Véronique De Keyser

Députée européenne et conseillère communale à Liège

Vice-Présidente du Groupe Socialistes et Démocrates du Parlement européen

Les socialistes belges au Parlement européen disent non au renforcement de l’austérité !

13 juin 2012

Ce midi en séance plénière du Parlement Européen, la Délégation Socialiste belge francophone s’est opposée au vote des deux nouveaux textes sur la gouvernance économique.

Après avoir combattu le « 6 pack » en son temps, les députés socialistes Véronique De Keyser, Marc Tarabella et Frédéric Daerden ont exprimé leur opposition au « 2 pack », qui ne fera, selon eux, que renforcer l’austérité européenne, avec les conséquences que l’on connaît : récession, détresse et perte totale de confiance dans le projet européen.

Malgré les avancées significatives obtenues par les socialistes suite au travail parlementaire en commissions de l’Emploi et des Affaires économiques (une place plus importante à la réalisation des objectifs de la stratégie UE 2020, une feuille de route pour la mise en œuvre des eurobounds, ou encore le nécessaire respect du dialogue social et des conventions collectives), « ce texte reste contraire à notre souhait d’une Europe de solidarité », ont souligné les députés européens socialistes, qui voulaient envoyer un signal fort au Conseil européen en refusant de voter le « 2 Pack ».

Le député PS Frédéric Daerden, rapporteur sur le thème en commission de l’Emploi, regrette de ne pas avoir été soutenu par les autres formations : « Un vote de rejet du 2 pack aurait mis le Conseil devant ses responsabilités. L’Europe a besoin d’un changement de cap ».

Ce changement de cap, c’est notamment :

une rigueur budgétaire intégrant les situations macro économiques de chaque Etat membre
une véritable règle d’or qui soutient les dépenses pour la croissance et l’emploi
une solidarité renforcée entre Etats, par une mutualisation des dettes souveraines et la concrétisation des euro bounds
un budget européen d’investissement ambitieux dopé par de nouvelles ressources propres
une Banque Centrale Européenne disposant d’un champ d’intervention étendu au service des Etats membres
une Union bancaire qui régule et assainit le secteur de la finance.

Les lendemains seront difficiles mais désormais la partie est jouable !

6 mai 2012

Paris est en délire. Autant il y a quelques heures chacun retenait son souffle, autant maintenant, la rue s’exprime et les jeunes hurlent leur joie. Quasi impossible d’arriver jusqu’a la Bastille.

Mais pour nous, qui avons vécu 68 et 81, cette victoire, une grande victoire, difficile en ces circonstances économiques et financières -respect pour nos camarades francais!- cette victoire est différente. L’innocence et la foi en un avenir radieux ne sont pas au rendez-vous. Tous, jeunes comme vieux, francais et etrangers, savent que les lendemains seront difficiles, mais que désormais la partie est jouable. Elle ne l’était pas hier, elle l’est ce soir.

Un gouvernement, mais pas à n’importe quel prix !

7 novembre 2011

BRUXELLES 07/11 (BELGA) = Dans une démarche peu commune, les 94 parlementaires du PS actifs dans les différentes assemblées législatives du pays ont co-signé une carte blanche diffusée lundi, par le quotidien Le Soir, pour expliquer leur choix de participer aux difficiles négociations visant la formation d’un gouvernement fédéral.

« Mais que diable irait faire le PS dans cette galère? « , demandent-ils notamment avant d’expliquer pourquoi les principaux ténors du parti consacrent tant de temps à négocier pour entrer dans un gouvernement qui serait « amené à prendre des mesures difficiles, parfois issues de compromis avec des partis de droite », mais pas à n’importe quel prix.

Le cœur des socialistes reste dans la rue aux côtés des victimes d’Arcelor et de tous les travailleurs qui se battent pour leur emploi, mais le sens des responsabilités et les 36% des voix confiées au parti lors des dernières élections, leur dictent de ne pas baisser les bras ni devant les ukases de la N-VA, ni devant les vieilles recettes (ndlr: économiques) à la Tatcher-Reagan, lit-on encore dans la carte blanche. JDD/

Carte blanche parue dans Le Soir

Un gouvernement, mais pas à n’importe quel prix !

Les socialistes le répètent : leur cœur est « dans la rue » mais continuer à négocier pour former un gouvernement est aujourd’hui un devoir moral.
« Pas question de sacrifier les citoyens ».

