Véronique De Keyser

Conseillère communale à Liège

SOLIDAR Silver Rose Awards – Call for Nominations Open

27 octobre 2011

Each year, the SOLIDAR Silver Rose Awards celebrate individuals and organisations whose extraordinary struggles contribute to social justice and solidarity in Europe and throughout the world. The winners are awarded at a ceremony in the European Parliament, which this year will take place on 6 March 2012 hosted by Véronique de Keyser MEP, Chair of the Silver Rose Jury 2012. Previous award winners include Morgan Tsvangirai, former opposition leader in Zimbabwe; Robert Badinter, former French Minister; Labour Education Foundation in Pakistan and the Latvian Trade Union of Health and Social Employees. If you have individuals or organisations that you would like to nominate, please fill in the nomination form and send it back to us by 23 November 2011. If you want more information, please contact silverrose@solidar.org

Comment des personnes poursuivies par la justice internationale peuvent-elles transiter sur le territoire de l’Union ?

7 juillet 2011

Que vous soyez interdit de séjour ou de voyages en Europe, que vos avoirs soient gelés ( depuis 2002) par l’Union européenne et les Etats-Unis en raison de violations des droits de l’homme et des libertés fondamentales, vous serez bien accueilli en Italie et au Vatican en application des Accords de Latran signés avec Mussolini ! Possible proverbe vaticanais !

C’est la conclusion qui s’impose à la lecture de la réponse que la Commission européenne vient de donner à Véronique De Keyser, Députée européenne, qui l’avait interrogée suite à la présence de Monsieur Mugabe, Président du Zimbabwe, lors de la cérémonie de béatification du Pape Jean Paul II.

Véronique De Keyser avait demandé: « La Commission peut-elle indiquer très précisément qui (quelle autorité) délivre les dérogations permettant à des personnes poursuivies par la justice internationale de transiter sur le territoire de l’Union ? Sur quelles bases légales et pour quels types d’événements de telles dérogations sont-elles accordées ? Les personnes « non grata » doivent-elles introduire une demande et/ou répondre à une invitation ? D’autres dérogations ont-elles été accordées ces dernières années et, dans l’affirmative, à qui ? Que comportent très exactement ces dérogations ? »

La Commission a fini par donner une réponse qui ne peut qu’interpeller: « En ce qui concerne la présence du président du Zimbabwe, M. Mugabe, à la cérémonie de béatification du Pape Jean‑Paul II, la Commission renvoie à l’article 4, paragraphe 3, point d), de la décision 2011/101/PESC du Conseil concernant des mesures restrictives à l’encontre du Zimbabwe, qui prévoit que le paragraphe 1 afférent aux mesures nécessaires pour empêcher l’entrée sur le territoire des États membres: «s’applique sans préjudice des cas où un État membre est lié par une obligation de droit international, à savoir:(…) d) en vertu du traité de réconciliation (accords du Latran) conclu en 1929 par le Saint-Siège (État de la Cité du Vatican) et l’Italie.»

Il s’agit d’une règle générale fondée sur une obligation de droit international, qui s’applique à tous les régimes de sanctions mis en place par l’Union européenne.  »

Ainsi donc, les accords de Latran signés en 1929 entre l’Italie de Benito Mussolini et le Vatican au nom et sous les auspices de la « Très sainte Trinité » priment sur le droit européen.

Que vous soyez Kabula, Kabanda, Mugabe ou autres Karzic ou Mladic, que vous soyez poursuivi par le TPI, sous le coup d’une interpellation, que vous soyez interdit de séjour sur le territoire de l’Union européenne et que vos biens soient gelés, tant que vous allez au Vatican: pas de problème… à en croire la Commission. Evoquez les accords de Latran !

Véronique De Keyser
Députée européenne

« Faire référence à un texte signé par Mussolini est hallucinant s’agissant des Droits de l’Homme, une valeur fondamentale de l’Union européenne » s’exclame Véronique De Keyser !

6 juillet 2011

Mugabe à Rome avec la bénédiction de Mussolini
MARTIN,PASCAL
Page 12
Mercredi 6 juillet 2011

Union européenne La Commission renvoie à Latran

Le 1er mai, Robert Mugabe, quatrième président du Zimbabwe, est à Rome. Il participe à la cérémonie de béatification de Jean-Paul II.

Sa présence fait grand bruit. A 87 ans, Robert Mugabe a plusieurs œufs à peler avec les Etats-Unis et l’Union européenne. Lui et ses proches y sont interdits de voyage et leurs avoirs sont gelés depuis 2002 en raison de violations répétées des droits de l’homme et des libertés fondamentales commises par son régime. Le Vatican ne fait pas partie de l’UE, mais le vieux dictateur a dû obligatoirement passer par Fiumicino, l’aéroport de Rome. Passer sur le sol italien donc, où les policiers n’ont pas cherché à l’intercepter.

