Véronique De Keyser

Députée européenne et conseillère communale à Liège

Vice-Présidente du Groupe Socialistes et Démocrates du Parlement européen

Le Parlement européen sauve le programme alimentaire pour les citoyens les plus démunis de l’UE

17 février 2012

Session plénière du 13 au 16 février 2012

Le programme d’aide alimentaire pour les nécessiteux continuera de fournir des denrées alimentaires aux citoyens européens les plus démunis pendant deux années supplémentaires, grâce à un plan de sauvetage conclu avec le Conseil et approuvé en session plénière mercredi. Le programme, sur lequel comptent 18 millions de citoyens européens dans 20 États membres, sera appliqué jusque fin 2013, avec un budget annuel pouvant aller jusqu’à 500 millions d’euros.

« La crise économique actuelle conjuguée à des conditions climatiques difficiles, entraîne de lourdes répercussions pour les pauvres. Près de 18 millions de sans-abri, de chômeurs, de personnes âgées ou handicapées, mais également de familles nombreuses et de parents célibataires, bénéficient aujourd’hui du programme [d'aide alimentaire de l'UE]. Il ne faut pas que l’Union les oublie. Mais le plus important est d’assurer que le programme continuera de distribuer des denrées alimentaires aux pauvres et aux démunis au sein de l’UE également après 2014 », a déclaré le Polonais Czesław Adam Siekierski (Parti populaire), à la tête de l’équipe de négociation de la commission de l’agriculture et rapporteur au Parlement sur le règlement.

Garder le programme sur la bonne voie avec un financement propre jusqu’à la fin de 2013 est une « réussite importante », a déclaré le président de la commission de l’agriculture, l’Italien Paolo de Castro (Socialistes et démocrates), « mais cela ne s’arrête pas là. Nous poursuivrons notre pression politique afin d’assurer que l’Union continue de faire preuve de solidarité envers les plus faibles de la société, et ce au-delà de 2013, en particulier en période de crise économique profonde », a-t-il souligné.

Les nouvelles règles, approuvées par le Parlement, sans vote, s’appliqueront rétroactivement à partir du 1er janvier 2012, et permettront au programme d’être en vigueur jusqu’à la fin de 2013, avec un budget maximal de 500 millions d’euros par an.

Contexte

Le régime de distribution de denrées alimentaires gratuites au profit des citoyens les plus démunis de l’Union, institué en 1987 dans le cadre de la Politique agricole commune (PAC), fournit actuellement une aide alimentaire à 18 millions de personnes qui souffrent de la pauvreté dans 20 États membres de l’Union. Ces denrées alimentaires gratuites provenaient à l’origine des stocks d’intervention de la PAC. Ceux-ci ayant été réduits, le système est devenu de plus en plus dépendant des achats sur le marché, alors que la crise économique mondiale a entraîné une hausse du nombre de citoyens dans le besoin.

Toutefois, en avril 2011, la Cour de justice de l’Union européenne a jugé que le système pouvait uniquement avoir recours à des denrées alimentaires provenant des stocks d’intervention. En l’absence de mesures, le programme devrait passer d’un financement de 500 millions d’euros, en 2011, à 133 millions en 2012. Afin d’éviter une réduction brutale de l’aide alimentaire à un moment où le nombre de citoyens européens dans le besoin est à la hausse, le Parlement a appelé, dans une résolution de juillet 2011, à une solution transitoire pour sauver le programme.

Une proposition de mise à jour du règlement, qui permettrait au programme d’acheter des denrées alimentaires sur le marché, est restée bloquée au Conseil jusqu’en novembre 2011, moment où l’Allemagne a donné son accord en faveur de la poursuite du programme, avec un financement propre, jusqu’à la fin de 2013.

Relations Union européenne – Maroc

16 février 2012

Le Parlement européen s’est exprimé aujourd’hui en faveur d’un accord entre l’Union européenne et le Royaume du Maroc.

