Véronique De Keyser

Députée européenne et conseillère communale à Liège

Vice-Présidente du Groupe Socialistes et Démocrates du Parlement européen

Le congrès national du Parti socialiste a approuvé à l’unanimité, moins 1 vote contre et 2 abstentions, la participation du PS au prochain Gouvernement fédéral

5 décembre 2011


Christie Morreale, Vice-Présidente du Parti socialiste, Laurette Onkelinx, négociatrice pour le PS, Willy Demeyer, Bourgmestre de Liège, Sénateur, Vice-Président du Sénat, Philippe Moureaux, Vice-Président du PS,


Elio Di Rupo, Premier Ministre, Véronique De Keyser, députée européenne, assiste au congrès

Le congrès de participation du PS au prochain Gouvernement fédéral a eut lieu ce dimanche 4 décembre 2011. Le congrès national du Parti socialiste a approuvé à l’unanimité moins 1 vote contre et 2 abstentions la participation du PS au prochain Gouvernement fédéral.

Laurette Onkelinx, négociatrice PS, a d’abord présenté le projet d’accord de Gouvernement. Elle a notamment rappelé les combats du PS lors des négociations, pour sauvegarder l’avenir de notre sécurité sociale, maintenir l’indexation automatique des salaires et l’âge légal de la pension, renforcer la fiscalité sur le capital ou encore réguler le monde de la finance. Elle a également souligné qu’avec le gouvernement qui va naître, un nouveau chemin commence : « Il nous faudra, comme hier, être vigilants et imaginatifs, résolus à défendre un modèle de société qui protège les plus fragiles. »

Plusieurs représentants des fédérations ont ensuite fait rapport de leurs congrès fédéraux, qui avaient tous approuvé la participation du PS au prochain Gouvernement fédéral. Pour le PS, l’heure est au sérieux et à la responsabilité. En tant que premier parti en Wallonie et à Bruxelles, le PS continuera à travailler d’arrache pied pour apporter des solutions justes et équitables aux citoyens.

Le Président du PS a souligné l’ampleur du travail qui attend le futur gouvernement. Celui-ci devra construire un projet d’avenir pour notre pays. Pour Elio Di Rupo, notre ambition doit être de vivre dans un pays qui tire chacun vers le haut, mais qui ne laisse personne au bord de la route.

Un gouvernement, mais pas à n’importe quel prix !

7 novembre 2011

BRUXELLES 07/11 (BELGA) = Dans une démarche peu commune, les 94 parlementaires du PS actifs dans les différentes assemblées législatives du pays ont co-signé une carte blanche diffusée lundi, par le quotidien Le Soir, pour expliquer leur choix de participer aux difficiles négociations visant la formation d’un gouvernement fédéral.

« Mais que diable irait faire le PS dans cette galère? « , demandent-ils notamment avant d’expliquer pourquoi les principaux ténors du parti consacrent tant de temps à négocier pour entrer dans un gouvernement qui serait « amené à prendre des mesures difficiles, parfois issues de compromis avec des partis de droite », mais pas à n’importe quel prix.

Le cœur des socialistes reste dans la rue aux côtés des victimes d’Arcelor et de tous les travailleurs qui se battent pour leur emploi, mais le sens des responsabilités et les 36% des voix confiées au parti lors des dernières élections, leur dictent de ne pas baisser les bras ni devant les ukases de la N-VA, ni devant les vieilles recettes (ndlr: économiques) à la Tatcher-Reagan, lit-on encore dans la carte blanche. JDD/

Carte blanche parue dans Le Soir

Un gouvernement, mais pas à n’importe quel prix !

Les socialistes le répètent : leur cœur est « dans la rue » mais continuer à négocier pour former un gouvernement est aujourd’hui un devoir moral.
« Pas question de sacrifier les citoyens ».

