Véronique De Keyser

Députée européenne et conseillère communale à Liège

Vice-Présidente du Groupe Socialistes et Démocrates du Parlement européen

Article dans Le Soir le Mercredi 27 février 2013

28 février 2013

Avec Hessel, «il y avait toujours de l’espoir»

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La députée européenne Véronique De Keyser s’était encore entretenue avec Stéphane Hessel pour un livre commun qu’ils consacrent aux relations entre l’UE et la Palestine.

« À chacune de mes rencontres avec Stéphane Hessel, j’avais le sentiment d’un privilège immense qui m’était offert », exprime délicatement Véronique De Keyser, députée européenne et amie de Hessel. Il y a une dizaine de jours, elle s’entretenait une dernière fois avec lui à propos du livre qu’ils cosignent ensemble aux éditions Fayard, probablement titré « Abbas et la trahison européenne ». Entretien.

Comment avez-vous rencontré Stéphane Hessel ?

Ma rencontre avec Stéphane date, il me semble, de 2004. C’était au Mémorial de Caen. Lui et moi avions été amenés à débattre durant une émission de deux heures. Je suis littéralement tombée sous le charme de sa légèreté d’esprit, de sa jeunesse ! Je ne pouvais pas croire que c’était un vieux monsieur (rires) !

À l’époque, je venais de rentrer d’un voyage en Palestine et en Israël et j’avais été extrêmement choquée par la situation de ces deux pays. C’est un sujet que Stéphane connaît très bien et sur lequel il a beaucoup écrit. Nous nous sommes ensuite revus maintes et maintes fois.

Comment le décririez-vous ?

Et bien par exemple, le souvenir que j’ai de notre dernière rencontre c’est cette phrase « mais oui, il y a toujours de l’espoir que les choses changent ! ». Et c’est vraiment quelque chose qui le caractérise en fait. L’espoir. Au-delà de l’indignation, qui était son leitmotiv, je retiens surtout sa bienveillance et son espoir. Et c’est peut-être ce qu’il faudrait retenir de lui dans le fond. En dépit de sa critique, il était d’une incroyable gentillesse, plein d’espoir et de bienveillance. Et c’est cette magnifique combinaison qu’il nous a léguée, qu’il a laissé derrière lui.

Qu’est-ce qui vous a menés à la co-signature d’un livre à deux ?

Il y a un an, j’ai décidé d’écrire un livre sur les relations entre l’Union Européenne et la Palestine. Stéphane a voulu participer et nous avons donc commencé à travailler ensemble. Même s’il n’y a que l’introduction qui est uniquement rédigée par lui, il m’a inspiré tout au long de la rédaction du livre et nous avons échangé ensemble, autour du sujet, tant de fois. De plus, c’est Stéphane qui m’a dit « il faut publier, il faut publier ! », c’est lui qui a cherché un éditeur et qui a trouvé Fayard, c’est lui qui a porté le projet jusqu’au bout.

Pouvez-vous nous en dire un peu plus sur votre livre ?

C’est donc un livre qui paraît aux éditions Fayard et qui sortira très prochainement. Il traite, comme dit plus haut, des relations entre l’Union Européenne et la Palestine.

Pour être plus précise, en 2006, j’étais chef de mission d’observation de l’Union Européenne et il y a un fait qui m’a extrêmement choquée : toujours en 2006, l’Union Européenne a financé une partie des élections palestiniennes à près de 30 000 €. Lorsque le vote des Palestiniens s’est ensuite avéré être en faveur du Hamas, l’Union à décidé de sanctionner la Palestine. Et ça, j’ai trouvé que c’était terriblement choquant. Qu’une fois que le choix de la population ne lui convienne pas, l’Union décide de sanctionner, c’est totalement anti-démocratique.

En effet, je pense que qui dit démocratie, dit avoir le droit de faire des choix et puis peut-être de se tromper, d’essayer autre chose. Et parce que l’Union ne considérait pas ce choix comme un « bon » choix, elle a voulu punir…

Bref, cet événement a été le point de départ de ma décision d’écrire un bouquin. L’Europe a trahi ses engagements vis-à-vis de la Palestine et j’ai donc écrit sur le déroulement de ces évènements, depuis 2006 jusqu’au Printemps arabe, c’est-à-dire jusqu’aux épisodes de soulèvement du monde arabe, apparus vers 2010.