Suite au processus de Barcelone, lancé en 1995, l’Union européenne a conclu des accords d’association avec de nombreux pays de la rive sud de la méditerranée. L’objectif était de renforcer le dialogue et la coopération entre les deux rives et d’établir une zone de paix, de sécurité et de prospérité. L’accord avec le Maroc est entré en vigueur en 2000.

Pour Catherine Trautmann, « il y a mieux et plus important à faire, et nous sommes insatisfaits de cet accord. Les répercussions sociales pour les populations concernées et la préoccupation environnementale n’étant pas suffisamment intégrées par la Commission européenne, les socialistes français se sont adressés directement à celle-ci pour qu’elle s’engage à mesurer l’impact en termes d’emploi et à évaluer les mesures d’accompagnement à mettre en place. Nous attendons en outre d’elle qu’elle intègre les normes sociales et environnementales dans tous les accords avec des pays tiers. Elle doit répondre aux critiques qui ont émergé pendant ce débat, et modifier sa politique commerciale internationale en la fondant sur une réciprocité effective ».

« Toutefois, nous ne pouvions pas adresser un signal négatif aux Marocains. L’accord de partenariat avec le Maroc pour les produits de l’agriculture et de la pêche – que l’ensemble du Parlement européen soutient – est un acte important concernant un pays qui entretient une histoire commune avec l’Europe depuis des siècles », explique l’élue.

« Bien sûr, nous avons également entendu les inquiétudes exprimées en Europe et en France, et c’est pour cette raison que nous avons vivement défendu l’amendement de Véronique De Keyser, stipulant que l’Europe doit compenser toute incidence négative sur les producteurs de l’Union européenne. Nous regrettons son rejet car nous pensons que cet accord doit vivre avec des garanties que la Commission doit rendre effectives. Nous continuerons de la rappeler à ses devoirs, et nous serons vigilants au respect par le Maroc des avancées auxquelles le pays s’est engagé en matière de droits de l’Homme.», ajoute l’eurodéputée.

« L’expansion économique du Maroc est un levier essentiel pour consolider un processus démocratique dont nous souhaitons la réussite. Alors que les élections législatives du 25 novembre ont été un exemple, nous devons encourager ces progrès », conclut Catherine Trautmann.

Les Nations Unies doivent réagir face à la violente répression de Bachar el-Assad

15 février 2012

Les Socialistes et Démocrates au Parlement européen apportent un soutient total à la proposition de la Ligue de déployer une force conjointe Nations Unies/Ligue arabe pour une mission de maintien de la paix en Syrie et invite le Conseil de sécurité à adopter une résolution à cet effet.

Les Socialistes et Démocrates condamnent fermement la brutalité aveugle du régime de Bachar el-Assad contre la population syrienne et plus particulièrement dans la ville de Homs. Ils en appellent une fois de à la cessation immédiate de cette violente répression, et au retrait sur le champ des troupes et tanks dans toutes les villes syriennes.

« Le régime syrien n’a pas réussi à se conformer aux lois internationales sur les droits de l’homme », a déclaré Véronique De Keyser, vice-présidente du Groupe S&D, « et le président Bachar el-Assad en assume la totale responsabilité en tant que chef constitutionnel de l’Etat syrien ».

« Nous en appelons de toute urgence à la cessation immédiate de la répression sanglante et du harcèlement des manifestants pacifistes et de leur famille, de la violence contre les travailleurs humanitaires, de la violence sexuelle et de la torture contre quiconque s’oppose au régime y compris les enfants. Nous en appelons aussi à la libération immédiate de tous les manifestants emprisonnés, des prisonniers politiques, des défenseurs des droits de l’homme, des bloggers et des journalistes. Nous demandons un accès total au pays pour les organisations humanitaires internationales et de droits de l’homme ainsi que pour les media internationaux.

Nous réitérons notre demande au président Bachar el-Assad et à son régime de se retirer immédiatement pour permettre la mise en place d’une transition pacifique et démocratique dans le pays.

