Véronique De Keyser

Conseillère communale à Liège

Assassinat de Julien Lahaut : enfin la vérité !

31 May 2015

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C’est avec gratitude et reconnaissance que j’ai rendu compte aux souscripteurs des résultats de l’enquête Lahaut ce 27 mai 2015 à la Cité Miroir de Liège. Rudi Van Doorslaer, directeur du CEGES ( Centre d’Etudes et de Documentation des Guerres et Société Contemporaine), était présent, ainsi que le Professeur Gerard de la KUL, qui a mené l’enquête. Voici le texte de mon intervention.

 

  1. “Après bien des péripéties, un non lieu prononcé en 1972, faute de preuves, l’enquête jamais aboutie sur l’assassinat de Julien Lahaut rebondit en 2008 lorsque le Sénat belge vote à l’unanimité le principe d’une enquête scientifique qui devait être confiée au CEGES. A la tête du CEGES, il y avait Rudi Van Doorslaer, auteur avec Etienne Verhoeyen de l’Assassinat de Julien Lahaut : une histoire de l’anticommunisme en Belgique, paru en 1987 à EPO, (Berchem) un livre explosif mais qui, curieusement, avait suscité moins d’intérêt en Belgique francophone qu’en Flandre. Le travail de ces deux auteurs oscillait entre celui d’historiens et de journalistes de haut niveau, mais trop de pistes n’avaient pu, faute de moyens et d’accès à des documents essentiels, être fermées. La demande du Sénat avait donc tout son sens. Mais en 2009 la ministre libérale Sabine Laruelle n’y donne pas suite en évoquant des difficultés budgétaires. Certes, la crise financière commençait à poindre, mais plus évidemment, remuer un passé qui avait des relents de Question Royale n’apparaissait pas comme une priorité fédérale. Le financement demandé par le CEGES était de 400.000 euros. Julien Lahaut avait été assassiné le 18 août 1950. Les ultimes témoins de cette époque disparaissaient, les uns après les autres. Il fallait réagir. J’ai levé, quasi en désespoir de cause, une souscription citoyenne. Aussi incroyable que cela puisse paraître, près de 300 souscripteurs ont répondu présents. Et quelques associations. Parmi elles, le parti communiste belge, la FGTB, quelques sections locales socialistes, la commune de Blegny mais surtout, tant au Nord qu’au Sud du pays, des citoyens, choqués de la chape de plomb qui allait s’installer sur la mort de ce leader charismatique. La souscription a réunit un peu moins de 40.000 euros, c’est-à-dire, un peu moins des 10% de la somme nécessaire. C’est à ce moment-là que le ministre écologiste Nollet ( qui a la recherche dans sa compétence à la Communauté française) est venu à la rescousse, avec une somme de 150.000 euros : la première phase de l’étude pouvait commencer. Elle s’est achevée en 2012 et fort heureusement pour le CEGES, la Belgique avait enfin un gouvernement fédéral. La recherche allait pouvoir être financée désormais au niveau fédéral. Le Ministre socialiste Magnette a permis que la seconde phase de l’étude soit entamée. Jusqu’au dernier moment donc l’incertitude a pesé sur l’issue de la recherche. C’est à son aboutissement que je vous ai conviés aujourd’hui.

 

  1. Il n’est pas nécessaire en ces terres wallonnes de rappeler qui fut Julien Lahaut. Mais on ne peut s’expliquer le succès de la souscription qu’à travers son parcours qui symbolise à la fois une époque, et cette région façonnée par la sidérurgie. Et la résistance à l’envahisseur. Né à Seraing en 1884, il fonde dès 1905, le syndicat métallurgiste Réveille-toi. Il s’engage comme volontaire dans l’armée belge en 1914, et part sur le front russe. En 1921, son ‘indiscipline’ militante lui vaut d’être exclu du POB et du syndicat. En 1923 il entre au Parti communiste belge, en 1932, il est élu à la Chambre des représentants. Prisonnier à Mauthausen à la fin de la guerre il est libéré par les Américains en mai 1945. Il devient alors président du PCB et en 1946, Vice-Président de la Chambre des Représentants. Inclassable, indiscipliné, charismatique, lorsqu’il est abattu le 18 août 1950 par un commando à Seraing, ce n’est pas un grand décideur politique qu’on fait disparaître. Celui qui est visé donnait l’image, non pas d’un communisme sanguinaire, le couteau entre les dents, mais d’un communisme un visage humain, trop humain. Car beaucoup ont décrit Julien Lahaut comme solaire et c’est en cela qu’il était dangereux. Car nous le verrons maintenant, c’est la piste de la guerre froide dans une Belgique non encore sortie de la Question Royale et de ses réseaux de fidèles à LIII, qui est privilégiée par les auteurs.

