Le poète est mort mais il est vivant. Car ainsi se font les luttes : autant avec les morts qu’avec les vivants. Mahmoud Darwich est la synthèse des messages que je vous apporte. Il annonce la fin de l’occupation. Il est le héros d’une éternelle jeunesse, d’une relève toujours assurée. Il est le symbole de l’identité palestinienne qui au-delà du Mur, des ghettos, des enclos et des villes bombardées, et au-delà de la mort, parvient à se faire entendre. Jamais sa voix n’a été aussi claire. Lorsque le président Abbas est venu à Strasbourg, ce sont les vers de Mahmoud Darwich et la musique des frères Jubran qui l’ont accueilli dans l’enceinte du Parlement et nous avions tous les larmes aux yeux. Votre tâche à vous sera plus difficile que celle du poète. Il est souvent plus difficile de concrétiser un rêve que de le rêver. Il vous appartient, dans la relève et l’unité, de faire en sorte que l’identité palestinienne soit enfin reconnue, dans une paix juste et durable au sein d’un Etat libre, avec Jérusalem Est comme capitale.