Véronique De Keyser

Députée européenne et conseillère communale à Liège

Vice-Présidente du Groupe Socialistes et Démocrates du Parlement européen

Communiqué de Presse – Le Parlement européen se prononce massivement en faveur d’un statut d’Etat non-membre à l’ONU pour la Palestine

22 novembre 2012

Communiqué de presse de Véronique De Keyser, Vice-présidente du Groupe Socialistes & Démocrates

Le Parlement européen se prononce massivement en faveur d’un statut d’Etat non-membre à l’ONU pour la Palestine.

Aujourd’hui à Strasbourg, à la faveur d’une résolution sur Gaza, les eurodéputés se sont prononcés massivement en faveur d’un statut d’Etat non-membre pour la Palestine à l’ONU. Cette position tranche avec l’indécision des Etats membres, qui se verraient bien s’abstenir…pour rester unis!

« L’unisson dans l’abstention, c’est du plus haut ridicule », déclare Véronique De Keyser, Vice-présidente du Groupe des Socialistes et Démocrates au Parlement européen. « Et ce serait une véritable trahison, vis-à-vis de tous ceux qui, en Palestine, luttent pour une solution pacifique. En tout cas, aujourd’hui, dans sa résolution sur Gaza, le Parlement européen est clair: 447 voix pour un statut d’Etat non membre, 113 contre. » Car ou bien nous soutenons ceux qui, en Palestine, s’en réfèrent au droit international et aux négociations multilatérales ou bien nous ouvrons un boulevard aux extrémistes de tout bord. « Le temps n’est surtout pas à l’abstention! » déclare l’eurodéputée socialiste.

Dimanche 14 octobre!

12 octobre 2012

Flash élections du 13 juin 2010 !

11 juin 2010

À l’heure où les enjeux institutionnels prennent le pas sur les idées et les vrais projets politiques, je voudrais insister sur quelques candidats et amis du PS qui, je suis sûre, seront d’efficaces défenseurs des valeurs de gauche. Je veux parler de Marie Arena 2e effective au Sénat, de Hassan Bousetta 4e effectif au Sénat, et de Jamal Ikazban 6e effectif à la fédération bruxelloise. Pour eux, l’expérience de la différence est une réalité, et le respect de l’autre, bien plus qu’un slogan. Parce qu’ils savent ce qui peut séparer, ce qui peut exclure, ils savent aussi ce qui rassemble et que le progrès d’une société est avant tout un idéal commun à construire. Un idéal de liberté et d’égalité dans tous les domaines de l’existence. Un idéal de gauche où la diversité des origines se veut au service de l’intérêt commun, et la richesse du multiculturalisme au bénéfice de tous. Votez bien le 13 juin !

Les Soudanais auraient-ils une longueur d’avance sur nous ?

2 mai 2010

Le 29 avril j’étais de retour du Soudan. Quatre jours pour se remettre de cette expérience éprouvante mais infiniment riche sur le plan humain. L’observation électorale a été difficile. D’abord à cause du caractère général du scrutin: présidentiel, législatif, local etc. Dans le Sud du pays, les électeurs avaient jusqu’à 12 bulletins de vote à remplir – 8 dans le Nord. Et sur chaque bulletin on peut trouver jusqu’à une douzaine de noms ou de partis. La population, surtout dans le Sud est largement analphabète et ce sont les premières élections depuis 24 ans. Donc la logistique, l’organisation, la formation des électeurs, l’impression des bulletins, leur transport jusque dans des régions éloignées du pays – tous ces facteurs ont contribué à une certaine confusion ! Mais au-delà de la logistique, les facteurs politiques rendaient l’observation délicate.