Les parlementaires PS, à la Chambre, au Sénat, aux parlements wallon, bruxellois, de la Fédération Wallonie-Bruxelles, de la Communauté germanophone et du Parlement européen

On parle déjà d’un gouvernement fédéral qui n’annoncerait que des mesures difficiles, rigueur et assainissement des finances publiques. Mais que diable irait faire le PS dans cette galère ? Pourquoi Elio Di Rupo, Laurette Onkelinx, Paul Magnette et tous les parlementaires qui participent aux groupes de travail, consacrent-ils tant de temps et d’énergie à négocier pour entrer dans un futur gouvernement qui serait amené à prendre des mesures difficiles, parfois issues de compromis avec des partis de droite ?

La place du PS n’est-elle pas, au contraire, « parmi les siens », aux côtés des militants, des syndiqués, des manifestants, des « indignés », à crier sa colère contre les dérives du capitalisme débridé ? Oui, c’est là, dans la rue, avec les citoyens, que bat notre cœur de socialistes. C’est aux côtés des victimes d’Arcelor et de tous les travailleurs qui se battent pour leur emploi que nous nous sentons à notre place. Parce que nous partageons leurs idéaux et leur combat contre les inégalités. Mais opter aujourd’hui, en tant que responsables politiques, pour le bitume des manifestations plutôt que l’action au sein d’un gouvernement, cela reviendrait à nier nos responsabilités.

Environ 36 % des Wallons, des Bruxellois et des Germanophones nous ont confié leur voix lors des dernières élections. C’est une responsabilité énorme. Celle de se battre depuis des mois pour défendre les intérêts des citoyens ; celle de ne jamais baisser les bras, ni devant les ukases de la N-VA, ni devant les vieilles recettes à la Thatcher-Reagan ; celle de revendiquer un impôt spécial pour les plus fortunés, une taxation des spéculateurs et l’allègement de la fiscalité sur le travail. Ces centaines de milliers de voix nous imposent de rester debout. Après 500 jours de combat. Après un accord institutionnel historique qui permet de pacifier le pays (saluons à cet égard les 8 partis qui l’ont conclu). Continuer à négocier, discuter, travailler pour former, enfin, un nouveau gouvernement est un devoir moral. Pour rester les garants des droits des travailleurs, des pensionnés, des jeunes, des personnes souffrantes, de tous ceux qui ont du mal à mener une vie décente et digne. Nous le faisons parce que nous devons le faire. Mais aussi parce que nous le voulons. Le PS est le seul parti qui, après 125 ans de progrès sociaux, a la force de dire NON à l’austérité, mais aussi le courage de dire OUI à ses responsabilités.

Si vous devez rénover votre maison, vous le faites vous-même ou vous faites appel aux meilleurs ouvriers. Aujourd’hui, c’est notre modèle économique et social qui doit, de toute urgence, être réformé. C’est une question de survie, face à l’allongement de l’espérance de vie et c’est une question d’équité pour redistribuer la richesse. Le PS veut assumer cette réforme de manière juste, sérieuse et responsable.

La situation est exceptionnelle et les défis, gigantesques. Le chemin sera loin d’être facile. Il n’est pas question de sacrifier les citoyens pour rémunérer de façon indécente les dirigeants des banques mais bien d’éviter que notre dette tue les services publics et la sécurité sociale ; et sacrifie la génération suivante, nos enfants et petits-enfants. Dans un monde de plus en plus incertain, il est indispensable d’assumer la rigueur ensemble, aujourd’hui, si l’on veut éviter l’austérité demain. Nous devons agir parce qu’il faut aussi redonner l’espoir aux citoyens et en particulier aux plus jeunes.

Cette responsabilité énorme nous confère également la capacité de dire haut et fort : ce ne sera pas à n’importe quel prix ! Le PS se battra avec acharnement pour être le bouclier contre la crise. Au nom des centaines de milliers de femmes et d’hommes qui nous ont fait confiance, nous continuerons à nous battre pour que ce gouvernement prenne des mesures justes, qui tiennent compte de la capacité contributive de chacun ; pour qu’il soutienne les travailleurs et renforce le pouvoir d’achat, pour qu’il remette la finance sous contrôle, qu’il encourage les jeunes, qu’il défende la sécu, qu’il tire chacun vers le haut. Sans laisser personne au bord du chemin.

