Véronique De Keyser

Députée européenne et conseillère communale à Liège

Vice-Présidente du Groupe Socialistes et Démocrates du Parlement européen

Agenda

6 mai 2013

Ce mardi 7 mai, Véronique De Keyser prendra la parole lors d’une conférence-débat sur le stress au travail.

Cette conférence, organisée par la section athoise de Présence et Action Culturelles et Action et Réflexion Travailliste en Wallonie picarde, s’intitule « Stress au travail : une menace pour la santé et notre économie ? »

Selon une enquête réalisée sur le sujet à la fin 2012 par la mutualité Solidaris, il apparaît qu’un salarié sur trois souffre au travail d’un stress élevé voire très élevé. Des salariés et des indépendants, toujours plus nombreux, estiment que le stress au travail s’est amplifié depuis trois ou quatre ans.

Cette conférence débat, qui sera captée par la télévision régionale de Wallonie picarde No Télé, poursuit un double objectif :

- Faire apparaître que le stress est mauvais pour la santé, qu’il peut nuire à l’économie d’une région, d’un pays, d’un continent (en corollaire, ne faut-il pas repenser le travail et son organisation ?)
- Servir de base à un cahier de l’éducation permanente publié par Présence et Action Culturelles

Expedit KKAAYA, Véronique De KEYSER

Conférence pour un Maghreb progressiste – Alger 2013

6 mai 2013

Voir aussi le communiqué de presse du Groupe des Socialistes et Démocrates:

http://www.socialistsanddemocrats.eu/gpes/public/detail.htm?id=138105&section=NER&category=NEWS&startpos=11&topicid=-1&request_locale=FR

Compte rendu: Fête du travail à Liège

2 mai 2013

Premier mai militant à Liège, marqué par la crise et la situation à Cockerill. Malgré un gentil rappel de la nécessité de tendre vers la parité sur le podium, les femmes sont restées dans la foule… Sauf Dominique Dauby, secrétaire générale des Femmes Prévoyantes Socialistes qui nous a toutes représentées. Mais une femme sur six orateurs, c’est peu, non?

Confluence de toute les gauches, la place St Paul était animée de multiples stands – et d’arrêts obligés: mojitos, falafels, etc…!

Bressoux, ma section, tenait comme chaque année un très convivial barbecue. J’en ai profité pour annoncer les quelques évènements et conférences que j’organise en mai et juin de cette année. Passage aussi au barbecue de Thierry Giet à Sprimont, et visite d’amitié à Fred Daerden qui, dans sa commune, ouvrait ce 1er mai le village italien; succès de foule considérable, vins, charcuterie et fromages délicieux. Marie Arena avait fait le déplacement avec ses deux délicieuses assistantes. On a dansé la Tarentelle! Lever à 5h ce matin pour la réunion Shadow chez André Flahaut: dur, dur, dur les lendemains de fête!

DSC08621 Cockerill, grande préoccupation de ce premier mai à Liège!

DSC08623 Les femmes, souriantes, mais dans la foule!

DSC08624 Discours de Willy Demeyer, Président de la Fédération et Bourgmestre de Liège

DSC08627 Stop aux préjugés sexites!

DSC08631 Un discours musclé de Marc Goblet maisn un podium bien masculin: seule femme à parler, Dominique Dauby, s’est éclipsée.

DSC08633 Véronique De Keyser avec Marc Bolland, Bourgmestre de Blégny

DSC08637 Quelle animation à la Place St Paul!

DSC08642 Véronique De Keyser s’arrête à l’association belgo-palestinienne où l’on fête le futur partenariat de Liège avec Ramallah

DSC08646 Véronique De Keyser au stand du centre culturel arabe, place St Paul

DSC08651 Marc Goblet dans une autre prestation….musicale cette fois! Place St Paul.

Compte rendu: Voyage en Palestine pour la Journée des Prisonniers

2 mai 2013

Le samedi 26 et dimanche 27 avril, journée des prisonniers politiques à Ramallah, sous le titre de « Freedom and Dignity ». Le Parlement européen s’est déjà prononcé deux fois, en juillet 2012 et en mars 2013 sur cette question. Il a demandé la libération de Marwan Barghouti et de tous les prisonniers politiques, et le jugement ou la libération de tous les prisonniers palestiniens en détention administrative.