Nous saluons l’engagement de l’UE de continuer à faire croître une pression internationale contre le régime syrien et nous soutenons la décision du Conseil des affaires étrangères du 23 janvier 2012 de mettre en place de nouvelles mesures restrictives contre le régime syrien. Nous en appelons à plus de nouvelles mesures ciblées. »

Syrie: Arrêter le bain de sang | euronews, the network

10 février 2012

Le soulèvement du peuple syrien se transforme en guerre ouverte. Après des mois de tentatives pour écraser ce mouvement du printemps arabe essentiellement pacifique, et après plus de 5000 morts, le régime syrien est maintenant aux prises avec une insurrection de plus en plus violente.

Des déserteurs de l’armée ont rejoint les rangs de l’armée syrienne libre après avoir refusé de tirer sur des civils qui poursuivent leurs manifestations. Les observateurs de la Ligue arabe sont incapables d’arrêter le bain de sang, et critiqués pour fournir une couverture au régime du président Bachar al-Assad. L’insurrection grandit tout comme le rôle des extrémistes islamiques et la menace d’une guerre civile dévastatrice. La Russie a rejeté une résolution du Conseil de sécurité de l’ONU qui pouvait imposer des sanctions et peut-être conduire à une intervention.

Les pays occidentaux, qui ont mené une campagne très controversée de frappes aériennes ayant contribué à faire tomber la Libye de Mouammar Kadhafi, sont réticents à s’impliquer dans un autre conflit arabe qui pourrait devenir un bourbier.

Pour cette édition de “The Network”, Chris Burns reçoit Véronique de Keyser, eurodéputée belge, membre du Parti socialiste et de la Commission des affaires étrangères du Parlement, Rudolph el Kareh, professeur de science politique d’origine libanaise et analyste du monde arabe. Enfin depuis Londres, nous entendrons la position d’Ammar Waqqaf, membre du parti Baas, chef de file en Angleterre du groupe social syrien. Il est en faveur de réformes mais contre un changement de régime en Syrie.

Pour voir l’émission, cliquer sur le lien Syrie: Arrêter le bain de sang | euronews, the network

Véronique De Keyser va inviter Caroline Fourest à revenir au Parlement européen à débattre du même sujet, en toute liberté !

8 février 2012

Communiqué de presse
« Liberté d’expression, j’écris ton nom ! »

Militante convaincue de la laïcité, des Droits de l’homme, de l’émancipation des femmes…la députée européenne Véronique De Keyser a convié l’essayiste et journaliste française Caroline Fourest qui défend des positions laïques, à s’exprimer à plusieurs occasions au Parlement européen. A l’heure où Caroline Fourest a dû renoncer au débat du 7/2/12 sur l’extrême-droite, avec Hervé Hasquin – historien, ancien recteur et président du Conseil d’administration de l’ULB – à cause d’un groupe de manifestants qui l’accusait « d’islamophobie », l’eurodéputée scandalisée par cette atteinte à la liberté d’expression, tient à lui témoigner tout son soutien. La politique n’est-elle pas le débat, et le débat n’est-il pas le fondement de la démocratie ? Couper la parole, empêcher l’autre de s’exprimer, voilà qui s’inscrit davantage dans la démonstration de force que dans l’échange intellectuel et constructif.

Véronique De Keyser persiste à penser « qu’un autre monde est possible ». Un monde où liberté de religion et de conviction doit rester un principe fondamental de la laïcité, garante du respect des opinions de toutes et de tous. Un monde où, si les religions tiennent une place importante et entraînent parfois des divisions et des dérives, la députée européenne entend défendre plus que jamais une éthique laïque qui peut intégrer les différences, rassembler, constituer un espace public de pluralisme, de discussion d’idées, et de tolérance.

C’est dans cet esprit que Véronique De Keyser va inviter Caroline Fourest à revenir au Parlement européen débattre du même sujet, en toute liberté, comme elle l’avait déjà fait avec Stéphane Hessel après qu’il ait été, lui aussi, empêché de parler à Paris. Si l’ULB n’est plus une terre de liberté d’expression, le Parlement européen l’est encore. Les portes du Parlement européen sont donc ouvertes à Caroline Fourest !

