Véronique De Keyser

Députée européenne et conseillère communale à Liège

Vice-Présidente du Groupe Socialistes et Démocrates du Parlement européen

Discours de Paul Magnette, nouveau Président du Parti Socialiste de Belgique, lors de la présentation des voeux du PS 2013

3 février 2013

Voici un extrait du discours de Paul Magnette, nouveau Président du Parti Socialiste belge:

Mes Chers Camarades,

Le message que je voudrais vous adresser, à l’occasion de ces vœux, est simple : Oui, 2013 est une vraie année.

C’est utile de le rappeler parce que beaucoup, manifestement, ont déjà le regard rivé sur mai 2014. Ce serait une erreur de s’y projeter trop vite. 2013 mérite d’être pleinement vécue, et nous allons pleinement la vivre.

Deux grands défis nous attendent. D’abord, gouverner. Gouverner parce que nous sommes un parti qui a, chevillé au corps, le sens des responsabilités.

Gouverner à l’échelle locale. Nous venons de mettre en place les conseils et collèges dans les communes, les CPAS, les provinces. Plus de 2300 élus locaux, dont une centaine de bourgmestres, viennent d’entamer une mandature de six ans, au plus près des attentes de nos concitoyens. Nous sommes un parti de municipalistes, un parti d’hommes et de femmes de terrain, et le gouvernement local est notre premier foyer.

Gouverner aux échelles régionale et fédérale aussi, bien sûr. L’électeur nous a confié, en juin 2009 et en juin 2010, un large mandat, qui s’étend jusqu’en 2014. Nous l’assumons aujourd’hui, avec une parfaite conscience de la hauteur des enjeux.

Si certains sont déjà pressés d’entrer en campagne, nous, au PS, nous avons encore beaucoup de projets que nous voulons voir aboutir avant 2014.

Ce n’est donc ni le temps du bilan, ni le temps de la campagne, mais le temps de l’action.

Pour lire le discours dans son intégralité, rendez vous sur ce lien:

http://www.ps.be/CMSPages/GetFile.aspx?nodeguid=f8d6d518-2e24-40c2-8be4-53f86902e48e

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1er mai 2012

12 juin 2012

Di Rupo-Hollande : accords et désaccords

22 mai 2012


© Image Globe

Elio Di Rupo et François Hollande figurent parmi les rares leaders socialistes aujourd’hui au pouvoir en Europe. Très proches sur le plan idéologique, le Belge et le Français ont en commun le sens du calcul, le goût du mystère et une patience infinie.

Ils ont dirigé leur parti, l’espace d’une décennie, avant de prendre la tête de leur pays. Premier secrétaire du PS français de 1997 à 2008, François Hollande vient de rejoindre Elio Di Rupo, président du PS francophone belge de 1999 à 2012, au sein du cercle restreint des socialistes européens chefs d’Etat ou de gouvernement. Le club, pas au mieux de sa forme, ne compte actuellement que six membres : outre Hollande et Di Rupo, le chancelier autrichien, le Premier ministre roumain, la ministre d’Etat danoise et le Premier ministre slovaque.

A peine l’élection présidentielle achevée, Elio Di Rupo a fait part au quotidien Le Monde de son estime pour « François », « un ami de vingt ans ». Les deux hommes se côtoient depuis longtemps. Préparation des congrès de l’Internationale socialiste, campagne pour les élections européennes, offensive contre le projet de directive Bolkestein : les occasions de travailler ensemble n’ont pas manqué depuis la fin des années 1990. « Cela a toujours été extrêmement chaleureux entre eux deux », assure Stéphane Le Foll, l’un des proches conseillers de François Hollande. « On connaît les hommes politiques français, leur ego surdimensionné, ajoute une source socialiste belge. Ce ne sont pas toujours des gens agréables à rencontrer. Hollande est au contraire quelqu’un de très simple. Cela plaît beaucoup à Elio. »

Au cours des prochains mois, Elio Di Rupo et François Hollande vont évoluer dans des contextes politiques très différents. Sur le papier, le Premier ministre belge dispose d’une marge de man£uvre bien plus restreinte que le président français. L’un et l’autre, cependant, partagent bien des similitudes. Passage en revue non exhaustif.