Le groupe Socialiste du Parlement européen s’est lui aussi fortement ému de la question:

Plus de 4800 détenus palestiniens – y compris des femmes et des enfants, plus de 100 prisonniers d’avant Oslo, et membres du Conseil Législatif Palestinien, dont Marwan Barghouti – continuent d’être détenus par Israël, ce qui a un grand impact sur la société palestinienne ainsi que sur les espoirs de paix entre les israéliens et palestiniens.

Les prisonniers palestiniens sont détenus dans des prisons et centres de détention qui sont, tous sauf un, situés à Israël. Cette pratique enfreint clairement la Quatrième Convention de Genève et créé des obstacles énormes pour les visites familiales. Le droit des prisonniers aux visites familiales doit être respecté par les autorités israéliennes, qui sont responsables d’assurer que les conditions nécessaires à ce droit sont en place.

Plus de 200 palestiniens ont péri dans des prisons et centres de détention israéliennes depuis 1967 – au moins 71 d’entre eux sont morts en conséquence directe à la torture, selon une récente déclaration faite par 14 organisations de droits de l’homme palestiniennes et israéliennes. Le Parlement européen fait appel à Israël à protéger la santé et la vie des prisonniers palestiniens, en conformité avec ses obligations en vertu du droit international et la primauté du droit. Le Parlement européen exhorte également Israël à ouvrir des enquêtes indépendantes, impartiales et transparentes dans tous les cas d’allégations de torture et autres traitements cruels, inhumains ou dégradants de prisonniers palestiniens, ainsi que de tirer les conclusions de ces enquêtes publiques et à demander des comptes aux responsables de tels actes.

Le Parlement rappelle que les femmes restent un groupe particulièrement vulnérable parmi les prisonniers palestiniens, alors que des centaines d’enfants palestiniens de moins de 18 ans sont arrêtés, interrogés et détenus par l’armée israélienne et poursuivis par les tribunaux militaires israéliens chaque année. Les prisonnières palestiniennes devraient recevoir une protection et un traitement appropriés tenant compte des sexospécificités, conformément aux conventions internationales dont Israël fait partie. Les autorités israéliennes doivent mettre un terme aux mauvais traitements infligés aux enfants palestiniens dans le système de détention militaire, qui a été décrit comme « généralisé, systématique et institutionnalisé » en Février 2013 dans un Rapport de l’UNICEF.

J’ai rencontré au cours de ces deux jours Salam Fayyad, Premier Ministre démissionnaire, pour discuter avec lui de la situation politique compliquée que traverse son pays, et avec Nabil Shaath, négociateur de la reconciliation Fatah/Hamas, qui pourrait se construire sur base du document des prisonniers de 2006.

Mais ma question reste encore sans réponse: quelle serait la position de l’Union européenne devant un gouvernement d’unité nationale palestinienne comprenant des membres du Hamas?

DSC08298 Majed Bamya conclut les deux journées sous la photo de Marwan Barghouti

DSC08315 Véronique De Keyser et Leila Chahid, Ambassadeur de la Palestine auprès de L’union Européenne

DSC08384 Véronique De Keyser avec Nabil Shaath, ex-Ministre des Affaires Etrangères palestinien et négociateur de la réconciliation Fatah/Hamas

DSC08547 Signature du soutien aux prisonniers politiques

DSC08546 Adieux à la fin de la conférence

CP: Conseil Communal de Liège – Jumelage de liège et Ramallah

2 mai 2013

Je suis fière ce soir de ma Ville. C’est avec retenue, avec fermeté, avec beaucoup d’émotion que chacun s’est exprimé sur le partenariat avec Ramallah. On ne s’est pas empoigné et le vote a été très clair. Une page s’ouvre.

Véronique De Keyser

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Vote pour le partenariat entre la ville de Liège et Ramallah ce lundi 29 avril au Conseil Communal

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Très belle intervention de Jean-Claude Marcourt qui s’exprime au nom du groupe, mais aussi de Fatima Shaban, cosignataire de la motion

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Hassan Bousseta et moi-même, devant la joie des amis belgo-palestinienne venus assister au Conseil

Bonne Fête!