Véronique De Keyser
Députée européenne
Vice Présidente du Groupe Socialistes & Démocrates au Parlement européen

L’écrivaine qui osa défier le régime de Damas

5 février 2012


Samar Yasbek écrivaine et journaliste Syrienne, Véronique De Keyser députée européenne et vice-présidente du groupe S&D

Guy Duplat – Entretien Envoyé spécial à Paris
Mis en ligne le 03/02/2012

L’écrivaine Samar Yazbek a participé au soulèvement syrien depuis le début. Malgré les menaces, elle a témoigné et, exilée à Paris, elle va publier son “journal”.

Une femme de courage. Une écrivaine qui nous explique que c’était une « évidence » pour une écrivaine, de lutter et de témoigner sur ce qu’elle a vu et vécu en Syrie pendant les quatre premiers mois de la révolution. Un témoignage très dur, qu’elle a commencé à raconter à son arrivée en exil à Paris, en juillet dernier et qui sortira sous le titre « Feux croisés » (chez Buchet Chastel) en mars sous forme de son journal de bord du 25 mars au 9 juillet 2011, un livre qui éclaire d’une lumière crue la situation en Syrie. Elle sera ce mardi aux Halles de Schaerbeek, dans le cadre du cycle des littératures arabes. Nous l’avons rencontrée à Paris chez sa traductrice, Rania Samara.

Samar Yazbek, 41 ans, mère d’une fille de 17 ans en exil avec elle, est l’auteur de quatre romans (« Parfum de cannelle » sera le premier traduit en français, en 2013), de recueils de nouvelles et de plusieurs scénarios.

Déjà avant le déclenchement de la révolution, vos romans contestaient le régime.

Dans « Glaise », je mettais en cause l’institution militaire en parlant d’un conflit entre deux officiers dont l’un était un alaouite, du clan du président, et l’autre, un pauvre obligé de corrompre pour avancer. Etant moi-même une alaouite, je connais le système syrien de l’intérieur.

Vous êtes de la même confession, du même clan que l’équipe au pouvoir à Damas. C’est étonnant ?

Mon rôle dans la révolution m’a valu d’être rejetée par toute ma famille et tous mes proches. Mais je connais bien les rouages internes et suis bien placée pour les dénoncer. Le fait d’être alaouite m’a sans doute évité d’être emprisonnée. Le régime ne voulait pas montrer qu’il y avait des alaouites contre lui car cela aurait cassé leur thèse d’une révolution qui serait un conflit religieux entre sunnites et chiites alaouites. Mais pour moi, ces considérations sont sans intérêt. Ma présence en Syrie dans les groupes qui ont mené la révolution était un témoignage que ce conflit n’a rien de sectaire ou de communautaire, c’est la lutte d’un peuple contre les exactions d’un régime.

Réfugiée politique à Paris depuis juillet, que pouvez-vous encore faire ?

Ma première tâche fut de témoigner, y compris devant le Parlement européen, sur ce qui se passe là-bas, sur les exactions commises et sur les tortures en prison dont j’ai été le témoin. J’ai transmis tout ce que je savais de ces quatre premiers mois de lutte sur lesquels, en Europe, on ne savait rien. Je me considère comme un « passeur ». J’ai continué aussi à écrire ce journal commencé sur place et qui sera publié en mars en français et simultanément en arabe. J’essaie aussi, via des ONG humanitaires, d’aider les gens sur place, mais je suis très frustrée de ne plus avoir les contacts que j’avais sur place.

Comme écrivaine et comme femme, vous sentiez que vous deviez réagir ?

Je suis une rebelle depuis que j’ai 16 ans. Je me suis battue contre les traditions qui oppriment les femmes, j’ai fugué à 16 ans, je me suis mariée, j’ai divorcé, j’éduque seule ma fille. On voit beaucoup de femmes dans la lutte en Syrie car, effectivement, elles ont dû déjà se battre contre les discriminations qui les frappent.

