Véronique De Keyser

Députée européenne et conseillère communale à Liège

Vice-Présidente du Groupe Socialistes et Démocrates du Parlement européen

Blog de carnaval – Un budget Fossoyeur de l’Europe

10 février 2013

Décidément la semaine a été rude pour le Parlement européen. Après les frappes préventives des policiers strasbourgeois contre les sidérurgistes venus chercher une bouffée d’espoir à l’Europe, la douche écossaise du consensus du Conseil sur le budget est venu en rajouter une couche. Et vraiment, on n’en revient pas : un budget inférieur à celui que Tony Blair avait déjà réussi à raboter en 2005 jusqu’à 1% ! Et qui innove dans l’endettement, en jouant sur des écarts entre engagements et paiements ! Et encore une fois, un coup de la Grande Bretagne, avec aux commandes cette fois une coéquipière de choc, Angela Merkel. De quoi, malgré toutes les allégations entendues de nos dirigeants la main sur le cœur, enterrer la croissance, la stratégie 2020, l’emploi pour les jeunes et plonger dans le désespoir les pays du Sud qui dépendent de notre aide. L’aide alimentaire aux plus démunis est amputée de 40% alors que les poches de pauvreté augmentent, même dans les pays riches.

Nos dirigeants européens ont fait le pari risqué qu’ils s’en tireraient en jouant chacun pour soi. On sait ce que donne cette concurrence intra européenne : elle ne favorise que les pays les plus puissants. Et si ce cadre budgétaire était adopté, il nous emprisonnerait pour 7 ans : 7 ans de vaches maigres, 7 ans d’absence d’ambition européenne ! D’ici-là, les jeunes auront oublié l’espoir et les valeurs qui avaient été à la base de l’idéal européen. L’Europe , si toutefois elle résistait à cette traversée du désert, sera devenue un grand marché sans âme, ce que redoutait déjà Jacques Delors mais ce que souhaite le gouvernement de Cameron et certains de ces prédécesseurs.

Reste qu’aujourd’hui, le Parlement européen a une arme qu’il n’avait pas avant le Traité de Lisbonne : il a la dernière main sur le budget. Et les chefs des grands partis européens, exceptionnellement unis, l’ont fait savoir au Conseil: ce budget-là n’aura pas leur accord. La bataille qui s’annonce sera rude. Mais je ne voterai pas un budget fossoyeur, ça, c’est sûr.

VDK contess

Prix Charlemagne pour la jeunesse européenne : avis de recherche !

15 novembre 2011

Des projets européens avec et pour des jeunes ! La Cinqième édition du Prix Charlemagne pour la Jeunesse européenne a été lancée, la semaine passée. Ce prix vise des projets avec et pour des jeunes (16-30 ans) promouvant une meilleure compréhension entre les peuples des différents pays et une identité européenne. Parmi les projets sélectionnés, des programmes d’échanges pour la jeunesse du secteur jeunesse ou de l’enseignement, des projets artistiques, culturels ou Internet ayant une dimension européenne. Les candidatures peuvent être introduites, jusqu’au 23 janvier 2012. Le Prix Charlemagne pour la jeunesse européenne est organisé conjointement par le Parlement européen et la Fondation internationale du Prix Charlemagne d’Aix-la-Chapelle.

Pour tout savoir sur le Prix Charlemagne pour la jeunesse européenne cliquer ici.

Un gouvernement, mais pas à n’importe quel prix !

7 novembre 2011

BRUXELLES 07/11 (BELGA) = Dans une démarche peu commune, les 94 parlementaires du PS actifs dans les différentes assemblées législatives du pays ont co-signé une carte blanche diffusée lundi, par le quotidien Le Soir, pour expliquer leur choix de participer aux difficiles négociations visant la formation d’un gouvernement fédéral.

« Mais que diable irait faire le PS dans cette galère? « , demandent-ils notamment avant d’expliquer pourquoi les principaux ténors du parti consacrent tant de temps à négocier pour entrer dans un gouvernement qui serait « amené à prendre des mesures difficiles, parfois issues de compromis avec des partis de droite », mais pas à n’importe quel prix.

Le cœur des socialistes reste dans la rue aux côtés des victimes d’Arcelor et de tous les travailleurs qui se battent pour leur emploi, mais le sens des responsabilités et les 36% des voix confiées au parti lors des dernières élections, leur dictent de ne pas baisser les bras ni devant les ukases de la N-VA, ni devant les vieilles recettes (ndlr: économiques) à la Tatcher-Reagan, lit-on encore dans la carte blanche. JDD/

Carte blanche parue dans Le Soir

Un gouvernement, mais pas à n’importe quel prix !

