Véronique De Keyser

Députée européenne et conseillère communale à Liège

Vice-Présidente du Groupe Socialistes et Démocrates du Parlement européen

Communiqué de ¨Presse « Eros Center » et Article dans La Libre Belgique, Weekend du samedi 2 et dimanche 3 mars 2013

4 mars 2013

1er mars 2013

Communiqué de presse de Véronique De Keyser, députée européenne Conseillère communale de Liège

« Je me retire du projet ISATIS et de son projet d’un Eros Center à Liège »
Je viens de faire part à l’association Isatis dont j’étais la Vice-Présidente de ma démission. J’ai justifié celle-ci en précisant que:

« Je ne pense pas avoir changé de position sur la prostitution et sa gestion. J’écrivais déjà sur mon blog en 2009 :
« Je suis étonnée des gros titres de la presse parlant d’un futur Eros Center à Liège. J’ai toujours exprimé mon refus devant ce titre racoleur, qui peut créer un appel d’air à des clients venant de l’étranger puisque nous sommes dans une région transfrontalière. J’ai exprimé ce refus au conseil communal et en présentant ma candidature à Isatis. L’objectif n’est pas de créer un commerce du sexe à Liège, mais d’éviter que les prostitué(e)s des 51 salons qui ont été fermés à Liège ne disparaissent dans la nature, sans protection aucune, ruinant ainsi tous les efforts des associations qui s’en occupaient.(…) Isatis se veut aussi un instrument de réinsertion sociale aidant ceux ou celles qui souhaitent quitter la prostitution. »
J’ajoutais qu’à l’Europe j’avais toujours lutté contre le trafic d’êtres humains, et considérais que même quand la prostitution n’est pas forcée, les prostitué(e)s constituent une population fragile, victime de bien des abus.

Je pourrais contresigner chacun de mes mots d’alors. Si ce n’est que :
1) les prostituées des 51 salons ne sont plus la population de référence d’Isatis : elles se sont déplacées, ont vieilli parfois et le problème social n’est plus le même.
2) Le projet de réinsertion sociale d’Isatis n’a jamais été une priorité, la prostitution étant considérée comme un ‘travail comme un autre’ ce qui n’est as ma position, raison pour laquelle je ne suis pas d’accord avec un statut d’indépendant.
3) L’internationalisation de la prostitution, qui est déjà un fait, trouverait une nouvelle impulsion par le biais d’un centre Isatis constituée d’indépendant(s), la libre circulation des services étant devenue une obligation européenne depuis l’adoption de la directive dite Bolkestein
4) Un centre de type Eros, loin de faire baisser la criminalité associée (usage et vente de drogues, agressions etc), semble l’alimenter selon certaines recherches publiées depuis 2009 et les expériences similaires des pays voisins sont loin d’être des réussites.

C’est pour toutes ces raisons, que je préfère me retirer d’une association dont le combat est respectable mais dont je ne partage pas les fondamentaux. »

A voir aussi:
Journal RTC Liège, 1:45 à 4:23 via le lien:

http://www.rtc.be/emissions/jt/1454115-le-jt-du-2032013

Dans La Libre:
Istais

Article dans La Libre du jeudi 28 février 2012 – Stéphane Hessel

4 mars 2013

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Article de Claude Emonts dans La Libre Belgique

24 septembre 2012

Cliquer ici pour voir l’article!

Les eurodéputés PS disent non au two pack !

14 juin 2012

Mis en ligne le 14/06/2012

Déjà opposés au six pack, les eurodéputés PS Frédéric Daerden, Marc Tarabella et Véronique De Keyser ont voté contre les rapports, pourtant soutenus par le groupe S&D. « Il y a incontestablement des avancées intéressantes mais la philosophie reste la même que celle du six pack. Ce two pack ne fera que renforcer l’austérité, les coupes dans les dépenses sociales et pour la croissance. Tout cela conduit à la récession, à la détresse et à la méfiance envers le projet européen », justifie M. Daerden, qui a suivi ce dossier pour la commission Emploi du PE.

Lahaut : un bien étrange « Réseau »

4 juin 2012

Christian Laporte
Mis en ligne le 02/06/2012

L’équipe qui travaille sur le dossier Lahaut a mis la main sur des documents inédits

En mars dernier, le Pr Emmanuel Gérard, historien de la KULeuven entouré de deux jeunes chercheurs Widukind De Ridder et Françoise Muller présentait le contour de la recherche de fond sur le meurtre de Julien Lahaut finalement lancée sous l’égide du Centre Guerre et sociétés contemporaines. Certes l’on respectait de la sorte le vote de la résolution unanime des partis démocratiques au Sénat mais cette étude sur un moment sombre de notre histoire contemporaine ne put être engagée que grâce à un coup de pouce du ministre wallon Jean-Marc Nollet et une récolte de fonds sous la houlette de la députée européenne Véronique De Keyser.