CE QUI LES RAPPROCHE

L’IDÉOLOGIE. Sur le fond, rien d’essentiel ne distingue le socialisme hollandais de la gauche dirupienne. « Elio Di Rupo et François Hollande ont une vision de l’avenir et de l’Europe qui est commune, indique Jean-Paul Baras, ancien secrétaire général au boulevard de l’Empereur, aujourd’hui délégué de la Fédération Wallonie-Bruxelles à Paris. Ils sont animés par un même socialisme, disons moderne, pour faire bref. Ils ne s’accrochent pas aux vieilles lunes, mais ils ont le souci d’adapter la philosophie socialiste à l’évolution du monde. » Cette proximité idéologique entre les deux leaders doit beaucoup au positionnement de leurs partis respectifs. « Au Parlement européen, la volonté de défendre les services publics nous rapproche beaucoup des Français, confirme le socialiste belge Marc Tarabella. Cet attachement à des services publics forts n’est pas aussi prégnant dans tous les partis socialistes ou sociaux- démocrates. » A noter, toutefois : sur de nombreuses questions éthiques (l’euthanasie) ou sociétales (l’adoption par des couples homosexuels), le PS belge, sous l’impulsion d’Elio Di Rupo, a évolué de façon bien plus spectaculaire que le PS français.

LE MYSTÈRE. Chef de file du PS au gouvernement fédéral depuis 1999, Laurette Onkelinx est l’une des personnalités qui connaît le mieux Elio Di Rupo. Et pourtant, elle l’avoue : l’homme reste pour elle une énigme. « Je travaille avec lui depuis tant de temps, confie-t-elle au Vif/L’Express. Je le vois ou je lui téléphone tous les jours. Mais je ne connais qu’une partie d’Elio, pas tout Elio. Car il cultive son jardin secret. Il ne partage pas tout. Il y a une part de lui qu’il ne veut pas rendre accessible. » Insaisissable, François Hollande l’est aussi, si l’on en croit le député européen Stéphane Le Foll. « C’est quelqu’un qui garde un certain secret, qui aime préserver une forme de mystère à son sujet. Ce n’est jamais facile de savoir ce qu’il pense vraiment. »

LE PRAGMATISME ET LA SYNTHÈSE. Ni l’un ni l’autre ne sont des idéologues. Socialiste ou social-démocrate ? François Hollande se moque assez de cette querelle de vocabulaire. Régionaliste ou communautariste ? Elio Di Rupo ne s’est jamais situé en fonction de cette ancienne ligne de démarcation. « Hollande a toujours occupé une position assez centrale au PS, précise Mathieu Vieira, chercheur à l’ULB et spécialiste de la gauche européenne. Elio Di Rupo et lui sont deux grands pragmatiques. » Passés maîtres dans l’art d’esquiver les conflits, les deux hommes recherchent en permanence la synthèse, le rassemblement. « Mais attention à ne pas confondre la synthèse avec le brouillage politique. La synthèse selon Hollande, ce n’est pas du flou », met en garde Stéphane Le Foll. Ainsi, au cours des années 2000, François Hollande n’a pas voulu opérer de synthèse avec l’aile gauche du Parti socialiste, pas plus qu’avec les partisans du « non » à la Constitution européenne ou avec l’idée de VIe république prônée par Arnaud Montebourg.

LA FROIDE DÉTERMINATION. « Quand on arrive aux plus hautes fonctions de l’Etat, ce n’est pas seulement une affaire de partis politiques, c’est aussi une affaire de destin personnel, relève Laurette Onkelinx. En l’occurrence, François Hollande comme Elio Di Rupo ont toujours eu cette conviction que leur histoire les amènerait un jour au sommet du pays. L’un et l’autre ont l’infinie patience du jardinier. » Un constat que rejoint la Liégeoise Véronique De Keyser, députée européenne : « Hollande et Di Rupo ne sont pas des politiciens à l’instinct, mais des fins stratèges, calculateurs, voire un rien austères. Ils construisent, ils réfléchissent avant de parler. Ils grignotent, avec la certitude d’avoir le temps devant eux. »

LE FÉMINISME. C’est Laurette Onkelinx qui relève ce trait commun. « Ce qui les rapproche, c’est aussi leur confiance donnée aux femmes, en général. Elio Di Rupo s’est rendu partout, y compris dans les lieux les plus machos du parti, pour imposer la parité. » Sous sa présidence, plusieurs femmes ont été promues ministres (Fadila Laanan, Marie Arena, Eliane Tillieux…). François Hollande, lui, a promis que son gouvernement serait composé d’hommes et de femmes, à parts égales.