1 mai 2013

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Un 1er mai à Liège très chaleureux. Un discours très apprécié de Marc Goblet. Et toutes les femmes mandataires politiques dans l’assistance, devant le podium. Bonne fête à tous, et surtout aux femmes!

Compte rendu – Visite Volgograd

30 avril 2013

Volgograd ne dit certainement pas grand’chose à la plupart des Européens d’aujourd’hui. Mais si on évoque cette ville sous son ancien nom de Stalingrad, c’est tout différent.

Stalingrad, la ville héroïque, la ville martyre, le tournant de la seconde guerre mondiale.
Stalingrad était en effet la porte du Caucase et un enjeu pour les troupes d’Hitler. C’est aussi l’accès à la Volga, voie stratégique vers l’Asie centrale et le pétrole de Bakou mais aussi voie d’approvisionnement pour les troupes soviétiques et la population de la région. Zone également importante de par ses industries de fabrication des chars T 34 de l’armée rouge et des industries métallurgiques «Octobre rouge »

Cette bataille de Stalingrad, une des plus meurtrières de la seconde guerre mondiale, est un véritable tournant stratégique de cette guerre et une des plus grandes défaites des armées allemandes nazies et de ses alliés.

La bataille de Stalingrad débute le 17 juillet 1942 et se termine par la victoire soviétique le 2 février.

70 ans après cette victoire décisive, les commémorations sont nombreuses à Stalingrad qui porte aujourd’hui le nom de Volgograd. Des commémorations qui sont annuelles mais qui revêtent cette année un caractère exceptionnel.

Ces 21-24 avril 2013, les autorités de la ville de Volgograd (ville avec laquelle la ville de Liège est jumelée) organisaient une rencontre internationale, le « 2nd International Women’s Forum », Dialogue sans frontières autour du thème « Femmes du Monde pour un monde sans violence ». Véronique De Keyser y était invitée en tant que, bien sûr, Députée européenne et Vice-Présidente du groupe Socialistes et Démocrates mais Conseillère communale de Liège et représentante de la Ville de Liège.

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Véronique De Keyser est intervenu dans la conférence et a prononcé ce discours :
Alors qu’on célèbre le soixantième anniversaire de la bataille de Stalingrad, une bataille historique par le courage de ses combattants et en particulier de ses femmes, une simple question me traverse l’esprit : la paix est-elle bonne pour les femmes ? Pour la sécurité retrouvée dans leur famille, oui. Pour leur propre statut, pas sûr. Que je regarde en Europe, en Afrique, en Amérique latine, ou ici à Stalingrad, les femmes ont toutes été des héroïnes de guerre, capable de se battre comme les hommes, aussi bien qu’eux, mais dès la fin des hostilités, elles ont été renvoyées dans leurs foyers. La question de l’égalité reste toujours posée. Ce qui ne veut pas dire que depuis la seconde guerre mondiale, d’immenses progrès n’ont pas été faits dans la condition féminine, mais ils l’ont été , en Europe en tout cas, après de difficiles combats des femmes. Elles ont dû regagner, pied à pied, les libertés qu’elles avaient acquises de plein droit au moment où on avait besoin d’elles pour se battre contre l’ennemi. Nul n’ignore plus, en Europe et à Liège, ma ville, jumelée avec Volgograd, les milliers de femmes russes envoyées au front pour combattre l’ennemi. Nul n’ignore plus les aviatrices russes qui ont partagé le quotidien de leurs camarades pilotes de chasse, des femmes brillantes et libres, oubliées dès que la guerre fut finie. Elles sortent heureusement aujourd’hui de l’ombre, grâce à des livres courageux qui font revivre leur épopée. En Europe, les femmes n’étaient pas admises au combat, mais elles ont fait la guerre comme infirmières, ambulancières et surtout comme résistantes. Prises par les Nazis, elles ont été, comme les hommes, torturées, décapitées, envoyées dans les camps de concentration, mais elles sont mortes le plus souvent en anonymes.