Les parlementaires PS, à la Chambre, au Sénat, aux parlements wallon, bruxellois, de la Fédération Wallonie-Bruxelles, de la Communauté germanophone et du Parlement européen

On parle déjà d’un gouvernement fédéral qui n’annoncerait que des mesures difficiles, rigueur et assainissement des finances publiques. Mais que diable irait faire le PS dans cette galère ? Pourquoi Elio Di Rupo, Laurette Onkelinx, Paul Magnette et tous les parlementaires qui participent aux groupes de travail, consacrent-ils tant de temps et d’énergie à négocier pour entrer dans un futur gouvernement qui serait amené à prendre des mesures difficiles, parfois issues de compromis avec des partis de droite ?

La place du PS n’est-elle pas, au contraire, « parmi les siens », aux côtés des militants, des syndiqués, des manifestants, des « indignés », à crier sa colère contre les dérives du capitalisme débridé ? Oui, c’est là, dans la rue, avec les citoyens, que bat notre cœur de socialistes. C’est aux côtés des victimes d’Arcelor et de tous les travailleurs qui se battent pour leur emploi que nous nous sentons à notre place. Parce que nous partageons leurs idéaux et leur combat contre les inégalités. Mais opter aujourd’hui, en tant que responsables politiques, pour le bitume des manifestations plutôt que l’action au sein d’un gouvernement, cela reviendrait à nier nos responsabilités.

Environ 36 % des Wallons, des Bruxellois et des Germanophones nous ont confié leur voix lors des dernières élections. C’est une responsabilité énorme. Celle de se battre depuis des mois pour défendre les intérêts des citoyens ; celle de ne jamais baisser les bras, ni devant les ukases de la N-VA, ni devant les vieilles recettes à la Thatcher-Reagan ; celle de revendiquer un impôt spécial pour les plus fortunés, une taxation des spéculateurs et l’allègement de la fiscalité sur le travail. Ces centaines de milliers de voix nous imposent de rester debout. Après 500 jours de combat. Après un accord institutionnel historique qui permet de pacifier le pays (saluons à cet égard les 8 partis qui l’ont conclu). Continuer à négocier, discuter, travailler pour former, enfin, un nouveau gouvernement est un devoir moral. Pour rester les garants des droits des travailleurs, des pensionnés, des jeunes, des personnes souffrantes, de tous ceux qui ont du mal à mener une vie décente et digne. Nous le faisons parce que nous devons le faire. Mais aussi parce que nous le voulons. Le PS est le seul parti qui, après 125 ans de progrès sociaux, a la force de dire NON à l’austérité, mais aussi le courage de dire OUI à ses responsabilités.

Si vous devez rénover votre maison, vous le faites vous-même ou vous faites appel aux meilleurs ouvriers. Aujourd’hui, c’est notre modèle économique et social qui doit, de toute urgence, être réformé. C’est une question de survie, face à l’allongement de l’espérance de vie et c’est une question d’équité pour redistribuer la richesse. Le PS veut assumer cette réforme de manière juste, sérieuse et responsable.

La situation est exceptionnelle et les défis, gigantesques. Le chemin sera loin d’être facile. Il n’est pas question de sacrifier les citoyens pour rémunérer de façon indécente les dirigeants des banques mais bien d’éviter que notre dette tue les services publics et la sécurité sociale ; et sacrifie la génération suivante, nos enfants et petits-enfants. Dans un monde de plus en plus incertain, il est indispensable d’assumer la rigueur ensemble, aujourd’hui, si l’on veut éviter l’austérité demain. Nous devons agir parce qu’il faut aussi redonner l’espoir aux citoyens et en particulier aux plus jeunes.

Cette responsabilité énorme nous confère également la capacité de dire haut et fort : ce ne sera pas à n’importe quel prix ! Le PS se battra avec acharnement pour être le bouclier contre la crise. Au nom des centaines de milliers de femmes et d’hommes qui nous ont fait confiance, nous continuerons à nous battre pour que ce gouvernement prenne des mesures justes, qui tiennent compte de la capacité contributive de chacun ; pour qu’il soutienne les travailleurs et renforce le pouvoir d’achat, pour qu’il remette la finance sous contrôle, qu’il encourage les jeunes, qu’il défende la sécu, qu’il tire chacun vers le haut. Sans laisser personne au bord du chemin.

Flash info suite au communiqué « flottille de Gaza »

2 juillet 2011


Flash info suite au communiqué « flottille de Gaza » de Véronique De Keyser
Députée européenne
Commission Droits de l’Homme
Délégation pour les relations avec le Conseil législatif palestinien

Le Minsitre des Affaires étrangères Grec, Monsieur Lambridinis, vient de m’appeler pour m’expliquer la position de son pays à l’égard de la flottille de Gaza. Il réfute toute pression Israélienne sur son pays mais insiste sur sa responsabilité dans la prévention d’une catastrophe humaine. Selon ses informations, la confrontation entre la flottille et les forces armées israéliennes risquait d’être explosive. Il se devait donc de l’éviter. Mais il poursuit les négociations avec les Nations-Unies pour trouver une issue à cette crise et rappelle l’opposition de son gouvernement au blocus de Gaza.