CE QUI LES DISTINGUE

LEUR PARTI. Le PS belge est resté un parti de masse, ce qui n’a jamais été le cas du PS français. Il revendique 90 000 affiliés, pour une population de 4,5 millions de Belges francophones, là où son homologue d’outre-Quiévrain totalise environ 100 000 membres, alors que la France compte 65 millions d’habitants. Avec sa forte implantation dans les milieux populaires et sa structure très puissante, le PS belge correspond davantage, sociologiquement, à ce qu’était le Parti communiste français jusqu’à la fin des années 1960. Les socialistes wallons et bruxellois sont restés très liés aux syndicats, aux mutuelles et à une kyrielle d’organisations satellites, qui forment ensemble un « pilier » solide. « En Belgique, l’organisation du Parti socialiste reflète encore la volonté de bâtir une contre-société, explique Mathieu Vieira. En France, comme ailleurs en Europe du Sud, le bras ouvrier et le bras politique sont depuis longtemps séparés. »

LE STYLE. Longtemps, François Hollande ne s’en est guère préoccupé. Il a attendu de briguer la plus haute fonction de la République française pour affûter son look, amincir sa silhouette, changer de lunettes. Elio Di Rupo, à l’inverse, soigne son apparence depuis ses débuts en politique. Surtout, il apparaît bien plus anticonformiste. Le Montois n’hésite pas à négocier en jeans slims et baskets, ou à se déplacer sur le terrain vêtu d’une doudoune, alors que le président français n’apparaît en public qu’en costume-cravate.

LES ORIGINES. Issu d’une famille bourgeoise, François Hollande a suivi la voie royale : licence en droit, HEC, ENA. Le parcours d’Elio Di Rupo est plus atypique : après une enfance difficile, il a étudié la chimie à l’université. Le CV des deux hommes présente cependant des similitudes. François Hollande est repéré dès 1981 par Jacques Attali, alors conseiller de l’Elysée, qui l’intègre dans son cercle. Un an plus tôt, Di Rupo, cet autre surdoué de la politique, est entré au cabinet du ministre-président wallon, Jean-Maurice Dehousse.

LA CONSTANCE. De 1999 à 2012, Di Rupo a été le leader incontesté et incontestable d’une formation qui s’est maintenu au pouvoir sans interruption. Assez vite, il a réussi à dompter les rares voix discordantes. Hollande, lui, a dû affronter une forte contestation interne, orchestrée par l’aile gauche du PS (tour à tour Arnaud Montebourg, Laurent Fabius ou Jean-Luc Mélenchon), mais aussi par son grand rival Dominique Strauss-Kahn. Des turbulences liées à la longue traversée du désert des socialistes hexagonaux, dans l’opposition depuis 2002. « Les camarades français sont assez émerveillés et envieux vis-à-vis de notre situation, confie Marc Tarabella. Nous, même quand on a connu des périodes difficiles, on a réussi à rester au pouvoir. »

François Brabant

Premier discours sobre et juste, du président François Hollande

15 mai 2012

Ce mardi 15 mai est un grand moment, il est le témoin du premier discours rassembleur du Président de la République François Hollande qui a été investi ce matin à l’Elysée, après avoir été élevé au rang de grand maître de la Légion d’honneur. Malgré l’austérité à laquelle il va devoir faire face en France, mais aussi en Europe, puisse sa volonté d’oeuvrer en faveur des peuples européens qui souffrent d’une crise dont ils ne sont pas les responsables, être favorable à l’apaisement et à davantage de solidarité. Démocratie ? Vous avez dit démocratie ? Il est temps de mettre fin au capitalisme décomplexé qui pratique l’exploitation sociale de façon autoritaire ! Les socialistes à L’Europe feront front tous ensemble, vous pouvez compter sur eux, Monsieur Hollande !

Discours de François Hollande 15/05/2012

Hollande Président: souvenirs d’une journée marquée par la Victoire

8 mai 2012


Photos de gauche à droite: Véronique De Keyser et Anna Colombo, le Président Hollande et…la Victoire !

« Emportée par la foule », j’ai partagé, ce 6 mai, la liesse de toutes celles et ceux qui ont célébré la victoire de François Hollande à Paris ! Il y avait les camarades socialistes, de Belgique, de France – Guy Quaden, ancien Gouverneur de la Banque Nationale de Belgique, Jean Pol Barras Délégué générale Wallonie-Bruxelles, Anna Colombo Secrétarire générale du Groupe socialiste au Parlement européen, Jack Lang plusieurs fois ministre dans des gouvernements socialistes français et actuellement Député, Jean-François Kahn journaliste et créateur de l’hebdomadaire « Marianne », Jacques Weber grande figure du théâtre, Marie-Noëlle Lienemann Députée Européenne Socialiste et ancienne Ministre du logement, l’actrice Danièle Evenou… – mais aussi et surtout, tous les anonymes dont l’émotion était palpable ! Voici quelques moments pris sur le vif, en images. Pour consulter l’album complet, cliquer sur l’onglet « Photos ».


