Véronique De Keyser

Députée européenne et conseillère communale à Liège

Vice-Présidente du Groupe Socialistes et Démocrates du Parlement européen

Ouverture à Cape Town en Afrique du sud, de la troisième session internationale du Tribunal Russell sur la Palestine

6 novembre 2011

Ce samedi 5 novembre s’est ouverte à Cape Town en Afrique du sud la troisième session internationale du Tribunal Russell sur la Palestine (TRP) sur le thème :  » « Les pratiques d’Israël envers le Peuple palestinien violent-elles l’interdiction internationale de l’apartheid ? ».

Les travaux ont été introduits par Pierre GALAND, coordinateur du TRP, au District Six Museum, lieu symbolisant la destruction d’un quartier multiculturel à Cape Town sous le régime d’apartheid. Il a précisé que le TRP est un tribunal d’opinion sur le modèle du Tribunal Russell sur le Vietnam. L’ambassadeur de France, Stéphane HESSEL, Président d’honneur du TRP qui a accueilli l’Archevêque émérite et Prix Nobel de la paix, Desmond TUTU, a rappelé les objectifs de cette session : analyser les violations du droit international et du droit international humanitaire, commises par Israël dans les territoires palestiniens au regard des pratiques d’apartheid.

Dans une vibrante intervention, Desmond TUTU a évoqué ses visites en Terre Sainte et décrit sa douleur de voir se répéter là bas ce qu’il a vécu autrefois en Afrique du sud et il a dit son souhait de voir la création d’un Etat palestinien, viable, indépendant et contigu à l’Etat d’Israël. Devant un jury composé de personnalités internationales connues pour leur intégrité morale, plusieurs experts et témoins se sont succédés à la barre. Des experts juridiques ont défini le cadre légal relatif à l’interdiction du crime d’apartheid en droit international. Un juriste palestinien a rappelé le droit des Palestiniens à l’autodétermination.

Les travaux de la matinée ont porté sur la définition du crime d’apartheid et son intégration dans le droit international, notamment les travaux des Nations Unies concernant cette question. Les experts ont souligné le fait que l’apartheid a été érigé en crime international pouvant s’appliquer à diverses situations dans divers pays au delà du cas sud-africain. Ils ont énuméré différentes pratiques contenues dans le crime d’apartheid qui traduisent une volonté de domination d’un groupe racial sur un autre de manière institutionnalisée. D’autres experts ont poursuivi en analysant les notions de « race » et de « discrimination raciale » dans l’élaboration de la définition du crime d’apartheid.

Des témoins ont décrit des expériences poignantes vécues sous le régime d’apartheid en Afrique du Sud. D’autres ont évoqué la situation dramatique vécue par le peuple palestinien sous occupation israélienne. Des similitudes sont apparues: traitements inhumains et dégradants, privation des droits les plus élémentaires (droit à la liberté de mouvement, droit au logement, droit à la défense juridique, arrestations arbitraires, tortures, assassinats ciblés, droit au travail et du travail, …). Selon un témoin, toutes ces pratiques visent à détruire en tout ou en partie un groupe social, en l’occurence le peuple palestinien et il les qualifie de « sociocide ».

Dimanche 6 novembre, le Tribunal poursuivra ses travaux sur différentes pratiques d’apartheid.
Pour d’autres informations sur le Tribunal Russell sur la Palestine cliquer ici.

« Je m’indigne et je refuse l’horreur de vos propos monsieur De Clerck ! NON à l’amnistie ! »‏

19 mai 2011

L’amnistie pour ceux qui ont collaboré avec l’occupant allemand durant la deuxième guerre mondiale ! Des crimes face auxquels il faudrait se comporter « en adultes » et considérer que c’est « du passé » ! Vous niez la culpabilité des collaborateurs, monsieur De Clerck ! Le débat que vous proposez d’ouvrir ne serait rien d’autre qu’un débat sur cette idéologie nationale-socialiste dont les collaborateurs se sont très bien accommodés et qu’ils n’ont pas contestée . Vos propos sont insultants pour les millions de victimes de la folie nazie et me donnent la nausée !