A la fin de la seconde guerre mondiale, quand les combats avaient pris fin, elles ont dû mener bataille, à nouveau, mais cette fois, pour leurs propres droits. Des droits civils et politiques ou tout simplement, le droit à la maîtrise de leur corps. Il faudra des années pour qu’elles obtiennent le droit de vote. Puis sont venus les droits d’accéder aux mêmes études que les hommes, à participer aux responsabilités politiques, à avoir accès au divorce, au planning familial, à partager les postes à responsabilité politique, à devenir chefs d’entreprises, professeurs d’université. A bénéficier, à travail égal, d’un salaire égal.

Encore aujourd’hui, malgré l’action remarquable des Nations Unies, et la création en 2010 de ONU Femmes, l’égalité reste à conquérir. La directive européenne sur l’égalité de salaire et l’égalité de chances entre hommes et femmes, ( 2006/54/CE) n’empêche pas qu’en Europe les femmes gagnent toujours, en moyenne 30%, de moins que les hommes. Peu d’entre elles réussissent à devenir chefs d’entreprise. Rares sont celles qui occupent un poste de Premier ministre. En Belgique la dépénalisation de l’avortement n’a eu lieu qu’en 1989. Dans certains pays européens, l’avortement et le divorce ne sont toujours pas légalisés. Dans d’autres, la violence à l’égard des femmes est à peine réprimée et le viol puni seulement d’une peine légère. La disparité européenne est grande, car l’égalité hommes/femmes est d’abord vue comme une compétence directe des Etats, lesquels ont des gouvernements et des régimes politiques différents.

Les héroïnes de guerre sont devenues des héroïnes de paix et là encore, leur combat est un combat de l’ombre. Je reviens, ces dernières semaines, d’Egypte, de Tunisie, d’Algérie et je suis de très près les pays dits du printemps arabe, même ceux qui n’ont toujours pas vu aboutir leur révolution- Syrie, Yémen, Bahreïn. Même s’il ne faut pas juger trop vite des changements survenus, un constat s’impose : là encore, les femmes risquent de perdre les libertés qu’elles avaient acquises pendant la révolution ou avant. L’introduction de la charia dans la constitution de certains états jusqu’ici laïques et l’émergence inattendue de partis salafistes radicaux, menacent ces transitions démocratiques. En Afrique, où certaines femmes remarquables, comme Ellen Johnson Sirleaf, Présidente du Liberia, ont réussi une percée sur la scène politique, le viol des femmes reste un instrument de guerre. C’est le cas aujourd’hui dans l’Est du Congo.

Angela Davies disait qu’une révolution qui n’a pas réussi à améliorer le statut des femmes, est une révolution qui n’amène pas de progrès démocratique. Il appartient aux politiques à tout niveau-international, national et local- de relayer le combat quotidien des héroïnes de la paix. Et aux hommes de le soutenir. C’est le meilleur moyen de rendre hommage aujourd’hui à leurs mères et grand-mères qui se sont battues pour qu’ils soient libres.

Des rencontres et des visites étaient également organisées tout au long de ces deux journées.
La plus symbolique, la plus émouvante fut incontestablement celle du monument commémorant la bataille. Un monument et un mémorial érigés sur la colline qui domine la ville et qui fut un des enjeux de la bataille au vu de sa position stratégique.

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Une visite chargée d’émotion. Nous sommes à l’endroit où des dizaines de milliers d’hommes et de femmes sont morts en héros face aux troupes allemandes.
Un monument hautement symbolique qui surmonte le mémorial.

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Un monument érigé sur ce que les habitants de Stalingrad ont appelé, au lendemain de la guerre, la «Colline sans cheveux». Un immense territoire vide de toute végétation tant les obus, les bombardements, les batailles et le sang des femmes et des hommes ont chargé le sol. Un peu comme à Verdun. Un territoire sur lequel quelques années après la guerre et surtout son déminage, les habitants décidèrent symboliquement de ramener la vie en replantant des arbres.
Cette année, la tradition se devait d’être respectée puisque 70 lilas devaient être replantés.
70 lilas pour le septantième anniversaire.

Véronique De Keyser, à cette occasion, a reçu des autorités de la Ville le titre de «Femme d’honneur et au parcours professionnel exceptionnel».

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