Véronique De Keyser

Conseillère communale à Liège

9ème Festival Voix de femmes, samedi 28 novembre, caserne Fonck de Liège, en présence d’Actions Birmanie et de Véronique De Keyser

28 novembre 2009

Le 25 novembre, c’était la journée contre la violence faite aux femmes. A cette occasion, au Parlement européen lors de la session de Strasbourg, s’est tenu un nouveau débat sur la question. Chaque jour des victimes se comptent par milliers dans le monde. Femmes détenues, violées, mutilées, femmes enceintes éventrées, viols de bébés… les drames vont au-delà de l’imagination. Malgré tout, il nous faut avoir le courage de les affronter et d’exiger qu’ils ne versent pas dans l’impunité.

Le Festival Voix de femmes a été créé pour parler du rôle des femmes dans le monde, pour tisser des liens entre l’art et la politique, telle que la défendent des femmes de toutes cultures et origines. Qu’elles viennent d’Algérie, Argentine, Belgique, Brésil, Burundi, Chili, Chine, Espagne, France, Grèce, Italie, Liban, Mali, Maroc, Mongolie, Palestine, Rwanda, Zimbabwe… elles ont décidé par le biais de l’expression artistique (concerts, créations, théâtre, danse, films, débats, ateliers…) de résister. Chacune évolue dans un contexte social, familial, économique, différent, difficile à affronter. Être artiste pour ces femmes, repose sur des raisons profondes et implique des réflexions qui font écho à leur parcours personnel. Cette année, le Festival est dédié à Daw Aung San Suu Kyi. Cette résistante non violente à la dictature militaire de son pays (Birmanie), vient d’être à nouveau condamnée de façon totalement arbitraire, après 14 ans de détention… Ce Festival est aussi dédié à toutes les femmes en résistance. Soyons nombreux à entendre leur message et à résister.

9ème Festival Voix de Femmes, du 18 au 28 novembre 2009, Anvers, Bruxelles, Liège, Utrecht.

Soutenons les « artistes contre le mur » !

28 mai 2009

Pour en savoir plus, cliquer sur le texte : « Qui sommes-nous ? Nous sommes des citoyens européens sensibilisés à la situation des civils palestiniens, et tout particulièrement à celle des enfants. Nous sommes une trentaine d’hommes et de femmes, âgés entre 20 et 70 ans, artistes professionnels ou amateurs avertis dans des domaines très différents… »

Cela a-t-il un sens d’aller à Gaza ?

10 janvier 2009

Un journaliste m’a demandé ce matin si cela avait un sens de me rendre à Gaza avec une délégation d’eurodéputés. Peut-être serait-il plus pertinent de se demander quel sens recouvrent les événements terribles qui s’y déroulent. C’est parce qu’ils débordent de la raison, qu’ils dépassent le sens commun que nous nous y rendons. Je ne pense pas, hélas, revenir avec une quelconque vérité, une vérité suffisamment politiquement correcte et confortable pour les consciences nord-occidentales. Ma qualité de Coordinatrice à la Commission des Affaires Etrangères du Parlement européen et de Vice-présidente du Groupe de travail Moyen Orient, me fait ambitionner plus modestement, avec mes collègues, de pouvoir observer, de témoigner et de rapporter des éléments utiles à la compréhension de ce qui s’y passe afin d’aider à poser les gestes politiques adéquats.

Ces gestes adéquats, ce n’est certainement pas dans l’attitude passive manifestée par l’Union Européenne au cours de ces derniers mois qu’on les trouvera, pas plus d’ailleurs que dans les attitudes extrémistes, aussi ridicules que dangereuses, qui se font jour dans les forums de médias comme dans certaines manifestations récentes.

Je dis et redis avec la plus grande fermeté que toux ceux – quels qu’ils soient – qui motivent leurs discours ou leurs actions par la haine des Juifs ou la haine des Arabes sont à renvoyer également dans l’ignominie. La violence, l’exclusion, l’arbitraire n’ont jamais été et sont encore moins que jamais l’apanage d’une culture, d’une civilisation, d’une nationalité, d’une religion. Ils appartiennent à la face sombre de l’humain et, malheureusement, c’est cette face sombre qui risque aujourd’hui de prendre le pas sur la raison et de la soumettre. Au bénéfice de quoi ? De qui ? Il est intolérable de faire des manifestations contre la violence à Gaza des tribunes pour la haine, pour le rejet de l’autre et pour le racisme. Récupérer ces événements et l’actualité qui les motive, instrumentaliser le refus de la guerre, de la mort des enfants, des innocents et à travers eux de la justice et du droit, au profit d’intérêts partisans est également intolérable. Le respect dû à la mémoire des victimes de toutes les barbaries, de tous les pogroms, de tous les génocides, de toutes les déportations, de toutes les exterminations au nom de la supériorité de l’un sur l’autre, ne peut souffrir de tels amalgames. L’histoire ne sert-elle donc à rien, sinon qu’à être niée et revisitée par ceux qui ne s’en sentiraient pas les maîtres ? Pas plus que nous ne pouvons accepter que des factions extrémistes manipulent des populations civiles, leur détresse et leur foi religieuse pour les prendre en otage de leurs ambitions, nous ne pouvons accepter que pour justifier la disproportion d’une guerre, certains abritent leur indignité derrière le bouclier de la Shoah.

Communiqué de presse

28 décembre 2008

Je marque ma plus vive indignation face à la riposte disproportionnée des forces israëliennes qui a conduit aujourd’hui à un véritable bain de sang dans la bande de Gaza depuis trop longtemps victime des violences et des blocus.

Je m’interroge sur les motivations de l’Europe qui, connaissant tous les tenants et aboutissants du conflit israëlo-palestinien, ne réagit qu’à posteriori et laisse perdurer des situations d’injustices.

Tant que les voies des négociations seront méprisées, aucune solution digne ne sera trouvée pour permettre la coexistence des peuples.

Communiqué de presse

26 décembre 2008

« Je déplore les récents tirs de roquettes sous contrôle des radicaux du Hamas depuis la Bande de Gaza et le territoire palestinien, en direction d’Israël, autant que je condamne la décision des responsables israéliens de la défense de répliquer par une offensive militaire démesurée. L’escalade des violences ne sert que l’intérêt des extrémismes au détriment des populations civiles » déclare ce jour la députée européenne Véronique De Keyser.