Le devoir de mémoire est essentiel pour que l’histoire ne se répète pas et pour laisser une chance à la démocratie, la vraie, celle de la liberté et de l’égalité de tous et non pas celle du marché et de l’égocentrisme identitaire qui semble être l’horizon idéologique d’une partie grandissante de la classe politique flamande. C’est pourquoi, au titre de membre de la Commission “Droits de l’Homme”, entre autres, je n’ai de cesse de multiplier les actions pour éviter toute dérive comme la proposition de loi révisionniste sur l’amnistie de vos collègues du Vlaams Belang, et tout retour dans un passé nauséabond dont l’extrême-droite semble, hélas, ne plus être la seule à avoir la nostalgie. « Le circuit des Libertés » que j’ai proposé aux citoyens en 2009, en des lieux symboliques comme Bande où les camarades résistants de mon père furent massacrés en 1944, invitait à renforcer les valeurs de démocratie et de solidarité qui doivent rester les fondements du monde à venir. J’ai récemment convié au Parlement européen Stéphane Hessel, juif résistant déporté à Buchenwald pendant la guerre, à parler librement de ses combats et à encourager toutes les générations à s’indigner et à s’engager ! Le 6 juin je présente un rapport sur la démocratie au Parlement européen. Chaque jour je me fais un devoir avec de nombreux autres démocrates, de me battre ici, en Afrique, au Moyen-Orient… là où les droits de l’homme sont violés et bafoués.

Face à la banalisation de l’antisémitisme, de la xénophobie, de l’intolérance et des hypocrisies nationalistes… le progrès de l’Humanité consiste plus que jamais à élever sa conscience. Le temps de l’indignation et de la résistance est sans fin monsieur De Clerck ! En mémoire de ces « vingt et cent, de ces milliers nus et maigres, tremblants, dans ces wagons plombés », vous aurez toujours face à vous de vrais citoyens, responsables et déterminés à ne jamais oublier, à refuser toute censure opportuniste de l’histoire.

Véronique De Keyser
Députée européenne
Membre de la commission Droits de l’Homme

Hessel : « Engagez-vous ! »

10 mars 2011

Guy Duplat
Mis en ligne le 09/03/2011
L’auteur du triomphal “Indignez-vous !” continue son combat militant.

Stéphane Hessel, 93 ans, a connu en 2010 un triomphe inattendu avec son opuscule, « Indignez-vous ! » (Éditions Indigène), vendu déjà à plus de 1,7 million d’exemplaires. Il poursuit sa campagne avec un nouveau livre qui sort en libraire le 10 mars et porte un titre tout aussi martial : « Engagez-vous ! » (Éditions de l’aube). Un texte qui, pour l’essentiel, ne fait que prolonger, voire délayer, ce qui faisait l’énergie surprenante du très court pamphlet précédent. « Indignez-vous ! » avait la force de l’éclair : vingt pages seulement, mais au style prophétique et signées d’un résistant, survivant des camps, signataire de la charte universelle des droits de l’homme, une conscience morale qui veut nous réveiller d’une torpeur morbide.

S’appuyant sur le programme du Conseil national de la Résistance qui s’était indigné du nazisme, il estime que la situation actuelle (inégalités sans cesse croissantes entre riches et pauvres, droits de l’homme bafoués, planète en danger) appelle le même élan. Il le rappelle dans ce nouveau livre de 60 pages auquel sont joints les textes de la déclaration des droits de l’homme et du programme du Conseil national de la Résistance.

Dans ce livre, Hessel répond aux questions d’un jeune de 25 ans Gilles Vanderpooten. À nouveau, il estime inadmissible ce qui se passe et qui nécessite une réaction comme fut celle de la Résistance : « refuser le diktat du profit et de l’argent, s’indigner contre la coexistence d’une extrême pauvreté et d’une richesse arrogante, refuser les féodalités économiques, assurer la sécurité sociale  » Résister, c’est alors, « refuser de se laisser aller à une situation qu’on pourrait accepter comme malheureusement définitive ». Stéphane Hessel en appelle avant tout aux jeunes qu’il rencontre et à qui il demande : « Interrogez-vous sur ce qui vous indigne et vous scandalise et quand vous l’aurez découvert, tachez de connaître concrètement comment il vous est possible d’agir pour lutter contre. »