« C’est un privilège que d’être nommée chef de la mission de l’Union européenne dans ce contexte politiquement et militairement sensible »

11 décembre 2010

Les images de Kinshasa ne s’estompent pas et cette année aura vraiment été pour moi, une année africaine. De multiples séjours au Soudan où je dirigeais la mission d’observation électorale : de mars à juillet jusqu’à la remise du rapport final et puis, après les vacances, mon rapport sur les mutuelles de santé en Afrique, la visite parlementaire à Kinshasa. La semaine prochaine, session parlementaire à Strasbourg importante pour les Belges : on termine sans fanfare mais avec dignité la Présidence belge. Et samedi à 6h du matin, départ pour le Soudan. J’y dirige à nouveau une mission de 120 observateurs pour le référendum sur l’autodétermination du Sud qui doit se tenir le 9 janvier. Une semaine entière de vote, plus un lent décompte des voix dans une atmosphère électrique pour savoir si le Soudan reste uni ou se sépare en deux. J’ai pu constater à Kinshasa à quel point le dossier était sensible pour toute l’Afrique sub-saharienne. Si la guerre civile qui a duré jusqu’en 2005 a fait 2.000.000 de morts et 4.000.000 de déplacés, est encore dans tous les esprits – un Accord de paix en 2005 y a mis fin – les risques d’une nouvelle guerre si ce referendum n’avait pas lieu est bien présent. Donc, il faut y aller, garantir la légitimité du processus et persuader le Nord qu’il a tout à gagner à accepter le résultat des urnes. Je vous passe les négociations préalables, les intermédiaires qui se mettent en place comme le panel de haut niveau de l’ancien Président Sud-Africain Mbeki, l’œil vigilant des Américains, des Chinois, le soutien de l’Union européenne au référendum, et l’aide importante de l’ONU. Mais si l’impact d’une scission du Soudan sur les pays voisins serait grand et risquerait d’entraîner une instabilité dans la Corne de l’Afrique, celui d’une guerre serait bien pire et les pays riverains prennent déjà des mesures aux frontières pour contrôler un afflux potentiel de réfugiés. C’est un privilège que d’être nommée chef de la mission de l’Union européenne dans ce contexte politiquement et militairement sensible. J’en prendrai la mesure dès samedi.

Dans un tout autre registre, quelques mots encore de Kinshasa. Je voudrais revenir sur l’incroyable dynamisme social de la société civile. J’ai en tête deux moments forts : le Forum des Femmes que je co-présidais qui a commencé par une chanson contre la violence sexuelle à l’égard des femmes, qu’on a écoutée debout, avec la gorge nouée, et le Carrefour Paysan un peu à l’écart de Kinshasa, où des pays venus de toutes les provinces du Congo, structuraient leur mouvement. Il parait qu’aux Etats Unis quand un politicien parle de solidarité, c’est comme s’il disait un gros mot : il est immédiatement taxé de communiste. En Afrique, la solidarité, c’est le sang qui coule dans les veines, c’est la vie.

Reste à trouver le moyen d’irriguer par ce sang neuf, par cette créativité, des décideurs politiques, trop souvent corrompus. Certes, ils doivent dépasser les contingences du quotidien et de ses misères et avoir une vision politique plus large. Mais une vision politique qui ne s’appuie pas sur ses forces vives, qui ne part pas des besoins réels de la population, risque de se fourvoyer. C’est pour cela que les mutuelles de santé en Afrique sont intéressantes : à nouveau, c’est une dynamique sociale qui s’installe et qui peut guider des politiques gouvernementales en matière de santé. Il y a des centaines de mutuelles qui se créent en Afrique et nous pouvons dans ce domaine partager notre expérience belge, sans chercher à plaquer notre modèle sur le leur. La conférence que j’ai organisée à Bruxelles jeudi était éclairante sur ce point. Très contente de voir que le Commissaire européen Piebalgs, Laurette Onkelinx et André Flahaut soient venus l’inaugurer. Fait révélateur : Laurette et André ont parlé en militants socialistes, en passionnés, davantage qu’en ministres. Les participants m’ont dit après la conférence que les Belges avaient bien de la chance – Mais comment faites-vous avec des gens de cette qualité pour ne pas avoir de gouvernement ? Je n’ai pas osé répondre qu’on était aussi des spécialistes pour se tirer une balle dans le pied.