Hessel

Article dans Le Soir du mecredi 03 octobre 2012

4 octobre 2012

Article dans Le Soir du vendredi 28 septembre 2012

28 septembre 2012

DSK ne viendra pas à Bruxelles : « Une question de bon sens »

21 mars 2012

Rédaction en ligne
mercredi 21 mars 2012, 11:34

Dominique Strauss-Kahn ne viendra pas au Parlement européen débattre de la crise économique en Europe. Pour la députée européenne Véronique De Keyser, « c’est un soulagement ». Elle explique pourquoi.

Dominique Strauss-Kahn a annoncé qu’il ne viendrait pas débattre au Parlement européen.
Votre réaction ?

C’est un soulagement. C’est important que le Parlement européen reste un endroit de travail, de débats et non une arène médiatique. C’est une question de bon sens.

Mais DSK a tout de même une expertise en matière économique qui peut apporter au débat, justement…

Je n’ai aucun doute sur son expertise au niveau économique, mais à cause de son comportement avéré, avoué, etc. envers les femmes, il est devenu quelque chose de symbolique contre lequel on est toutes en train de lutter. C’est ce côté sulfureux et son absence totale de mise en cause de ce comportement qui est très choquant.

Il y a des affaires qui sont encore en cours, qui ne sont pas élucidées, et on a trouvé ça extrêmement choquant et indécent d’utiliser comme ça le Parlement comme tremplin médiatique.

Vous seriez d’accord de le voir revenir débattre au Parlement une fois les affaires jugées ?

S’il commençait déjà à faire une carrière d’économiste correct, mais en ce moment ce n’est pas le cas. Tout ça, c’est du show ! Et ça, ça ne va pas. Qu’on le veuille ou non il représente aujourd’hui quelque chose. Il faut qu’on en prenne conscience et il faut qu’il en prenne conscience.

Recueilli par Didier ZACHARIE

Lahaut : les léopoldistes pointés

10 mars 2012

L’affaire Julien Lahaut passionne les historiens du pays. Qui l’a tué ? Si on en sait un peu plus, il reste beaucoup de questions.

METDEPENNINGEN,MARC
Samedi 10 mars 2012
Histoire L’assassinat du député communiste revisité

Les historiens qui revisitent depuis mai 2011 l’assassinat du député communiste Julien Lahaut, le 18 août 1950, estiment qu’une des clés de ce mystère politico-criminel pourrait être trouvée au sein des milieux léopoldistes, en lutte contre le péril communiste.

« Ce n’était pas un acte improvisé », a déclaré vendredi le pilote de cette étude, Emanuel Gerard, professeur à la KUL. Il s’exprimait à l’occasion d’un premier bilan de l’étude qui a bénéficié d’un financement de 150.000 euros de la Région et d’une somme de 40.000 euros issue d’une souscription lancée par l’eurodéputée PS Véronique De Keyser.

M. Gerard a lancé un appel au fédéral pour que le financement des phases suivantes de cette étude puisse être assuré. Et a appelé la Sûreté de l’Etat et la Sûreté militaire à ouvrir leurs archives. Ce premier bilan s’est essentiellement intéressé au contexte de l’assassinat de Julien Lahaut : les craintes exprimées à l’époque contre le danger communiste ; le déclenchement de la guerre de Corée, etc. Les recherches menées par l’équipe du professeur Gerard ont permis d’établir que le gouvernement et le Palais étaient au courant de l’existence de réseaux léopoldistes, appuyés par les Etats-Unis. Lahaut a-t-il été victime de ces réseaux – qui auraient agi à titre préventif ? Rien ne permet de l’affirmer. Pas plus qu’on ne peut mettre sa mort en relation directe avec son cri « Vive la République » lancé quelques jours plus tôt lors de la prestation de serment de Baudouin Ier. Le mystère est tout autant historique que judiciaire. Les hypothèses avancées antérieurement désignent Goosens ou Deville comme les assassins Une relecture « judiciaire » du dossier Lahaut serait sans doute nécessaire.