Je ferai un point presse à ce sujet, avec d’autres parlementaires européens, lundi 4 juillet à 18h00 au Parlement européen à Strasbourg. Nous gardons le contact avec le Ministre des affaires étrangères Grec, Monsieur Lambridinis, qui est un ancien parlementaire et collègue du Groupe Socialiste.

Ce qui est une provocation à la conscience du monde, c’est le blocus de Gaza, pas la flottille !

2 juillet 2011


Communiqué de presse de Véronique De Keyser
Députée européenne
Commission Droits de l’Homme
Délégation pour les relations avec le Conseil législatif palestinien

Je suis indignée par les obstacles mis à la flottille pour atteindre Gaza. Le gouvernement Israélien fait aujourd’hui un lobbyng effréné pour bloquer cette courageuse initiative citoyenne. Je refuse l’idée que cette flottille soit une provocation. Ce qui est une provocation à la conscience du monde, c’est le blocus de Gaza, pas la flottille !

Que cette initiative ne respecte pas l’agenda politique des acteurs de la scène internationale, qu’elle intervienne à un moment délicat des relations Israëlo-Palestiniennes, est exact. Mais c’est bien la preuve que ce mouvement citoyen n’est pas politique, ni instrumentalisé et doit être libre de son expression.

Je demande donc au gouvernement Grec, dont je connais l’engagement en faveur des Palestiniens, de ne pas céder à la pression et de laisser la flottille quitter son port.

L’Europe vaut-elle une messe ?

16 juin 2011

L’Europe vaut-elle une messe ?
LABAKI,MAROUN; MARTIN,PASCAL

Vendredi 10 juin 2011

Union européenne : La Hongrie fait donner son « Te Deum » à Sainte-Gudule

Une messe pour l’Europe sera célébrée le 14 juin à la cathédrale Saints-Michel-et-Gudule, à Bruxelles. Officiellement, l’invitation en a été lancée par Mgr Léonard aux membres des institutions européennes, qu’ils soient fonctionnaires, députés ou commissaires. Mais qui veut prier pour l’Europe est le bienvenu, précise-t-on.

Une messe comme une autre ? Le contexte actuel n’est pas anodin. La célébration s’inscrit en effet dans la dernière ligne droite de la présidence hongroise de l’Union européenne, qui s’achèvera le 30 juin. Plus exactement, l’initiative émane de la communauté hongroise de Belgique. Elle a été relayée auprès de Budapest par la Comece, la Commission des épiscopats de la communauté européenne.

S’agissant de la Hongrie, cet office religieux interpelle. Parmi les associations de défense de la laïcité, mais pas seulement. En avril, le gouvernement conservateur de Viktor Orban a en effet fait voter une nouvelle Constitution qui se réfère à Dieu et au christianisme comme rassembleurs de la nation hongroise. Selon les défenseurs des droits de l’homme, le nouveau texte contiendrait en outre les ferments de lois susceptibles de brimer le droit à l’avortement, la différence sexuelle ou l’indépendance de la justice. Pas plus tard que mercredi, la Commission a pointé une campagne d’affichage anti-avortement lancée en Hongrie par le gouvernement Orban avec de l’argent européen. Au-dessus du logo de l’UE, un fœtus et ce slogan : « Laissez-moi vivre ».

Mais revenons à la messe. Ce n’est pas la première fois qu’une telle célébration est organisée : en septembre, la présidence belge de l’UE avait fait donner une « messe de rentrée européenne ». L’Eglise de Belgique souhaitait ainsi répondre au souhait exprimé par le pape Benoît XVI et apporter sa contribution à l’Europe comme « maison spirituelle ». La Pologne, qui assurera la présidence tournante dès juillet, pourrait en faire de même.

Les défenseurs de la laïcité ne critiquent pas la célébration de cette messe. « Pourvu que cela se passe dans la cathédrale, peu m’importe, lâche Pierre Galand, le président du Centre d’action laïque (CAL). Mais qu’un tel événement déborde sur l’espace politique, brouille la séparation de l’Eglise et de l’Etat, ce serait inacceptable. »

On n’en est pas là. Reste qu’au cours des dernières années, de telles ingérences ont été dénoncées. Le débat sur les racines chrétiennes de l’Europe et le lobbying religieux exercé lors de la préparation de certaines lois – bioéthiques notamment – sont perçus par le bord non confessionnel comme des étapes de la reconquête du temporel par le spirituel. Fin mai encore, une rencontre a mis en présence les représentants des Eglises et les présidents des trois principales institutions : Barroso, Van Rompuy, Buzeck, tous trois issus du PPE, le Parti populaire européen qui réunit surtout des chrétiens démocrates. Cette réunion avait pour but la mise en application de l’article 17 du traité de Lisbonne qui organise le dialogue entre l’UE et les Eglises. Concernées elles aussi, les organisations philosophiques et non confessionnelles n’avaient pas été invitées.

