Véronique De Keyser

Conseillère communale à Liège

Je condamne fermement l’horrible fusillade à Toulouse

19 mars 2012

Le collège juif d’Ozar Hatorah, situé au nord-est de Toulouse, a été le lieu d’une terrible fusillade ce matin, dans laquelle au moins trois personnes dont deux enfants auraient été tués. Je suis bouleversée et je condamne fermement cet acte effroyable qui, je l’espère, sera élucidé par la justice française. Au-delà de cet événement tragique, il nous appartient de nous opposer à toute forme de xénophobie qui mettrait en danger nos structures démocratiques déjà bien fragilisées. Non à la banalisation de l’antisémitisme, de la xénophobie, de l’intolérance ! Soyons plus que jamais des citoyens vigilants et responsables, et élevons nos consciences pour enfin tendre vers le progrès de l’Humanité.

Stéphane Hessel : «Pour un Etat palestinien»

6 octobre 2011

En octobre 2010, Stephane Hessel écrit « Indignez-Vous! ». Le 18 janvier 2011, le débat qu’il devait mener autour de son livre, à l’Ecole Normale Supérieure de Paris, est annulé en dernière minute, suite, semble-t-il, à diverses pressions. Le 9 mars 2011, Véronique De Keyser lui donne l’occasion de s’exprimer au Parlement “en toute liberté” ! En juillet 2011, il accorde une interview à Daniel Richard (Secrétaire régional de la FGTB Verviers) et Yannick Bovy (Métallos MWB-FGTB) pour le Festival des Résistances sur la question de l’Etat Palestinien. En voici un extrait.

Stéphane Hessel est un Français né à Berlin, son père était juif. Il rejoint la résistance avant d’être déporté à Buchenwald durant la Seconde Guerre mondiale. En 1948, il participe à la rédaction de la Déclaration universelle des droits de l’homme, avant de devenir ambassadeur de France.

« Je m’indigne et je refuse l’horreur de vos propos monsieur De Clerck ! NON à l’amnistie ! »‏

19 mai 2011

L’amnistie pour ceux qui ont collaboré avec l’occupant allemand durant la deuxième guerre mondiale ! Des crimes face auxquels il faudrait se comporter « en adultes » et considérer que c’est « du passé » ! Vous niez la culpabilité des collaborateurs, monsieur De Clerck ! Le débat que vous proposez d’ouvrir ne serait rien d’autre qu’un débat sur cette idéologie nationale-socialiste dont les collaborateurs se sont très bien accommodés et qu’ils n’ont pas contestée . Vos propos sont insultants pour les millions de victimes de la folie nazie et me donnent la nausée !

Le devoir de mémoire est essentiel pour que l’histoire ne se répète pas et pour laisser une chance à la démocratie, la vraie, celle de la liberté et de l’égalité de tous et non pas celle du marché et de l’égocentrisme identitaire qui semble être l’horizon idéologique d’une partie grandissante de la classe politique flamande. C’est pourquoi, au titre de membre de la Commission “Droits de l’Homme”, entre autres, je n’ai de cesse de multiplier les actions pour éviter toute dérive comme la proposition de loi révisionniste sur l’amnistie de vos collègues du Vlaams Belang, et tout retour dans un passé nauséabond dont l’extrême-droite semble, hélas, ne plus être la seule à avoir la nostalgie. « Le circuit des Libertés » que j’ai proposé aux citoyens en 2009, en des lieux symboliques comme Bande où les camarades résistants de mon père furent massacrés en 1944, invitait à renforcer les valeurs de démocratie et de solidarité qui doivent rester les fondements du monde à venir. J’ai récemment convié au Parlement européen Stéphane Hessel, juif résistant déporté à Buchenwald pendant la guerre, à parler librement de ses combats et à encourager toutes les générations à s’indigner et à s’engager ! Le 6 juin je présente un rapport sur la démocratie au Parlement européen. Chaque jour je me fais un devoir avec de nombreux autres démocrates, de me battre ici, en Afrique, au Moyen-Orient… là où les droits de l’homme sont violés et bafoués.

