Véronique De Keyser

Députée européenne et conseillère communale à Liège

Vice-Présidente du Groupe Socialistes et Démocrates du Parlement européen

Agenda – Conférence le 7 février sur les Objectifs du Millénaire pour le Développement

1 février 2013

psemedia28607_850 logo_maison_europe

Le 7 février prochain la Maison de l’Europe de Paris organise un débat sur les objectifs du millénaire pour le développement. Ce débat sera animé par Evelyne Pichenot, membre du CESE en présence de Pierre Schapira, adjoint au Maire de Paris chargé des affaires internationales et européennes , sont également invités: Gaspar Frontini de la Commission européenne et Henri Rouillé d’Orfeuil, Coordination Sud.

Programme:

L’actualité de la politique européenne de développement

Jeudi 7 février 18h30-20h30

Le développement est au cœur de l’action extérieure de l’Union européenne. Cette politique vise avant tout à éradiquer la pauvreté dans le monde, dans le cadre d’un développement durable.

L’Union européenne œuvre également pour la réalisation des objectifs du millénaire pour le développement. Les dirigeants mondiaux, auxquels s’est jointe l’Union européenne, se sont en effet engagés à éradiquer la pauvreté dans le cadre de huit objectifs, définis dans la déclaration du Millénaire en 2000. Ces huit objectifs doivent être réalisés d’ici 2015.

Avec la participation de Pierre SCHAPIRA, adjoint au Maire de Paris chargé des affaires internationales et européennes et porte parole de Platforma (Plateforme européenne des Autorités locales et régionales pour le développement), Jean-Jacob BICEP, député européen (Verts/ALE), membre de la délégation à l’assemblée parlementaire paritaire ACP/UE, Véronique De KEYSER, députée européenne (SD, Belgique) et membre de la commission développement, Evelyne PICHENOT, membre du Comité Economique et Social européen (CESE), et Henri ROUILLE d’ORFEUIL, administrateur de la Fondation Nicolas Hulot.

Pour plus d’information sur la Maison de l’Europe à Paris: http://www.paris-europe.eu/

VERONIQUE DE KEYSER SE REND A PARIS POUR SOUTENIR FRANÇOIS HOLLANDE AU 1ER TOUR DES PRESIDENTIELLES !

19 avril 2012

A plusieurs reprises, la députée européenne Véronique De Keyser a rencontré François Hollande, invité à s’exprimer au Parlement européen par la délégation Socialistes et Démocrates dont elle est Vice-présidente. En mars 2012, elle déclarait: “Remarquable discours de François Hollande a Paris. Fait exceptionnel: l’Europe est au centre des débats mais une autre Europe. Quand je l’écoute pour la 1ère fois depuis longtemps, je reprends confiance dans notre avenir a tous. Car l’Europe peut être une solution si nos Politiques deviennent des militants.”

L’eurodéputée a toujours témoigné son soutien à François Hollande. Elle a prévu de longue date, et en collaboration avec plusieurs collègues français, d’aller le soutenir en personne à Paris ces 21 et 22 avril pour le 1er tour des présidentielles. Samedi, elle vivra l’effervescence avec tous les camarades socialistes, du dernier jour avant les votes. Et dimanche, elle sera présente sur tous les terrains en des lieux stratégiques, pour suivre les résultats du 1er tour des élections qui permettront, entre autres, de tirer un trait sur l’axe Merkel-Sarkozy, et à la France de retrouver une vraie politique sociale de gauche et de s’émanciper de la domination des marchés financiers ! “Avec François Hollande, oui au changement maintenant !” déclare enthousiaste et confiante, Véronique De Keyser.

rfi le débat: Palestine, l’embarras des Européens

6 octobre 2011

Carrefour de l’Europe
dimanche 02 octobre 2011
Par Daniel Desesquelle

La demande de reconnaissance d’un Etat palestinien à l’ONU divise les Européens. Catherine Ashton qui dirige la diplomatie européenne est muette paralysée par les divergences des Etats membres de l’Union. Si l’Espagne ou l’Irlande soutiennent la démarche palestinienne, l’Allemagne et les Pays-Bas s’y opposent tandis que la France par la voix de Nicolas Sarkozy prône une solution intermédiaire. Les Européens sont les premiers bailleurs de fonds de l’Autorité palestinienne, mais aujourd’hui les Palestiniens attendent davantage de l’Union Européenne qui risque de perdre un crédit fraîchement retrouvé auprès du monde arabe.

