Véronique De Keyser

Députée européenne et conseillère communale à Liège

Vice-Présidente du Groupe Socialistes et Démocrates du Parlement européen

Relations Union européenne – Maroc

16 février 2012

Le Parlement européen s’est exprimé aujourd’hui en faveur d’un accord entre l’Union européenne et le Royaume du Maroc.

Suite au processus de Barcelone, lancé en 1995, l’Union européenne a conclu des accords d’association avec de nombreux pays de la rive sud de la méditerranée. L’objectif était de renforcer le dialogue et la coopération entre les deux rives et d’établir une zone de paix, de sécurité et de prospérité. L’accord avec le Maroc est entré en vigueur en 2000.

Pour Catherine Trautmann, « il y a mieux et plus important à faire, et nous sommes insatisfaits de cet accord. Les répercussions sociales pour les populations concernées et la préoccupation environnementale n’étant pas suffisamment intégrées par la Commission européenne, les socialistes français se sont adressés directement à celle-ci pour qu’elle s’engage à mesurer l’impact en termes d’emploi et à évaluer les mesures d’accompagnement à mettre en place. Nous attendons en outre d’elle qu’elle intègre les normes sociales et environnementales dans tous les accords avec des pays tiers. Elle doit répondre aux critiques qui ont émergé pendant ce débat, et modifier sa politique commerciale internationale en la fondant sur une réciprocité effective ».

« Toutefois, nous ne pouvions pas adresser un signal négatif aux Marocains. L’accord de partenariat avec le Maroc pour les produits de l’agriculture et de la pêche – que l’ensemble du Parlement européen soutient – est un acte important concernant un pays qui entretient une histoire commune avec l’Europe depuis des siècles », explique l’élue.

« Bien sûr, nous avons également entendu les inquiétudes exprimées en Europe et en France, et c’est pour cette raison que nous avons vivement défendu l’amendement de Véronique De Keyser, stipulant que l’Europe doit compenser toute incidence négative sur les producteurs de l’Union européenne. Nous regrettons son rejet car nous pensons que cet accord doit vivre avec des garanties que la Commission doit rendre effectives. Nous continuerons de la rappeler à ses devoirs, et nous serons vigilants au respect par le Maroc des avancées auxquelles le pays s’est engagé en matière de droits de l’Homme.», ajoute l’eurodéputée.

« L’expansion économique du Maroc est un levier essentiel pour consolider un processus démocratique dont nous souhaitons la réussite. Alors que les élections législatives du 25 novembre ont été un exemple, nous devons encourager ces progrès », conclut Catherine Trautmann.

UE/Maroc: plein soutien des socialistes et démocrates au statut avancé

26 janvier 2012

Avec le vote positif du groupe S&D, la commission des Affaires étrangères au Parlement Européen a approuvé ce matin la conclusion d’un protocole à l’accord euro-méditerranéen établissant une association entre les Communautés européennes et leurs États membres, d’une part, et le Royaume de Maroc, d’autre part, concernant un accord-cadre relatif aux principes généraux de la participation du Maroc aux programmes de l’UE.

Les socialistes et démocrates ont marqué, une fois encore, leur soutien au Royaume de Maroc, à son développement économique et aux changements importants qui se déroulent dans le pays.

Le président du groupe S&D, Hannes Swoboda, a déclaré: « Le Maroc est pour nous un partenaire politique et économique essentiel et nous suivons attentivement et encourageons les réformes qu’il a initiées. Il faut accompagner le Maroc dans son parcours vers une pleine démocratie. »

La vice-présidente du groupe S&D Véronique de Keyser a ajouté: « Nous nous réjouissons de ce statut avancé tout en n’hésitant pas à demander au Maroc de continuer, en échange, la voie initiée avec les réformes démocratiques. »

L’UE doit revoir ses politiques pour soutenir la transition démocratique arabe

26 octobre 2011

20/10/11

Lors d’une conférence organisée par les socialistes et démocrates au Parlement européen, les représentants du printemps arabe ont critiqué les décennies de soutien et de coopération accordées par l’UE aux régimes répressifs. Ils ont encouragé les Européens à développer un partenariat Nord-Sud « entre égaux ».

Organisée par le Forum progressiste mondial (GPF), cette conférence de deux jours faisait partie du programme à long terme « A l’écoute de la Méditerranée progressiste » et visait à développer un réseau durable entre groupes progressistes des deux rives de la Méditerranée.

« Nous avons été surpris par cette explosion de liberté dans le monde arabe », a déclaré la vice-présidente S&D, Véronique De Keyser. « En Europe, nous nous sentions impuissants à faire avancer la démocratie mais vous, vous l’avez réalisée. C’était extraordinaire. Les mutations mises en œuvre par les peuples arabes nous ont obligés à revoir nos politiques et à admettre nos lacunes. A présent, nous devons trouver le moyen de mieux soutenir les transitions démocratiques – y compris par l’usage souple et effectif de fonds européens. Une partie de ces efforts devrait servir à aider les partis politiques à s’organiser », a conclu Mme De Keyser.