Face à la banalisation de l’antisémitisme, de la xénophobie, de l’intolérance et des hypocrisies nationalistes… le progrès de l’Humanité consiste plus que jamais à élever sa conscience. Le temps de l’indignation et de la résistance est sans fin monsieur De Clerck ! En mémoire de ces « vingt et cent, de ces milliers nus et maigres, tremblants, dans ces wagons plombés », vous aurez toujours face à vous de vrais citoyens, responsables et déterminés à ne jamais oublier, à refuser toute censure opportuniste de l’histoire.

Véronique De Keyser
Députée européenne
Membre de la commission Droits de l’Homme

Stéphane Hessel invité par Véronique De Keyser au Parlement, à s’exprimer « en toute liberté »

10 mars 2011

En octobre dernier, Stephane Hessel publie à 93 ans Indignez-Vous!, un ouvrage d’une trentaine de pages qui devient rapidement un best-seller. Le 18 janvier, Stephane Hessel a vu le débat qu’il devait mener autour de son livre, à l’Ecole Normale Supérieure de Paris, annulé en dernière minute, suite, semble-t-il, à diverses pressions… Le 9 mars, Véronique De Keyser recevait Stéphane Hessel « en toute liberté » au Parlement.

Stéphane Hessel est né en 1917 à Berlin au sein d’une famille allemande cosmopolite. A 7 ans, sa famille immigra en France, et il se fit naturaliser. Après la débâcle de l’armée française en 1940, il a, alors, rejoint les services secrets du Général De Gaulle pendant la deuxième guerre mondiale, et fût arrêté par la Gestapo. Stéphane Hessel fût déporté à Buchenwald, où il est interrogé et torturé. Apres la guerre, il entama une carrière diplomatique et participa à la rédaction de la Déclaration universelle des droits de l’homme de 1948. En 1962, il créa l’AFTAM (Association pour la Formation des Travailleurs Africains et Malgaches) afin d’améliorer le développement social. Après une longue carrière diplomatique, il occupa le poste d’Ambassadeur français aux Nations Unies à Genève. Depuis la fin de la guerre, il a été un défenseur infatigable des droits de l’homme à l’intérieur comme à l’extérieur de la France, un engagement qu’il décrit comme dans la lignée du combat qui l’avait amené à rejoindre  » l’aventure exaltante des Français Libres ». Le 14 octobre, il fût élevé au rang de Grand-Officier de l’Ordre de la Légion d’Honneur. Publié en Octobre 2010, son essai « Indignez-vous! » appelle le peuple français à s’indigner de nouveau, comme le fît la Resistance française durant la deuxième guerre mondiale. Dans cet essai, M. Hessel décrit une indignation personnelle envers les écarts grandissants entre les riches et les pauvres, contre le traitement français des immigrés clandestins, contre le sort de Palestiniens et enfin contre l’importance de défendre le système de protection sociale.

Pour voir la conférence de presse donnée par Stéphane Hessel le 9 mars, sans censure, et l’entendre parler de son engagement, de sa vision de la situation au Moyen-Orient, de sa vision du droit international. Sans langue de bois, sans doubles critères. Pour entendre aussi son tout dernier cri (et livre) « Engagez-vous! » cliquer ici.

« Stéphane Hessel en toute liberté » au Parlement européen à Strasbourg le 9 mars 2011, une initiative de Véronique De Keyser

7 mars 2011

En octobre dernier, Stephane Hessel publie à 93 ans Indignez-Vous!, un ouvrage d’une trentaine de pages qui devient rapidement un best-seller. Le 18 janvier, Stephane Hessel a vu le débat qu’il devait mener autour de son livre, à l’Ecole Normale Supérieure de Paris, annulé en dernière minute, suite, semble-t-il, à diverses pressions.