Avec :
- Nabli Béligh, enseignant à Sciences-Po Paris et chercheur associé à l’IRIS.
Plus d’infos ici.
- Hassan Balawi, conseiller et médiateur de l’unité médiatique du ministère des Affaires étrangères. Votre dernier livre : Gaza, dans les coulisses du mouvement national palestinien. Plus d’infos ici.
En ligne de Ramallah.
- Véronique de Keyser, eurodéputée belge socialiste, membre suppléante de la Délégation pour les Relations avec le Conseil législatif palestinien. En duplex du Parlement européen.

Pour écouter l’émission cliquer ci-dessous:

Ni à Bruxelles, ni à Paris, je n’ai senti déborder ces émotions qui peuvent littéralement soulever des montagnes…

4 octobre 2010

Paris, le 3 octobre 2010. Il y a eu Bruxelles. Hier c’était Paris. Comme on l’a dit dans les journaux TV ce matin : la manifestation ne faiblit pas. La rue ne cède pas. Mais les syndicats s’interrogent : faut-il durcir le mouvement ? Qu’ont-ils obtenu. Quasi rien à ce jour. Je quitte Paris ce soir et que dire, sinon que nous étions nombreux. Mais nous l’étions aussi à Bruxelles. Trop nombreux pour retrouver facilement ses amis dans la foule, trop nombreux pour se compter. Incontestablement c’était un succès. Mais d’où me vient cette hésitation ? Quand dans une manifestation on ne trouve plus ses amis parce que la tête du cortège est trop loin, parce que les premiers arrivent quand les derniers n’ont pas encore quitté le lieu du rassemblement, seules les émotions soudent ceux qui se laissent emporter par le flux : la colère ou l’espoir. La rage ou la certitude de gagner. Or, ni à Bruxelles, ni à Paris hier après-midi je n’ai senti déborder ces émotions qui peuvent littéralement soulever des montagnes. Quand on me demande : croyez-vous que les manifestations sont utiles ? Je réponds toujours oui, avec conviction. Car à l’ère aseptisée du virtuel, le contact direct et la masse continuent à faire peur aux décideurs politiques. Or ces grandes manifestations contre l’austérité, la politique de rigueur, l’allongement de l’âge à la retraite, ces manifestations contre le prix social à payer pour un système financier qui n’a tiré quasi aucune leçon de la crise, ces manifestations sont dignes, fortes et sages. Mais ce ne sont pas des déferlantes. Elles n’emportent pas tout sur leur passage. Elles n’emportent donc rien ou si peu.

Et pourtant aujourd’hui on est vraiment face à des choix de société. Je sais que c’est une formule qu’on répète à chaque tournant politique et qu’elle finit par se vider de son sens, mais j’y tiens. La menace qui pèse sur notre système social, sur la santé et l’éducation, sur nos retraités, sur chacun d’entre nous finalement, cette menace se précise et le contexte politique est effrayant. Dans la bouche de Sarkozy, la France est la France de l’arrogance, du nationalisme, du bouclier fiscal qui n’est pas remis en cause pour les plus riches et du mépris des petits pays. Sous la pression d’une Europe égoïste, repliée sur ses grands pays, étranglée par son capitalisme financier, presque tous les gouvernements, qu’ils soient de droite ou de gauche seront contraints demain de revenir dare-dare à l’équilibre budgétaire, quel qu’en soit le coût social. Ce sont les mesures que concocte aujourd’hui la task force du Conseil dirigée par Herman Van Rompuy. Et si c’est dare-dare, cela ne pourra se faire qu’en opérant des coupes dans le social il n’y a pas de miracle. Et c’est pour cela ou plutôt pour éviter ce drame que les gens défilent dans la rue. Mais il y a dans la rue ceux qui défilent et ceux qui continuent à vivre, sans conscience du drame. Mercredi dernier autour de la place du Luxembourg à Bruxelles, les tenanciers des cafés et des restaurants ne savaient même pas qu’il y avait une manifestation, ni pourquoi. A Paris, au Quartier Latin et à St Germain, les boutiques connaissaient l’affluence et les bateaux mouches promenaient leurs touristes sur la Seine. A la limite, la manifestation était un ennui pour les taxis et une attraction pour les étrangers : Ah ces Français, toujours à manifester ! Quand, comment faut-il crier au feu pour qu’on l’entende au loin ? Avant que l’incendie ne ravage tout sur son passage ?

