Véronique De Keyser

Députée européenne et conseillère communale à Liège

Vice-Présidente du Groupe Socialistes et Démocrates du Parlement européen

Les Socialistes et les Démocrates: « Renforcer le soutien aux réfugiés et personnes déplacées syriens ainsi qu’à leurs hôtes libanais »

4 avril 2012

Madame Véronique de Keyser, Membre du Parlement européen, et Vice-présidente pour les Affaires étrangères du groupe de l’Alliance Progressiste des Socialistes et Démocrates (S & D), s’est rendue au Liban accompagnée de Madame Ana Gomes, Membre du Parlement européen et coordinatrice du Groupe S & D de la commission des affaires étrangères.

La délégation parlementaire a rencontré des personnalités politiques de haut niveau, notamment le Président de la République Michel Sleimane, le Premier Ministre Nagib Mikati, le Ministre des Affaires étrangères Adnan Mansour, des membres du groupe d’amitié libano-européen au Parlement libanais et des représentants de la société civile libanaise.

Le but de cette visite était de s’informer de la situation politique au Liban et de mieux comprendre l’impact de la crise syrienne sur le Liban. La Délégation parlementaire a visité plusieurs localités dans la zone de Wadi Khaled pour s’informer de la situation sur le terrain, dans cette région frontalière.

Faisant référence à la visite, Mme de Keyser a indiqué :

« Je suis impressionnée par la solidarité exprimée par le peuple libanais malgré le contexte particulièrement difficile. Je salue les efforts déployés par les autorités libanaises, par leurs partenaires, les ONG et les populations locales pour porter assistance à ces réfugiés et ces personnes déplacées en provenance de Syrie, et ce alors que les habitants de cette région vivent eux-mêmes dans des conditions économiques très difficiles. Les besoins sont grands et pourraient encore augmenter avec l’arrivée de nouveaux réfugiés et personnes déplacées. Tout doit être mobilisé pour aider au maximum ces populations ».

Elle poursuit:

« Je demanderai d’ailleurs que l’Union européenne traite ce dossier en priorité et intensifie ses efforts humanitaires ». Notre délégation parlementaire demande aux autorités libanaises d’accroitre l’assistance humanitaire fournie aux réfugiés et personnes déplacées ainsi qu’aux populations libanaises frontalières. Le mandat du Haut Comité de Secours devrait notamment être élargi à d’autres régions du pays et la circulation des réfugiés syriens et des personnes migrantes devrait être facilitée dans tout le Liban ».

La délégation parlementaire a réitéré l’engagement de l’Union européenne vis-à-vis du Liban dans le cadre de la politique européenne de voisinage, y compris dans la mise en œuvre de son agenda de réformes politiques, économiques et sociales. La délégation parlementaire considère que des efforts supplémentaires doivent être accomplis, dans le cadre des droits de l’homme en général, et des droits de la femme en particulier, surtout en ce qui concerne la violence domestique.

Une délégation du Parlement européen au Liban pour « renforcer les institutions de soutien aux réfugiés »

4 avril 2012


Le quotidien Libanais d’expression française

Mercredi 04 avril 2012

En visite au Liban, une délégation du Parlement européen, composée de Mmes Véronique de Keyser, vice-présidente pour les Affaires étrangères du Groupe de l’Alliance progressiste des socialistes et démocrates (« S et D »), et Ana Gomes, membre du Parlement européen et coordinatrice du Groupe « S et D » à la commission des Affaires étrangères, doit s’entretenir avec les chefs du PSP, Walid Joumblatt, du bloc parlementaire du Hezbollah Mohammad Raad, et du bloc parlementaire du courant du Futur, Fouad Siniora, ainsi qu’avec des responsables et des parlementaires de divers partis politiques.

La délégation a déjà été reçue par le président Michel Sleiman, le Premier ministre Nagib Mikati, le ministre des Affaires étrangères Adnane Mansour et a eu des entretiens avec des membres du groupe d’amitié libano-européen au Parlement libanais et des représentants de la société civile libanaise.

Selon un communiqué de la Délégation de l’Union européenne, la délégation souhaite s’informer de la situation au Liban ainsi que de l’impact de la crise syrienne sur le pays. À cet effet, la délégation parlementaire a visité plusieurs localités dans la zone de Wadi Khaled pour s’informer de la situation sur le terrain dans cette région frontalière, y compris de l’assistance humanitaire fournie aux réfugiés et déplacés syriens par les autorités libanaises, en partenariat avec les organisations internationales et non gouvernementales, précise le texte.