Mugabe recevra l’hostie à Saint-Pierre de Rome. Pour se dédouaner, le ministère des Affaires étrangères italien fera valoir qu’il existe des exceptions à la législation européenne. Le Saint-Siège observera pour sa part que « le Zimbabwe est un Etat avec lequel (il) entretient des relations diplomatiques » et qu’il « n’y a donc rien à cacher » sur la présence du président africain.

Exception à la règle

Deux mois plus tard, l’eurodéputée socialiste belge Véronique De Keyser n’a toujours pas digéré l’affaire. Elle a écrit à la Commission européenne pour s’enquérir des raisons de la prébende accordée par l’Italie à Robert Mugabe et a obtenu réponse le 28 juin. Celle-ci précise que les mesures restrictives à l’encontre du Zimbabwe ne valent pas pour la république italienne dès lors qu’il existe « un traité de réconciliation (accords du Latran) conclu en 1929 par le Saint-Siège (État de la Cité du Vatican) et l’Italie ». La Commission poursuit : « Il s’agit d’une règle générale fondée sur une obligation de droit international, qui s’applique à tous les régimes de sanctions mis en place par l’Union européenne. »

En 1929, les accords du Latran ont été signés entre Mussolini, Duce de l’Italie fasciste, et le Saint-Siège, représenté par le cardinal Gasparri, secrétaire d’État du pape Pie XI. Les accords ont mis fin à la « question romaine », survenue en 1870 après la prise de Rome par les Piémontais et son annexion au Royaume d’Italie. La souveraineté du pape a été limitée au seul État de la Cité du Vatican. En contrepartie, le catholicisme est devenu religion d’État en Italie.

Ces détails historiques ne sont pas de nature à calmer Véronique De Keyser : « Faire référence à un texte signé par Mussolini est hallucinant s’agissant des droits de l’homme, une valeur fondamentale de l’Union européenne. »

Mais il y a la forme et le fond. En parcourant les accords du Latran qui reconnaissent « la souveraineté du Saint-Siège dans le domaine international », on peut lire que « les agents diplomatiques et les envoyés des gouvernements étrangers près le Saint-Siège venant de l’étranger pour aller à la cité du Vatican (…) pourront sans autre formalité accéder à cette Cité à travers le territoire italien ».

L’eurodéputée ne s’en laisse pas conter pour autant. Pour elle, cette immunité diplomatique ne vaut pas pour un « criminel ». Véronique De Keyser a donc envoyé une autre lettre à la Commission pour lui demander à quel article des accords du Latran elle fait référence précisément. « Pour moi, ajoute-t-elle, il ne s’agit que d’une entourloupe pour passer outre aux droits de l’homme. »

Reste qu’accusé de violation des droits humains, de torture, de fraudes électorales… par la communauté internationale, interdit de séjour en Europe et aux Etats-Unis, lâché par plusieurs pays voisins, montré du doigt par les Nations unies, Robert Mugabe n’a toujours pas fait l’objet d’une condamnation…

C’est ainsi que le 1er mai, le vieux dictateur « mégalomaniaque » s’est retrouvé aux côtés d’autres chefs d’Etat venus du monde entier pour la béatification de Jean-Paul II. José Manuel Barroso, Herman Van Rompuy et Jerzy Buzek représentaient les différentes institutions européennes. Mais derrière.

Pas moins de 129 résolutions initiées et co-écrites par Véronique De Keyser depuis le début de cette 7ème législature !

7 avril 2011

Durant cette nouvelle session plénière au Parlement européen à Srtasbourg, qui a lieu du 4 au 7 avril, l’eurodéputée Véronique De Keyser est toujours aussi active. Pour entendre les positions de l’eurodéputée sur la Côte d’Ivoire, la Syrie, le Bahreïn et le Yemen, cliquer sur l’onglet vidéos en haut de la barre de navigation.

Véronique De Keyser présente aussi six résolutions qu’elle a co-écrites:
- Résolution sur les violences sexuelles faites aux femmes dans les conflits de l’Afrique du Nord et du Proche-Orient,
- Résolution Syrie, Bahreïn et Yemen,
- Résolution Côte d’Ivoire,
- Résolution Zimbabwé,
- Résolution Tibet et élections du gouvernement Tibétain en exil au Népal,
- Résolution sur le cas d’un opposant chinois Ai Weiwei…

Pour avoir accès à leur contenu, comme aux nombreuses autres résolutions – pas moins de 129 à ce jour ! – initiées et co-écrites par Véronique De Keyser, depuis le début de cette 7ème législature, cliquer ici.