Les murs tombent… mais la liberté serait un mythe ? Sans ce mythe-là, nous serions tous des emmurés.

9 novembre 2009

Blog du 9 novembre. Depuis une semaine, la télévision et la radio nous inondent d’archives et d’interviews sur la chute du Mur. Un peu too much et pourtant. Et pourtant, quand je revois les images, la foule irrépressible, la joie incroyable, l’espoir fou, j’ai encore la gorge qui se serre. Mais j’ai envie de dire « Ils en font trop ! Pour un mur de tombé, dix de retrouvés. Et la frontière mexicaine ? Et le Mur en Palestine ? » J’ai beau jouer la cynique, en fait, la vérité c’est qu’un Mur qui tombe reste un Mur qui tombe, avec toute sa charge symbolique. Vingt ans après Berlin n’a pas pris une ride. Ceux qui ont pris des rides, ce sont ceux qui pensent que cette chute fait partie de l’histoire et qu’aujourd’hui, les murs ne tombent plus. Ils se trompent. Tous les murs tomberont. À condition d’avoir cette ferveur populaire incroyable. Et des dirigeants qui refusent de la noyer dans le sang.

Il y a vingt ans, j’ai passé toute ma journée à pleurer devant la télévision -à pleurer de joie. Il y avait longtemps que dans les cercles académiques nous avions noué des contacts étroits avec nos collègues de l’Est. Un de mes amis proches, le Professeur Bernard Wilpert de l’Université Technique de Berlin avait créé, avec une fondation allemande et la Maison des Sciences de l’Homme à Paris, un réseau de professeurs de psychologie du travail qui regroupait Est et Ouest. Nous nous retrouvions chaque année à Bad Homburg, avec toutes les incertitudes des visas pour ceux qui devaient franchir murs, rideau et frontières. Nous construisions déjà ensemble des curriculums communs pour nos cours respectifs dans les différentes universités, échangions tant bien que mal des étudiants et les liens amicaux entre scientifiques étaient très étroits. Je me suis souvent dit après que la politique était bien lente. Qu’elle intervenait au moment où tout avait déjà été tissé. Le commerce connaît mal les frontières. La culture et la science aussi. La politique arrive après, avec ses gros sabots, comme les cavaliers d’Offenbach : elle enfonce les portes déjà ouvertes et croit avoir fait à elle seule tout le travail.

C’est pourquoi, quand les murs sont encore debout – qu’on n’a pas encore assez sapé leur base pour qu’ils s’écroulent comme des châteaux de carte – il est tellement important de faire ce travail de l’ombre. Parfois des gens m’abordent dans la rue et me disent : « C’est bien ce que vous faites pour la Palestine. Mais nous on est impuissants. Qu’est-ce que vous voulez qu’on fasse ?? » Et je leur réponds « C’est le contraire. N’importe quel geste. N’importe quelle amitié. Le téléphone. Internet. Des jumelages, des échanges, les collectivités locales, les films, les livres, la musique. C’est tout ça qui peut saper les fondements des Murs. Avant qu’ils ne s’écroulent vraiment, il faudra encore du temps. Une conjonction d’événements. Et le début de la fin est souvent imprévisible. Mais le travail de fond commence aujourd’hui. Il a commencé hier. Ne vous fiez pas aux apparences. » La liberté est un mythe ? Sans ce mythe-là, nous serions tous des emmurés.

Mais pour finir sur une note plus frivole, deux petits événements à épingler ce week-end. D’abord, la pièce Albertine, par la compagnie du Grand Gousier à Liège. Cinq femmes d’âge différent jouent le même personnage, Albertine, à des âges différents. Poignant. Des comédiennes qui jouent vrai. Pas d’artifice : c’est nu, c’est beau, ça coule comme de l’eau pure. Je ne raconte pas la pièce : courrez-y ! Et puis, surprise des surprises, le match Standard-Bruges. Mon ami Jean m’a téléphoné vendredi  « Tu veux aller au match du Standard dimanche ? » Je n’allais pas dire non. Et voilà, mon initiation footballistique est faite. Et en plus on a gagné !! Ceci dit, pour être plus sérieuse, j’ai aussi terminé ce week-end mon rapport sur la visite au Congrès à Washington. Je ne vous raconterai pas que j’ai serré la main d’Obama, ce serait mentir, mais il y a eu plein de rencontres avec des sénateurs et des députés sur la question du changement climatique qui vous vaudront un petit billet très bientôt.