De retour à Beyrouth, Mme de Keyser a affirmé avoir été « impressionnée par la solidarité exprimée par le peuple libanais malgré le contexte particulièrement difficile ». « Je salue les efforts déployés par les autorités libanaises, par leurs partenaires internationaux, par les ONG et par les populations locales pour porter assistance à ces réfugiés et déplacés syriens, et ce alors que les habitants de cette région vivent eux-mêmes dans des conditions économiques très difficiles en raison d’une pauvreté endémique exacerbée par les événements en Syrie et l’arrivée des réfugiés et déplacés, a-t-elle poursuivi. Les besoins sont grands et pourraient augmenter encore avec l’arrivée de nouveaux réfugiés et déplacés. Tout doit être mobilisé pour aider au maximum ces populations. Je demanderai d’ailleurs que l’Union européenne pose ce problème comme prioritaire et intensifie ses efforts humanitaires », a encore dit Mme de Keyser, précisant que la délégation parlementaire souhaite encourager les autorités libanaises à accroître encore davantage l’assistance humanitaire fournie aux réfugiés et déplacés ainsi qu’aux populations libanaises frontalières, à augmenter l’implication des autorités publiques (par exemple en élargissant à d’autres régions le mandat du Haut Comité de secours) et à faciliter la circulation dans le pays des réfugiés et déplacés syriens.

La délégation parlementaire a réitéré l’engagement de l’Union européenne auprès du Liban dans le cadre de la Politique européenne de voisinage, y compris dans la mise en œuvre de son agenda de réformes politiques, économiques et sociales. À ce propos, la délégation considère que des efforts supplémentaires doivent être accomplis, y compris dans le domaine des droits de l’homme en général et des droits des femmes en particulier, au vu des débats récents autour de la violence domestique, et elle apporte son soutien aux efforts de la société civile dans ce domaine.

Liban : le chef de l’État souhaite une action gouvernementale plus dynamique

3 avril 2012

Le quotidien Libanais d’expression française

Mardi 03 avril 2012

Devant ses visiteurs, le président Michel Sleiman a exprimé l’espoir d’une « intensification du rythme de l’action gouvernementale pour pouvoir achever le projet de budget 2012, combler les postes administratifs vacants et élaborer le nouveau projet de loi électorale, ainsi que le projet de décentralisation administrative ».

Dans ce cadre, il a estimé que « la stabilité politique, économique et de sécurité au Liban peut constituer le point de départ d’une nouvelle ère de productivité gouvernementale dans tous les domaines, d’autant que les indicateurs économiques sont prometteurs ». Selon lui, il s’agit d’une opportunité que les Libanais se doivent de saisir.

Parmi les visiteurs du chef de l’État, hier, une délégation du groupe de l’Alliance progressiste des socialistes et démocrates au Parlement européen, conduite par Véronique De Keyser et accompagnée d’Angelina Eichhorst, chef de la Délégation de l’Union européenne.La délégation avait été aussi reçue au Sérail.

Après un entretien avec l’ancien ministre Sélim Wardy, M. Sleiman a accordé audience à une délégation de Renouveau démocratique, conduite par les anciens députés Misbah Ahdab et Camille Ziadé, qui l’ont remercié pour son soutien après le décès de l’ancien ministre et député Nassib Lahoud.

Avec l’ambassadeur d’Australie, Lex Bartlem, le président a passé en revue le programme de la visite qu’il compte effectuer à la mi-avril dans ce pays.

Liban : réunion d’organisation au Sérail du Haut Comité de secours

3 avril 2012


Le quotidien Libanais d’expression française

Mardi 03 avril 2012

Le chef du gouvernement, Nagib Mikati, a présidé hier au Sérail une réunion du Haut Comité de secours, en présence des ministres de la Défense, Fayez Ghosn, de l’Intérieur, Marwan Charbel, de la Santé, Ali Hassan Khalil, des Affaires sociales, Waël Bou Faour, de l’Énergie et de l’Eau, Gebran Bassil, et des Affaires des déplacés, Alaëddine Terro, du président du Conseil du Sud, Kabalan Kabalan, de la Caisse des déplacés, Fadi Aramouni, des directeurs généraux des ministères concernés et du secrétaire général du Haut Comité de secours, le général Ibrahim Bachir.

Il s’agissait, selon les explications du ministre de la Santé à la presse, d’une réunion d’organisation dont l’objectif était d’examiner les mécanismes et les règles en vigueur, pour faciliter la prise de décision dans chaque affaire susceptible d’intervenir et nécessitant l’intervention de cet organisme. Selon M. Khalil, de nouvelles règles ont été adoptées et doivent être finalisées au cours de la prochaine réunion. Cette procédure, a ajouté le ministre, doit éviter à l’avenir de saisir le Haut Comité de secours d’affaires qui ne sont pas de son ressort.