Dans la continuité de l’adoption de son rapport “Soins de santé en Afrique sub-saharienne” Véronique De Keyser organise un colloque le 9 décembre 2010 au Parlement européen

8 décembre 2010

Journées européennes du développement les 6 et 7 décembre à Bruxelles avec la participation active de Véronique De Keyser

6 décembre 2010

Les 6 et 7 décembre, la Commission européenne organise la 5ème édition des Journées européennes du développement (JED) à Bruxelles, en coopération avec la présidence belge de l’Union européenne. Les JED constituent le premier forum européen où se débattent les questions et les enjeux de la coopération internationale au développement. Le président de la Commission, M. José Manuel Barroso, prononcera une allocution lors de l’ouverture de cet important forum de discussion politique qui réunit d’anciens et de nouveaux chefs d’État et de gouvernement d’Europe, d’Afrique et du reste du monde, ainsi que des représentants de haut niveau de gouvernements, d’organisations internationales, de praticiens du développement, d’ONG, des médias et de la société civile. Ces Journées européennes du développement, qui ont lieu quelques jours après le sommet Afrique-UE à Tripoli et parallèlement à la Conférence des Nations unies sur les changements climatiques à Cancun, seront pour les parties prenantes et les gouvernements l’occasion d’aborder en temps utile et d’une manière ciblée les problèmes qui se posent dans le monde, dans une atmosphère ouverte et souvent informelle.

Véronique De Keyser, qui revient du sommet UE-ACP à Kinshasa, et dont le rapport « Soins de santé en Afrique sub-saharienne » et santé dans le monde a été adopté récemment, participe activement à ces journées. Elle intervient, entre autres, lundi 6 décembre sur « Les droits de l’enfant ». Un sujet qui tient particulièrement à cœur à la députée européenne qui au lendemain de sa mission à Kinshasa fait un point alarmant sur la situation des enfants victimes de viols, de maladies, du SIDA, ou encore sur ces enfants dits sorciers, souvent rejetés ou tués, assassinés par leurs familles, et socialement si vulnérables. Son intervention portera sur le développement pour les droits de la prochaine génération des enfants dans l’élaboration des politiques. Les enfants et les adolescents représentent un tiers de la population mondiale, et plus de la moitié de la population dans un nombre important de pays en développement. Malheureusement, leurs voix reste peu entendues dans les discussions et les processus de décision qui affectent leurs vies.

La question des enfants « sorciers » sera un point prioritaire du travail parlementaire de Véronique De Keyser en 2011. Dès le 9 décembre à 9h00, elle organise au Parlement européen une conférence qu’elle présidera sur les soins de santé en Afrique sub-saharienne, avec la participation de Laurette Onkelinx, Ministre de la Santé, et du Commissaire européen Piebalgs.

18 novembre 2010 : grand colloque « Sciences et croyances » organisé en partenariat avec le CAL au Parlement européen sous le parrainage de Véronique De Keyser

17 novembre 2010

En partenariat avec le CAL, Véronique De Keyser préside jeudi 18 novembre 2010 dès 9h00, au Parlement européen à Bruxelles, un grand colloque : « Sciences et croyances ». Articulation entre science et société en Europe, espoirs, craintes suscitées, pressions subies par la science… ce colloque invite à évaluer la place réservée à l’enseignement des sciences, les moyens qui lui sont alloués et les méthodes de transmission de la démarche scientifique. Cliquer sur les images pour les agrandir et découvrir le programme complet de cette journée exceptionnelle à laquelle plus de 470 personnes sont attendues.

Dans la continuité de l’adoption de son rapport « Soins de santé en Afrique sub-saharienne » Véronique De Keyser organise un colloque le 9 décembre 2010 au Parlement européen

10 novembre 2010