Blog de campagne (7)

8 mai 2009

Vendredi 7 mai. Les élections sont dans un mois. Et j’émerge. Pas un blog depuis quelques jours : je n’ai pas pu ! À Strasbourg, on a toujours la tête sous l’eau. Il faut savoir garder son souffle, tenir. Et quand on refait surface, c’est avec les poumons prêts à éclater. Pourquoi ?

. D’abord parce que physiquement l’atmosphère est irrespirable. Je ne sais vraiment pas ce qu’ils mettent dans l’air conditionné, mais dans cette immense bulle de verre qui accueille des milliers de personnes, les trois quarts font des allergies. En moins d’une demi-heure j’ai les yeux qui me sortent de la tête, j’éternue par rafales et je me sens asphyxiée avec un début de crise d’asthme. Je ne suis pas la seule, tout le monde se plaint. C’est un moindre mal car Strasbourg, heureusement, c’est aussi autre chose.

. Parce que le volume de travail est considérable ! Quatre jours sans respiration, de huit heures à minuit. On court de réunion en réunion, on peaufine les compromis et quand on vote, c’est parfois des milliers d’amendements trois heures durant. Il m’est arrivé (chut !!!) de tomber endormie quelques minutes au milieu d’un vote -les antihistaminiques ont des effets ravageurs- et d’être réveillée brusquement par les coups de coude de mes deux voisins : à gauche, Alain Hutchinson, à droite, un Hongrois très paternel, Fasakas, qui tous deux veillent sur moi.

Cette session cependant était particulière. Sur le plan politique, elle était tendue. Plus question de compromis et la droite a marqué sa supériorité numérique :

- le rapport de la socialiste Edith Estrella, sur le congé parental (maternité/paternité) après accouchement a été renvoyé à la prochaine législature. C’est un échec pour nous,
- plusieurs rapports sur l’immigration ont été adoptés : ils ne sont pas franchement mauvais, mais les socialistes perdent presque tous leurs amendements, notamment sur les soins de santé aux clandestins,
- le rapport sur les droits de l’homme du socialiste espagnol Obiols passe haut la main,
- la condamnation des propos du pape sur le préservatif en Afrique est malheureusement balayée. Etc.

Pas de cadeau. Et on imagine un Parlement encore plus à droite à la prochaine législature ? Mes chers amis, de grâce, un sursaut !

Pour le reste, des petits miracles comme à chaque session. D’abord la longue visite d’un groupe de MJS de Verviers, mené par Malik. Ils ont vécu au même rythme que nous, c’est-à-dire au galop. Très gais tous et très intéressés. Autre petit miracle, le dernier «petit déjeuner de la Libre Pensée» de cette législature: on dresse ensemble les lignes de force d’une Europe laïque.

Le soir, dîner de célébration des parlementaires du groupe socialiste qui nous quittent. Beaucoup, et parmi les meilleurs, s’en vont. Parfois volontairement, mais ce n’est pas toujours le cas…

Au milieu du rush… mercredi en fin d’après-midi je suis revenue à Bruxelles pour le match Palestine-FC de Molenbeek, organisé pour le 60ème anniversaire de l’UNRWA. Course contre la montre pour arriver à temps : je rejoins les organisateurs sur la pelouse quelques minutes avant le coup d’envoi. Rencontre sportive émouvante. Oui, les Palestiniens ont perdu le match, mais ils ont gagné dans les cœurs. Comment s’entraîner ensemble, avoir une stratégie d’équipe, quand d’un village à l’autre des voisins peuvent à peine se parler ? Coup de chapeau à Philippe M. pour cette organisation. Je dors avec mon petit balluchon chez L. et réussis à me retrouver le lendemain à Strasbourg à 11h, bien avant les votes. Dure journée, à peine les votes terminés je reprends le train pour une émission sur France Inter «Le téléphone sonne». Gare du Nord, 22h00, plus de train pour Liège, seulement pour Bruxelles où M. m’attendra en voiture pour regagner la maison. Dodo à 1h30.

Debout ce matin à 6h30. Coiffeur. Oui. Crevée d’accord, moche non ! Avant la grande fête de l’Europe ce soir, trois heures de cours à l’ULG. Au programme : la directive service, la directive temps de travail, le cas Laval, la directive sur le détachement des travailleurs et la clause sociale horizontale.

Ça ne vous dit rien ? Attention, l’examen est… le 7 juin !!!

Je plaisante bien sûr. Pour les étudiants, l’examen a bien lieu, mais une semaine après les élections.