Hommage de Bassil à Mikati

Prenant à son tour la parole, M. Gebran Bassil s’est félicité de ce que l’action du Haut Comité de secours « a été organisée pour la première fois sous le mandat du Premier ministre Nagib Mikati ». « Ce dernier, a-t-il ajouté, s’efforce de remettre son action sur les rails en le réorganisant aux plans administratif et financier. Une initiative qui est aussi censée éviter plein de problèmes à l’avenir, selon les explications du ministre, qui a rappelé les déboires du cabinet avec une société de consultants qui continue de réclamer aujourd’hui la moitié de la somme convenue avec le gouvernement, pour la réalisation d’une étude qu’elle n’a jamais menée. »

Répondant à une question au sujet de l’hommage plutôt inhabituel qu’il rend au chef du gouvernement, étant donné les profondes divergences entre les deux hommes au sujet de la gestion de certains dossiers sensibles, M. Bassil a répondu : « Ce n’est pas la première fois que je rends hommage au chef du gouvernement, qui, depuis son arrivée au Sérail, œuvre pour organiser le travail du Haut Comité de secours. »

Plus tard, M. Mikati a reçu une délégation du groupe de l’Alliance progressiste des socialistes et démocrates au Parlement européen, conduite par Véronique de Keyser. L’entretien, qui a porté sur la situation politique au Liban, s’est déroulé en présence de la chef de la Délégation de l’Union européenne, Angelina Eichhorst.

Le Premier ministre a également conféré avec l’émissaire spécial brésilien pour les Affaires du Moyen-Orient, Cesario Melantonio, au sujet de la situation dans la région et au Liban, en présence de l’ambassadeur du Brésil,
Paolo Roberto da Fontoura.

M. Mikati a enfin reçu au Sérail la ministre d’État pour les Affaires de la présidence en Équateur, Yvonne Abdel Baki, qui lui a fait part de son projet de préserver le pétrole dans la partie équatorienne de l’Amazone, en coopération avec les Nations unies. Ce dossier sera à l’ordre du jour de la réunion écologique du Brésil, a-t-elle expliqué à la presse, précisant que son pays sollicite le soutien du Liban et qu’elle a adressé à M. Mikati une invitation en Équateur, avant sa visite au Brésil.

L’ONU, c’est le printemps arabe des palestiniens !

14 septembre 2011

Communiqué de presse de Véronique De Keyser
Députée européenne
Vice Présidente du Groupe Socialistes & Démocrates, en Affaires Etrangères, Développement et Droits de l’homme

Depuis plus de dix ans, l’analyse politique du monde arabe et le processus de paix au Moyen-Orient ont toujours été une des priorités de l’eurodéputée Véronique De Keyser, qui a multiplié les missions sur le terrain – déjà en 2006 elle dirige la mission européenne d’observation des élections législatives en Palestine, elle se rend sur place pendant la terrible opération « Plomb durci », elle soutient activement la flottille de Gaza – et s’est également rendue à de très nombreuses reprises en Israël, en Turquie, en Egypte, au Liban, en Syrie. Le 6 juin dernier, avec d’autres députés, elle dépose une nouvelle déclaration écrite sur la reconnaissance par l’Union européenne de l’Etat palestinien, qui bénéficie du soutient de députés de tous les groupes politiques. « Cette déclaration est extrêmement importante quant à la promotion du Parlement européen de la paix et la sécurité concernant le conflit Israélo Palestinien qui affecte la vie de tellement de personnes. A l’heure où plus de 130 pays ont déjà reconnu le principe d’un Etat palestinien, y compris plusieurs Etats européens, le parlement européen doit oeuvrer activement en ce sens » déclare la députée européenne. Hier, au titre de Vice Présidente du Groupe Socialistes & Démocrates, elle appelait les députés socialistes à signer la lettre de l’ancien ministre des Affaires Etrangères français Hubert Védrine et d’une vingtaine d’hommes et femmes politiques de premier plan, visant à soutenir l’initiative palestinienne.

Aujourd’hui, 14 septembre 2011, elle est intervenue en séance plénière à Strasbourg, sans détour:

« Dans 8 jours le président Abbas demandera à l’ONU la reconnaissance de l’Etat palestinien. C’est un moment historique qui nous place nous Européens, au pied du Mur- et dans le cas de la Palestine, ceci n’est pas une figure de style. Assumant la responsabilité prise en 1948 de reconnaître l’Etat israélien, l’Europe n’a cessé depuis de soutenir une solution à 2 Etats, sur les frontières de 1967, avec Jérusalem pour capitale. Elle n’a pas fait que le dire- comme dans les conclusions du Conseil de 2009, elle a aussi aidé à construire cet Etat, en finançant le plan Fayyad, qui avait pour objectif d’établir des institutions crédibles pour le futur état palestinien. Deux ans après, mission accomplie, le plan Fayyad est un succès. Le moment est donc venu pour l’Europe de faire un pas supplémentaire, le pas diplomatique qui consiste à soutenir la démarche palestinienne à l’ONU. Les Palestiniens le méritent. Les Palestiniens y ont droit. Les Palestiniens y croient.