« C’est un privilège d’accueillir toutes ces personnes qui ont œuvré pour la démocratie dans la région », a déclaré aux participants Poul Nyrup Rasmussen, président du parti socialiste européen (PSE) et coprésident du GPF. « Nous devons vous écouter et nous inspirer de votre bravoure. L’UE s’est trompée par le passé dans ses alliances. Il est temps d’emprunter une nouvelle voie progressiste. La démocratie est une affaire de principes. Vous nous avez montré que vous êtes conséquents avec les vôtres. Mais la démocratie est aussi une question d’emplois de qualité, de sécurité dans les soins de santé et l’éducation. Voilà le combat que vous devez à présent mener » a lancé M. Rasmussen.

Des représentants d’Algérie, du Bahreïn, d’Égypte, d’Irak, de Libye, du Maroc, de Palestine, de Syrie, de Tunisie et du Yémen ainsi que de la diaspora arabe en Europe ont débattu avec des eurodéputés S&D, dont Hannes Swoboda, Maria Badia, Edit Herczog, Pervenche Berès, Proinsias de Rossa et Saïd El Khadraoui.

Révolutions arabes : en route vers la démocratie !

1 avril 2011

Un rendez-vous sur le chemin de la démocratie, à ne pas manquer ! Dès 13h30 dimanche 3 avril Espace Magh 17 rue du Poinçon à Bruxelles. Plus d’infos sur le site du PS en cliquant ici.

Situation au Sahara : commission d’enquête et reprise des pourparlers

25 novembre 2010

Communiqué de presse du Groupe Socialistes et Démocrates au parlement européen (25/11/10)

Les socialistes et démocrates au Parlement européen expriment leur satisfaction pour le contenu de la résolution sur la situation au Sahara occidental, adoptée aujourd’hui en séance plénière par une majorité écrasante.

Par cette résolution le Parlement européen condamne les incidents violents survenus au camp de Gdaim Izik et dans la ville de Laâyoune et demande instamment la mise en place, sous l’égide des Nations-Unies, d’une commission d’enquête indépendante et transparente. En même temps le Parlement européen réitère son soutien à la reprise des pourparlers informels entre les parties au conflit en vue de parvenir à une solution politique juste et durable.

« Je demande au Maroc d’avantage de transparence dans ces événements et la liberté pour les observateurs indépendants, les organisations humanitaires et la presse de circuler librement au Sahara occidental. Il est anormal que des députés européens se soient vus refuser l’accès à cette région. Je présente aux familles des victimes mes plus sincères condoléances » a déclaré l’Eurodéputée socialiste belge Véronique De Keyser, vice-présidente du Groupe S&D.

« Une solution définitive, juste et consensuelle est absolument nécessaire à ce conflit qui dure depuis plus de 30 ans » a déclaré l’Eurodéputée socialiste Espagnole Maria Urquiza de Muniz, en précisant que « cette solution doit être trouvée dans le cadre des Nations unies. La persistance de ce conflit, a-t-elle conclu, pousse des milliers de réfugiés sahraouis au désespoir et provoque une instabilité dangereuse dans cette région qui nous est proche et qui est d’une importance fondamentale pour l’UE elle même ».

Les Socialistes et Démocrates soutiennent la gréviste de la faim Aminatou Haidar dans son combat pour la restitution de son passeport

3 décembre 2009

La militante des droits de l’homme Aminatou Haidar – dépouillée de son passeport par le Maroc et qui a entamé une grève de la faim dans îles Canaries où elle a été refoulée – a reçu aujourd’hui le soutien du groupe de l’Alliance progressiste des Socialistes et Démocrates du Parlement européen. Le groupe S&D, en discussions avec la future présidence espagnole du Conseil de l’UE à Madrid, a également appuyé les efforts déployés par Miguel Angel Moratinos, ministre des Affaires étrangères espagnol, qui tente de résoudre la situation et d’obtenir la restitution de son passeport.

Mme Haidar affirme avoir été expulsée du Maroc sans son passeport après être revenue des USA où elle a reçu un prix pour sa défense de la population sahraouie au Sahara occidental.

La vice-président de l’Alliance progressiste des Socialistes et Démocrates du Parlement européen, Véronique de Keyser, a déclaré : «Nous sommes profondément préoccupés par le traitement des militants sahraouis au Maroc. Nous nous félicitons des efforts déployés par le gouvernement espagnol pour trouver une solution. Nous nous joignons au ministre des Affaires étrangères espagnol Miguel Angel Moratinos en invitant le Maroc à retourner le passeport de Mme Haidar à qui nous exprimons notre solidarité en ce moment difficile.»