 

  1. Première surprise du lecteur : l’enquête de Gerard, De Ridder et Muller blanchit la justice de l’époque et en particulier les juges d’instruction qui ont été chargés de cette affaire. Il n’est pas une piste soulevée qui n’ait investiguée par eux avec tous les moyens disponibles. Mais la fragmentation de l’information a été un frein important. Et surtout sa nature politique. Car la question soulevée par les auteurs est essentielle : la méthode d’investigation, inductive et classique, qu’on utilise dans un crime de droit commun, vaut-elle pour un crime politique, quand il y a machination et protection de tout un système , qui va du politique , au financier, voire à des puissances internationales ? Rechercher des preuves matérielles, collecter les emplois du temps de suspects, croiser des indices, permet éventuellement de retrouver les assassins d’un crime de droit commun, mais pas nécessairement de remonter aux commanditaires d’un crime politique. Le juge d’instruction Louppe, le premier sur cette affaire, a éliminé les pistes individuelles les unes après les autres en se fondant notamment sur les alibis des suspects. Mais si certains éléments matériels étaient soustraits à l’enquête, ou si des alibis étaient fabriqués avec des complicités puissantes, il était démuni. Et il n’était pas plus que son successeur, capable de surmonter les clivages des institutions policières et judiciaires, et l’opacité des multiples réseaux de renseignements, hérités de la guerre et de la question Royale.

 

  1. La recherche de Gerard, De Riddder et Muller est une somme. Un travail de bénédictin. Et leur livre se lit comme un thriller. Il passe aux rayons X la Belgique de 1950 et ce qui en ressort est saisissant. Et la question qu’on se pose, c’est En somme nous vraiment sortis ? Certes, notre monarchie devenue très constitutionnelle et est plutôt source d’apaisement que de tension. Certes, le terrorisme effraie aujourd’hui davantage que le communisme. Mais l’extrême droite, se relève, dans nombre de pays européens et la violence économique s’accroit. L’Europe pourrait vaciller et ce n’est pas une bonne nouvelle pour la démocratie. L’enquête du CEGES appelle donc à la réflexion et il est bon que cette réflexion ait lieu dans cette enceinte, à la Cité Miroir de Liège dont les objectifs nous rassemblent.”

Le prix de la démocratie

13 March 2012

Mis en ligne le 13/03/2012

Le mercredi 7 mars, “La Dernière Heure ” faisait sa Une avec ce qu’elle appelle le gaspillage de “notre” argent par les ministres. Parmi les gaspillages mis en exergue figure la somme de 150 000 € pour un “meurtre commis en 1950”. Ce meurtre, l’article de la page deux le précise, est celui de Julien Lahaut.

Pour “La Dernière Heure”, la démocratie ne vaut donc même pas 150 000 €. Car l’assassinat de J. Lahaut à son domicile le 18 août 1950 n’est pas un “simple” meurtre. Il s’agit clairement d’un acte politique contre la démocratie. A ce titre, même si les faits sont anciens, faire toute la lumière sur cet épisode demeure un acte important. L’assassinat d’un député en fonction est loin d’être un événement banal dans l’histoire d’un pays démocratique. Il mérite que l’on en connaisse les tenants et les aboutissants. Les faits sont connus et plusieurs ouvrages ou reportages les ont détaillés (1). J. Lahaut, président du Parti communiste de Belgique, figure emblématique de la lutte syndicale et de la Résistance contre l’occupant nazi, incarnait tout ce que l’ultra-droite léopoldiste exécrait. L’épisode de la prestation de serment du prince Baudouin est le signal, le prétexte attendu pour passer à l’action et pousser à la faute les communistes. L’assassinat de J. Lahaut s’inscrit en effet pleinement dans une des périodes “chaudes” de ce que l’on a appelé la “guerre froide”.