Pas assez de moyens pour financer sérieusement la relecture complète d’une enquête de onze mille pages non dénuées de contradictions. En d’autres termes, si l’on veut que cette recherche serve à l’Histoire, il s’impose que les pouvoirs publics y mettent du leur.

Doublement : sur le plan financier d’abord, le Ceges et l’équipe d’historiens qui planche sur l’affaire émettent plus qu’un espoir en demandant au ministre de la Politique scientifique Paul Magnette de dégager des moyens pour recouper certaines hypothèses, en vérifier d’autres et partir en quête de documents encore inédits. Sans préjuger de sa réponse, la communauté historienne croise les doigts car le ministre qui est issu de l’enseignement à l’ULB a une plus grande expérience de l’usage des archives que Sabine Laruelle hier. C’est là que se situe la seconde demande émise par Rudi Van Doorslaer en étroite coopération avec le trio d’historiens précités. En clair, comme pour la recherche sur les biens spoliés aux Juifs pendant la Seconde Guerre et pour celle sur la collaboration des autorités publiques à la Shoah en Belgique, le législateur peut faciliter le travail des chercheurs en leur permettant d’accéder à des archives intéressantes.

Notamment à celles de la Sûreté militaire. C’est que depuis mars, l’équipe n’a pas chômé. Lors d’une rencontre avec quelques journalistes spécialisés, Manu Gérard l’a montré vendredi en donnant des précisions intéressantes sur le « modus operandi » de l’agression mais il a surtout pu mettre la main sur un drôle de rapport daté du 31 août 1950 sur l’ »Activité du Réseau pendant le mois d’août 1950″. Le « Réseau » ? A l’évidence un groupement de personnes redoutant l’invasion de l’Europe par l’URSS réuni autour de certains responsables de la Brufina et de la Banque de Bruxelles. Et dont un personnage-clé fut André Moyen, agent de renseignement et d’action qui traverse notre Histoire de la Seconde Guerre jusqu’à l’indépendance du Congo. Personnage devenu fantasque aux yeux de confrères spécialisés dans l’info judiciaire dans les dernières années de sa vie, il semblait pourtant très bien informé dans cette note dont il s’avère qu’elle fut transmise à l’ancien ministre de l’Intérieur Albert De Vleeschauwer (rentré récemment dans l’actualité par une biographie de Bert Govaerts) mais aussi transmise à d’autres personnalités comme le chef de la Sûreté militaire de l’époque. Le plus étonnant est que deux semaines à peine après l’attentat de Seraing, André Moyen y évoque « une exécution » de Lahaut par « un groupe apolitique et même antipolitique, patriote et désintéressé qui n’avait cru d’abord entrer en lice qu’après l’invasion soviétique. C’est une sorte de synarchie qui a ses gens jusque dans les enceintes les plus fermées et, pour le cas Lahaut, jusque dans les enquêteurs » . Le texte dont Manu Gérard n’entend à ce stade tirer aucune conclusion est très interpellant. D’autant plus que Moyen aida au même moment De Vleeschauwer craignant un attentat antiléopoldiste à se réfugier en France mais en outre, le 12 septembre 1950, le gouvernement Pholien décida d’écarter les communistes des services publics. Se greffent aussi là-dessus les agissements d’un Bloc anticommuniste belge qui avait l’intention de commettre des attentats contre les leaders du PCB. Un petit monde où se croisent diverses personnalités guidés par une proximité idéologique. Manu Gérard veut coucher ces hypothèses sur papier mais il y a presque une certitude : le président du PCB n’a pas été abattu pour avoir crié « vive la République ». Le projet de l’abattre était déjà dans les cartons sinon dans les esprits.

Cliquer sur l’article De Morgen pour l’agrandir

Le prix de la démocratie

13 mars 2012

Mis en ligne le 13/03/2012

Le mercredi 7 mars, « La Dernière Heure  » faisait sa Une avec ce qu’elle appelle le gaspillage de « notre » argent par les ministres. Parmi les gaspillages mis en exergue figure la somme de 150 000 € pour un « meurtre commis en 1950″. Ce meurtre, l’article de la page deux le précise, est celui de Julien Lahaut.

Pour « La Dernière Heure », la démocratie ne vaut donc même pas 150 000 €. Car l’assassinat de J. Lahaut à son domicile le 18 août 1950 n’est pas un « simple » meurtre. Il s’agit clairement d’un acte politique contre la démocratie. A ce titre, même si les faits sont anciens, faire toute la lumière sur cet épisode demeure un acte important. L’assassinat d’un député en fonction est loin d’être un événement banal dans l’histoire d’un pays démocratique. Il mérite que l’on en connaisse les tenants et les aboutissants. Les faits sont connus et plusieurs ouvrages ou reportages les ont détaillés (1). J. Lahaut, président du Parti communiste de Belgique, figure emblématique de la lutte syndicale et de la Résistance contre l’occupant nazi, incarnait tout ce que l’ultra-droite léopoldiste exécrait. L’épisode de la prestation de serment du prince Baudouin est le signal, le prétexte attendu pour passer à l’action et pousser à la faute les communistes. L’assassinat de J. Lahaut s’inscrit en effet pleinement dans une des périodes « chaudes » de ce que l’on a appelé la « guerre froide ».