Les socialistes le répètent : leur cœur est « dans la rue » mais continuer à négocier pour former un gouvernement est aujourd’hui un devoir moral.
« Pas question de sacrifier les citoyens ».

Les parlementaires PS, à la Chambre, au Sénat, aux parlements wallon, bruxellois, de la Fédération Wallonie-Bruxelles, de la Communauté germanophone et du Parlement européen

On parle déjà d’un gouvernement fédéral qui n’annoncerait que des mesures difficiles, rigueur et assainissement des finances publiques. Mais que diable irait faire le PS dans cette galère ? Pourquoi Elio Di Rupo, Laurette Onkelinx, Paul Magnette et tous les parlementaires qui participent aux groupes de travail, consacrent-ils tant de temps et d’énergie à négocier pour entrer dans un futur gouvernement qui serait amené à prendre des mesures difficiles, parfois issues de compromis avec des partis de droite ?

La place du PS n’est-elle pas, au contraire, « parmi les siens », aux côtés des militants, des syndiqués, des manifestants, des « indignés », à crier sa colère contre les dérives du capitalisme débridé ? Oui, c’est là, dans la rue, avec les citoyens, que bat notre cœur de socialistes. C’est aux côtés des victimes d’Arcelor et de tous les travailleurs qui se battent pour leur emploi que nous nous sentons à notre place. Parce que nous partageons leurs idéaux et leur combat contre les inégalités. Mais opter aujourd’hui, en tant que responsables politiques, pour le bitume des manifestations plutôt que l’action au sein d’un gouvernement, cela reviendrait à nier nos responsabilités.

Environ 36 % des Wallons, des Bruxellois et des Germanophones nous ont confié leur voix lors des dernières élections. C’est une responsabilité énorme. Celle de se battre depuis des mois pour défendre les intérêts des citoyens ; celle de ne jamais baisser les bras, ni devant les ukases de la N-VA, ni devant les vieilles recettes à la Thatcher-Reagan ; celle de revendiquer un impôt spécial pour les plus fortunés, une taxation des spéculateurs et l’allègement de la fiscalité sur le travail. Ces centaines de milliers de voix nous imposent de rester debout. Après 500 jours de combat. Après un accord institutionnel historique qui permet de pacifier le pays (saluons à cet égard les 8 partis qui l’ont conclu). Continuer à négocier, discuter, travailler pour former, enfin, un nouveau gouvernement est un devoir moral. Pour rester les garants des droits des travailleurs, des pensionnés, des jeunes, des personnes souffrantes, de tous ceux qui ont du mal à mener une vie décente et digne. Nous le faisons parce que nous devons le faire. Mais aussi parce que nous le voulons. Le PS est le seul parti qui, après 125 ans de progrès sociaux, a la force de dire NON à l’austérité, mais aussi le courage de dire OUI à ses responsabilités.

Si vous devez rénover votre maison, vous le faites vous-même ou vous faites appel aux meilleurs ouvriers. Aujourd’hui, c’est notre modèle économique et social qui doit, de toute urgence, être réformé. C’est une question de survie, face à l’allongement de l’espérance de vie et c’est une question d’équité pour redistribuer la richesse. Le PS veut assumer cette réforme de manière juste, sérieuse et responsable.

La situation est exceptionnelle et les défis, gigantesques. Le chemin sera loin d’être facile. Il n’est pas question de sacrifier les citoyens pour rémunérer de façon indécente les dirigeants des banques mais bien d’éviter que notre dette tue les services publics et la sécurité sociale ; et sacrifie la génération suivante, nos enfants et petits-enfants. Dans un monde de plus en plus incertain, il est indispensable d’assumer la rigueur ensemble, aujourd’hui, si l’on veut éviter l’austérité demain. Nous devons agir parce qu’il faut aussi redonner l’espoir aux citoyens et en particulier aux plus jeunes.

Cette responsabilité énorme nous confère également la capacité de dire haut et fort : ce ne sera pas à n’importe quel prix ! Le PS se battra avec acharnement pour être le bouclier contre la crise. Au nom des centaines de milliers de femmes et d’hommes qui nous ont fait confiance, nous continuerons à nous battre pour que ce gouvernement prenne des mesures justes, qui tiennent compte de la capacité contributive de chacun ; pour qu’il soutienne les travailleurs et renforce le pouvoir d’achat, pour qu’il remette la finance sous contrôle, qu’il encourage les jeunes, qu’il défende la sécu, qu’il tire chacun vers le haut. Sans laisser personne au bord du chemin.