Ces élections ne sont qu’une étape dans l’accord de paix de 2005 qui a mis fin à la guerre entre le Nord et le Sud. Et ce fameux accord (CPA) prévoit un référendum sur l’avenir du Sud après des élections générales et en janvier 2011. Toutes les analyses politiques convergent: sans référendum, c’est le retour à la guerre. Dont personne ne veut. Donc il fallait passer par un scrutin. Pour beaucoup de Soudanais, la signification du vote dépassait très largement l’enjeu électoral du mois d’avril. Et à part quelques sièges de gouverneurs – postes très disputés dans certains Etats du Soudan – l’issue du scrutin n’a pas amené de surprise. En effet, au Nord le Président sortant est réélu avec plus de 68% et l’homme fort du Sud, Salva Kiir, remporte 92 % des voix- dans un contexte plus houleux, marqué par des tensions et quelques violences.

Si le scrutin est sans surprise, à quoi bon ? Je crois néanmoins que ces élections ont été importantes. Certainement pas joyeuses, les électeurs étaient graves, parfois soumis, mais la guerre a encore reculé d’un pas et l’avenir se dessine. Le Soudan cherche sa solution. Il doit définir son destin politique. Il a quelques mois pour préparer cette nouvelle phase.

Il subsiste cependant un point noir, le Darfour. J’ai évité d’y déployer les observateurs prévus et j’ai retiré, avant les élections, les quelques observateurs déjà sur place. Motif ? Une observation crédible était impossible. Il aurait fallu pouvoir se déployer, comme partout ailleurs, dans les campagnes et les coins les plus reculés. Sans filet de sécurité pour les observateurs, c’est à dire sans la protection de la mission des Nations Unies (UNMID), c’était impossible. Et même avec, cela aurait été difficile: des membres de UNMID eux-mêmes ont été kidnappés. La paix, cette fameuse paix dont tout le monde parle au Soudan pour exorciser le spectre de la guerre, cette paix ne vaut pas encore pour le Darfour. Faut-il rappeler que moins de 10% des personnes déplacées dans les camps s’étaient enregistrées pour voter ?

L’Union européenne vient de rappeler que le Président El Bachir doit faire face à un mandat d’arrêt de la Cour Pénale Internationale (CPI). Il est clair que d’avoir gagné ces élections présidentielles ne peut en aucun cas se révéler un bouclier. Les deux problèmes – les élections et la CPI – sont distincts. C’est ainsi que je l’ai compris et décliné dans la mission.

Le retour du Soudan a été difficile. À cause du nuage de cendres d’abord qui m’a clouée à Khartoum quatre jours de plus que prévus. Mais aussi à cause du sentiment d’irréalité qui vous gagne quand vous rentrez d’un tel voyage. Le sentiment de jouer dans une autre pièce. D’atterrir de la planète Mars. Ce sentiment s’est fortement atténué quand j’ai découvert que la Belgique allait vers de nouvelles élections. Que le Sud et le Nord s’éloignaient l’un de l’autre. Que les tensions étaient dans les régions, pardon les communes de transition et qu’on craignait des luttes tribales. Là je me suis dit- j’y vois plus clair: le modèle soudanais est plus contagieux que la grippe N1H1. Et finalement, avec leur référendum de janvier 2011, les Soudanais auront peut-être une longueur d’avance sur nous !

Je suis socialiste et fréquentable

28 mai 2009

Je suis socialiste et je suis fréquentable. Je suis socialiste et je suis en colère.

En colère tout d’abord contre certains individus. Certains, au Parti socialiste, ont eu des
comportements totalement indignes de mandataires publics. Nous les condamnons vivement et nous
nous en désolidarisons totalement !

En colère aussi contre ceux qui font croire que certains comportements individuels sont une pratique générale, dans un parti démocratique qui oeuvre depuis plus de 100 ans pour le bien public et le progrès social.

Parce que certains nous disent infréquentables, nous devrions avoir honte ?

Et bien non, je suis socialiste et je suis fière du travail accompli ces dernières années par le
Parti socialiste aux différents niveaux de pouvoir.

Incontestablement, les socialistes ont joué un rôle positif dans le développement économique et social des Régions wallonne et bruxelloise. La crise économique et sociale actuelle frappe tout le monde, toutes les entreprises, tous les jours. Les ministres socialistes, les parlementaires socialistes et les militants socialistes se sont battus pour défendre une Europe sociale et une Région qui investit dans son avenir économique, social et environnemental.