Certains diront- mais les Etats-Unis n’en veulent pas. Mais l’Europe n’est-elle que l’écho timide des Etats-Unis ? Laissons Obama à ses contradictions- que de reculades depuis le fameux discours du Caire !- et à sa campagne électorale.

Certains diront- mais cela ne changera rien sur le terrain. C’est vrai, il faut retourner au plus vite à la table de négociation. Mais une reconnaissance à l’ONU donnerait aux Palestiniens des droits et des responsabilités nouvelles, un rapport de force plus équilibré avec les Israéliens et un cadre multilatéral de négociation- non pas, une fois de plus, un face-à-face stérile et déséquilibré avec Israël.

D’autres diront- mais tous les pays européens ne suivront pas et nous risquons la désunion. Mais c’est à nous Parlement européen, qui sommes la voix des peuples, à aider nos gouvernements à parler d’une seule voix, avec une position politique courageuse et éthique. Mais au-delà c’est la crédibilité politique de l’Europe qui est en jeu. Nous n’avons cessé de célébrer la démocratie retrouvée en Tunisie, en Egypte, en Lybie, et les efforts du peuple syrien, qui reste un peuple martyr. Un drapeau européen flotte sur Ben Ghazi. Mais L’ONU, c’est le printemps arabe des Palestiniens ! C’est la voix pacifique, négociatrice, qui nous a fait confiance à nous Européens, qui a refusé la violence qui veut se faire entendre. Oserons-nous – cette voix-là- l’ignorer, faire semblant de ne pas l’entendre ? Je ne veux pas, je n’ose pas le croire ! »

De la Syrie et des responsabilités de l’Union européenne

28 avril 2011

Il y a peu, les socialistes et démocrates appelaient l’Union européenne et ses États membres à suspendre la poursuite des négociations sur la signature de l’Accord d’Association alors en suspens entre l’UE et la Syrie. Cet accord devait dépendre de la volonté des autorités syriennes de cesser immédiatement la répression violente contre ses citoyens et sa capacité à mener à bien des réformes démocratiques.

Pourquoi un tel accord était-il plus que souhaitable ? Bien sûr, pour soutenir les aspirations démocratiques et pacifiques du peuple syrien depuis trop longtemps opprimé. Mais aussi, parce tout changement en Syrie peut bouleverser le paysage politique dans une région des plus instables. La politique internationale s’est appuyée jusqu’ici sur la Syrie, considérée comme une partie de la solution au Liban, mais aussi en Irak et en Palestine, et comme un allié pour combattre le terrorisme et tendre à la paix au Proche-Orient.

Soutenu par l’armée et les services de sécurité du parti Baas, Bachar al Assad a choisi la voie de la répression violente. Les ponts sont coupés. L’heure est aux sanctions, certes. Il faudra toutefois encore beaucoup de temps pour que le calme revienne en Syrie. Un changement de régime aurait des répercussions sur le monde arabe et l’Iran. Mais il ne faut pas non plus oublier que le pays à des frontières communes avec le Liban, la Turquie, l’Irak et la Jordanie…

Par ailleurs, Israël est dans une situation délicate vis-à-vis de la Syrie. Si Assad a armé le Hezbollah au Liban et a pu notamment soutenir le Hamas, il a aussi aidé à garder le calme sur la frontière israélo-syrienne. Tel-Aviv pourrait donc préférer le maintien du parti Baas au renversement d’Assad par des islamistes ou des nationalistes.

D’un autre point de vue, les Etats-Unis auraient avantage à l’avènement à Damas d’un régime sunnite qui mettrait fin à 30 ans d’alliance avec l’Iran chiite et de soutien au Hezbollah. Cela diminuerait certainement l’influence de Téhéran sur le Proche et le Moyen-Orient. Enfin, l’Irak, ex-rival baasiste de la Syrie, et dont le rôle est ambigu depuis l’invasion américaine en subirait aussi les conséquences.

On le voit, la situation actuelle de la Syrie est au centre de la problématique complexe du Proche-Orient. Pour l’Union européenne, c’est incontestablement une tension à résoudre, et cela pour deux raisons essentielles. La première est que les équilibres difficilement préservés depuis des décennies risquent à tout moment de se rompre et d’entraîner les populations de la région dans un chaos incontrôlable. La seconde est que pour des raisons de pure stratégie, on n’en vienne à accepter deux poids deux mesures en matière de démocratie et à justifier des situations totalement indignes de celle-ci. L’urgence de sanctions fermes est donc d’autant plus grande.