Stéphane Hessel justifie son nouvel ouvrage en s’avouant « préoccupé par l’écart incommensurable qui existe entre les forces politiques et la jeunesse française ». Selon lui, « le monde déstabilisé dans lequel nous vivons depuis la crise mondiale -déstabilisé par les grands profiteurs de l’économie financiarisée mondiale- ce monde-là est détestable. Il faut le transformer le plus rapidement possible en un monde où la justice, l’égalité pour tous, la liberté pour tous puissent trouver leurs assises. »

Pour lui, tout commence par la défense des droits de l’homme, celle des sans-papier et des sans-logis. Mais dans « Engagez-vous ! », Stéphane Hessel, proche des écologistes – il a soutenu la liste Europe Écologie aux élections européennes de 2009 – insiste également sur la défense de l’environnement, à laquelle il consacre plusieurs chapitres. « Sorti des camps, le problème du respect des droits de l’homme me paraissait la chose la plus importante. [ ] La façon dont le gouvernement français traite le droit d’asile et les sans papiers est révoltante. Nous devons être nombreux à protester contre ces formes de violation des droits élémentaires. [ ] Aujourd’hui, je vois donc l’avenir comme devant respecter à égalité les droits de la personne humaine et les droits de la nature. »

Stephane Hessel croit en l’homme, capable du pire comme du meilleur. Il croit surtout aux jeunes et pense que chacun peut lutter, à son niveau, contre ce qu’il ressent comme inacceptable, même si aujourd’hui, l’ennemi n’est pas aussi identifiable que du temps du nazisme. L’ennemi est diffus, insaisissable. Et le risque est de se dire qu’il n’y a de toute manière rien à faire, « c’est comme ça ». C’est ce défaitisme qu’Hessel combat en voulant montrer à nouveau que l’engagement sartrien est ce qui définit un homme.

Un objectif toujours actuel.

« Engagez-vous ! » Stéphane Hessel, Éditions de l’Aube, 93 pp., env. : 7 euros

Stéphane Hessel invité par Véronique De Keyser au Parlement, à s’exprimer « en toute liberté »

10 mars 2011

En octobre dernier, Stephane Hessel publie à 93 ans Indignez-Vous!, un ouvrage d’une trentaine de pages qui devient rapidement un best-seller. Le 18 janvier, Stephane Hessel a vu le débat qu’il devait mener autour de son livre, à l’Ecole Normale Supérieure de Paris, annulé en dernière minute, suite, semble-t-il, à diverses pressions… Le 9 mars, Véronique De Keyser recevait Stéphane Hessel « en toute liberté » au Parlement.

Stéphane Hessel est né en 1917 à Berlin au sein d’une famille allemande cosmopolite. A 7 ans, sa famille immigra en France, et il se fit naturaliser. Après la débâcle de l’armée française en 1940, il a, alors, rejoint les services secrets du Général De Gaulle pendant la deuxième guerre mondiale, et fût arrêté par la Gestapo. Stéphane Hessel fût déporté à Buchenwald, où il est interrogé et torturé. Apres la guerre, il entama une carrière diplomatique et participa à la rédaction de la Déclaration universelle des droits de l’homme de 1948. En 1962, il créa l’AFTAM (Association pour la Formation des Travailleurs Africains et Malgaches) afin d’améliorer le développement social. Après une longue carrière diplomatique, il occupa le poste d’Ambassadeur français aux Nations Unies à Genève. Depuis la fin de la guerre, il a été un défenseur infatigable des droits de l’homme à l’intérieur comme à l’extérieur de la France, un engagement qu’il décrit comme dans la lignée du combat qui l’avait amené à rejoindre  » l’aventure exaltante des Français Libres ». Le 14 octobre, il fût élevé au rang de Grand-Officier de l’Ordre de la Légion d’Honneur. Publié en Octobre 2010, son essai « Indignez-vous! » appelle le peuple français à s’indigner de nouveau, comme le fît la Resistance française durant la deuxième guerre mondiale. Dans cet essai, M. Hessel décrit une indignation personnelle envers les écarts grandissants entre les riches et les pauvres, contre le traitement français des immigrés clandestins, contre le sort de Palestiniens et enfin contre l’importance de défendre le système de protection sociale.