Mais le combat ne fait que commencer.

Demain, il faudra plus que jamais défendre les travailleurs, les plus démunis, les pensionnés, les
chômeurs, les petits indépendants, les PME, les jeunes, les personnes fragilisées,… contre les dérives
libérales dont on constate les effets désastreux.

Demain, nous devrons choisir nos représentants politiques. Le choix que nous ferons dans l’isoloir
sera primordial. Une société plus juste, une économie plus humaine, une fiscalité équitable où chacun
paie ce qu’il doit, une écologie sociale soutenue, des services publics performants : c’est cela que les
socialistes ont toujours défendu et continueront à défendre.

Dans ce contexte de crise économique et sociale, que deviendraient notre société, la Belgique, la
Wallonie et Bruxelles après les élections sans le poids des socialistes ? L’emploi, le logement, la
mobilité, l’éducation, la culture, la défense des services publics : autant de thèmes pour lesquels le PS
est indispensable à la société de demain.

Sans notre combat, aurez-vous encore des logements sociaux en nombre suffisant et de qualité en
Wallonie ? Aurez-vous encore des services publics accessibles partout ? Vos enfants auront-ils
encore accès à un enseignement de qualité et gratuit ? La culture ne sera-t-elle réservée qu’aux
riches ?

Je suis votre voisine, une de vos collègues, une de vos amies, je suis militante socialiste, j’en suis
fière et vous pouvez me fréquenter, n’en déplaise à certains.

Nous savons que la lutte sera âpre mais nous allons nous battre ! Chaque voix comptera.

Mobilisons-nous tous ensemble le samedi 30 mai à 11h sur la Place d’Armes.

Ensemble, gagnons les élections du 7 juin.

RASSEMBLEMENT MILITANT
LE SAMEDI 30 MAI A 11H00
PLACE D’ARMES NAMUR
JE SUIS SOCIALISTE ET JE SUIS FREQUENTABLE !

Blog de campagne (7)

8 mai 2009

Vendredi 7 mai. Les élections sont dans un mois. Et j’émerge. Pas un blog depuis quelques jours : je n’ai pas pu ! À Strasbourg, on a toujours la tête sous l’eau. Il faut savoir garder son souffle, tenir. Et quand on refait surface, c’est avec les poumons prêts à éclater. Pourquoi ?

. D’abord parce que physiquement l’atmosphère est irrespirable. Je ne sais vraiment pas ce qu’ils mettent dans l’air conditionné, mais dans cette immense bulle de verre qui accueille des milliers de personnes, les trois quarts font des allergies. En moins d’une demi-heure j’ai les yeux qui me sortent de la tête, j’éternue par rafales et je me sens asphyxiée avec un début de crise d’asthme. Je ne suis pas la seule, tout le monde se plaint. C’est un moindre mal car Strasbourg, heureusement, c’est aussi autre chose.

. Parce que le volume de travail est considérable ! Quatre jours sans respiration, de huit heures à minuit. On court de réunion en réunion, on peaufine les compromis et quand on vote, c’est parfois des milliers d’amendements trois heures durant. Il m’est arrivé (chut !!!) de tomber endormie quelques minutes au milieu d’un vote -les antihistaminiques ont des effets ravageurs- et d’être réveillée brusquement par les coups de coude de mes deux voisins : à gauche, Alain Hutchinson, à droite, un Hongrois très paternel, Fasakas, qui tous deux veillent sur moi.

Cette session cependant était particulière. Sur le plan politique, elle était tendue. Plus question de compromis et la droite a marqué sa supériorité numérique :

- le rapport de la socialiste Edith Estrella, sur le congé parental (maternité/paternité) après accouchement a été renvoyé à la prochaine législature. C’est un échec pour nous,
- plusieurs rapports sur l’immigration ont été adoptés : ils ne sont pas franchement mauvais, mais les socialistes perdent presque tous leurs amendements, notamment sur les soins de santé aux clandestins,
- le rapport sur les droits de l’homme du socialiste espagnol Obiols passe haut la main,
- la condamnation des propos du pape sur le préservatif en Afrique est malheureusement balayée. Etc.