Cette dépense de 150 000 € n’a donc pas pour objet un énième récit des faits. Elle vise à donner les moyens d’analyser scientifiquement les différents éléments et de tenter d’éclaircir les zones d’ombre qui restent. Mais surtout elle entend fournir des réponses permettant d’expliquer comment, dans un pays démocratique européen, un député peut être impunément abattu devant son domicile sans que les auteurs ne soient inquiétés. Et ne parlons alors même pas des commanditaires ! Et si plus de 60 ans après les faits, la volonté subsiste chez certains de faire toute la lumière sur cette affaire, il semble bien qu’il n’en soit pas de même pour tous. En effet, en 2005, le Sénat a refusé de mettre en place une commission d’enquête parlementaire sur l’assassinat du député communiste. Et lorsqu’en 2008, il est décidé de charger le Ceges de mener une étude scientifique sur la question, Sabine Laruelle, ministre de la Politique scientifique, refuse de débloquer les fonds.

L’étude ne sera finalement lancée, faut-il le rappeler, que grâce à la mobilisation importante de nombreux militants et acteurs qui ne pouvaient accepter ce silence : grâce à des pétitions régulières, à l’action au Parlement de Marie-Thérèse Coenen et au Sénat de Josy Dubié, mais aussi aux nombreuses participations de citoyens à la souscription lancée à l’initiative de l’eurodéputée Véronique De Keyser afin de réunir les fonds destinés à la financer. Nous ne pouvons donc laisser passer l’affirmation que s’interroger sur un dysfonctionnement de notre démocratie soit un gaspillage. Nous ne pouvons considérer qu’une meilleure connaissance d’un épisode clef de notre histoire soit jugée futile. Au-delà du cas précis de l’enquête sur l’assassinat de J. Lahaut, c’est bien de la démocratie qu’il est question. Et du prix que nous sommes prêts, collectivement, à consacrer à la vitalité de ce système politique déjà bien malmené non seulement dans le monde mais aussi en Europe (Roumanie, Hongrie, Grèce ). (*)

Liste des signataires :

Marcel Bergen, président du PC-Liège; Ludo Bettens, directeur IHOES; Thierry Bodson, secrétaire général IW FGTB; Nico Cué, secrétaire général MWB FGTB; Véronique De Keyser, initiatrice de la souscription et députée européenne PS; Pierre Eyben, coopérative politique VEGA; Muriel Gerkens, députée fédérale ECOLO; Marc Goblet, président FGTB L-H-W; Raoul Hedebouw, porte-parole national du PTB; Maximilien Lebur et Sylvain Poulenc, membres du collectif Le Ressort; Paul Lootens, secrétaire général Centrale Générale FGTB; Anne Morelli, historienne ULB; Daniel Richard, secrétaire régional FGTB Verviers; Milou Rikir, archiviste du CArCoB-Archives Communistes (1) Exposition « Noss’ Julien ». Julien Lahaut (1884-1950) de l’IHOES (2000), Rudi Van Doorslaer et Etienne Verhoeyen, « L’assassinat de Julien Lahaut », Bruxelles, La Renaissance du Livre, 2010 ; Jules Pirlot, « Julien Lahaut vivant » Cuesmes, Editions du Cerisier, 2010.

Collectif (*)

Véronique De Keyser: « Bachar al-Assad doit partir »

24 février 2012


Rédaction en ligne
Mis en ligne le 24/02/2012
VIDEO La députée européenne connaît particulièrement bien la Syrie et a eu plusieurs fois l’occasion de rencontrer Bachar-al-Assad.

Organisée par la Ligue arabe, une grande conférence internationale réunit aujourd’hui à Tunis tous les pays arabes et occidentaux impliqués dans l’avenir de la Syrie, ainsi que les différentes composantes de l’opposition au régime de Bachar-al-Assad.

L’objectif est de déterminer comment venir en aide au peuple syrien qui subit de plein fouet la répression gouvernementale, notamment dans la ville de Homs, symbole de l’insurrection syrienne.

Les discussions s’annoncent difficiles en raison de l’absence de la Russie et de la Chine, deux soutiens indéfectibles de Damas. Pour Véronique De Keyser (PS), députée européenne, qui connaît particulièrement bien la Syrie et qui a eu plusieurs fois l’occasion de rencontrer Bachar-al-Assad, celui-ci doit quitter le pouvoir, mais il doit le quitter par lui-même et non finir comme Saddam Hussein et Mouammar Kadhafi. Elle a expliqué pourquoi dans le 7h40 de Twizz Radio dont elle était l’invitée ce vendredi matin.

Véronique de Keyser sur Twizz Radio:  » Bachar el-Assad doit partir » by pocket_pau