Pour voir la conférence de presse donnée par Stéphane Hessel le 9 mars, sans censure, et l’entendre parler de son engagement, de sa vision de la situation au Moyen-Orient, de sa vision du droit international. Sans langue de bois, sans doubles critères. Pour entendre aussi son tout dernier cri (et livre) « Engagez-vous! » cliquer ici.

« Stéphane Hessel en toute liberté » au Parlement européen à Strasbourg le 9 mars 2011, une initiative de Véronique De Keyser

7 mars 2011

En octobre dernier, Stephane Hessel publie à 93 ans Indignez-Vous!, un ouvrage d’une trentaine de pages qui devient rapidement un best-seller. Le 18 janvier, Stephane Hessel a vu le débat qu’il devait mener autour de son livre, à l’Ecole Normale Supérieure de Paris, annulé en dernière minute, suite, semble-t-il, à diverses pressions.

Le 9 mars, il aura en revanche l’occasion de s’exprimer au Parlement « en toute liberté » !
- Conférence de presse à 14h00
- Groupe de travail Moyen-Orient 18h00

Stéphane Hessel est un Français né à Berlin, son père était juif. Il rejoint la résistance avant d’être déporté à Buchenwald durant la Seconde Guerre mondiale. En 1948, il participe à la rédaction de la Déclaration universelle des droits de l’homme, avant de devenir ambassadeur de France.

Il aura certainement l’occasion de parler de son nouvel ouvrage qui sortira de presse le lendemain.

66 ans après la libération d’Auschwitz…« indignons-nous ! »

28 janvier 2011

27 janvier 1945. L’armée Rouge libère Auschwitz et Birkenau, les deux plus grands camps de concentration. Les nazis se sont enfuis. Restent près de 10.000 détenus. Durant cinq années, les prisonniers -10.000 à 15.000 par semaine- étaient brûlés dans cinq crématoriums. Quand ils n’étaient pas pendus ou qu’ils ne mourraient pas de faim et de soif, ces malheureux devaient encore offrir le spectacle de leur souffrance aux nazis qui les observaient au travers de fenêtres qui donnaient sur les chambres à gaz. Il n’y a pas de mots pour qualifier l’horreur.

18 décembre 2009. La célèbre inscription en allemand « Arbeit macht frei » (Le travail rend libre), à l’entrée de l’ancien camp d’extermination nazi d’Auschwitz-Birkenau, est dérobée. J’ai immédiatement condamné fermement cet acte de haine et de violence et adressé à l’ensemble de la communauté juive de par le monde, ainsi qu’à tous les autres survivants et descendants des survivants des autres victimes de ce camp -Polonais non juifs, Tziganes, prisonniers soviétiques- ma plus profonde marque de respect.

27 janvier 2011. Alors que nous commémorons le 66ème anniversaire de la libération d’Auschwitz, la résistance à l’arbitraire et à l’injustice est plus que jamais d’actualité. Le temps de l’indignation est sans fin. Sommes-nous prêts à résister pour restaurer dans notre société les valeurs humanistes et l’espoir d’un monde plus équitable et durable ? Face aux trop nombreux débordements antisémitismes, nationalistes, xénophobes… à la dictature du libéralisme, aux écarts toujours plus grands entre riches et pauvres, au détricotement des systèmes sociaux et de solidarité, l’Humanité a besoin d’élever sa conscience. Pourquoi ne pas emboîter le pas à mon ami Stéphane Hessel lorsqu’il appelle à une « insurrection pacifique » ? D’un même élan, « indignons-nous ! »

Ce soir (jeudi 27 janvier) 21h05 sur La Trois mon ami Stéphane Hessel dans l’émission « Noms de dieux » à ne pas manquer !

27 janvier 2011

Né en 1917, Stéphane Hessel est ambassadeur de France. Résistant, il rejoint le général de Gaulle à Londres en 1941. Arrêté en 1944, il est déporté à Buchenwald… Pour lire la suite du programme de ce soir et voir et revoir l’émission cliquer ici.