Martin Schulz se hisse au perchoir

19 janvier 2012


MARTIN,PASCAL
Mardi 17 janvier 2012

Union européenne Parlement : le social-démocrate allemand succède à Buzek

Portrait

Regard luciférien, tempérament impulsif, ambitieux : l’Allemand Martin Schulz accède ce mardi à la présidence du Parlement européen. Sa désignation est acquise, mais avec quel appui ?

Martin Schulz n’est pas un inconnu pour le grand public. En 2003, le social-démocrate avait été la cible d’une attaque mémorable de l’Italien Silvio Berlusconi qui l’avait traité de « kapo ». L’affaire avec fait grand bruit. A l’époque, Martin Schulz était président du Parti socialiste européen, devenu depuis l’Alliance progressiste des socialistes & démocrates. Aujourd’hui, il quitte ce poste pour remplacer Jerzy Buzek au perchoir du Parlement, un strapontin que le Polonais occupait depuis deux ans et demi. Conservateurs (PPE) et sociaux-démocrates (S&D), les deux principaux groupes politiques de l’assemblée s’accordent traditionnellement à se partager la présidence de l’institution. « Une mascarade », juge – comme beaucoup d’autres – le candidat Front de gauche à l’Elysée et eurodéputé Jean-Luc Mélenchon.

Même programmé, ce passage de témoin n’est pas anodin. Le Traité de Lisbonne a musclé le rôle du Parlement, mais à l’exception de quelques moments de bravoure, l’institution peine à s’imposer face à la Commission et surtout face au Conseil. La crise économique et financière aidant, les Etats membres dictent l’agenda de l’UE, le couple Merkel-Sarkozy donnant de la cravache. Autant dire que la frustration règne chez les eurodéputés. « Le Parlement européen doit pousser la méthode communautaire face à l’intergouvernementalisme », insiste Isabelle Durant (Verts).

Question : Martin Schulz est-il l’homme qui réussira à mener à bien cette émancipation ? Les avis sont partagés. La socialiste belge Véronique De Keyser s’attend à « une vraie présidence du Parlement européen ». « C’est un Européen convaincu, mais son arrivée à la tête de l’institution ne changera pas grand-chose », estime au contraire un membre du PPE. Le libéral Louis Michel le met au défi dans le dossier hongrois : « Sa responsabilité sera de mettre à l’index la dérive autocratique du gouvernement Orban. C’est la grandeur de l’idée européenne et la cohésion de l’UE qui en dépendent. »

De l’avis général, l’ancien bourgmestre de Würselen, près d’Aix-la-Chapelle, est un vrai Européen. Mais cette qualité ne lui vaut pas que des amis chez ceux qui partagent pourtant ses convictions. Direct, soupe au lait, « impulsif mais calculé », autoritaire, « affectif et sans rancune » pour cette proche, il est au contraire « déplaisant, dur avec les petits et complaisants avec les grands » pour cet adversaire qui le qualifie de « retors ». Dans quelle mesure amitiés et inimitiés pèseront-elles sur le vote ? Si Schulz est certain de décrocher la présidence, l’importance de l’appui qu’il recevra ce mardi de ses pairs définira sa réelle marge de manœuvre jusqu’en 2014 et la fin de la législature.

Comme d’autres avant lui, Martin Schulz est le produit de la présence au long cours qu’assurent les Allemands au sein de l’institution européenne. Contrairement aux Français qui ne jurent le plus souvent que par l’Assemblée nationale, ils y font carrière à part entière. Martin Schulz siège ainsi depuis 1994. « Il veut devenir président du Parlement depuis longtemps. Il a mis ses pions en place pour cela », analyse un socialiste qui ne croit pas qu’il cherchera pour autant à favoriser les intérêts de son pays. Au contraire, juge Mathieu Grosch, l’eurodéputé PPE de La Calamine, « avoir une antenne privilégiée vers l’Allemagne peut être une bonne chose pour le Parlement » – même si les sociaux-démocrates sont dans l’opposition à Berlin.