Photos de gauche à droite: Véronique De Keyser (VDK) et Marie-Noëlle Lienemann, VDK et Jacques Weber, VDK et Guy Quaden, VDK et Jack Lang, VDK et Jean-François Kahn, et toutes celles et ceux qui ont fait confiance à François Hollande et ont contribué à la victoire de la gauche !

Discours de Hollande à la Bastille : « Merci peuple de France ici rassemblé »

Les lendemains seront difficiles mais désormais la partie est jouable !

6 mai 2012

Paris est en délire. Autant il y a quelques heures chacun retenait son souffle, autant maintenant, la rue s’exprime et les jeunes hurlent leur joie. Quasi impossible d’arriver jusqu’a la Bastille.

Mais pour nous, qui avons vécu 68 et 81, cette victoire, une grande victoire, difficile en ces circonstances économiques et financières -respect pour nos camarades francais!- cette victoire est différente. L’innocence et la foi en un avenir radieux ne sont pas au rendez-vous. Tous, jeunes comme vieux, francais et etrangers, savent que les lendemains seront difficiles, mais que désormais la partie est jouable. Elle ne l’était pas hier, elle l’est ce soir.

Le 6 mai, je serai au rendez-vous de ce 2ème tour historique des élections présidentielles françaises !

4 mai 2012

Le 22 avril, je me suis rendue à Paris pour soutenir François Hollande. Beaucoup de camarades socialistes de Liège et de Belgique avaient répondu présents, parmi eux Philippe Busquin, Pierre Galand, Jean Pol Baras le délégué Wallonie Bruxelles à Paris et Christine Ockrent journaliste politique…belge, ne l’oublions pas ! Ce 6 mai, je serai aussi au rendez-vous de ce 2ème tour historique des élections présidentielles. Au programme : le siège de la Maison Wallonie-Bruxelles Boulevard Saint Germain, puis la rue de Solférino pour célébrer la victoire de Hollande et de la gauche, qui doit gagner en France, où l’actuel président-candidat fait trembler la démocratie. Dans son ignoble et odieux « appel de Toulon » de ce 3 mai, Sarkozy a fait un grand discours fasciste, avec le charisme qu’on lui connaît, mais qui donne froid dans le dos. C’est grave. Aux armes, citoyens ! Alarme, citoyens ! Si l’Europe ne change pas de cap, la peste extrémiste continuera à gagner du terrain. On est tous un peu au second tour de cette « lutte finale ».

Retour en images sur quelques temps forts du débat Hollande-Sarkozy

. L’emploi: « Cette TVA que vous allez imposer va prélever du pouvoir d’achat. J’ai fait le calcul : 300 euros pour un couple de smicards, voilà ce que va être le prélèvement annuel que vous allez infliger », a affirmé François Hollande.

. L’Europe: François Hollande a refusé de voir l’austérité comme seule issue possible de la crise de l’euro, et a rappelé son projet de renégocier le nouveau traité européen, pour plus de croissance, tout en reprochant à son rival de n’avoir rien obtenu de l’Allemagne dans la gestion de la crise.

. L’immigration: sur la question du droit de vote des étrangers, François Hollande demande à Sarkozy « Pourquoi vous laissez supposer que les étrangers non communautaires, non européens, sont des musulmans ? Pourquoi vous dites ça ? Qu’est-ce qui vous permet de dire que ceux qui ne sont pas européens sont musulmans ? »

. La présidentialité: l’anaphore de François Hollande a marqué, sans citer Nicolas Sarkozy, une rupture avec le quinquennat de ce dernier. Cela restera l’un des moments les plus forts du débat. Pendant trois minutes vingt, 15 phrases commençant par « Moi président… » ont chaque fois attaqué des points de la présidence Sarkozy. « Moi président de la République, je ne serai pas le chef de la majorité, je ne recevrai pas les parlementaires de la majorité à l’Elysée. Moi président de la République, je ne traiterai pas mon premier ministre de ‘collaborateur’… » Et Sarkozy a laissé Hollande les prononcer sans l’interrompre une seule fois…