Cette dépense de 150 000 € n’a donc pas pour objet un énième récit des faits. Elle vise à donner les moyens d’analyser scientifiquement les différents éléments et de tenter d’éclaircir les zones d’ombre qui restent. Mais surtout elle entend fournir des réponses permettant d’expliquer comment, dans un pays démocratique européen, un député peut être impunément abattu devant son domicile sans que les auteurs ne soient inquiétés. Et ne parlons alors même pas des commanditaires ! Et si plus de 60 ans après les faits, la volonté subsiste chez certains de faire toute la lumière sur cette affaire, il semble bien qu’il n’en soit pas de même pour tous. En effet, en 2005, le Sénat a refusé de mettre en place une commission d’enquête parlementaire sur l’assassinat du député communiste. Et lorsqu’en 2008, il est décidé de charger le Ceges de mener une étude scientifique sur la question, Sabine Laruelle, ministre de la Politique scientifique, refuse de débloquer les fonds.

L’étude ne sera finalement lancée, faut-il le rappeler, que grâce à la mobilisation importante de nombreux militants et acteurs qui ne pouvaient accepter ce silence : grâce à des pétitions régulières, à l’action au Parlement de Marie-Thérèse Coenen et au Sénat de Josy Dubié, mais aussi aux nombreuses participations de citoyens à la souscription lancée à l’initiative de l’eurodéputée Véronique De Keyser afin de réunir les fonds destinés à la financer. Nous ne pouvons donc laisser passer l’affirmation que s’interroger sur un dysfonctionnement de notre démocratie soit un gaspillage. Nous ne pouvons considérer qu’une meilleure connaissance d’un épisode clef de notre histoire soit jugée futile. Au-delà du cas précis de l’enquête sur l’assassinat de J. Lahaut, c’est bien de la démocratie qu’il est question. Et du prix que nous sommes prêts, collectivement, à consacrer à la vitalité de ce système politique déjà bien malmené non seulement dans le monde mais aussi en Europe (Roumanie, Hongrie, Grèce ). (*)

Liste des signataires :

Marcel Bergen, président du PC-Liège; Ludo Bettens, directeur IHOES; Thierry Bodson, secrétaire général IW FGTB; Nico Cué, secrétaire général MWB FGTB; Véronique De Keyser, initiatrice de la souscription et députée européenne PS; Pierre Eyben, coopérative politique VEGA; Muriel Gerkens, députée fédérale ECOLO; Marc Goblet, président FGTB L-H-W; Raoul Hedebouw, porte-parole national du PTB; Maximilien Lebur et Sylvain Poulenc, membres du collectif Le Ressort; Paul Lootens, secrétaire général Centrale Générale FGTB; Anne Morelli, historienne ULB; Daniel Richard, secrétaire régional FGTB Verviers; Milou Rikir, archiviste du CArCoB-Archives Communistes (1) Exposition “Noss’ Julien”. Julien Lahaut (1884-1950) de l’IHOES (2000), Rudi Van Doorslaer et Etienne Verhoeyen, “L’assassinat de Julien Lahaut”, Bruxelles, La Renaissance du Livre, 2010 ; Jules Pirlot, “Julien Lahaut vivant” Cuesmes, Editions du Cerisier, 2010.

Collectif (*)

JT 19h30 – RTBF Vidéo : Véronique De Keyser au Ceges pour un point sur l’avancement de la recherche concernant l’assassinat de Julien Lahaut

10 March 2012

Dès la 31ème minute du JT 19h30 – RTBF Vidéo du 9 mars, l’avancement des recherches du Ceges sur l’assassinat de Julien Lahaut entreprises, entre autres, grâce aux dons des généreux donateurs qui ont répondu présents lors de la souscription publique lancée en 2009 par Véronique De Keyser. Pour voir le sujet cliquer sur le lien : JT 19h30 – RTBF Vidéo.