Mais ce qu’on voit en Egypte, en Libye, en Tunisie, est inquiétant en ce qui concerne le droit des femmes ?

Je suis très inquiète de ce qui pourrait se passer comme régression islamique. La période de transition sera sans doute longue avec des épisodes de chaos, des tragédies peut-être, mais cela débouchera ensuite sur une société plus juste et les femmes devront continuer à se mobiliser pour faire évoluer ces sociétés.

Après avoir vécu ça, peut-on encore écrire des romans avec des rêves et de l’amour ?

Bien sûr, et j’en écrirai encore, mais actuellement toute mon attention, mon devoir, mon cœur, sont tournés vers la révolution. Je suis dans un état de douleur perpétuelle dont je ne peux pas me détacher. Grande lectrice, je ne peux plus rien lire d’autre que des documents sur la Syrie (je lis maintenant une histoire des alaouites). Pour ma fille aussi ce fut un arrachement douloureux.

Que pensez-vous de l’appui international à cette révolution ? Beaucoup plus faible que pour les autres révolutions ? Et peu d’intellectuels syriens sur place font comme vous ?

Il est vrai que sur place, peu d’écrivains osent bouger car ils ont peur. Surtout les écrivains plus traditionnels alors que les jeunes sont plus actifs, y compris par leurs vidéos. Sur un plan plus large, il est clair que les pays occidentaux ont été lents à réagir à cause de la proximité d’Israël et du Liban. Les Américains ne voyaient pas quel gouvernement de remplacement pourrait sauvegarder leurs intérêts dans la région et quel bénéfice sur place (pétrole) ils auraient en échange comme ils l’ont trouvé en Libye. Et pendant des mois, le régime a pu faire preuve d’une violence inouïe à l’égard de sa population qui était pourtant désarmée contrairement à ce qui s’était passé en Libye. Le régime syrien a été habile depuis des années à garder en main de nombreuses cartes stratégiques.

Le 7 décembre 2011, Véronique De Keyser et le groupe Socialistes & Démocrates recevaient l’écrivaine et journaliste Samara Yazbek au Parlement européen, dans le cadre de la conférence “La Syrie à la croisée des chemins” et pour saluer, entre autres, son courageux combat – malgré les menaces de mort pour ses positions contre le régime de Bachar Al Assad – comme militante pour les droits des femmes et aux côtés des manifestants et des comités de coordination de la révolution syrienne.

« La crise: par où la sortie ? » Une émission spéciale Europe avec la participation de Véronique De Keyser, à voir jeudi 2 février à 21h sur TV5 monde et lundi 06 février à 21h sur La Trois et à 22h45 sur la Une

1 février 2012

La crise financière figure parmi les grandes préoccupations des citoyens européens. Et ils n’ont pas vraiment de quoi être rassurés. À peine un problème semble-t-il résolu que les dirigeants européens doivent s’attaquer à un autre. Une crise sans fin ? Elle ressemble en tout cas à un labyrinthe. Alors, comment les citoyens vivent-ils la crise et comment entrevoient-ils la sortie ?

Invités :
- José Bové, député européen français, membre du groupe Europe Écologie – Les Verts
- Alexandra Thein, députée européenne allemande, membre du groupe Alliance des démocrates et des libéraux pour l’Europe
- Riccardo Petrella, politologue et économiste italien, réputé pour ses prises de position altermondialistes
- Blue, une jeune « indignée » franco-espagnole
- Véronique de Keyser, députée européenne belge, membre du groupe socialiste
- Anna Maria Corazza Bildt, députée européenne suédoise, membre du PPE

Présentation : Paul Germain (TV5MONDE), Isabelle Huysen (RTBF.be). Depuis le Parlamentarium du Parlement européen de Bruxelles.

Redifusion lundi 6 février sur la RTBF à 21h sur La Trois et à 22h45 sur La Une.

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