Pour arriver à ses fins, Schulz a choisi souvent d’arrondir les angles, une disposition que d’aucuns décèlent en ce moment dans son peu d’enthousiasme à combattre le Hongrois Viktor Orban, qui appartient au… PPE, groupe politique avec lequel se négocie la présidence.

Un adversaire pense enfin qu’il ferait un « bon commissaire européen », puisqu’on prête à Schulz l’ambition de vouloir s’installer au collège de la Commission, voire à sa présidence. Seules deux autres candidatures sont présentées au vote aujourd’hui : Diane Wallis (Verts, mais en indépendante) et le conservateur britannique Nirj Deva. Sans aucune chance de l’emporter.

La laïcité, un combat fondamental pour Véronique De Keyser

5 décembre 2011

Militante convaincue de la laïcité, Véronique De Keyser multiplie les actions et cherche à combattre au sein-même du Parlement, l’explosion d’un fait religieux qui ne trouve guère de contre-partie philosophique. Dès 2007, elle obtient du Président européen d’organiser à chaque session de Strasbourg « Les petits déjeuners de la Libre Pensée » qui font pendant à la messe célébrée en ces lieux… En 2009, elle organise, entre autres, le colloque “La laïcité et l’Europe” avec les représentants des associations philosophiques et non-confessionnelles et les différentes églises. En 2011, en partenariat avec le CAL, elle préside la grande conférence « Sciences et croyances ». En octobre dernier, son combat pour la laïcité s’illustre une fois encore avec le nouveau colloque qu’elle initie « Quel dialogue la laïcité veut-elle mettre en place avec l’Union européenne ? »

Au cours de ce colloque, elle souligne les points suivant : L’article 17 du Traité de Lisbonne est, depuis le 1er décembre 2009, une réalité.
1. L’Union respecte et ne préjuge pas du statut dont bénéficient, en vertu du droit national, les églises et les associations ou communautés religieuses dans les États membres.
2. L’Union respecte également le statut dont bénéficient, en vertu du droit national, les organisations philosophiques et non confessionnelles.
3. Reconnaissant leur identité et leur contribution spécifique, l’Union maintient un dialogue ouvert, transparent et régulier avec ces églises et organisations.

De très nombreuses questions se posent. Comment mettre en oeuvre démocratiquement l’article 17 du Traité de Lisbonne? Quelles formes lui donner, quels contenus, quelles limites, quels objectifs? Quels thèmes abordés? Dialogue séparé des organisations non-confessionnelles avec l’Union ou en commun avec les églises? Qui établit la liste des associations invitées au dialogue? Pouvons-nous laisser ce choix à l’Union, au Bepa? Sur base de quelle(s) liste(s)?

Le 30 mai dernier, les hauts responsables des religions sont reçus successivement par le Président du Conseil, par le Président de la Commission et ensuite par le Président du Parlement européen : les Anglican Church, Churches of the reformation, Conférences des Eglises européennes, Communautés islamiques, Communautés boudhistes, les Grands rabbins, Eglises orthodoxes, Eglise catholique romaine et Comece. Et la responsabilité du dialogue entre le Parlement et les églises mais aussi avec les organisations non-confessionnelles est confiée au Député roumain/hongrois, Laszlo Tökés, Vice-Président du Parlement, qui fut, avant d’être Député européen, Évêque-Éparchie (diocèse) réformée de Piatra Craiului (depuis 1990). Pasteur – Timişoara (1986 – 1990). Pasteur – Braşov (1975 – 1977) et Dej (1977 – 1984).

Monsieur Buzek, Président du Parlement, à la question de Véronique De Keyser lui faisant par de son étonnement devant cette désignation, lui répond: « The Vice President of the Parliament with responsibility for article 17 dialogue, Mr Tökès, presented a report to the Parliament’s Bureau on the first consultation. He will do likewise following the second consultation. Obviously, I do not wholly your view about my decision to designate Mr Tökès as the Vice President in this field. It is , of course, a decision of the President as to which duties to assign to each Vice President in the bureau. I cannot agree that Mr Tökès’ previous function as a Bishop in the Reform Church in Romania should preclude him from being my designee for this responsibility (…) ».

