Pas de Prix Nobel pour l’Europe Sociale!
10 décembre 2012Communiqué de Presse:
PAS DE PRIX DE NOBEL POUR L’EUROPE SOCIALE
Le Parlement européen organisait le matin du 23 octobre un débat sur les conclusions du Conseil européen des 18 et 19 octobre 2012. L’attribution du prix Nobel de la paix à l’Union européenne est un encouragement, mais c’est également une incitation claire à renouveler notre engagement en faveur de l’unification européenne. C’est par ces mots que Martin Schulz, Président du Parlement européen, ouvrait le Conseil européen des 18 et 19 octobre 2012.
Pour la délégation PS belge, les résultats du sommet sont très faibles. Monsieur Barroso et Van Rompuy évoquent une fois encore la misère sociale et le besoin solidarité: parlez c’est bien, agir c’est mieux! Les visages heureux au sortir des sommets de la dernière chance finissent par m’énerver. Il faut s’activer à mettre en marche les mécanismes de supervision et le mécanisme de stabilité européenne, pas en 2020 ou même en 2015 mais maintenant ! C’est l’hypocrisie des conservateurs de remettre toujours à demain qui pourrait mener l’Europe à la ruine. Je fais appel au courage des hauts dirigeants de sortir des discours et calculs politiques pour n’avoir comme seul centre d’intérêt la construction d’un avenir viable pour les citoyens européens s’est insurgé Marc Tarabella.
Une série de propositions concrètes auraient pu être retenues par le Conseil. Nous devons intégrer des obligations contraignantes en matière de politique sociale et de politique d’emploi. L’intégration d’un pacte social comme cinquième pilier du rapport Van Rompuy serait la meilleure réponse à adresser aux citoyens pour remédier à la crise sociale actuelle. Notre engagement en faveur des objectifs de l’Europe 2020 reste d’actualité mais en oubliant le pilier social dans ces conclusions, nous encouragerons la montée du populisme et de l’euroscepticisme en Europe. Ces objectifs ne pourront pas être atteints avec un budget étriqué a tenu à rappeler Frédéric Daerden.
L’Europe a confirmé dans ces conclusions les dispositions prises en matière de supervision financière. Pour nous, l’Union bancaire reste une priorité et le nouveau rôle de superviseur attribué à la Banque centrale Européenne (BCE) dans le contrôle des banques de la Zone euro est un premier pas mais introduire une différence entre les pays membres de l’Euro et les autres serait une erreur. Au contraire, nous devons insister sur l’intégration des Etats membres qui n’appartiennent pas encore à cette zone à se conformer aux dispositions du Traité européen. La désignation d’un nouveau membre au Conseil d’Administration de la BCE nous rappelle que nous sommes en cotre très loin d’une égalité hommes /femmes et sans mettre en cause les qualités du candidat proposé, je regrette le peu de cas fait aux candidatures féminines dans les désignations aux postes de responsabilité de l’Union européenne a tenu à souligner Véronique De Keyser.
La situation de l’Union européenne est préoccupante mais la réussite de l’Union européenne, la même qui lui a valu le prix Nobel, est la méthode communautaire. La méthode communautaire, c’est atteindre un équilibre entre les petits et les grands pays, entre les Etats pauvres et les Etats riches, entre le Nord et le Sud, entre l’Est et l’Ouest, c’est résoudre les conflits par le dialogue et le consensus. Cette définition était rappelée par le Président du Parlement européen, elle est totalement partagée par la délégation PS belge au Parlement européen.