Dès mon retour du Soudan, je suis passée ce week-end voir Stéphane Hessel à Paris

24 janvier 2011

Blog du 23 janvier 2011. Dès mon retour du Soudan, je suis passée ce week-end voir Stéphane Hessel à Paris. Je savais qu’il avait été interdit de parole et traité d’antisémite pour avoir appelé au boycott des produits des colonies. Mais qui est Stéphane ? Un vieux Monsieur de 93 ans, juif né à Berlin, émigré en France avec sa famille, résistant de la première heure en 40. Il rejoint l’appel du 18 juin de De Gaulle, s’exile à Londres, entre dans la Résistance où il est précieux vu sa connaissance parfaite de la langue allemande. Mais débarqué en France, il est capturé, torturé par la Gestapo, déporté à Buchenwald. Après la guerre, il fait partie de la petite commission présidée par Eléonore Roosevelt chargée de la rédaction de la déclaration universelle des Droits de l’Homme. Puis il devient ambassadeur de France à l’ONU. C’est cet homme-là qui à 93 ans, défend la cause palestinienne, prétend qu’on ne pourra pas éviter de négocier avec le Hamas, écrit un brûlot politique vendu aujourd’hui à plus d’un million d’exemplaires, ami et condisciple de Sartre à l’Ecole Normale Supérieure…et ? Et est interdit de parole dans cette France qui se déclare patrie des droits de l’homme. J’aime beaucoup Stéphane. Je l’ai rencontré il y a quelques années au Mémorial de Caen, et nous participions tous les deux à une émission radio sur la Palestine. Dès qu’il m’a ouvert la porte de son appartement hier après-midi, avec un petit sourire- Excusez-moi, Véronique, je suis un peu débraillé ! -, j’ai eu un « coup de jeune » tant ce vieux monsieur est clair, droit et direct dans ses propos. Sa femme Christiane était là elle aussi, toujours à ses côtés, et nous avons discuté du Soudan, de la Tunisie, de cette Afrique qui bouge…et puis aussi de la Palestine. Je l’ai invité à venir au Parlement européen. Il a dit oui. Très bientôt. Sans doute en février. Il n’y sera pas censuré.

Je viens de rentrer de Paris. La manifestation pour un gouvernement bientôt, de toute urgence, continue à défiler dans les rues de Bruxelles. Je regarde à la TV les artistes se mobiliser. Nous restons une terre de liberté. A ne pas laisser mourir. Je sors de mon sac le livre de Stéphane Hessel : une petite plaquette de 30 pages aux Editions Indigènes. Son titre ne pouvait pas mieux tomber « Indignez-vous ! ». Trois euros pour une leçon de vie.

Un nouveau Tribunal Russell pour remettre le droit au centre de la question israélo-palestinienne

2 décembre 2009

Depuis plus de 60 ans, le peuple palestinien est victime de multiples violations du droit international. Dans la lignée de ce que Jean-Paul Sartre avait initié avec le Tribunal Russell sur le Vietnam, un nouveau Tribunal Russell se met en place actuellement pour mobiliser l’opinion publique, pour que les Nations Unies et les Etats membres prennent les mesures urgentes et indispensables qui s’imposent afin de mettre un terme à l’impunité de l’Etat d’Israël, et aboutir à un règlement juste et durable de ce conflit. Fondé sur l’avis de la Cour Internationale du 9 juillet 2004 et les résolutions pertinentes de l’Organisation des Nations Unies, ce Tribunal Russell sur la Palestine est une initiative citoyenne, qui se propose de remettre le droit international au centre de la question israélo-palestinienne. En mars 2010 Barcelone accueillera la première session internationale de ce nouveau tribunal citoyen. Ce 16 décembre, une série de conférences vous est proposée à Bruxelles sur le thème de la position de l’Union européenne dans la question israélo-palestinienne et les objectifs poursuivis par le Tribunal Russell sur la Palestine. Un rendez-vous important avec la participation de Stéphane Hessel, Leila Shahid, Pierre Galand… Entrée libre.