Pas de cadeau. Et on imagine un Parlement encore plus à droite à la prochaine législature ? Mes chers amis, de grâce, un sursaut !

Pour le reste, des petits miracles comme à chaque session. D’abord la longue visite d’un groupe de MJS de Verviers, mené par Malik. Ils ont vécu au même rythme que nous, c’est-à-dire au galop. Très gais tous et très intéressés. Autre petit miracle, le dernier «petit déjeuner de la Libre Pensée» de cette législature: on dresse ensemble les lignes de force d’une Europe laïque.

Le soir, dîner de célébration des parlementaires du groupe socialiste qui nous quittent. Beaucoup, et parmi les meilleurs, s’en vont. Parfois volontairement, mais ce n’est pas toujours le cas…

Au milieu du rush… mercredi en fin d’après-midi je suis revenue à Bruxelles pour le match Palestine-FC de Molenbeek, organisé pour le 60ème anniversaire de l’UNRWA. Course contre la montre pour arriver à temps : je rejoins les organisateurs sur la pelouse quelques minutes avant le coup d’envoi. Rencontre sportive émouvante. Oui, les Palestiniens ont perdu le match, mais ils ont gagné dans les cœurs. Comment s’entraîner ensemble, avoir une stratégie d’équipe, quand d’un village à l’autre des voisins peuvent à peine se parler ? Coup de chapeau à Philippe M. pour cette organisation. Je dors avec mon petit balluchon chez L. et réussis à me retrouver le lendemain à Strasbourg à 11h, bien avant les votes. Dure journée, à peine les votes terminés je reprends le train pour une émission sur France Inter «Le téléphone sonne». Gare du Nord, 22h00, plus de train pour Liège, seulement pour Bruxelles où M. m’attendra en voiture pour regagner la maison. Dodo à 1h30.

Debout ce matin à 6h30. Coiffeur. Oui. Crevée d’accord, moche non ! Avant la grande fête de l’Europe ce soir, trois heures de cours à l’ULG. Au programme : la directive service, la directive temps de travail, le cas Laval, la directive sur le détachement des travailleurs et la clause sociale horizontale.

Ça ne vous dit rien ? Attention, l’examen est… le 7 juin !!!

Je plaisante bien sûr. Pour les étudiants, l’examen a bien lieu, mais une semaine après les élections.

Un triomphe pour les Socialistes européens !

17 décembre 2008

C’est debout, dans une « standing ovation », que les députés progressistes du Parlement européen ont applaudi le socialiste espagnol Cercas, à l’issue d’un vote historique sur la directive temps de travail.

Le député socialiste Cercas, tel un joueur de football ayant marqué un but, croulait sous les embrassades dans une bousculade indescriptible.

Quel but avait-il marqué ? Un but contre le Conseil, dont la position commune a été rejetée à une écrasante majorité. A savoir : rejetée l’idée d’une exemption illimitée de la directive, demandée notamment par la Grande Bretagne. Rejeté le fait que les « gardes » ne soient pas considérées comme temps de travail…

Mais un but, c’est toujours un travail d’équipe. Et cette équipe était au Parlement -la majorité acquise à travers des compromis qui liaient tous les grands groupes- mais, cette majorité était aussi hier dans les rues de Strasbourg.

Merci aussi aux 20.000 syndicalistes qui sont venus braver le froid et dire leur refus de la dérive libérale. Ils ne sont pas venus pour rien. Aucune victoire n’est possible, dans l’enceinte parlementaire, si elle n’a pas l’appui de la société civile !

Mais attention, on n’est encore qu’à la mi-temps. C’était une seconde lecture. Le texte retourne maintenant au Conseil. Si ce dernier renvoie une copie inacceptable pour le Parlement et les travailleurs européens, cette fois la copie partira au panier !