Le 9 mars, il aura en revanche l’occasion de s’exprimer au Parlement « en toute liberté » !
- Conférence de presse à 14h00
- Groupe de travail Moyen-Orient 18h00

Stéphane Hessel est un Français né à Berlin, son père était juif. Il rejoint la résistance avant d’être déporté à Buchenwald durant la Seconde Guerre mondiale. En 1948, il participe à la rédaction de la Déclaration universelle des droits de l’homme, avant de devenir ambassadeur de France.

Il aura certainement l’occasion de parler de son nouvel ouvrage qui sortira de presse le lendemain.

Ce soir (jeudi 27 janvier) 21h05 sur La Trois mon ami Stéphane Hessel dans l’émission « Noms de dieux » à ne pas manquer !

27 janvier 2011

Né en 1917, Stéphane Hessel est ambassadeur de France. Résistant, il rejoint le général de Gaulle à Londres en 1941. Arrêté en 1944, il est déporté à Buchenwald… Pour lire la suite du programme de ce soir et voir et revoir l’émission cliquer ici.

Dès mon retour du Soudan, je suis passée ce week-end voir Stéphane Hessel à Paris

24 janvier 2011

Blog du 23 janvier 2011. Dès mon retour du Soudan, je suis passée ce week-end voir Stéphane Hessel à Paris. Je savais qu’il avait été interdit de parole et traité d’antisémite pour avoir appelé au boycott des produits des colonies. Mais qui est Stéphane ? Un vieux Monsieur de 93 ans, juif né à Berlin, émigré en France avec sa famille, résistant de la première heure en 40. Il rejoint l’appel du 18 juin de De Gaulle, s’exile à Londres, entre dans la Résistance où il est précieux vu sa connaissance parfaite de la langue allemande. Mais débarqué en France, il est capturé, torturé par la Gestapo, déporté à Buchenwald. Après la guerre, il fait partie de la petite commission présidée par Eléonore Roosevelt chargée de la rédaction de la déclaration universelle des Droits de l’Homme. Puis il devient ambassadeur de France à l’ONU. C’est cet homme-là qui à 93 ans, défend la cause palestinienne, prétend qu’on ne pourra pas éviter de négocier avec le Hamas, écrit un brûlot politique vendu aujourd’hui à plus d’un million d’exemplaires, ami et condisciple de Sartre à l’Ecole Normale Supérieure…et ? Et est interdit de parole dans cette France qui se déclare patrie des droits de l’homme. J’aime beaucoup Stéphane. Je l’ai rencontré il y a quelques années au Mémorial de Caen, et nous participions tous les deux à une émission radio sur la Palestine. Dès qu’il m’a ouvert la porte de son appartement hier après-midi, avec un petit sourire- Excusez-moi, Véronique, je suis un peu débraillé ! -, j’ai eu un « coup de jeune » tant ce vieux monsieur est clair, droit et direct dans ses propos. Sa femme Christiane était là elle aussi, toujours à ses côtés, et nous avons discuté du Soudan, de la Tunisie, de cette Afrique qui bouge…et puis aussi de la Palestine. Je l’ai invité à venir au Parlement européen. Il a dit oui. Très bientôt. Sans doute en février. Il n’y sera pas censuré.

Je viens de rentrer de Paris. La manifestation pour un gouvernement bientôt, de toute urgence, continue à défiler dans les rues de Bruxelles. Je regarde à la TV les artistes se mobiliser. Nous restons une terre de liberté. A ne pas laisser mourir. Je sors de mon sac le livre de Stéphane Hessel : une petite plaquette de 30 pages aux Editions Indigènes. Son titre ne pouvait pas mieux tomber « Indignez-vous ! ». Trois euros pour une leçon de vie.

Faut-il être antisioniste ?

4 février 2009

Pour lire l’intégralité de ce billet écrit par Henri Goldman, cliquez sur le texte :

« Mais enfin, exprimez-vous clairement : vous être sioniste ou antisioniste? ». À cette question, je ne réponds jamais « clairement », c’est-à-dire par oui ou par non. Il me faut au moins cinq minutes pour m’expliquer. Car c’est la question qui n’est pas claire. Sioniste ? Je ne le suis pas et ne l’ai jamais été. Mais antisioniste ?… »