« Quid des autres ? la laïcité ? nous quoi ? », s’interroge Marcel Conradt, franc-maçon déclaré et attaché de l’eurodéputée socialiste Véronique De Keyser. Il réclame la tenue d’une rencontre semblable et propose qu’un des vice-présidents du Parlement, l’Espagnol Miguel Angel Martinez Martinez, serve de relais. Question d’égalité de traitement : un autre vice-président, Laszlo Tokes, magyarophone et évêque de l’Eglise réformée de Roumanie, a été en effet chargé du dialogue avec les Eglises.

Lors de cette rencontre, Herman Van Rompuy avait au passage réitéré sa foi : « Les valeurs ne peuvent survivre sans religion. » De quoi échauder les laïques qui n’en finissent plus de ronger leur frein. Il a fallu attendre la présidence belge de 2010 pour que la Fédération humaniste européenne soit reçue à ce niveau. Depuis, Budapest en a fait autant. Mais la frustration reste évidente.

La messe pour l’Europe a ses modérateurs. « Une eucharistie n’avalise pas tout ce qui se passe à l’intérieur des institutions européennes », commente le père Tommy Scholtès, le directeur de rédaction des médias catholiques. Pour Rik Torfs, sénateur CD&V et professeur de droit canonique (KUL), cette messe est un peu le « Te Deum européen ». « Une tradition de politesse mutuelle entre religion et Etat. » L’essentiel étant que « les Eglises n’entrent pas sur le terrain politique ».

Six mois hongrois. Une présidence qui sent la naphtaline

Jamais présidence tournante européenne n’aura véhiculé une si mauvaise image ! Il est vrai que le Premier ministre hongrois Viktor Orban et ses amis politiques incarnent le retour d’un monde ancien, traditionaliste, ultracatholique, nationaliste – tout droit sorti de la naphtaline communiste. On l’a vu dès le début de la présidence, en janvier, avec la nouvelle loi sur les médias : liberticide. Puis avec la nouvelle Constitution, qui a encore été débattue ce mercredi au Parlement européen : liberticide.

La Commission européenne s’est mollement élevée contre la loi sur les médias, et prétend attendre l’entrée en vigueur de la Constitution pour se prononcer. Et les valeurs européennes dans tout ça ? Ne sont-elles pas gravées dans la Charte des droits fondamentaux ? « Les institutions européennes ne doivent pas avoir honte par les temps qui courent, s’est écriée cette semaine, au nom du groupe libéral, l’eurodéputée roumaine Renate Weber. Nous devons nous battre pour rassurer tous les citoyens européens : nos valeurs sont au cœur de notre législation et elles sont là pour le rester ».

Le Fidesz de Viktor Orban a certes démocratiquement obtenu son écrasante majorité aux dernières élections, voici un an. Mais le silence embarrassé des dirigeants des principales institutions européennes – José Manuel Barroso, Herman Van Rompuy ou Jerzy Buzek, le président du Parlement européen – tient aussi au fait qu’ils appartiennent tous, comme Viktor Orban, au PPE, la grande famille politique conservatrice du continent.

Le PPE a bien un petit problème de conscience. De l’ordre du léger remords…

Les dirigeants du PE lanceront un nouvel appel à la tolérance zéro lors de leur débat sur les accusations portées contre des eurodéputés

13 avril 2011

Tandis que les chefs des groupes au Parlement européen se préparent au débat de jeudi sur les accusations lancées par un journal du dimanche à l’encontre de quatre eurodéputés nommément désignés, la principale force progressiste du PE a réitéré son appel à la tolérance zéro envers la corruption.

« Nous insistons sur le respect par les eurodéputés des normes éthiques les plus strictes », a martelé Véronique De Keyser, vice-présidente du Groupe S&D et participante au débat. « Ceux qui abusent de leur position afin d’en tirer un profit personnel se déshonorent et déshonorent ce Parlement. Ils doivent démissionner immédiatement. Les deux eurodéputés désignés nommément par le Sunday Times, Pablo Zalba du Groupe PPE et Adrian Severin de mon groupe doivent cesser de s’accrocher à leur poste et s’en aller maintenant. Je suis heureuse que le chef du PPE, Joseph Daul, partage ma conception d’une tolérance zéro en matière de corruption et je salue sa récente déclaration dans ce sens. »

Pour voir l’interview de l’eurodéputée Véronique De Keyser, cliquer ici.