Julien Lahaut : l’attentat n’était pas improvisé

10 March 2012

L’on sait qu’il a finalement fallu le lancement d’une souscription publique par la députée européenne liégeoise Véronique De Keyser (PS) et l’octroi d’un subside de 150 000 euros par le ministre wallon de la Recherche, Jean-Marc Nollet (Ecolo), vivement contesté par l’opposition MR, pour que l’on puisse relancer une enquête historique sur l’attentat qui a coûté la vie à Julien Lahaut, le président du Parti communiste, le 18 août 1950 à Seraing. Elle avait été confiée au Ceges suite au vote d’une résolution du Sénat. Plusieurs chercheurs se font focalisés depuis lors sur la question sous la houlette du Pr Emmanuel Gérard, politologue de la KU Leuven. Vendredi après-midi, ils ont fait le bilan de la première phase de leurs travaux dans les locaux du Centre d’études et de documentation Guerre et sociétés contemporaines. Principal constat des chercheurs : “Il ne fait pas de doute que l’attentat de Seraing n’a pas été improvisé.” Les connaisseurs de cette époque et passionnés d’histoire belge rétorqueront que ce n’est pas vraiment un scoop. L’hypothèse était de fait déjà en filigrane de l’ouvrage consacré à l’affaire voici plus de 25 ans par Rudi Van Doorslaer et Etienne Verhoeyen. “Se pose cependant toujours la question des commanditaires et celle des motifs. Cet assassinat est-il lié à la Question royale et aux milieux léopoldistes ou s’inscrit-il plutôt dans le cadre d’une guerre froide exacerbée ?”, s’est interrogé Emmanuel Gerard. La première phase, dont le bilan provisoire a été dressé ce vendredi, devrait s’achever en mai mais il n’est pas plus certain qu’hier que la seconde phase pourra être financée même si les chercheurs espèrent que le fédéral prendra le relais “L’idéal serait de découvrir dans quel cénacle cet assassinat a été organisé. Mais nous serions déjà satisfaits d’apporter un peu plus de cohérence à tout ce pan de l’histoire belge”, a conclu le Pr Gérard.

Assassinat de Julien Lahaut: “L’attentat n’a pas été improvisé”

10 March 2012

(Belga) L’attentat qui a coûté la vie à Julien Lahaut, le président du parti communiste, le 18 août 1950 à Seraing, “n’a pas été improvisé”, ont affirmé les historiens chargés de la recherche sur cet événement, vendredi, à l’occasion d’un bilan sur la première phase de cette enquête.

“Se pose alors la question des commanditaires et celle des motifs. Cet assassinat est-il lié à la question royale et aux milieux léopoldistes ou s’inscrit-il dans le cadre d’une guerre froide exacerbée? “, s’est ainsi interrogé Emmanuel Gerard, professeur à la KUL. La recherche historique sur l’assassinat de Julien Lahaut, confiée par le Sénat au Ceges (Centre d’études et de documentation guerre et société contemporaine) dès 2008, n’a finalement débuté qu’en mai 2011, grâce à une souscription publique lancée par la députée européenne socialiste Véronique De Keyser et à une aide du ministre wallon de la Recherche, Jean-Marc Nollet, qui avait débloqué 150.000 euros pour l’occasion. La première phase, dont le bilan provisoire a été dressé ce vendredi, devrait s’achever en mai. On ignore actuellement si la seconde phase pourra être financée. “Nous espérons que le fédéral prendra le relais”, a expliqué Emmanuel Gerard. “Notre résultat idéal serait de découvrir dans quel cénacle cet assassinat a été organisé. Mais nous serions déjà satisfaits d’apporter un peu plus de cohérence à tout ce pan de l’histoire belge”, a-t-il conclu. (THA)

Lahaut : les léopoldistes pointés

10 March 2012

L’affaire Julien Lahaut passionne les historiens du pays. Qui l’a tué ? Si on en sait un peu plus, il reste beaucoup de questions.

METDEPENNINGEN,MARC
Samedi 10 mars 2012
Histoire L’assassinat du député communiste revisité

Les historiens qui revisitent depuis mai 2011 l’assassinat du député communiste Julien Lahaut, le 18 août 1950, estiment qu’une des clés de ce mystère politico-criminel pourrait être trouvée au sein des milieux léopoldistes, en lutte contre le péril communiste.

« Ce n’était pas un acte improvisé », a déclaré vendredi le pilote de cette étude, Emanuel Gerard, professeur à la KUL. Il s’exprimait à l’occasion d’un premier bilan de l’étude qui a bénéficié d’un financement de 150.000 euros de la Région et d’une somme de 40.000 euros issue d’une souscription lancée par l’eurodéputée PS Véronique De Keyser.