Pour l’eurodéputée, il est important que les organisations non-confessionnelles se positionnent et définissent au plus tôt comment elles voient l’organisation pratique de ce dialogue avec l’Union européenne. Définir ensemble les objectifs, les formes, les limites à donner à ce dialogue, est le ciment de cette réunion du 20 octobre à laquelle les Présidents Barroso, Van Rompuy et Buzeck sont invités à participer, mais ils signalent que leur emploi du temps ne leur permet pas d’être présents. Monsieur Van Rompuy sera néanmoins représenté par un de ses collaborateurs, Monsieur Praet. Monsieur Buzeck, en sa qualité de Président du Parlement, confirme que le Parlement ne souhaite pas imposer sa vision de la façon de structurer le dialogue, mais que ce soit les parties concernées (églises, organisations philosophiques et non-confessionnelles) qui définissent comment elles souhaitent voir le dialogue évoluer. Il précise cependant : « As I stated clearly my opening remarks, this meeting was the first phase of the Parliament’s formal consultation of organizations covered by article 17 » Monsieur Barroso, Président de la Commission, quant à lui, déclare que la réunion « du 30 mai avec des dignitaires de diverses confessions religieuses n’était pas l’ouverture officielle du dialogue avec les églises et organisations religieuses. Cette réunion reprenait plutôt la formule déjà utilisée dans la série de rencontres (…) organisées depuis le début de mon premier mandat, en 2005. » Monsieur Barroso signale dans le même courrier qu’il organisera une rencontre (similaire à celle organisée le 30 mai) avec les organisations philosophiques et non-confessionnelles le 30 novembre prochain.

Il importe qu’avant cette rencontre annoncée par Monsieur le Président de la Commission, les organisations non-confessionnelles se rencontrent afin de débattre ensemble, le plus largement possible, comment elles souhaitent que ce dialogue (contraignant depuis l’entrée en vigueur du Traité de Lisbonne) soit organisé. C’est pourquoi, le 20 octobre 2011 Véronique De Keyser organise cette conférence afin de réfléchir sur la façon dont les organisations philosophiques et non-confessionnelles veulent que ce dialogue (ouvert, régulier et transparent) soit organisé avec la Commission, le Conseil et le Parlement comme le prévoit l’article 17 du Traité de Lisbonne. Le Traité prévoit en effet que ce dialogue qui n’avait lieu jusqu’à présent qu’avec la seule Commission, ait lieu avec non seulement la Commission, mais aussi avec le Conseil et le Parlement. Monsieur Van Rompuy, Président du Conseil, précise alors à Madame De Keyser « (…) je ne peux qu’encourager les représentants des Eglises et des organisations philosophiques et non confessionnelles à réfléchir, ensemble ou séparément, à comment rendre ce nécessaire dialogue plus effectif. Je pense donc que, si la rencontre du 20 octobre (que vous programmez) va dans ce sens, elle ne peut être que constructive et utile. » Madame Nadia Geerts (Rappel) et Messieurs Jean-Michel Quillardet (Président de l’Observatoire international de la Laïcité), Pierre Galand (Président du Centre d’Action laïque, et Vice-Président de la Fédération Humaniste européenne) acceptent d’intervenir dans le débat du 20 octobre et de donner leur vision du problème, suivie d’un très large débat avec la salle.

Comme annoncé, le 30 novembre 2011 Monsieur Buzek, Président du Parlement, et Laszlo Tökés, Vice-Président du Parlement, organisent lun colloque « European Parliament implemantation of Article 17, Lisbon Treaty ». Le 1er décembre 2011, suite à cet événement, Le Soir publie un article (voir ci-dessous) tendant à montrer que le dialogue européen avec les organisations philosophiques et non-confessionnelles semble s’améliorer…

Cliquer sur l’article publié dans Le Soir pour l’agrandir

Pour Véronique De Keyser le combat continue. Si la liberté de religion et de conviction est un principe fondamental de la laïcité, garante du respect des opinions de toutes et de tous, à l’heure où les religions tiennent une place importante et entraînent parfois des divisions et des dérives, la députée européenne défend plus que jamais une éthique laïque qui peut intégrer les différences, rassembler, constituer et défendre un espace public de pluralisme, de discussion d’idées, et de tolérance.