La guerre du mur à Liège !

16 novembre 2010

Bravo à L’Ecole des cadets de la Province de Liège !

17 février 2010

L’Ecole des cadets de la Province de Liège, particulièrement bien intégrée au sein des services d’incendie, initie des jeunes de 15 à 18 ans aux métiers de la sécurité (pompiers, policiers, secouristes ambulanciers). Dans le cadre de cette formation de 3 ans (les mercredis après-midi et samedi matin), ils reçoivent une instruction civique sur les institutions y compris le rôle de l’Europe. Le 11 février, Véronique De Keyser les a reçus au Parlement Européen où ils ont présenté leur école, la prochaine visite des cadets de 3ème année en avril au Parlement, ainsi que la rencontre des jeunes sapeurs-pompiers du Bas-Rhin avec qui ils projettent un jumelage. La députée européenne, qui est intervenue en ouverture de la session parlementaire de février à Strasbourg pour que les pompiers des 27 pays de l’UE bénéficient dans toute l’Union du même statut de « métier à risque », a été particulièrement attentive aux propos de ces futurs hommes du feu. Suite à la récente et tragique explosion à Liège, qu’elle a vécue en direct puisqu’elle participait au Conseil communal cette nuit-là à deux pas de l’immeuble de la rue Léopold, elle salue plus que jamais le courage et l’efficacité de ces jeunes prêts à risquer leur vie pour sauver la nôtre. Son combat au Parlement, à qui elle a demandé de réfléchir dans les meilleurs délais à l’uniformisation du statut des sapeurs-pompiers, prouve, s’il en était besoin, sa détermination à toujours oeuvrer dans le sens du progrès.

Pour une Europe avec vous et toujours plus proche de vous !

30 mars 2009

Avant tout, je veux partager avec vous ma joie d’être 2ème effective sur la liste des européennes !

Laïcité, Droits de l’Homme, émancipation des femmes, cause palestinienne pour laquelle je veille à établir des ponts avec les progressistes d’Israël… Toutes ces causes qui me sont chères et pour lesquelles je m’engage sur le terrain, avec l’équipe PS pour l’Europe, ne peuvent progresser sans votre soutien. Il reste beaucoup à faire. Nous devons construire une Europe encore plus proche de vos préoccupations, investir de façon plus concrète dans des domaines tels que la mobilité des jeunes et de la culture…

Il n’y a pas de vérité définitive en politique, sinon la conviction que cette dernière peut servir au progrès si nous ancrons son action dans le souci de toujours plus de justice et d’égalité. C’est essentiel pour réagir et combattre l’actuelle dynamique de régression sociale et démocratique à l’œuvre dans nos sociétés.

Du concret. Des actions. Rien d’autre. Restons unis pour qu’elles profitent à tous !

Termonde : derrière les titres ronflants et l’indignation compréhensible, une crise sociale majeure

28 janvier 2009

Le massacre de Termonde. Un fait divers. Abominable, monstrueux. Mais un fait divers quand même dont le caractère spectaculaire, s’il plaît aux médias, ne doit pas faire oublier que la dénonciation ne dispense pas de la réflexion.

Réflexion sur une société dure, fondée sur l’individualisme et la compétition, dans laquelle les perspectives d’épanouissement professionnel et personnel des nouvelles générations sont de plus en plus contraintes. Réflexion sur un système socio-économique où l’on accepte que les valeurs humaines se soumettent à celles des intérêts commerciaux, où la fin justifie les moyens et où le sensationnel, le voyeurisme, le sordide et la violence finissent par apparaître pour les jeunes comme de véritables normes sociales.

Le drame de Termonde n’est malheureusement qu’un drame de plus dans la trop longue liste d’événements que nous ne pouvons accepter et qui sont autant de signes qui doivent alerter notre vigilance. Ces signes toutefois ne peuvent se muer en écrans bien commodes pour les médias qui s’en nourrissent et certains politiques prompts à les récupérer. Il y a derrière les titres ronflants et l’indignation compréhensible une crise sociale majeure, des milliers de licenciements, la dégradation des conditions de travail, l’érosion progressive des classes moyennes, l’augmentation de la pauvreté et de la précarité. Plus loin, il y a des guerres, des massacres, l’exploitation de l’homme par l’homme, le déni des droits, l’arbitraire… cette réalité dont les adversaires du progrès voudraient nous détourner.