M. Gerard a lancé un appel au fédéral pour que le financement des phases suivantes de cette étude puisse être assuré. Et a appelé la Sûreté de l’Etat et la Sûreté militaire à ouvrir leurs archives. Ce premier bilan s’est essentiellement intéressé au contexte de l’assassinat de Julien Lahaut : les craintes exprimées à l’époque contre le danger communiste ; le déclenchement de la guerre de Corée, etc. Les recherches menées par l’équipe du professeur Gerard ont permis d’établir que le gouvernement et le Palais étaient au courant de l’existence de réseaux léopoldistes, appuyés par les Etats-Unis. Lahaut a-t-il été victime de ces réseaux – qui auraient agi à titre préventif ? Rien ne permet de l’affirmer. Pas plus qu’on ne peut mettre sa mort en relation directe avec son cri « Vive la République » lancé quelques jours plus tôt lors de la prestation de serment de Baudouin Ier. Le mystère est tout autant historique que judiciaire. Les hypothèses avancées antérieurement désignent Goosens ou Deville comme les assassins Une relecture « judiciaire » du dossier Lahaut serait sans doute nécessaire.

Vendredi 9 mars 2012: point sur l’état d’avancement de la première phase de recherche relative à l’assassinat de Julien Lahaut

1 March 2012


Lancement officiel de la souscription « Julien Lahaut » le 13/11/09 par Véronique De Keyser,
Députée européenne et Conseillère communale à Liège

J’avais lancé, il y a deux ans, une souscription publique afin de permettre de relancer l’enquête relative à l’assassinat de Julien Lahaut, une enquête dont le principe avait été accepté par le Sénat mais qui n’avait pu se concrétiser suite à une décision ministérielle. Cette enquête devait être menée par le Ceges.

Suite à cette décision, j’avais donc lancé ladite souscription publique qui avait permis de réunir une somme non négligeable. Monsieur le Ministre Nollet avait ensuite décidé de compléter cette somme afin de permettre qu’une première phase de la recherche prévue puisse être, malgré tout, menée par le Ceges.

Le vendredi 9 mars prochain à 14 heures, en collaboration avec le Ceges, se déroulera une séance d’information à laquelle tous les donateurs ont été conviés, et qui a pour objectif de faire le point sur l’état d’avancement de la première phase de recherche. La réunion se tiendra au siège du CEGES. Interviendront notamment dans le débat que je présenterai, Monsieur Rudi Van Doorslaer, Directeur du Ceges, Madame Françoise Muller et Messieurs Gérard et Widukind également du Ceges.

Bien sûr, je m’engage à relayer le contenu de cette réunion car malheureusement, vous les généreux donateurs, n’avez pu tous répondre présents à cette rencontre du 9 mars. Soyez donc assurés que vous continuerez à être informés. Encore merci d’avoir contribué à ce combat pour la recherche de la Vérité. En ayant participé à la souscription publique, vous avez su donner un sens à la Démocratie !

Véronique De Keyser
Députée européenne
Vice Présidente du Groupe Socialistes & Démocrates au Parlement européen

Recherche scientifique relative à l’assassinat de Julien Lahaut: bref rapport sur les réalisations du 15 mai–14 novembre 2011

29 November 2011

Le 13 novembre 2009, Véronique De Keyser lançait officiellement une souscription publique pour réaliser l’enquête sur l’assassinat – jamais élucidé 60 ans après… – du député communiste “Julien Lahaut”. Grâce à la volonté des citoyens donateurs tant francophones que néerlandophones, que la députée européenne remercie vivement encore aujourd’hui, et au déblocage d’une somme allouée quelques temps après par le ministre Nollet, l’enquête menée par le CEGES (Centre d’études et de documentation Guerre et sociétés) a pu commencer. Véronique De Keyser vous propose de faire un premier point en publiant ci-dessous un bref rapport sur les réalisations déjà effectuées entre le 15 mai et le 14 novembre 2011. L’eurodéputée vous tiendra régulièrement informée des avancées de l’enquête portant sur la recherche de la vérité.

Le Conseil Communal de Blegny participe à la souscription “Julien Lahaut” initiée par Véronique De Keyser

23 June 2011

Le CEGES a débuté la recherche scientifique relative à l’assassinat de Julien Lahaut

8 June 2011

Le Centre d’Etudes et de Documentation Guerre et Sociétés contemporaines (Ceges/Soma) est une institution fédérale de recherche consacrée aux guerres et aux conflits du 20e siècle, et à leur impact sur la Belgique. Fondé en 1969, il rassemble de la documentation, effectue des recherches et organise des activités académiques et publiques.

Le CEGES a débuté, le 16 mai, l’enquête concernant les circonstances de l’assassinat de Julien Lahaut. L’institution s’était vue confier cette tâche, par le Sénat, en décembre 2008, mais le blocage des moyens fédéraux faisait jusque-là obstacle à l’ouverture de l’enquête… Pour lire la suite, cliquer ici.